classique / période romantique

Andrè Schuen & Daniel Heide à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Deux des plus grands compositeurs de lieder se rencontrent dans ce programme riche en émotion et en raffinement. Loué pour sa voix lyrique et sensible, le baryton Andrè Schuen interprète des lieder inspirés par la nature, l’amour et l’espoir, mais aussi par la douleur du héros désœuvré qui cherche l’apaisement de ses tourments, comme en témoignent les quatre Chants d’un compagnon errant.

Two great lieder composers meet in this refined and emotionally resonant programme. Praised for his sensitive and lyrical voice, baritone Andrè Schuen performs lieder inspired not only by nature, love, and hope, but by the lovelorn hero’s quest to relieve his suffering, as in Mahler’s four Songs of a Wayfarer.

Programme

G. MAHLER
Lieder eines fahrenden Gesellen [Chants d’un compagnon errant]
Rückert-Lieder
SCHUBERT
Fahrt zum Hades [Voyage vers Hadès], D. 526
Lied eines Schiffers an die Dioskuren [Chant d’un marin aux Dioscures], D. 360
Der Schiffer [Le marin], D. 536
Die Mutter Erde [La mère Terre], D. 788
Prometheus, D. 674
Über Wildemann [Au‑dessus de Wildemann], D. 884
Am Fenster [À la fenêtre], D. 878
Der Wanderer [Le voyageur], D. 649
An mein Herz [À mon cœur], D. 860

Program

 G. MAHLER
Lieder eines fahrenden Gesellen [Songs of a Wayfarer]
Rückert-Lieder
SCHUBERT
Fahrt zum Hades [Journey to Hades], D. 526
Lied eines Schiffers an die Dioskuren [Song of a seafarer to the Dioscuri], D. 360
Der Schiffer [The boatman], D. 536
Die Mutter Erde [Mother Earth], D. 788
Prometheus, D. 674
Über Wildemann [Above Wildemann], D. 884
Am Fenster [At the window], D. 878
Der Wanderer [The wanderer], D. 649
An mein Herz [To my heart], D. 860

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cinéma / musique de film

The Lord of the Rings: The Return of the King – En concert à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Debout! Debout cavaliers de Théoden! Car l’heure est enfin arrivée d’assister au dernier épisode de la saga épique de Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi. Joignez-vous aux 250 musiciens de l’Orchestre FILMharmonique, le Chœur des Mélomanes et les Petits Chanteurs du Mont-Royal pour une dernière aventure dans la Terre du Milieu! La partition d’Howard Shore, primée aux Oscars, sera interprétée en direct simultanément au film projeté en haute définition! Pour Eorlingas!

Arise now, arise, Riders of Théoden! For the hour has finally arrived to behold the final installment of Peter Jackson’s epic saga The Lord of the Rings – Return of the King. Join the FILMharmonique Orchestra, the Chœur des Mélomanes and the Petits Chanteurs du Mont-Royal – 250 musicians onstage – on their final journey into the west and experience Howard Shore’s Academy Award®-winning score performed live to the motion picture in HD! Forth Eorlingas!

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hommage / pop-rock / prog

The Musical Box | And Then There Was… Phil à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Enfin, un spectacle digne d’un des artistes les plus marquants de notre époque, à travers l’incroyable répertoire de rock progressif de Genesis – incluant certains des premiers succès du groupe comme Follow You Follow Me et les titres classiques des albums A Trick of the Tail, Wind & Wuthering, And Then There Were Three et Duke. Et quelques surprises… The Musical Box, fidèle à sa réputation de machine à remonter le temps, offre à ce jour sa plus ambitieuse production. Une expérience musicale et visuelle authentique qui s’adresse autant aux inconditionnels que les gens curieux de découvrir un jeune Phil Collins et ses premières prouesses de frontman.

Finally, a show worthy of one of the most influential artists of our time, drawing on the incredible progressive rock repertoire of Genesis — including some of the band’s early hits such as “Follow You Follow Me”, as well as classic tracks from the albums A Trick of the Tail, Wind & Wuthering, …And Then There Were Three…, and Duke. And a few surprises… True to its reputation as a time machine, The Musical Box delivers its most ambitious production to date: an authentic musical and visual experience that appeals both to die-hard fans and to those curious to discover a young Phil Collins and his first feats as a frontman.

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jazz

Kate Wyatt Quartet à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Kate Wyatt et son quartet de jazz présentent un concert pour donner suite à la sortie de leur premier disque Artifact. La pianiste et compositrice, l’une des meilleures musiciennes de jazz de Montréal, donne un aperçu des nombreuses facettes de sa personnalité musicale.

Pianist and composer Kate Wyatt, one of Montréal’s finest jazz musicians, gives audiences a taste of her multifaceted musical personality, shoulder to shoulder with her jazz quartet. This concert follows in the footsteps of the group’s debut album, Artifact.

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Piano / post-romantique / swing

OSM : Marc-André Hamelin retrouve Gershwin

par Rédaction PAN M 360

Énergie, éclat et rythme : la danse est au cœur de ce programme électrisant qui nous plonge dans les ruelles animées de New York. Avec Coincident Dances, la compositrice Jessie Montgomery tisse un kaléidoscope urbain inspiré des rues de New York entre jazz, funk et musique classique. De son côté, Gershwin puise dans les clubs de jazz la matière d’un Concerto en fa qui fusionne le swing et l’élégance classique, résonnant avec panache sous les doigts de Marc-André Hamelin. S’échappant du tumulte de la ville, sur Long Island, Rachmaninov écrit ses Danses symphoniques, dernier éclat d’un romantisme en exil, empreintes de nostalgie et de grandeur. Sous la direction de Gemma New, l’OSM nous entraîne dans un voyage imaginaire à travers la ville qui ne dort jamais – tour à tour électrique, rêveuse et infiniment vivante.

Energy, brilliance, and rhythm: dance is at the heart of this electrifying program that plunges us into the bustling streets of New York. With Coincident Dances, composer Jessie Montgomery weaves an urban kaleidoscope inspired by the city’s streets, blending jazz, funk, and classical music. Gershwin, for his part, draws on jazz clubs for his Concerto in F, fusing swing with classical elegance—resonating with panache under the fingers of Marc-André Hamelin. Escaping the city’s tumult on Long Island, Rachmaninoff writes his Symphonic Dances, the last spark of an exiled Romanticism, steeped in nostalgia and grandeur. Under Gemma New’s direction, the OSM takes us on an imaginary journey through the city that never sleeps—by turns electric, dreamy, and endlessly alive.

Programme

Jessie Montgomery, Coincident Dances
George Gershwin, Concerto pour piano en fa majeur
Sergueï Rachmaninov, Danses symphoniques, op. 45

Program

Jessie Montgomery, Coincident Dances
George Gershwin, Piano Concero in F major
Sergei Rachmaninoff, Symphonic Dances, op. 45

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musique de jeux vidéo

NieR:Orchestra Concert 12026 [YoRHa] à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

AWR Music Productions et SQUARE ENIX sont fiers de présenter NieR:Orchestra Concert 12026 [ YoRHa ]! Par l’équipe qui a bouleversé les attentes avec NieR:Orchestra Concert 12024 [the end of data], venez redécouvrir la musique et la vision de la série sous un nouveau jour. Dirigé par Eric Roth, ce concert proposera une performance immersive réunissant la puissance de l’Orchestre et Choeur FILMharmonique, l’intensité des chanteuses originales de NieR J’Nique Nicole et Emi Evans, des visuels spectaculaires projetés sur un écran géant, ainsi qu’une nouvelle histoire narrée, vous invitant à plonger dans un univers musical élargi de la série NieR. Le concert comprend également des récitations enregistrées par Yui Ishikawa (No.2), Reina Tanaka (No.4), Mio Hana (No.21) et Chihiro Mochida (No.16), présentant des épisodes liés à l’opération « Pearl Harbor Descent Operation », l’histoire préquelle de NieR:Automata. Le récit se déploie en étroite harmonie avec la musique. Joignez-vous à nous pour cette nouvelle expérience exceptionnelle de l’univers en expansion de NieR, en concert.

AWR Music Productions and SQUARE ENIX are proud to present NieR:Orchestra Concert 12026 [ YoRHa ]! From the team that shattered the paradigm with NieR:Orchestra Concert 12024 [the end of data], experience the music and vision anew. Conducted by Eric Roth, this concert will feature an immersive performance which brings together the power the FILMharmonique Orchestra and Choir, the intensity of original NieR vocalists J’Nique Nicole and Emi Evans, stunning visuals on a giant screen, and a new narrated story, inviting you into an expanded musical world of the NieR series. The concert features recorded recitations by Yui Ishikawa (No.2), Reina Tanaka (No.4), Mio Hana (No.21), and Chihiro Mochida (No.16), presenting episodes related to the “Pearl Harbor Descent Operation,” the prequel story to NieR:Automata. The story unfolds, richly integrated with the music. Join us for this awesome new experience of the expanding universe of NieR live in concert.

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électronique / immersif / marionnettes

Festival International de Jazz de Montréal : Kid Koala | The Storyville Mosquito à la Cinquième Salle

par Rédaction PAN M 360

Le spectacle multimédia immersif The Storyville Mosquito par Kid Koala s’arrête au Festival International de Jazz de Montréal une fois de plus à l’été 2026. Venez voir une équipe de 14 artistes donner vie à cette histoire simultanément sur scène et à l’écran. La production intègre des décors miniatures, des marionnettes, de la cinématographie et de la musique live composée par Kid Koala et un trio à cordes. Chaque spectacle est joué, filmé, projeté et mis en musique en temps réel. Une expérience théâtrale drôle, émouvante, à la Chaplin, qui ravira toute la famille. Kid Koala s’est imposé comme un artiste respecté, un compositeur de films, un producteur de théâtre et un artiste visuel. Sa carrière a débuté en tant que DJ en 1994, et ses talents de virtuose lui ont permis d’acquérir rapidement une base d’admirateurs. Toujours innovant, il a rapidement évolué en combinant des platines avec des machines analogiques et des dispositifs de narration visuelle pour créer son style caractéristique. Kid Koala saute sans effort entre des genres aussi éclectiques que le hip hop, l’ambient, l’alternatif, le classique contemporain, le blues, le rock classique et le jazz traditionnel. Il a publié cinq albums solo sur Ninja Tune et trois albums sur Arts & Crafts Records. Il a également tourné avec Radiohead, Arcade Fire, les Beastie Boys, Money Mark, A Tribe Called Quest, Mike Patton, Jack Johnson, DJ Shadow et le Preservation Hall Jazz Band. Il a collaboré avec Deltron 3030, Gorillaz, Lovage, The Slew et le Afiara String Quartet. Il a écrit et produit des albums en collaboration avec les chanteuses Emilìana Torrini et Trixie Whitley et a composé la musique du jeu vidéo multiplateforme Floor Kids.

The immersive multimedia live show The Storyville Mosquito by Kid Koala will make a stop in Montreal during the Festival International de Jazz de Montréal 2025. Kid Koala has established himself as a respected performer, film composer, theatre producer and visual artist. His career began as a scratch DJ in 1994, rapidly growing a cult fan base due to his virtuosic skills. Ever innovating, he quickly evolved into combining turntables with analog machines and visual storytelling devices to create his signature style. Kid Koala jumps effortlessly between genres as eclectic as hip hop, ambient, alternative, contemporary classical, blues, classic rock and traditional jazz. He has released 5 solo albums on Ninja Tune, and 3 albums on Arts & Crafts Records. He has also toured with Radiohead, Arcade Fire, the Beastie Boys, Money Mark, A Tribe Called Quest, Mike Patton, Jack Johnson, DJ Shadow and The Preservation Hall Jazz Band. He has collaborated with Deltron 3030, Gorillaz, Lovage, The Slew and the Afiara String Quartet. He has written and produced collaborative albums with vocalists Emilìana Torrini and Trixie Whitley and scored the multi platform video game Floor Kids. He has contributed to scores for the films The Great Gatsby, Baby Driver, Scott Pilgrim vs. The World, Men Women and Children, Shaun of the Dead and Looper amongst others. He has composed music for The National Film Board of Canada, the Cartoon Network, Sesame Street and Adult Swim. He has also been commissioned to create music for runway shows for Belgian fashion designer Dries Van Noten. He has published the award-winning graphic novels Nufonia Must Fall and Space Cadet.

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arabe / arabo-andalou / chaâbi / Moyen-Orient / Levant / Maghreb / Moyen-Orient / Levant / Maghreb

FMA 2025 | Soirée nostalgique avec Lamia Aït Amara

par Sandra Gasana

La communauté algérienne de Montréal est sortie en grand nombre pour aller voir Lamia Aït Amara, qui en était à son premier séjour dans la métropole. Elle était accompagnée de ses huit musiciens, une condition qu’elle a imposé pour sa première participation au Festival du monde arabe.

Toute vêtue de noir, avec une veste dorée qui se mariait bien à celle des musiciens, elle apparait sur la scène et c’était parti pour les ululations dans la salle, ce cri de célébration, dès les premières notes.

Les musiciens étaient également choristes, ce qui rajoutait de l’intensité au spectacle et contrastait avec la voix mielleuse de Lamia. On lui met le drapeau d’Algérie sur les épaules dès la première chanson, qu’elle dépose ensuite pour le reste du concert.

« Ce soir est encore plus spécial puisque c’est la date si chère à notre cœur, la journée qui symbolise le courage, la résistance, la soif de liberté pour notre chère Algérie », évoquant le début de la guerre d’Algérie.

Certaines chansons débutent uniquement avec l’oud, alors que d’autres commencent avec la flûte ou le piano, avant que les autres instruments s’insèrent les uns après les autres. Nous avons eu droit à un enchainement de plusieurs classiques de la musique algérienne que la salle connaissait par cœur. Alors que les places sont assises au National, plusieurs se sont mis debout pour danser, tellement l’envie était forte.

La salle était quasiment pleine, avec des spectateurs de tous âges mais principalement dans la quarantaine et au-delà. Ses chansons parlent beaucoup de l’Algérie mais aussi d’amour, de ce que j’ai pu en tirer avec le peu d’arabe qu’il me reste.

Lamia s’adresse principalement en français à son public mais le fait également en arabe, rajoutant quelques blagues au détour. Alors qu’elle est plutôt dans la retenue durant les premières chansons du spectacle, on sent qu’elle se dégourdi de plus en plus et se met même à faire des pas de danse par moments.

La soirée devient de plus en plus festive après le court entracte. « On va faire un programme très nostalgique », annonce-t-elle à son public avant d’entamer une chanson en français aux allures de boléro mais chantée à la façon orientale, débutant avec un solo de piano.

« J’avais peur de venir à Montréal, je me demandais s’il y aurait du monde. Mais là, ça me donne envie de revenir », avoue-t-elle.

Elle reprend la fameuse chanson « Historia de amor », qu’elle chante en espagnol et en arabe avec beaucoup de justesse. Certaines chansons débutent calmement, s’accélèrent au fur et à mesure tout en rajoutant les applaudissements et les ululations de la foule pour arriver à un bouquet final explosif. Parmi les reprises qui ont été appréciées, figurait LA fameuse chanson de Rachid Taha, « Ya Rayah », Lamia laissant le public chanter à sa place. Les danseurs deviennent plus nombreux, quittant leur siège pour se rendre sur les côtés afin d’avoir plus de place pour danser.

Mais la danseuse qui a volé la vedette est une jeune fille d’une dizaine d’années qui s’est retrouvée sur la scène à la toute fin du spectacle et qui s’est mise à danser avec classe et beaucoup d’assurance. Elle a également eu droit à un drapeau algérien autour des épaules, comme si le flambeau lui était passé.

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électro-pop / indie pop / nu-disco / rock alternatif

Coup de coeur francophone : Chaude Chaleur, Charly Darling et Céréales Dauphin au Quai des brumes

par Rédaction PAN M 360

Chaude Chaleur

Dans la cage d’escalier d’un cégep en jazz, ces ami·es-là sont devenu·es un groupe de musique : Chaude Chaleur. D’une énergie intime explosive, le sextet décomplexé explore les couloirs jazz, R&B, néo soul, pop, nu funk et disco avec un vouloir, toujours et fort, d’émancipation avec le « É » majuscule. Incarnés, éclectiques, humains, devant les foules, ces artisans libres de la chanson québécoise marquent les esprits avec toutes les notes que ça exige, un sax enivré, des guitares qui shredent, du groove sans bon sens et une voix digne des divas Québ’ de la fin des années 1970, début des années 1980. C’est à croire que le nom veut tout dire.

In the stairwell of a jazz CEGEP, these friends became a band: Chaude Chaleur. With explosive, intimate energy, the unrestrained sextet explores jazz, R&B, neo-soul, pop, nu-funk, and disco, driven by a relentless desire for emancipation, with a capital “E.” Embodied, eclectic, human, in front of crowds, these freewheeling artisans of Quebec song leave their mark with every note it takes: a drunken sax, shredding guitars, unbridled groove, and a voice worthy of Quebec divas from the late 1970s to early 1980s. You’d almost think their name says it all.

Charly Darling

Charly Darling, c’est un rêve fiévreux, une indie pop transcendante, une nébuleuse de drum machine et de synthétiseurs. Sur des couleurs hypersaturées, des presque-halos puisés à la source des féériques fresques des grandes enchanteresses de la noble lignée des Pelgag et des B, les mélodies de Charly planent, très haut, comme sa voix, et s’accrochent, très fort, comme les rythmes de ses chansons-flashes.

Charly Darling is a feverish dream, transcendent indie pop, a nebula of drum machines and synthesizers. Against hypersaturated colors and near-halos drawn from the magical frescoes of the great enchantresses of the noble lineage of Pelgag and the B’s, Charly’s melodies soar high, just like her voice, and cling tightly, just like the rhythms of her flash-song bursts.

Céréales Dauphin

Céréales Dauphin, c’est la rencontre de cinq amis unis par une passion commune et un son fièrement québécois. Inspirés par les musiques qui ont envahi l’internet depuis leur enfance, ils transforment cette diversité en un univers éclectique mais toujours familier. Leurs compositions accrocheuses, pensées pour être chantées ensemble, dégagent une énergie réconfortante et festive qui rapproche instantanément les gens.

Céréales Dauphin is the coming together of five friends united by a shared passion and a proudly Quebecois sound. Inspired by the music that has flooded the internet since their childhood, they transform this diversity into an eclectic yet familiar universe. Their catchy compositions, designed to be sung together, radiate a comforting, festive energy that instantly brings people closer.

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Ce contenu provient de Coup de cœur francophone et est adapté par PAN M 360

country / folk

Odie Harr à la Casa del Popolo : une joyeuse pagaille montréalaise

par Félicité Couëlle-Brunet

La formation montréalaise Odie Harr a rempli Casa del Popolo pour son concert hier soir, et l’énergie était tout simplement contagieuse. Je ne les avais pas revus depuis leur premier concert au Turbo Haüs, mais l’esprit était tout aussi vivant, peut-être même plus sauvage cette fois. La scène était bondée avec un violon, un accordéon, une trompette, un trombone et une rotation d’amis qui semblaient apparaître et disparaître au milieu du set, alimentant le rythme spontané du groupe.

Les performances d’Odie Harr sont des rassemblements rares… Apparemment, la formation complète ne parvient à se réunir que pendant les concerts, ce qui rend chaque événement unique. Leur musique brouille la frontière entre la répétition et la révélation, équilibrant des racines folk et une improvisation expérimentale. Le résultat est un son qui semble communautaire et vivant, comme une parade de rue comprimée dans une petite salle.

Ce qui rend ce groupe spécial, c’est la façon dont ils jouent les uns pour les autres et avec les autres ; pas de hiérarchie, juste un entrelacs de mélodies, de rires et de confiance. Les regarder, c’est comme entrer dans une célébration dont on ignorait l’absence. Au Casa del Popolo, la joie était bien réelle, et le chaos était parfaitement orchestré.

jazz

ONJ | Des hommes et leur cheffe d’orchestre jazzent au féminin…brillamment!

par Michel Labrecque

On va se le dire d’emblée: je suis un grand fan de cet orchestre, qui rassemble la crème de la crème – une expression suédoise, le savez-vous? – des musiciens de jazz de Montréal, dans une formule big band de haut niveau.

Après un excellent hommage au génie musical brésilien Hermeto Pascoal, ce concert était dédié aux compositrices de jazz, de 1929 à 2025, sous la direction de la pianiste et compositrice Marianne Trudel.

« Je suis une nerd », nous a-t-elle déclaré au départ, « je vais procéder de façon chronologique ». Nous avons donc entendu Mary Lou Williams, pianiste, arrangeuse et compositrice, dans des pièces datant respectivement de 1929, 1947 et 1968. Ceci donnait un formidable portrait de l’évolution du jazz, démarrant avec un jazz post ragtime et nous amenant vers des arrangements plus complexes, qui flirtaient avec la dissonance dans la pièce Lonely Moments. Tout ceci était parsemé de solos de chaque membre de ce groupe décidément de plus en plus soudé.

Il s’est trouvé que, juste avant d’écrire cette chronique, je prenais mon second café matinal en écoutant ma station radio de jazz préférée sur internet. Et j’entend une pièce chorale inconnue et magnifique. C’était une composition de Mary-Lou Williams, Black Christ of the Andes. Ce qui démontre la diversité de ses compositions, au-delà du big band.

Par la suite, nous avons visité l’univers de la Japonaise Toshiko Ayoshi, pour nous plonger dans les années 70. Puis, est arrivé le tour de Maria Schneider, qui a été mon coup de cœur personnel.

Marianne Trudel nous a appris qu’elle avait travaillé avec le fantastique arrangeur Gil Evans, connu pour son travail avec Miles Davis, comme copiste, ce qui lui a permis d’apprivoiser la complexité musicale en profondeur. Par la suite, Maria Schneider a développé son propre style, que Trudel n’hésite pas à qualifier de « sensibilité féminine », pour faire sonner un ensemble de jazz totalement différemment de la plupart des bigs bands.

Je connaissais Schneider en partie, mais, j’ai eu l’impression de m’envoler en écoutant l’ONJ interpréter deux pièces de cette grande dame. Les couleurs sont si particulières, les arrangements chatoyants, l’oreille est toujours interpellée par des harmonies intrigantes. Sur Dança Llusoria, André Leroux, davantage connu pour son brillant travail au saxophone, nous a mené vers une autre dimension avec un très long solo de clarinette, dans une musique post saltimbanque déconstruite…

Pour moi, ce voyage musical féminin s’est poursuivi dans la découverte: la Canadienne Anna Weber, aujourd’hui expatriée à New-York et la Japonaise Satoko Fujii, toutes les deux dans un registre plus contemporain mais hyper intéressant. Je vais aller les écouter sur disque, c’est sûr.

Pour finir, dans une sorte de rappel, nous avons eu droit à Vent Solaire, de Marianne Trudel, elle-même, qui avait déjà été enregistrée par l’ONJ. C’était…solaire! Dix-sept hommes ont rendu hommage aux femmes de façon brillante!

En quittant la salle, j’ai entendu une femme dire à son amie: « Je n’avais aucune idée qu’un big band pouvait faire de la musique comme ça ». Voilà pourquoi il ne faut pas hésiter à aller voir l’ONJ.

Avant le concert, j’ai eu la chance de jaser rapidement avec Marianne Trudel. Je lui ai fait part de mon étonnement, très profane, qu’une de mes compositrices de jazz préférées, l’Américaine Carla Bley, ne soit pas au programme. Elle m’a laissé entendre que nous entendrons probablement Carla dans un prochain concert. À suivre…

D’ici là, le prochain rendez-vous de l’ONJ est le 17 novembre pour entendre Charlie Parker with Strings, sous la direction de l’excellent saxophoniste Samuel Blais.

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art sonore / Experimental

Akousma | Tourbillons et stridulations : plongée sensorielle

par Marc-Antoine Bernier

Pour le deuxième bloc de la soirée d’Akousma, le festival de musique électroacoustique proposait une expérience d’immersion totale dans le dôme de haut-parleurs de l’Espace C. Deux artistes, le Québécois Christian Bouchard et le Viennois Robert Schwarz, y ont présenté des pièces explorant les matières sonores, qu’elles soient plastiques ou biologiques, artificielles ou organiques.
Avec Spirale plastique (2024), Christian Bouchard nous plonge dans un océan de matières flottantes. Divisée en segments séparés par des silences, la pièce alterne immersion et respiration : chaque pause agit comme une remontée à la surface du continent plastique avant de replonger vers un nouveau secteur sonore. Dans le dôme de haut-parleurs, la notion de vortex se matérialise. Les sons tourbillonnent, se creusent, s’entrechoquent. On se sent happé, ballotté au cœur de ces courants océaniques convergents, sans repère ni centre. Sur le plan énergétique, la pièce oscille entre tension et suspension : les élans nerveux et les moments d’apaisement se croisent, parfois s’opposent, parfois se confondent. Bouchard y compose une spirale sonore où le désordre devient beauté, et où l’on se perd avec une étrange fascination.

Puis, dans l’obscurité quasi totale, Robert Schwarz ouvre un tout autre monde. Sa pièce Stridulations 1–14 (2024–2025) évoque les voix du minuscule, ces pépiements et rugissements modulés qu’émettent les insectes et les arthropodes en frottant leurs corps l’un contre l’autre. Le public, plongé dans le noir, les yeux clos, adopte soudain la perspective de ces créatures qui perçoivent sans voir. Le son devient matière vibrante : il se déplace, frôle, pénètre. Dans le dôme, chaque fréquence semble effleurer la peau. Certaines vibrations sont si précises qu’elles déclenchent une réaction physique, presque tactile, qui évoque une synesthésie implicite entre le corps et l’espace. On se perd dans ce monde sonore imaginé, à la frontière du naturel et du synthétique. Les stridulations se multiplient, se croisent, s’éloignent, jusqu’à former un réseau vivant, à la fois hypnotique et déroutant. Pendant trente minutes, le réel se dissout : seule demeure cette communication d’un autre ordre, primitive, élémentaire, où l’écoute devient un sens animal.

Ce Bloc 2 d’Akousma offrait deux expériences radicalement immersives, où la matière sonore devient terrain d’exploration. Bouchard nous confrontait à la dérive plastique du monde moderne, tandis que Schwarz réinventait la perception à travers les langages microscopiques du vivant. Deux plongées vertigineuses dans la matière du son, oscillant entre le tangible et l’invisible.

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