Un chapeak blanc brodé, une veste chamarrée de motifs khan, et entre les mains, un komuz au bois patiné par des générations de doigts. Alex Iskandar fait revivre l’une des traditions les plus anciennes d’Asie centrale : celle des akyns, ces poètes-musiciens nomades qui racontaient l’histoire de leur peuple au fil des cordes. Sur cet instrument à trois cordes, taillé dans un seul bloc de bois, il fait naître des mélodies qui imitent tour à tour le galop d’un cheval, le souffle du vent sur les steppes ou la plainte d’un amour perdu. Sa voix, grave et posée, s’élève avec la même économie de moyens que son jeu, précise, habitée, sans un geste de trop. Chez Alex Iskandar, chaque note porte en elle des siècles de transmission orale, et chaque silence entre deux phrases semble encore résonner de l’immensité du Kirghizistan.
A white embroidered kalpak, a jacket swirling with khan motifs, and between his hands, a komuz whose wood has been worn smooth by generations of fingers. Alex Iskandar keeps alive one of Central Asia’s oldest traditions: that of the akyns, the nomadic poet-musicians who once carried their people’s history from string to string. On this three-stringed instrument, carved from a single block of wood, he conjures melodies that mimic in turn a horse’s gallop, the wind sweeping across the steppe, or the ache of a lost love. His voice, low and steady, rises with the same economy of gesture as his playing, precise, deeply felt, never a movement wasted. With Alex Iskandar, every note carries centuries of oral transmission, and every silence between phrases still seems to echo with the vastness of Kyrgyzstan.
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Ce contenu provient du Festival Orientalys et est adapté par PAN M 360























