expérimental / immersion

MUTEK : ArtIA – Wilding AI présente Feral Frequencies à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Le collectif Wilding AI présente FERAL FREQUENCIES, une composition collective développée lors d’une résidence de deux semaines au Laboratoire formes · ondes de l’Université de Montréal. Cette pièce constitue l’aboutissement de deux années d’expérimentation et de recherche-création sur l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle pour la spatialisation sonore.
La composition s’articule autour de quatre thèmes centraux explorés par le collectif : la souveraineté émotionnelle, des données qui comptent, les formes algorithmiques des récits et casser les machines / tisser des liens.
Diffusée à travers les 93 haut-parleurs de la Satosphère, cette création propose une expérience sonore de pointe à l’intersection de la scénophonie — domaine d’expertise de la SAT — et des technologies émergentes en intelligence artificielle.

The Wilding AI collective presents FERAL FREQUENCIES, a collective composition developed during a two-week residency at the Université de Montréal’s Laboratoire formes · ondes. This piece marks the culmination of two years of experimentation and research-creation exploring the use of artificial intelligence tools for sound spatialization.
The composition is structured around four central themes explored by the collective: Emotional Sovereignty, Data That Matters, The Algorithmic Shape of Stories and Breaking Machines / Making Kin.
Channeled through the Satosphere’s 93 speakers, this creation offers a cutting-edge sonic experience at the intersection of scenophony — one of the SAT’s research expertise — and emerging artificial intelligence technologies.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de MUTEK et est adapté par PAN M 360

classique / post-romantique

Virée classique | Les Planètes de Holst : séduisantes dans un espace intersidéral… pas tout à fait silencieux

par Sami Rixhon

Sans être transcendante, la performance des mythiques Planètes de Gustav Holst par l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), donnée hier soir à la Maison symphonique, était séduisante, et lançait les festivités en salle de cette 12e Virée classique sur une bonne note.

Le premier mouvement, Mars, celui qui apporte la guerre, est convaincant, et laisse entrevoir un orchestre en pleine maîtrise. Les attaques « star warsiennes » sont précises, impitoyables et lourdes à la fin du mouvement, et l’équilibre entre les sections est réussi. Le seul reproche, c’est qu’il me semble parfois manquer de subtilité dans les nuances entre les différentes planètes (même dans un seul mouvement) : dans un poème symphonique aussi profondément imagé que ce chef-d’œuvre de 1917 de Holst, ça enlève une partie de l’expérience.

Des tableaux comme Mars, celui qui apporte la guerre ou Jupiter, celui qui apporte la gaieté s’inscrivent parfaitement dans l’esprit de la Virée classique : les mélodies sont mémorables, accessibles, et quand l’OSM décide d’y aller au maximum, c’est d’un grandiose brillant. D’autres planètes sont pourtant plus difficiles d’accès, poussant les oreilles curieuses dans des recoins jusque-là insoupçonnés, comme Uranus, le magicien, à la superposition rythmique éclatée et audacieuse.

Toutefois, même si l’événement se veut accessible au grand public, il faudrait peut-être apprendre à certaines personnes dans la salle le b.a.-ba des codes de la musique classique. Ou le savoir-vivre, rien que ça. S’il est magnifique de voir des personnes de tous les horizons découvrir les joies de la musique classique pour la première fois, ce n’est pas pour autant qu’il faut excuser à ces débutants des comportements complètement irrespectueux pendant un spectacle.

Habituée à l’inévitable opéra de la toux, la Maison symphonique accueillait cette fois-ci, à son grand désarroi, une éreintante symphonie de chuchotements et de sonneries de téléphone peu discrètes. De tous les côtés.

Une (dés)honorable mention au couple juste derrière-moi, incapable de ne pas placer plus de dix secondes un commentaire dont on se serait bien passé tout le long du spectacle. Si c’est pour casser les pieds de la rangée en entier, autant rester à la maison, à écouter Les planètes sur votre bête enceinte. Parce que, clairement, nous n’avions pas affaire ni à des mélomanes, ni à des audiophile… Plutôt à des parasites sonores.

Neptune, le mystique, avec son chœur de femmes judicieusement dissimulé pour la surprise derrière la scène, conclut d’une jolie manière cette soirée en demi-teinte. Demi-teinte, dis-je, et ce ne sera pas la faute de l’OSM.

Crédits photo : Antoine Saito

Publicité panam
classique / orchestre

Virée classique : L’Harmonie des jeunes de la Virée au Complexe Desjardins

par Rédaction PAN M 360

L’Harmonie des jeunes de la Virée vous transporte à travers des paysages sonores pittoresques! Entre l’innocence du printemps, l’intensité des orages, la douceur d’octobre et l’énergie volcanique du Vésuve, chaque note évoque une émotion. Venez vivre cette expérience musicale où la beauté et la puissance de la nature prennent vie à travers la musique!

The Harmonie des jeunes de la Virée is set to transport you through scenic soundscapes! Be it springtime innocence, the fury of thunderstorms, the clement October weather, or the volcanic might of Mount Vesuvius, every note summons emotion. Enjoy this musical experience in which the beauty and power of nature come together through music!

Programme/program

Alfred Reed, Hounds of Spring
Jack Wild, Come Down Rain
Eric Whitacre, October
Frank Tichelli, Vesuvius
Rossano Galante, The Wilderness

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

Ce contenu provient de l’OSM et est adapté par PAN M 360

classique

Virée classique | Orchestre de cuivres Griffon : de l’Écosse à l’Italie

par Sami Rixhon

Agréable performance de la part de l’Orchestre de cuivres Griffon, dirigé par Vincent Brossard, qui prenait d’assaut le Complexe Desjardins vendredi à 17h. Le programme, très globe-trotteur, s’éloignait des clichés habituels des ensembles du même genre, pour le mieux.

Belle entrée en matière avec Shine as the Light, de Peter Graham, aux accents rappelant la musique jazz ou même des airs d’Aram Khatchatourian. Les attaques sont précises, ce qui est à souligner quand on sait à quel point les cuivres possèdent des embouchures particulièrement compliquées. L’ensemble est composé d’une trentaine de musiciens, certains plus âgés et expérimentés que d’autres, dont un trio de percussionnistes qui aide l’orchestre à aller chercher des couleurs manquantes aux cuivres.

Les sons feutrés, moins éclatants que les airs aiguës des trompettes, comme ceux des cors ou des trombones, ressortent difficilement dans l’acoustique étrange d’un endroit comme le Complexe Desjardins. Et ça, l’ensemble n’y peut rien. 

Certaines notes manquent parfois de justesse, mais il faut rappeler que l’Orchestre de cuivres Griffon n’est pas composé de professionnels, et que, pour un ensemble amateur, le niveau est déjà bien respectable.

Saluons d’abord l’immense technique du tubiste Samuel Hannan sur les Thème et variations sur le Carnaval de Venise, dont les doigts auraient pu prendre feu dans les dernières secondes de la pièce!

Le programme proposé par l’Orchestre de cuivres Griffon évoque aux travers de ses airs les paysages naturels de la Norvège, de Venise, ainsi que des Highlands écossais. L’ensemble décide de ne pas jouer dans le connu, de ne pas interpréter un Star Wars ou un Rocky, aux hymnes de cuivres sous testostérone, qui leur auraient pourtant permis de mettre le public dans sa poche avec un thème qu’il a déjà entendu 1000 fois.

C’est audacieux et honorable de leur part.

L’orchestre clôture sa première de deux apparitions à la Virée classique avec une très belle performance du Resurgam d’Eric Ball, un classique dans le monde des brass bands, détaille M. Brossard.

Sympathique et original!

Programme

Peter GrahamShine as the Light

Bert AppermontThe Green Hill

Edvard GriegThe Last Spring

Philip SparkeAlladale

Paul Lovatt-Cooper, Where Eagles Sing

Jean-Baptiste Arban, Thème et variations sur le Carnaval de Venise

Eric BallResurgam

Crédits photo : Vincent Lagueux

Publicité panam
alt-rock / indie rock / post-grunge

Silversun Pickups au Théâtre Beanfield

par Rédaction PAN M 360

Avec leur son organique mais richement atmosphérique, le groupe de rock alternatif de Los Angeles Silversun Pickups a contribué à faire connaître la scène ultra-branchée de Silver Lake grâce à son succès critique et commercial au XXIe siècle. Après des débuts en 2005, ils deviennent des favoris des radios indépendantes jusqu’à leur percée grand public avec Swoon en 2009. À chaque nouvel album, le groupe continue d’évoluer, intégrant des éléments orchestraux et des textures synthétiques à son son percutant, comme en témoignent Neck of the Woods (2012), qui atteint les sommets des classements, et Widow’s Weeds (2019), produit par Butch Vig. En 2022, le quatuor sort son sixième album, Physical Thrills.

With their organic but richly atmospheric sound, Los Angeles alternative rock band Silversun Pickups helped put the über-hip Silver Lake scene on the map with their critical and commercial success in the 21st century. Debuting in 2005, they were indie radio favorites until their mainstream breakthrough, Swoon, arrived in 2009. With each subsequent release, the band continued to evolve, incorporating orchestral elements and synth sheen to their driving sound with albums such as 2012’s chart-peak Neck of the Woods and 2019’s Butch Vig-produced Widow’s Weeds. In 2022, the quartet released their sixth set, Physical Thrills.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient d’AllMusic et est adapté par PAN M 360

autochtone / R&B / soul-pop

Présence Autochtone : Eadsé aux Jardins Gamelin

par Rédaction PAN M 360

Eadsé, qui signifie « mon bon ami » en wendat, est une auteure-compositrice-interprète wendate établie à Montréal. Ancrée dans les traditions de ses ancêtres, elle puise son inspiration chez son grand-père, membre du clan du Loup et de la famille du Corbeau. En 2021, elle a lancé My Good Friend, son premier EP, en collaboration avec Emmanuel Alias. Son morceau instrumental Oné-Onti, un hommage à Max Gros-Louis, a été écouté plus de six millions de fois en ligne. À l’été 2022, elle a enregistré Stay avec Trey Vittetoe (qui a collaboré avec Selena Gomez et Miley Cyrus). Après la sortie de Owen II et I’ll Keep Dreaming, Eadsé dévoile Healer, son premier album très attendu, prévu pour le 7 mars 2025. Mêlant pop-soul et influences R&B, ce disque profondément introspectif aborde la guérison, la résilience et le lâcher-prise avec une sincérité touchante. Chanté en français, en anglais et en wendat, Healer est une invitation à un voyage intérieur et apaisant.

Eadsé, meaning « my good friend » in Wendat, is a Wendat singer-songwriter based in Montreal. Rooted in the traditions of her ancestors, she draws inspiration from her grandfather, a member of the Wolf Clan and the Raven family. In 2021, she released My Good Friend, her debut EP, in collaboration with Emmanuel Alias. Her instrumental track Oné-Onti, a tribute to Max Gros-Louis, has garnered over six million streams online. In the summer of 2022, she recorded Stay with Trey Vittetoe (Selena Gomez, Miley Cyrus). Following the release of Owen II and I’ll Keep Dreaming, Eadsé unveils Healer, her highly anticipated debut album, set for release on March 7, 2025. Blending pop-soul with R&B influences, this deeply introspective record explores healing, resilience, and letting go with heartfelt sincerity. Sung in French, English, and Wendat, Healer is an invitation to an introspective and soothing journey.

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

Ce contenu provient de Présence Autochtone et est adapté par PAN M 360

DJ set / électronique / techno

MUTEK : MÉTROPOLIS 1 au MTelus

par Rédaction PAN M 360

Métropolis prend le contrôle du MTELUS les vendredi et samedi soirs, avec deux nuits dédiées aux musiques électroniques les plus physiques et hypnotiques.
S’il y a une nuit où la puissance du direct prend tout son sens, c’est bien Métropolis 1. Avec cinq performances qui présentent un spectre large de la techno, cette soirée réunit légendes et révélations puissantes pour une expédition jusqu’à l’aube !

Métropolis takes over MTELUS on Friday and Saturday nights with two evenings dedicated to the most physical and hypnotic forms of electronic music.
If there’s one night where the power of live performance truly resonates, it’s Métropolis 1. With five sets spanning the full range of techno, the evening brings together iconic figures and potent new voices for an expedition that carries on until dawn!

France Jobin & Markus Heckmann

Avec Lueurs Quantiques, France Jobin et Markus Heckmann plongent dans les paradoxes de l’antimatière à travers le son modulaire, la lumière et la brume. Des textures sonores fragmentées, denses et chirurgicales évoquent des collisions quantiques, tandis que les visuels réactifs façonnent un paysage en perpétuelle mutation.

In Lueurs Quantiques, France Jobin and Markus Heckmann delve into the paradoxes of antimatter through modular sound, light, and haze. Collision-like sonic textures—dense, fragmented, and precise—merge with real-time visuals to create a quantum-inspired landscape. Shifting beams and shadows sculpt a fleeting architecture of energy and abstraction.

machìna

Entre introspection et énergie collective, machìna délivre des compositions sonores en mouvement où improvisations modulaires et voix limpides se rencontrent. Basée entre Tokyo et Berlin, l’artiste sud-coréenne puise dans sa formation classique en chant et son profond amour du jazz pour créer une musique à la fois maîtrisée et ludique.

Between introspection and collective energy, machìna composes shifting soundscapes where modular improvisations and pristine vocals meet. Based between Tokyo and Berlin, the South Korean artist draws on a background in classical vocal training and a deep love of jazz to create music that feels both deliberate and playful.

Aurora Halal

Exploratrice d’un son techno psychédélique et profondément atmosphérique, Aurora Halal tisse des sets chargés d’émotions, à la fois physiques et spirituels. Issue de la scène underground nord-américaine, elle cultive depuis plus de dix ans une approche artisanale et engagée, animée par le désir de bâtir des espaces de fête émancipateurs et durables. À travers l’utilisation de machines analogiques, son esthétique oscille entre intensité brute, sensualité trouble et élans hallucinatoires.

Known for her shadowy, psychedelic sound, Aurora Halal crafts dancefloor experiences that are as emotionally resonant as they are rhythmically intense. Rooted in a decade-plus of underground activity, her work is shaped by a DIY ethos and a drive to create transformative spaces. Her sound blends raw hardware techno with hypnotic sensuality, navigating euphoric highs and dark, immersive depths with intuitive flair.

Kevin Saunderson & Dantiez présentent e-Dancer

Kevin Saunderson et Dantiez ravivent e-Dancer avec un live puissant mêlant techno soulful de Detroit, grooves ciselés et intensité émotionnelle. Ancré dans une riche tradition mais résolument moderne, leur performance révèle un design sonore raffiné, des rythmes infatigables et une approche créative entre héritage et innovation.

Kevin Saunderson and Dantiez revive e-Dancer with a powerful live set that blends soulful Detroit techno, intricate grooves, and emotional intensity. Rooted in deep tradition yet sharply modern, their performance showcases a refined sound design, muscular rhythms, and a creative process steeped in both legacy and innovation.

Speedy J

Figure de proue de la techno européenne, Jochem Paap, plus connu sous le nom de Speedy J, explore depuis plus de trente ans l’ensemble du spectre des musiques électroniques avec une curiosité et une inventivité inébranlables. De ses débuts sur le label Plus 8 de Richie Hawtin à ses albums phares parus chez Warp et Novamute, Paap a toujours envisagé le son comme un terrain d’évolution plutôt qu’un cadre figé.

A foundational figure in European techno, Jochem Paap—better known as Speedy J—has spent over three decades traversing the full spectrum of electronic music with unwavering curiosity and innovation. From his early days on Richie Hawtin’s Plus 8 label to landmark releases on Warp and Novamute, Paap has always approached sound as a space for evolution, not repetition.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de MUTEK et est adapté par PAN M 360

autochtone / musique contemporaine

Présence autochtone | Forestare : la force tranquille de la musique et des valeurs

par Frédéric Cardin

La Place des Festivals était somme toute calme et tranquille dimanche soir pour le spectacle Passeurs de l’ensemble Forestare (en format réduit), accompagné de Pierre-Alexandre Maranda à la contrebasse et de Jacques Newashish et Andrée Levesque Sioui aux chants et contes. Tranquille, oui, mais d’une bonne manière, c’est-à-dire celle d’un public attentif et respectueux du message véhiculé, et de l’ambiance sereine qui se dégageait de la musique exécutée.

Les quatre guitares sur place (Alexandre Éthier, Olivier Labossière, Simon Auger, Francis Brunet-Turcotte) ont soutenu, accompagné et commenté les interventions narratives et parfois chantées des deux artistes autochtones, l’Atikamekw Newashish et la Wendat Lévesque Sioui. Le concept de Passeurs, le titre de cette création, est un hommage aux transmetteurs de savoir, de sagesse et de valeurs. Kondiaronk, celui qui a laissé son nom au belvédère sur le Mont-Royal et artisan de la Grande Paix de Montréal de 1701 entre 39 Nations et les nouveaux colons européens, a été remercié et hommagé.

Puis, les deux artistes autochtones québécois ont offert des impressions de sagesse, inspirée des valeurs de respect de la Nature et du Monde qui nous entoure, à travers des commentaires, des poèmes, des chants (celui au ‘’frère loup’’ de Newashish était particulièrement touchant, ainsi que la dernière intervention d’Andrée Lévesque Sioui. Cette dernière a une voix superbe, porteuse, limpide et très juste). Je tiens à souligner l’intégrité artistique du Festival Présence autochtone qui ose offrir ce genre de création contemporaine, accessible mais plus exigeante en attention que la moyenne des gros shows donnés par les autres festivals sur la même place.

Pour ma part, j’apprécie les premiers, mais les deuxièmes font beaucoup de bien et donnent l’occasion au public de profiter de cet espace d’une manière beaucoup plus apaisée. Cela dit, j’aimerais pouvoir entendre cette musique, souvent ambiante et atmosphérique, dans un contexte acoustique plus intime, et surtout sans super amplification, qui sature les sons acoustiques délicats offerts par les guitares, la contrebasse et les voix. Je pense qu’on apprécierait alors de façon plus authentique les liens symboliques entre la partition et les valeurs naturalistes et humanistes qui y sont véhiculées. N’empêche, c’était un très beau concert. 

Publicité panam
folk-pop / latino

Sara Curruchich en concert au Balattou : porteuse de modernité maya et féministe

par Frédéric Cardin

On vous avait parlé d’elle l’automne dernier alors qu’elle était programmée à Mundial Montréal, dans un entretien réalisé par le collègue Michel Labrecque (LISEZ L’ENTREVUE ICI). Descendante maya, spécifiquement du groupe Kaqchikel, et située au Guatemala, Curruchich défend non seulement les droits de son peuple, mais en bonne militante intersectionnelle contemporaine elle porte aussi la voix des femmes de son pays. Militante autochtone et féministe, donc, qui s’exprime à travers une musique folk-pop teintée de rock, mais surtout d’engagement et d’intensité. 

La dame était de passage hier soir au club Balattou. La même présence forte sur scène, celle qu’on avait remarquée au Mundial, est là, immanente et communicative. Il y a quelque chose de Llasa de Sela chez Sara, mais bien moins pudique, plus extravagant. Les mélodies sonnent justes, authentiques (et parfois elles le sont, pigées dans le folklore local ou plus largement latinoaméricain), mais sont pour la plupart sorties de la plume alerte de l’artiste. Elle est accompagnée d’une batterie, d’une basse et, surtout, d’un marimba qui apporte toute la couleur spécifique à cette musique. Curruchich chante et joue de la guitare, mais se joint parfois à sa collègue au dit marimba dans des élans vivifiants à quatre mains. 

La voix, parfois fragile mais généralement très juste, a ce petit côté éraillé trempé dans la nature et le terroir. Elle n’est cependant pas dénuée de puissance lyrique et, lorsque ces moments arrivent, la rondeur est belle, équilibrée. 

Voici une artiste qui titille autant les émotions que la conscience, d’une façon originale et personnelle. Souhaitons qu’elle soit de retour souvent. 

autochtone / Maori Traditional Music / musique contemporaine

Présence autochtone 2025 | Baleines sans frontière

par Frédéric Cardin

La création mondiale du Chant de la baleine, un projet australo-canadien mettant en scène l’ensemble Oktoecho, de Montréal, et des artistes autochtones d’Australie et de Nouvelle-Zélande, avait lieu hier soir sur la Place des Festivals. Dans l’entrevue accordée à mon collègue Alain Brunet, la co-compositrice de l’œuvre, l’Australienne Corrina Bonshek révèle ne pas avoir écrit de notes pour les musiciens et musiciennes solistes et avoir plutôt proposé des paysages à habiter. C’est exactement l’effet que la musique de près de 90 minutes a offert aux spectateurs : un vaste panorama à l’atmosphère généralement contemplative et spirituelle. Au gré des instruments et des voix traditionnelles (chants de gorge inuits, didgeridoo australien, kemancheh persan, flûte traditionnelle et conque océane aborigène, etc.) lentements déployés, le paysage s’épanouit en successions de passages calmes (majoritaires) et animés (occasionnels). Le duo de chanteuses inuites nous a renseigné, avec exemple à l’appui, sur le caractère ludique et compétitif du chant de gorge, un moment très sympathique. 

LISEZ L’ENTREVUE AVEC LES CO-COMPOSITRICES DU CHANT DE LA BALEINE

Comme mentionnés, les rares moments accélérés ont donné un peu de pep au spectacle, dont la valeur artistique et esthétique me semble plus agréable à expérimenter en salle qu’à l’extérieur, à moins d’une mise en espace visuelle plus holistique. Quelques longueurs ont parsemé le déroulement. C’est une première, il reste donc du temps pour affiner des détails et accélérer le pacing entre les pièces, qui semblait parfois indécis. 

Je noterai aussi que la structure narrative de l’ensemble du concert pourra échapper à plusieurs, car le lien avec les baleines devient parfois indicible. Cela dit, l’œuvre est aussi une grande fresque teintée de symbolisme, et non un théâtre musical qui raconte une histoire précise. 

Malgré ces bémols bien intentionnés, je reste imprégné des ambiances prenantes et envoûtantes créées par les co-compositrices Katia Makdissi-Warren et Corrina Bonshek, ainsi que tous les artistes sur scène, dans ce crossover étoffé habité des meilleures intuitions spiritualo-environnementalistes. 

Une deuxième perfo a lieu ce soir sur la Place des festivals

Co-dirigé et composé par Corrina Bonshek (Australie) et Katia Makdissi-Warren (Canada), en étroite collaboration avec des artistes de renom :

  • Whaia Sonic Weaver – chanteuse maorie
  • Oncle Bunna Lawrie – chanteur, conteur et activiste aborigène
  • Nina Segalowitz & Lydia Etok – chanteuses de gorge inuites et codirectrices artistiques d’Oktoecho
  • Et les musiciens : Greta Kelly, Étienne Lafrance, Bertil Schulrabe, Michael Askill et Jason Lee Scott

chanson / folk

Stéphane Lafleur en solo à la salle Claude-Léveillée

par Rédaction PAN M 360

Entrez dans une ambiance intime et poétique de l’auteur-compositeur- interprète Stéphane Lafleur, du groupe folk Avec pas d’casque, dans ce rare spectacle en solo. Alors que son groupe country-folk Avec pas d’casque terminait l’automne dernier une tournée de plusieurs mois à travers le Québec, le cinéaste et musicien Stéphane Lafleur présente – le temps d’une soirée – 25 ans de chansons — anciennes, récentes et inédites. Une rare occasion de l’entendre dans une formule dépouillée, qui met en lumière la finesse de son écriture et la délicatesse de son univers sonore. À la fin du spectacle, participez à un moment d’échange privilégié avec l’artiste.

Immerse yourself in the intimate and poetic ambiance of singer-songwriter Stéphane Lafleur—of the folk group Avec pas d’casque—at this rare solo show. With his country-folk group Avec pas d’casque having wrapped up a months-long tour across Quebec this past fall, filmmaker and musician Stéphane Lafleur is spending an evening performing twenty-five years’ worth of songs—old, new, and unreleased. It’s a rare opportunity to hear him in a stripped-down performance that will highlight his songwriting finesse and delicate sound. After the show, stay around for a special chat with the artist.

LES BILLETS POUR CE SPECTACLE SONT ÉPUISÉS!

Ce contenu provient de la Place des Arts et est adapté par PAN M 360

DJ set / spoken words / techno

Dômesicle x HALTE — Pariah • J.rom • UME à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Une nuit pour plonger dans les profondeurs hypnotiques de la techno avec Wata Igarashi, figure clée de la scène japonaise, Marie Davidson, icône d’ici dont la réputation n’est plus à faire, et Asha, du collectif montréalais Ether. Producteur le jour et maître des atmosphères psychédéliques la nuit, Wata Igarashi signera un set techno autant trippy que raffiné et d’une précision méticuleuse. Marie Davidson nous offrira son électro brute et élégante à l’énergie post-punk et où le dancefloor devient son exutoire – pour le plus grand plaisir de tous.tes. La cofondatrice du collectif Ether, Asha, s’imposera elle aussi avec ses sonorités bass, percussives et polyrythmiques. Êtes-vous prêt.e.s pour cette soirée surréelle?

A night to dive into the hypnotic depths of techno with Wata Igarashi, a key figure of the Japanese scene, Marie Davidson, a local icon whose reputation precedes her, and Asha from Montreal’s Ether collective. Sound producer by day and master of psychedelic atmospheres by night, Wata Igarashi will deliver a techno set that is as trippy as it is refined, with meticulous precision. Marie Davidson will bring her raw and elegant electro, infused with post-punk energy, turning the dancefloor into her personal outlet—for everyone’s delight. Asha, co-founder of Ether collective, will captivate with her bass-heavy, percussive, and polyrhythmic soundscapes. Are you ready for this surreal night?

Wata Igarashi

Wata Igarashi s’est rapidement imposé comme l’un des DJ et producteurs les plus en vue du Japon. Il explore le côté le plus profond de la techno à travers des EPs acclamés sur Midgar, The Bunker NY et le label Bitta de DJ Nobu, ainsi que des morceaux marquants sur des compilations de Semantica et Time to Express. Le jour, Igarashi travaille comme producteur sonore, et les compétences qu’il a développées à travers ce métier se reflètent dans ses productions, reconnues pour leur subtilité et leur finition soignée. Igarashi poursuit un son similaire dans ses sets DJ, développant une approche distinctive de la techno plus psychédélique et trippy pour laquelle le Japon est désormais réputé.

Wata Igarashi has quickly emerged as one of Japan’s leading DJs and producers. He has been exploring the deeper side of techno through well-received EPs on Midgar, The Bunker NY, and DJ Nobu’s Bitta label, as well as standout tracks on compilations on Semantica and Time to Express. By day, Igarashi works as a sound producer and the skills he has developed through his work are reflected in his productions, which are distinguished by their subtle and carefully polished feel. Igarashi pursues a similar sound in his DJ sets, developing a distinctive take on the more trippy and psychedelic brand of techno Japan has become known for.

Marie Davidson

Marie Davidson est une force audacieuse de la musique électronique, mêlant techno, spoken-word et pop expérimentale pour créer un son unique. La productrice montréalaise s’est fait remarquer avec Perte d’identité et Working Class Woman (nommé au Polaris), explorant avec humour et intensité les dualités de la vie nocturne. En 2020, elle a élargi son univers avec Renegade Breakdown, pour des chansons pop expérimentales où elle chante pour la première fois. Son sixième album, City of Clowns, marque un retour audacieux à la scène club avec un son hybride mêlant techno, spoken-word et pop mélodique, reflétant ses racines pré-pandémie tout en évoluant vers de nouveaux thèmes, dont un regard critique sur les géants du numérique.

Marie Davidson is a fearless force in electronic music, blending techno, spoken-word, and experimental pop into a signature sound. The French-Canadian producer first gained attention with Perte d’identité and the Polaris-nominated Working Class Woman, exploring the dualities of nightlife with wit and intensity. In 2020, she expanded her sound on Renegade Breakdown, collaborating with Pierre Guerineau and Asaël Robitaille to craft experimental pop songs where she sang for the first time. Her sixth album, City of Clowns, marks a bold return to the club scene with a hybrid sound merging techno, spoken-word, and melodic pop, reflecting both pre-pandemic roots and an evolution shaped by new themes, including a critical take on Big Tech.

Asha

Asha est une force montante de la scène électronique montréalaise. Originaire de Toronto et profondément enracinée dans la culture caribéenne, elle puise dans son riche héritage musical pour créer des sets où se mêlent des sonorités lourdes en basses, percussives et polyrythmiques qui franchissent les frontières et les genres. Que ce soit en solo ou au sein du duo Runa and Asha, elle a forgé une identité sonore singulière, naviguant entre techno, bass, électro, breaks et plus encore. En dehors des platines, Asha est une organisatrice engagée et cofondatrice d’Ether, un collectif dédié à la mise en lumière des expressions contemporaines et diasporiques au sein de la musique bass.

Asha is a rising force in Montreal’s electronic music scene. Originally from Toronto but with deep Caribbean roots, her sets are a reflection of her rich musical upbringing—seamlessly fusing bass-heavy, percussion-driven, polyrhythmic sounds that transcend borders and genres. Whether solo or as one half of the DJ duo Runa and Asha, she’s carved out a distinct sound that moves fluidly between techno, bass, electro, breaks, and more. Beyond the booth, Asha is a dedicated organizer and co-founder of Ether, a collective committed to spotlighting contemporary and diasporic expressions within bass music.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de la SAT et est adapté par PAN M 360

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné