DJ set / électronique / techno

MUTEK : EXPÉRIENCE 5 à l’esplanade Tranquille

par Rédaction PAN M 360

Expérience investit l’esplanade Tranquille, au cœur de Montréal, tous les jours dès 17h avec une programmation gratuite en plein air.
Pensée comme un lieu de passage et de rassemblement, la série propose un large éventail de performances musicales, entre découvertes locales et artistes internationaux.
Elle reflète l’ouverture esthétique du festival et favorise une rencontre naturelle entre les publics, les styles et les rythmes.

MUTEK’s Expérience series takes over l’esplanade Tranquille with free open-air performances every day from 5PM.
Conceived as a gathering place, the series offers a wide range of musical performances, from local discoveries to international artists.
It reflects the festival’s aesthetic openness and encourages a natural meeting point between audiences, styles and rhythms.

Lisa Pulsatilla

Sous l’alias Lisa Pulsatilla, la flûtiste et musicienne électronique Lisa Teichmann façonne des paysages sonores où le souffle devient matière vibratoire et vecteur d’émotion. Originaire de Berlin et basée à Montréal, elle allie flûte et traitement électronique via un pédalier conçu sur mesure, créant des textures organiques et méditatives qui explorent les liens entre mélodie, harmonie et guérison sonore. Chercheuse postdoctorale au CRIHN (Université de Montréal), elle développe une approche artistique ancrée dans le corps et la mémoire sensorielle. Sur scène, elle superpose boucles, delays, modulations et panoramiques pour transcender les limites monophoniques de la flûte et composer des environnements polyphoniques envoûtants. Son travail a accompagné diverses œuvres visuelles, dont Seeking Stillness de George Fok (PHI, 2020), le documentaire Portrait de Pierre Bourgault de Sarah Seené, ainsi que le court-métrage are you haunted, daddy? de Guillaume Vallée. Elle évolue également au sein des projets Goodsine, LoSignal (CKUT 90.3 FM) et du collectif ShyGirls, avec des parutions chez Sound as Language, DMT Records, Jeunesse Cosmique et Crochet Disque.

Performing as Lisa Pulsatilla, Berlin-born flutist, electronic musician, and researcher Lisa Teichmann creates immersive soundscapes where the breath becomes both medium and message. Now based in Montréal, she merges the acoustic intimacy of the flute with hardware-driven electronic processing to explore themes of trauma, emotion, and vibrational healing. Her solo performances use a carefully constructed pedalboard—originally built for other instruments but adapted to preserve the natural resonance of the flute. Through live layering, delay, modulation, and stereo imaging, she expands the instrument’s monophonic limits to build rich, evolving textures where melody, drone, and harmony intertwine. Active in both academic and artistic spheres, Teichmann is a postdoctoral researcher at the Université de Montréal’s CRIHN, and has contributed sound work to George Fok’s Seeking Stillness (PHI, 2020), Sarah Seené’s documentary Portrait de Pierre Bourgault, and Guillaume Vallée’s short film are you haunted, daddy?. She is also part of the ShyGirls collective, Goodsine, and LoSignal (CKUT 90.3 FM), with releases on Sound as Language, DMT Records, and others.

DJ Oil

DJ Oil, alias Lionel Corsini, est un producteur et DJ basé à Marseille dont le parcours s’étend sur plus de vingt ans. Membre fondateur du groupe Troublemakers, signé chez Blue Note au début des années 2000, il a contribué à établir une esthétique trip-hop française nourrie de jazz, de hip-hop instrumental et de sons organiques.

DJ Oil, also known as Lionel Corsini, is a Marseille-based producer and DJ with a career spanning over two decades. A founding member of the group Troublemakers, signed to Blue Note in the early 2000s, he helped shape a distinctly French take on trip-hop, blending jazz, instrumental hip-hop and field-recorded textures.

Baby Volcano

Baby Volcano, alias de l’artiste helvético-guatémaltèque Lorena Stadelmann, fait vibrer les scènes avec des performances où s’entrelacent corps, sons et émotions à l’état brut. Formée en danse contemporaine et en théâtre à Buenos Aires, elle insuffle une intensité viscérale et une dimension scénique rare à ses concerts, devenus sa signature.

Swiss-Guatemalan artist Baby Volcano, the alias of Lorena Stadelmann, channels her background in contemporary dance and performance into a musical world that’s as theatrical as it is emotionally raw. Since the release of her striking debut EP Síndrome Premenstrual, she has made a name for herself with genre-defiant live shows that fuse visceral energy, political edge, and poetic vulnerability.

RICO X PARIA Ensemble

RICO X PARIA Ensemble fusionne rythmes afro-caribéens, électronique expérimentale et la voix percutante de RICO RICA dans une réinvention musicale éclatante. Improvisation en direct, instruments traditionnels et manipulations sonores instantanées par Bclip créent un espace libre où s’entrechoquent héritage et futurisme débridé. Une section du spectacle (10 à 15 minutes) accueille l’accordéoniste Jose Daniel Rico Nieves (COL) et le percussionniste Elias Musiak (ARG), enrichissant la performance d’une rencontre musicale intense et spontanée.

RICO X PARIA Ensemble fuses Afro-Caribbean rhythms, experimental electronics, and RICO RICA’s commanding vocals in a vibrant act of sonic reinvention. With live improvisation, folkloric instruments, and real-time sound manipulation by Bclip, the performance ignites a boundary-defying space where tradition meets radical futurism. A 10–15-minute section features accordionist Jose Daniel Rico Nieves (COL) and percussionist Elias Musiak (ARG), intensifying this spontaneous musical encounter.

Bitter Babe

Pour sa première performance live à MUTEK Montréal, Bitter Babe livre un set percutant, traversé de rythmes éclatés et de textures mouvantes. Entre tension, douceur et chaos maîtrisé, elle explore toute la charge émotionnelle d’une club music latine en pleine mutation.

Bitter Babe’s debut live set at MUTEK Montréal promises a raw, high-voltage trip through fractured rhythms and volatile textures. Balancing bass-heavy intensity with moments of softness and dissonance, her performance shifts from collapse to control in a heartbeat—channeling the full emotional spectrum of future-facing Latin club music.

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classique / période romantique

L’OSM dans les parcs – Montréal

par Rédaction PAN M 360

Partagez des moments inoubliables en famille ou entre amis avec les concerts gratuits de l’OSM dans les parcs, magistralement dirigés par Rafael Payare et animés avec brio par André Robitaille. Savourez la douceur d’une soirée estivale et découvrez Dmytro Udovychenko, jeune prodige et lauréat du Concours musical international de Montréal 2023. Il vous touchera avec la tendre Méditation de Thaïs et vous éblouira dans le spectaculaire Rondo capriccioso de Saint-Saëns. Laissez-vous également entrainer par les rythmes endiablés des célèbres danses du Prince Igor de Borodine. L’OSM dans les parcs : une occasion rêvée de danser sous les étoiles tout en découvrant ou redécouvrant la magie de la musique classique dans une ambiance festive et conviviale!

This summer, create unforgettable moments with family and friends at the OSM’s free park concerts, masterfully conducted by Rafael Payare and hosted by the one and only André Robitaille. While you enjoy the charm of a summer evening, you’ll have the chance to discover Dmytro Udovychenko, a young prodigy and winner of the 2023 Concours musical international de Montréal. Prepare to be moved by Udovychenko’s tender rendition of the “Meditation from Thais” and captivated by his dazzling interpretation of Ravel’s Tzigane. Plus, you’ll be swept away by the frenzied rhythms of the famous “Polovtsian Dances” from Borodin’s Prince Igor. The OSM in the Parks concerts provide the perfect opportunity to dance under the stars while embracing the beauty of classical music in a festive and welcoming atmosphere!

Programme

Gioacchino Rossini,  Guillaume Tell : « Ouverture »
Jules Massenet, Thaïs : « Méditation de Thaïs »
Alexandre Borodine, Prince Igor : « Danses polovtsiennes »
Camille Saint-Saëns, Introduction et Rondo capriccioso, op. 28 —Dmytro Udovychenko, violon
Arturo Márquez, Danzon no 2

Program

Gioacchino Rossini, William Tell: “Overture”
Jules Massenet, “Meditation from Thais” — Dmytro Udovychenko, violin
Alexandre Borodine, “Polovtsian Dances”
Camille Saint-Saëns, Introduction and Rondo capriccioso, op. 28 —Dmytro Udovychenko, violin
Arturo Márquez, Danzon no 2

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DJ set / IDM / techno

MUTEK : Piknic Electronik MTL #11

par Rédaction PAN M 360

Les détenteur·trice·s d’un Passeport ou d’une Passe Weekend MUTEK accèdent gratuitement au Piknic Électronik MTL #11 sur présentation de leur bracelet à l’entrée de l’événement.

MUTEK Passport or Weekend Pass holders have free access to Piknic Electronik MTL #11 upon presentation of their wristband at the entrance to the event.

Priori

Sous le pseudonyme de Priori, le musicien québécois Francis Latreille s’est imposé comme une voix incontournable de la techno underground. À travers une discographie vaste, incluant deux albums complets, plusieurs EPs, et de nombreux projets collaboratifs, Priori construit un univers hyper-détaillé, ancré dans la science-fiction et la fantaisie, situé quelque part entre le biologique et le synthétique, l’actuel et le possible. La musique de danse minutieusement façonnée de Priori est remplie de motifs fractals, de textures saisissantes et de mélodies cristallines qui émergent et scintillent avec une précision impressionnante ; elle est évocatrice, envoûtante et toujours en mouvement.
Priori est également un ingénieur du son accompli, ayant travaillé avec James K, Bambii, Maara, Ex-terrestrial, Roza Terenzi, D.Tiffany, Regular Fantasy, Ramzi, URA et bien d’autres. En tant que membre du duo NAFF recordings et du studio d’enregistrement Jump Source, Priori façonne progressivement l’avenir de la musique électronique underground au Canada et à l’étranger. Le 30 mai 2024, il a sorti son troisième album complet. Intitulé This but More, l’album voit Priori s’éloigner du club pour privilégier un espace plus contemplatif, produisant des compositions électroniques mêlées d’instrumentation acoustique et de traitement spectral. L’album comprend un livret d’histoires suggérées par Devon Hansen et des visuels animés de Jack Anderson.

Under the Priori moniker, Québecois musician Francis Latreille has established himself as a crucial voice in underground techno. Across a sprawling discography, including two full length albums, several eps, and a host of collaborative projects, Priori builds a hyper-detailed world steeped in science fiction and fantasy, residing somewhere between the biological and the synthetic, the actual and the possible. Priori’s meticulously crafted dance music is full of fractalizing patterns, ear-prickling textures, and crystalline melodies that emerge and flicker in stunning detail; it is evocative, enchanting, and always moving.
Priori is also an accomplished mixing engineer who has worked with James K, Bambii, Maara, Ex-terrestrial, Roza Terenzi, D.Tiffany, Regular Fantasy, Ramzi, URA and many more. As one half of NAFF recordings and the Jump Source recording studio, Priori is steadily shaping the course of underground electronic dance music in Canada and abroad. On May 30th, 2024, released his third full length album. Entitled This but More, the record sees Priori sidestepping the club in favor of a more contemplative space, yielding electronic compositions layered with acoustic instrumentation and spectral processing. The album includes a booklet of suggested stories by Devon Hansen and animated visuals by Jack Anderson.

Nick León

Nick León crée une musique de club dystopique qui échantillonne les sons des écosystèmes divers de la Floride, mais son style a évolué audacieusement au fil du temps. Après avoir débuté dans la scène rap SoundCloud du sud de la Floride à un jeune âge, il s’est rapidement tourné vers les sonorités latines en provenance de Porto Rico et de Colombie pour ses propres créations. Depuis lors, Nick León a sorti son très acclamé EP Xtasis sur TraTraTrax, qui a présenté DJ Babatr en 2022 et a inclus des crédits de production d’artistes défiant les genres comme Rosalía, Tokischa et Oklou. Sa collaboration de 2024 avec Erika De Casier, intitulée Bikini, sortie sur TraTraTrax, a été saluée comme l’un des, sinon le meilleur morceau de l’année par des médias tels que Pitchfork, The Guardian, Crack et Resident Advisor.

Nick León’s dystopian club music samples the sounds of Florida’s diverse ecosystems, but his style has varied fearlessly along the way. After starting out in the South Florida SoundCloud rap scene at a young age, he gravitated early towards the Latin sounds coming out of Puerto Rico and Colombia for his own work. Since then, Nick León released his highly acclaimed Xtasis EP on TraTraTrax, which featured DJ Babatr in 2022 and included production credits from genre-defying artists like Rosalía, Tokischa, and Oklou. His 2024 Bikini collaboration with Erika De Casier, released on TraTraTrax, has been heralded as one of, if not the best, tracks of the year by outlets such as Pitchfork, The Guardian, Crack, and Resident Advisor.

Ciel

Ciel est une artiste aux multiples facettes dont les racines s’étendent de Xi’an, en Chine, à Toronto, au Canada, où elle est devenue une figure clé de la scène de la musique électronique. Pianiste classique de formation devenue productrice, DJ et animatrice radio, Ciel incarne un mélange de prouesse technique et d’intuition créative. Elle a cofondé le label Parallel Minds, a joué un rôle clé dans des projets tels que le collectif de DJ femmes et LGBTQIA+ Discwoman, et maintient une résidence mensuelle sur Rinse FM depuis 2018. Sa musique, caractérisée par des textures oniriques et des lignes de basse robustes, explore les intersections de mélodies New Age et de percussions dynamiques, créant des paysages sonores à la fois introspectifs et revigorants. La discographie de Ciel comprend des EP acclamés par la critique tels que Electrical Encounters et Hundred Flowers, ainsi que des sorties collaboratives sous des noms tels que Psychedelic Budz avec D. Tiffany et Cloudsteppers avec Dan Only.

Ciel, born Cindy Li, is a multifaceted artist whose roots stretch from Xi’an, China, to Toronto, Canada, where she has become a pivotal figure in the electronic music scene. As a classically trained pianist turned producer, DJ, and radio host, Ciel embodies a blend of technical prowess and creative intuition. She co-founded the label Parallel Minds and has been instrumental in projects like the women & LGBTQIA+ DJ collective Discwoman, while also maintaining a monthly residency on Rinse FM since 2018. Her music, marked by dreamy textures and robust basslines, explores the intersections of New Age melodies and dynamic percussion, creating soundscapes that are both introspective and invigorating. Ciel’s discography includes critically acclaimed EPs such as Electrical Encounters and Hundred Flowers, alongside collaborative releases under names like Psychedelic Budz with D. Tiffany and Cloudsteppers with Dan Only.

Stacey « Hotwaxx » Hale

Tant qu’il y aura de la musique et des danseur·euse·s passionné·e·s, nous aurons toujours besoin de la marraine de la musique house, DJ Stacey « Hotwaxx » Hale. La première femme house de Detroit joue des tubes pour les planchers de danse et des mélodies orchestrales avec des fusions de musique en direct. Hotwaxx Hale a eu un impact considérable sur la culture musicale américaine, que ce soit en jouant dans des théâtres célèbres comme l’Apollo New York et le Fox Detroit, ou dans des clubs de musique dance underground légendaires comme le Studio 54 et The Warehouse. Elle est actuellement résidente au Spotlite Detroit, au Marble Bar et au Panorama Berlin. Elle est également présente sur la scène internationale, avec des performances à Londres, Ibiza, en France, au Mexique, à Berlin, Amsterdam, Toronto et à travers les États-Unis.

For as long as there is music and those who faithfully dance, there will always be a need for the Godmother of House Music, DJ Stacey “Hotwaxx” Hale. Detroit’s 1st female of house music plays dance floor bangers and orchestral melodies with live music fusions. Hotwaxx Hale has made a massive impact in American music culture, whether it’s playing in famous theaters like the Apollo New York and the Fox Detroit, or legendary underground dance music clubs like Studio 54 and The Warehouse. Currently, she holds residence at Spotlite Detroit, & Marble Bar, and Panorama Berlin. She also has an international presence, which includes performances in London, Ibiza, France, Mexico, Berlin, Amsterdam, Toronto, and across the USA.

Ma Sha

Basée à New York, Ma Sha est une productrice, DJ et fondatrice de label dont l’approche électrisante de la musique club expérimentale s’impose comme une force incontournable dans l’underground mondial. Depuis la création de la série d’événements Kindergarten en 2017, elle façonne un univers sonore singulier où pulsations brutes et élan rythmique fusionnent avec intensité. Son esthétique puise dans les racines techno des deux côtés de l’Atlantique, combinant structures percussives déformées et textures basses à haute tension. Issue de la scène DIY et membre du duo Sha Ru, Ma Sha se distingue par une démarche axée sur l’exploration sonore et la création collective. À la tête du label Kindergarten Records, elle défend une vision audacieuse du club, mêlant genres et énergies insaisissables. On retrouve ses productions sur des labels tels que Steel City Dance Discs, Nervous Horizon ou encore TraTraTrax, toutes marquées par des rythmes rebondissants et une frappe métallique.

Ma Sha is a New York-based producer, DJ, and label head whose electrifying take on experimental club music has become a vital force in the global underground. Since co-founding the event series Kindergarten in 2017, she has cultivated a distinct sonic universe that bridges raw rhythm with dancefloor dynamism. Rooted in the transatlantic techno continuum, her sound channels high-voltage energy through warped percussive forms and bass-heavy textures. Drawing from her experience as one half of the duo Sha Ru and her upbringing within a vibrant DIY scene, Ma Sha’s work reflects a deep commitment to sonic exploration and community building. As the founder of Kindergarten Records, she curates forward-facing club releases that blur genre lines and invite kinetic engagement. Her productions, featured on labels like Steel City Dance Discs, Nervous Horizon, and TraTraTrax, are known for their ricocheting rhythms and metallic impact.

Hodge

Figure incontournable de la scène club, Hodge, de son vrai nom Jacob Martin, insuffle l’énergie brute du soundsystem de Bristol dans une techno percussive et chargée en basses, aussi percutante que subtile. Producteur insatiable et DJ reconnu pour ses sets explosifs, il brouille avec agilité les frontières entre techno, dubstep, house et bass music britannique. Il débute dans les années 2010 avec le projet house Outboxx (en duo avec Matthew Lambert), avant de se tourner vers des sonorités plus sombres et abstraites. Ses sorties sur des labels clés comme Livity Sound, Hemlock, Tempa ou Berceuse Heroique l’imposent rapidement comme l’un des chefs de file de la génération post-dubstep. Des collaborations avec Peverelist, Laurel Halo ou encore Peder Mannerfelt viennent enrichir sa palette sonore déjà bien étendue.

A vital force in the UK’s club underground, Hodge—aka Jacob Martin—channels Bristol’s deep-rooted sound system culture into a bass-heavy, percussive techno language that’s both thrillingly visceral and emotionally nuanced. Known for his shape-shifting productions and raucous DJ sets, he navigates the friction points between techno, dubstep, house, and UK bass with rare finesse. Emerging from Bristol’s fertile scene in the early 2010s, Hodge first made waves alongside Matthew Lambert in the house duo Outboxx before diving deeper into darker, more rhythmically complex terrain. Key releases on Livity Sound, Berceuse Heroique, Hemlock, and Tempa established him as a central figure in the post-dubstep generation—an artist who embraces club functionality without compromising sonic curiosity. Collaborations with UK innovators like Peverelist, Laurel Halo, and Peder Mannerfelt have further shaped his stylistic breadth.

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Brésil / forró / latino

La joie de vivre de JØY Brandt

par Sandra Gasana

Ce nom vous est peut-être familier puisque je l’avais mentionné dans ma critique du concert des Gilsons, dont elle assurait la première partie. Cette fois-ci, celle qui est basée à Toronto est revenue à Montréal en formule trio, accompagnée par Mari Palhares aux percussions et Samyle Carvalho à la guitare et aux chœurs. JØY, quant à elle, joue plusieurs instruments durant ses chansons, notamment le triangle et le kazoo, que j’ai découvert ce soir-là.

Elle débute a capella, déployant sa voix en mode crescendo. Elle débute avec ses propres compositions originales, comme A Calma Acalma ou encore Vem avant de faire quelques reprises de classiques brésiliens, telles que Morena Tropicana, qui a reçu un bel accueil. La salle se remplissait au fur et à mesure que la soirée avançait, principalement composée de Brésiliens et amateurs de musique brésilienne.

Certains passages du concert avaient des allures de cérémonies spirituelles, alors que JØY tentait par moments de s’exprimer en français avant de revenir au portugais.
« Je suis une chanteuse et compositrice brésilienne et canadienne, et je viens du Nord-Est du Brésil », nous apprend-elle.

La synergie était palpable avec ses musiciennes, particulièrement avec la guitariste Samyle, qui avait le sourire aux lèvres tout au long du concert. D’ailleurs, elle fait les chœurs sur plusieurs chansons, en plus d’avoir un jeu de guitare impressionnant.

« La prochaine chanson parle de notre réflexion sur notre vision du monde, et comment nous utilisons notre temps », raconte-t-elle entre deux chansons. Le party a réellement pogné lorsqu’elle a chanté Vumbora Amar et que toute la salle s’est mise à danser et à taper des mains. JØY semble apprécier le forró, un style de musique brésilienne venant justement de sa région, le Nordeste, tout en rajoutant des rythmes latins et folk.

Curieusement, le concert n’avait pas de prix d’entrée, l’artiste optant pour des contributions volontaires et c’est ce que le public a fait généreusement. Son gérant, Ulysses de Paula des Productions Showzaço, était présent pour recueillir les contributions, celui qui est à l’origine de plusieurs concerts d’artistes brésiliens au Canada.

Elle a terminé le concert avec un bain de foule, pendant que la guitariste prenait le relais à la voix. Elle faisait des pas qui semblaient venir de sa région, en allant au centre du cercle entourée des spectateurs heureux.
« Je rentre avec le cœur rempli de joie », confie-t-elle en guise de conclusion, avant de laisser la place au groupe suivant. Mon coup de cœur était sans aucun doute sa reprise de Tô Sem Você, un morceau que j’ai découvert cette année et qui figure dans mon top 3 de chansons brésiliennes du moment.

Ce concert a permis aux Montréalais de la découvrir, à d’autres de la revoir, mais cela ne semble pas être la dernière fois que nous la verrons dans la métropole. Elle possède un large réseau d’artistes brésiliens basés à Montréal et c’est d’ailleurs avec eux qu’elle a poursuivi la soirée en mode « roda de samba » plus intime, en attendant de la revoir sur une scène encore plus grande que la Marche à côté.

chant lyrique / classique occidental / période romantique / post-romantique

Virée classique | Une heure exquise au coeur de la nature humaine avec Beth Taylor

par Alexandre Villemaire

Après une performance remarquée la veille avec l’Orchestre symphonique de Montréal et Rafael Payare dans une interprétation des Sea Pictures d’Edward Elgar, la mezzo-soprano écossaise Beth Taylor concluait sa présence à Montréal dans le cadre de la Virée classique par un récital de chant intimiste à la Cinquième salle de la Place des Arts dimanche en début d’après-midi.

Cette intimité permettait une proximité avec la jeune artiste qui, dès son entrée en scène, a captivé l’attention du public par une présentation engagée – dans un très bon français – des thèmes des différents airs qui traversaient ce programme d’une heure. La nature offrant de grandes possibilités au niveau du répertoire, c’est sous l’angle de notre rapport à celle-ci que Beth Taylor a conçu son programme où elle était accompagnée par Esther Gonthier au piano. Il est question de la mer, mais de manière plus personnelle, il est aussi question de la nature humaine, de ses émotions et de son caractère éphémère.

Alors que le cadre de la Maison symphonique a donné lieu à un condensé de sa palette de couleurs dans un registre précis, la variété des différents airs sélectionnés dans ce récital a permis de découvrir et d’apprécier l’étendue de son jeu vocal, mais aussi particulièrement le jeu et le sens de l’interprétation du texte qui est donné par Beth Taylor. À chacune de ses interventions, elle se présente avec une aisance foudroyante, maîtrisant les poèmes tant au niveau de la diction que dans leur compréhension intrinsèque. À chacun des airs, elle incarne et vit le texte de la musique avec assurance et nous happe dans cet univers qu’elle voit et qu’elle communique sous nos yeux et à nos oreilles.

Parmi les moments forts de ce concert qui nous ont particulièrement touchés, nommons les trois mélodies de Reynaldo Hahn, Néère, Quand je fus pris au pavillon et L’heure exquise, d’une grande délicatesse, La belle dame sans merci de Charles Villiers Stanford, un récit musical à travers la poésie de John Keats, Von Ewiger Liebe de Johannes Brahms, à la profonde intériorité ainsi que Sea Wrack du compositeur irlandais Hamilton Harty qui a conclu le récital avec théâtralité. Par sa présence, son énergie, sa voix solide aux graves élégants et l’intelligence de ses interprétations, Beth Taylor n’a laissé personne indifférent et a ostensiblement touché la nature humaine de l’assistance durant cette heure qui nous est apparue à la fois sans fin et bien trop courte.

Crédits photo : Antoine Saito

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classic rock / pop-rock / rock n' roll

Paul McCartney au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

LA TOURNÉE SE POURSUIT !
La tournée ‘Got Back’ de Paul McCartney s’arrête au Centre Bell le 17 et 18 novembre prochain!
Un catalogue légendaire réunissant les classiques des Beatles, de Wings et de sa carrière solo.

THE TOUR CONTINUES!
Paul McCartney’s ‘Got Back’ tour is coming to the Bell Centre on November 17 and 18 ! With an unmatched catalogue including The Beatles, Wings and McCartney solo.

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électronique / house / percussions

MUTEK : EXPÉRIENCE 1 à l’esplanade Tranquille

par Rédaction PAN M 360

Expérience investit l’esplanade Tranquille, au cœur de Montréal, tous les jours dès 17h avec une programmation gratuite en plein air.
Pensée comme un lieu de passage et de rassemblement, la série propose un large éventail de performances musicales, entre découvertes locales et artistes internationaux.
Elle reflète l’ouverture esthétique du festival et favorise une rencontre naturelle entre les publics, les styles et les rythmes.

MUTEK’s Expérience series takes over l’esplanade Tranquille with free open-air performances every day from 5PM.
Conceived as a gathering place, the series offers a wide range of musical performances, from local discoveries to international artists.
It reflects the festival’s aesthetic openness and encourages a natural meeting point between audiences, styles and rhythms.

Valentina Magaletti

Basée à Londres, l’artiste italienne, Valentina Magaletti, est une batteuse, compositrice et multi-instrumentiste dont l’approche inventive de la percussion brouille les frontières entre son, texture et matière. Alliant techniques traditionnelles et pratiques expérimentales, elle compose des œuvres tactiles et évolutives où le rythme devient un langage narratif. Sa pratique oscille entre jeu structuré et improvisation libre, utilisant micros de contact, objets trouvés et instruments atypiques pour révéler les qualités sonores cachées de la matière. Qu’elle joue sur une batterie en céramique ou construise des paysages rythmiques denses à partir de dispositifs modulaires, Magaletti conçoit la percussion comme un terrain d’exploration émotionnelle et intuitive.

Based in London, Valentina Magaletti is an Italian drummer, composer, and multi-instrumentalist whose inventive approach to percussion blurs the lines between sound, texture, and material. Embracing both traditional techniques and experimental practices, she creates tactile, evolving compositions that turn rhythm into a form of storytelling. Her practice draws equally from structured playing and free improvisation, often using contact microphones, found objects, and unconventional instruments to reveal hidden sonic qualities. Whether performing delicate pieces on a ceramic drum kit or building dense rhythmic worlds through modular setups, Magaletti treats percussion as a medium for narrative and emotional exploration.

Stephen Beaupré  Return

Figure incontournable de la scène électronique montréalaise, Stephen Beaupré façonne depuis plus de vingt ans une micro-house vibrante et singulière. Entre samples vocaux ciselés, rythmiques imprévisibles et synthés luxuriants, sa musique navigue entre euphorie, nostalgie et curiosité sonore.
Révélé comme moitié du duo Crackhaus avec Deadbeat (Scott Monteith), il se fait remarquer en solo avec Foe Destroyer en 2006, puis signe sur des labels de référence comme Circus Company, Wagon Repair ou Perlon. En 2010, il élargit sa démarche avec Gemmiform, projet audiovisuel immersif avec Nancy Belzile, Patrick Bernatchez et David Fafard.

A vital figure in Montréal’s electronic underground, Stephen Beaupré has spent over two decades crafting micro-house and techno with a playful yet emotional edge. Known for his intricate vocal sampling, syncopated grooves, and lush synth work, his music radiates joy, nostalgia, and experimental spirit.
Beaupré first emerged as one half of Crackhaus, the beloved duo formed with Deadbeat (Scott Monteith), before releasing his acclaimed solo debut Foe Destroyer in 2006. Since then, he’s released on labels like Circus Company, Wagon Repair, and Perlon. In 2010, he expanded his vision through Gemmiform, an ambitious audiovisual collaboration with visual artists Nancy Belzile, Patrick Bernatchez, and David Fafard.

DJ set surprise

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ambient / électronique / techno

MUTEK : Max Cooper présente Lattice 3D/AV au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

À l’occasion de la 26e édition du Festival MUTEK, l’artiste et compositeur britannique Max Cooper présente sa dernière expérience audiovisuelle, Lattice 3D/AV, ainsi que son nouvel album On Being.
Lattice 3D/AV de Max Cooper est son système live le plus ambitieux à ce jour, offrant une expérience unique permettant au public d’interagir avec sa vision expérimentale.
Créée en collaboration avec Architecture Social Club, Lattice 3D/AV combine projections, couches semi-transparentes, lumières et lasers pour créer des images dynamiques et extrudées. Ces éléments s’étendent des écrans vers le public, formant des sculptures lumineuses qui donnent vie aux thèmes de On Being, accompagnées de nouvelles collaborations visuelles et de sélections du catalogue complet de Cooper.

For the 26th edition of the MUTEK Montréal festival, British artist and composer Max Cooper presents his latest audiovisual experience, Lattice 3D/AV, as well as his new album On Being.
Max Cooper’s Lattice 3D/AV is his most ambitious live system to date, offering a one-of-a-kind experience for audiences to engage with his experimental vision.
Created in collaboration with Architecture Social Club, Lattice 3D/AV combines projections, semi-transparent layers, lights, and lasers to create dynamic, extruded imagery. These elements extend off the screens into the audience, forming light sculptures that bring the themes of On Being to life, alongside new visual collaborations and selections from Cooper’s full back catalogue.

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classique occidental / post-romantique

Virée classique | Symphonie (participative) de la Virée, pour et par notre communauté

par Alexandre Villemaire

C’est une tradition qui perdure depuis les débuts de la Virée classique: à chaque édition, des musiciens et musiciennes amateurs se réunissent pour former un orchestre ad hoc et présenter des pages du répertoire symphonique au public rassemblé dans le Complexe Desjardins. Cette Symphonie de la Virée, qui s’est imposée comme un des évènements attendus et fort populaires de ce mini festival de l’OSM, attire le regard et les oreilles de nombreux passants attentifs et curieux.

Pour diriger les différents instrumentistes, c’est Adam Johnson, nouvellement installé dans ses fonctions de directeur musical et artistique de l’Orchestre symphonique de Laval, qui a été mandaté cette année avec un programme flirtant à la fois avec du répertoire connu et des découvertes, dont plusieurs de compositeurs bien de chez nous.

L’orchestre a d’abord interprété l’Ouverture Les Hébrides de Felix Mendelssohn, une pièce énergique et dynamique aux lignes lyriques et aux passages de cordes percussifs. On a, par la suite, enchaîné avec une suite de trois danses signée Florence Price, une des plus importantes compositrices américaines du XXᵉ siècle, la première Afro-Américaine à voir une de ses symphonies jouées par un des principaux orchestres des États-Unis. Les Dances in the Canebreaks, une de ses dernières pièces, sont pétries d’inflexions folkloriques afro-américaines avec des mouvements énergiques, lyriques et sautillants, marqués par des échanges et des interactions entre les cordes et les cuivres et des passages accompagnés en pizzicato.

Du compositeur canadien d’origine russe Airat Ichmouratov, l’orchestre a joué son ouverture Le mythe du faucon, une œuvre à essence programmatique, basée sur l’oiseau mythique du peuple hongrois dont ils seraient les descendants. C’est une œuvre extrêmement colorée où le talent d’orchestrateur d’Ichmouratov s’exprime, notamment dans le passage qui amène le climax final de la pièce, qui en a surpris plus d’un par son brusque changement de dynamique.

Le concert s’est conclu par un extrait de la Symphonie de la tempête du verglas de Maxime Goulet. Le mouvement, intitulé Chaleur, représente, dans une énergie lumineuse, l’entraide qui a eu cours lors de l’événement météorologique extrême de 1998. Des rythmes de gigues et de rigodons traversent cette œuvre qui a été dirigée par Rafael Payare. Une conclusion endiablée qui est venue célébrer l’amour de la musique pour ces musiciennes et musiciens de tous horizons.

Crédits photo : Gabriel Fournier

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période romantique

Virée classique | Il danse avec les animaux

par Frédéric Cardin

L’ensemble Obiora, orchestre classique formé de musiciens de la diversité, se retrouvait sur la scène de la Maison symphonique hier après-midi, pour un programme attrayant, marqué ‘’pour toute la famille’’. Et toute la famille il y avait, surtout des petits qui grouillottent et chuchotent. Moi, ça me rend heureux ce genre d’évènement, et je recommande aux parents de ne pas trop les brimer quand ils bougent un peu sur leurs sièges. C’est prévu pour! Ne leur faites pas sentir trop forcément que le concert est une contrainte. Bref, il y avait du piaillement (un peu), mais c’était bien correct.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE AVEC ALLISON MIGEON DE L’ENSEMBLE OBIORA CONCERNANT CE CONCERT

Le programme, dirigé par Rafael Payare, a commencé avec une très jolie pièce pour cordes en quatre mouvements de l’Afro-Étatsunien Quinn Mason, Irish Dance Suite, illustrée par l’artiste kanyen’kehà:ka (Mohawk) Kaiatanoron Dumoulin Bush. Chacun des quatre mouvements était accompagné d’une illustration construite en direct sur grand écran par la jeune dame. On se demandait un peu où cela s’en allait, car les traits abstraits dessinés se ressemblaient tous, mais dans des configurations légèrement différentes. On aurait dit des tresses de cheveux entremêlées avec des feuilles. C’est à la toute fin que le design complet, réunissant toutes les parties, a permis de percevoir une sorte de symbole celtique (il me semble), construit avec des motifs végétaux. Très joli, mais un peu difficile à suivre pour les très jeunes enfants. La musique de Mason est de l’ordre du plaisir très grand public, avec des mélodies franches, des rythmes gracieux, heureusement pas trop stéréotypés, bien que facilement identifiables. Une pièce qui a certainement beaucoup de succès chez les orchestres de jeunes cordistes.

Le Carnaval des animaux, que tous et toutes attendaient, a bénéficié lui aussi d’un accompagnement inédit. Et c’est ce dernier qui a carrément volé la vedette et emporté le public assez nombreux. Le chorégraphe Charles Brécard, véritable homme-fluide tellement ses mouvements sont onctueux, presque liquides, a illustré chaque mouvement du chef-d’œuvre de Camille Saint-Saëns avec autant d’humour que d’originalité. Il a surtout évité de ‘’mimer’’ les créatures de la partition. Oh, il y a bien eu une trompe d’éléphant suggérée avec un mouchoir, et des ailes de cygnes, mais Brécard a surtout caractérisé d’autres aspects de la musique. Les rythmes par exemple, sur lesquels (Fossiles et Finale) il a fait se croiser la danse contemporaine, le hip hop et le street dance. Certains morceaux pourraient d’ailleurs aisément se retrouver au festival de street dance JOAT, qui a lieu à Montréal à la fin août. Il a également fait participer toute la foule, sans un mot, dans le fameux Aquarium (poissons) avec des mouvements de mains ondoyants qu’on pourrait voir dans des concerts pop. Ailleurs l’artiste tombait comme un tissu, chutait avec grâce de la scène et tentait d’y remonter, ou s’amusait à rouler par terre. Les enfants ont adoré, les parents aussi, et même des personnes qui n’aiment que très peu la danse habituellement ont trouvé cela très réussi.

Charles Brécard devrait tourner avec ce concept. Je vois bien n’importe quel orchestre dans le monde attirer un public familial avec ça, offrant ainsi une alternative intéressante aux versions narrées, plus fréquentes. 

classique moderne / période romantique

Virée classique | Musique d‘une vie, marquée par la jeunesse

par Frédéric Cardin

Le pianiste Godwin Friesen est un talent complet. Le lauréat du Concours OSM 2022 fait flèche de tout bois tant en formation concertante que chambriste et prestation soliste. En plus il compose, et fort bien! Hier après-midi, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, le jeune homme originaire des Prairies et installé maintenant à Montréal a impressionné tout le monde dans un concert centré, ironiquement, sur un quatuor à cordes! C’est que, le Quatuor no 1 en mi mineur « de ma vie » de Bedřich Smetana, focus du titre et de la promotion de ce concert, était précédé par le juvénile Trio no 1, pour piano, violon et violoncelle de Dmitri Chostakovitch (il l’a composé à l’âge de 16 ans) et, autre manifestation de talent précoce d’écriture, deux pièces de Friesen lui-même, dont une en création mondiale. Le Chostakovitch trahit encore des influences de Rachmaninov, mais laisse tout de même percer quelques aspérités qui deviendront la marque du compositeur. La musique a été portée avec vitalité par les trois artistes, et particulièrement Friesen au piano, créateur de couleurs scintillantes et de grappes sonores papillonnantes impeccables. Les deux pièces de la plume du jeune homme, Les cieux racontent et la toute nouvelle Une tente pour le soleil s’inspirent autant du texte biblique du Psaume 19 que de la nature, et sont exprimées dans un langage séduisant, néo-romantique. Friesen sait manier la complexité et la surprise tout en demeurant accessible et intéressant, voire séduisant. Franchement, j’ai très hâte d’en entendre plus de sa part! 

Le Quatuor de Smetana, finalement arrivé, a permis à trois très jeunes recrues de l’OSM de se mettre en valeur, dont l’exceptionnel Sebastian Gonzalez Mora à l’alto. Quelle présence sonore (et physique) il dégage! L’Orchestre aura intérêt à lui donner le plus d’espace possible dans l’avenir. J’ai aussi bien apprécié le jeu de la violon 1, Sydney Adedamola. Par contre, il m’a semblé que le son du deuxième violon, Justin Saulnier, était souvent trop âpre dans les élans plus vigoureux. Il faudra faire attention. 

Cela dit, ce fut un beau concert, en général très flatteur pour la relève musicale d’ici. 

classique moderne / période romantique

Virée classique | Helmchen/Hecker : Un audacieux voyage de la lumière aux ténèbres

par Frédéric Cardin

Une Cinquième Salle bondée, à 11h le matin, a accueilli le duo sur scène et dans la vie formé du pianiste Martin Helmchen et de la violoncelliste Marie-Elizabeth Hecker, samedi 16 août. La Virée semble bien fonctionner, et c’est tant mieux. Surtout que les deux artistes avaient concocté un programme assez solide et copieux, même pour une petite quarantaine de minutes.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE AVEC MARTIN HELMCHEN À PROPOS DU PROGRAMME DE CE CONCERT

Helmchen et Hecker ont lancé le tout avec un très beau Waldesruhe [Le calme de la forêt], op. 68, n°5 de Dvořák, dans de belles dentelles mélodiques, appuyées par un jeu d’une grande délicatesse. C’était suivi de Papillon, op. 77 de Fauré, une pièce redoutable pour le violoncelle, maîtrisée correctement par Mme Hecker, quoique sans toute l’aisance souhaitée dans l’agilité des lignes virevoltantes. Un début de programme installé dans la lumière, mais qui a laissé place à la sublime grisaille du Winterreise de Schubert, dont trois extraits étaient joués, Gute Nacht [Bonne nuit], Der Lindenbaum [Le tilleul] et Der Leiermann [Le joueur de vielle]. On a ici senti l’intime complicité entre les deux artistes, et surtout la profonde compréhension de l’univers de Schubert. C’était très beau. Le clou de la matinée restait à venir : la tortueuse, voire ténébreuse Sonate pour violoncelle et piano n° 1 d’Alfred Schnittke, compositeur russe d’origine germanique du 20e siècle. 

Un choix audacieux mais payant, car cette œuvre à l’énergie et l’intensité dramatique chostakovitchiennes est diablement impressionnante. Malgré l’exigence qu’elle impose aux oreilles des auditeurices, le public a salué une interprétation impeccable et passionnante, solidifiée par le fait que les deux artistes l’ont ‘’dans les doigts’’, car ils la jouent souvent ces temps-ci. Ils viennent en effet d’en publier un enregistrement sous étiquette Alpha Classics, avec d’autres sonates d’Europe de l’est. La matinée aurait pu être marquée du sceau de la quasi-perfection n’eut été de trois ou quatre tousseurs professionnels et ostentatoires, ainsi que, comble de l’horreur, une sonnerie de téléphone dans les tout derniers accords, à peine murmurés, du Schnittke. Gênant. 

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