Violons du Roy | Kerson Leong trimomphe et ensorcelle

par Rédaction PAN M 360

Vendredi soir, la Salle Bourgie accueillait les Violons du Roy et le violoniste Kerson Leong pour un concert mémorable et ambitieux qui a probablement su marquer l’ensemble du public au plus profond de son âme musicale.

Kerson Leong a tout simplement volé la vedette avec son jeu époustouflant. Clair et puissant, on le voit vivre à travers sa musique. Sa présence impressionnante sur scène et sa technique incroyable font de lui un des solistes les plus mémorables. Lorsqu’il jouait, l’orchestre derrière lui semblait atteindre une nouvelle dimension. Même si tous les yeux étaient rivés sur lui, il était infaillible et rares notes étranges sont le résultat de la partition, souvent inusitée, et non d’une erreur de son doigté virtuose.

Il faut dire que les pièces se prêtaient bien à cette virtuosité. Les deux œuvres phares du programme, la Sonate pour violon en sol mineur de Guiseppe Tartini et le Concerto pour violon en ré majeur de Pietro Locatelli, surtout la dernière, donnent beaucoup de place aux parties solos. Alors que le Locatelli, le « labyrinthe », approche de l’excès avec ses cascades de notes qui forcent le soliste à jouer presque avec ses pieds et ses dents, le Tartini, avec ses « trilles du diables », permet de démontrer toute la sensibilité et l’émotion transcendante du jeu de Leong.

Le reste du programme et de l’orchestre a été excellent, un peu plus conventionnel tant dans le jeu que le style, mais on ne peut pas s’empêcher de voir les pièces pour orchestre comme des interludes entre les pièces pour solistes. On note tout de même l’intérêt de ces œuvres dans l’optique de démontrer l’évolution du langage du violon baroque vers le violon classique, un des objectifs du concert selon le chef, Nicolas Ellis.

Le public a grandement apprécié le concert, se levant à plusieurs reprises pendant la soirée pour saluer les interprètes. Leong a récompensé le public avec un rappel, un extrait de la seconde symphonie de Bach.

Les Violons du Roy, après un début de saison montréalaise un peu mitigé, ont réussi un coup d’éclat. La direction de la Salle Bourgie doit se réjouir d’avoir eu une salle si pleine pour un des meilleurs concerts de la saison!

Tout le contenu 360

Akousma | Matière limpide pour Eaux mêlées

Akousma | Matière limpide pour Eaux mêlées

Akousma | Mélanie Zhou et les échos du deuil

Akousma | Mélanie Zhou et les échos du deuil

Akousma | Le legs de feue Chantal Dumas

Akousma | Le legs de feue Chantal Dumas

Akousma | Manipulations en temps réel et douce violence chez Xavier Ménard et Diego Bermudez-Chamberland

Akousma | Manipulations en temps réel et douce violence chez Xavier Ménard et Diego Bermudez-Chamberland

Akousma | Synthèse rétroactive selon Alex Brisson

Akousma | Synthèse rétroactive selon Alex Brisson

Akousma | Manuella Blackburn, une poétique de l’ordinaire

Akousma | Manuella Blackburn, une poétique de l’ordinaire

Oktoecho x FMA | Katia Makdissi-Warren, 25 ans de pratiques métissées et nouvelles collaborations symphoniques

Oktoecho x FMA | Katia Makdissi-Warren, 25 ans de pratiques métissées et nouvelles collaborations symphoniques

Guillaume Côté et Les Songes d’une nuit d’été : le chorégraphe nous parle de son rapport intime avec la musique

Guillaume Côté et Les Songes d’une nuit d’été : le chorégraphe nous parle de son rapport intime avec la musique

SQMC/Chapelle historique du Bon-Pasteur : à la découverte de la musique contemporaine québécoise

SQMC/Chapelle historique du Bon-Pasteur : à la découverte de la musique contemporaine québécoise

OSM | De la virtuosité de Kavákos au flamboyant Oiseau de feu

OSM | De la virtuosité de Kavákos au flamboyant Oiseau de feu

Jayleen McCarty : «Je ne suis pas née reine, je le suis devenue»

Jayleen McCarty : «Je ne suis pas née reine, je le suis devenue»

Akousma| Felix Deufel nous fait découvrir la richesse sonore inouïe de l’Arctique

Akousma| Felix Deufel nous fait découvrir la richesse sonore inouïe de l’Arctique

Akousma | Les Artefacts sonores de Roxanne Turcotte

Akousma | Les Artefacts sonores de Roxanne Turcotte

Akousma | Duo Audréanne Filion et Myriam Bleau : là où réel et virtuel se confondent

Akousma | Duo Audréanne Filion et Myriam Bleau : là où réel et virtuel se confondent

Akousma | Exzald S, la violence du calme

Akousma | Exzald S, la violence du calme

Mois du Créole 2026 | Richy Jay fait vivre le konpa et le zouk à Montréal

Mois du Créole 2026 | Richy Jay fait vivre le konpa et le zouk à Montréal

OSM | D’un quatuor à l’autre à Bourgie, Debussy révèle toute la complicité des musiciens de l’OSM

OSM | D’un quatuor à l’autre à Bourgie, Debussy révèle toute la complicité des musiciens de l’OSM

Akousma | Melanie Zhou : façonner le son, traduire l’émotion

Akousma | Melanie Zhou : façonner le son, traduire l’émotion

Akousma | Alex Brisson et l’exploration musicale du feedback

Akousma | Alex Brisson et l’exploration musicale du feedback

Caprice au 9e : un agréable essai de rencontre baroque et carnatique

Caprice au 9e : un agréable essai de rencontre baroque et carnatique

Le Vivier | La fièvre (tonitruante) du dimanche soir

Le Vivier | La fièvre (tonitruante) du dimanche soir

Piknic Électronik x Igloofest: un dernier hourrah! avant janvier

Piknic Électronik x Igloofest: un dernier hourrah! avant janvier

Le Vivier | Albane Tamagna, autres modes de jeu de la flûte

Le Vivier | Albane Tamagna, autres modes de jeu de la flûte

Mois du Créole 2026 | David Bontemps : des frissons du début à la fin

Mois du Créole 2026 | David Bontemps : des frissons du début à la fin

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné