Brésil / forró / latino

La joie de vivre de JØY Brandt

par Sandra Gasana

Ce nom vous est peut-être familier puisque je l’avais mentionné dans ma critique du concert des Gilsons, dont elle assurait la première partie. Cette fois-ci, celle qui est basée à Toronto est revenue à Montréal en formule trio, accompagnée par Mari Palhares aux percussions et Samyle Carvalho à la guitare et aux chœurs. JØY, quant à elle, joue plusieurs instruments durant ses chansons, notamment le triangle et le kazoo, que j’ai découvert ce soir-là.

Elle débute a capella, déployant sa voix en mode crescendo. Elle débute avec ses propres compositions originales, comme A Calma Acalma ou encore Vem avant de faire quelques reprises de classiques brésiliens, telles que Morena Tropicana, qui a reçu un bel accueil. La salle se remplissait au fur et à mesure que la soirée avançait, principalement composée de Brésiliens et amateurs de musique brésilienne.

Certains passages du concert avaient des allures de cérémonies spirituelles, alors que JØY tentait par moments de s’exprimer en français avant de revenir au portugais.
« Je suis une chanteuse et compositrice brésilienne et canadienne, et je viens du Nord-Est du Brésil », nous apprend-elle.

La synergie était palpable avec ses musiciennes, particulièrement avec la guitariste Samyle, qui avait le sourire aux lèvres tout au long du concert. D’ailleurs, elle fait les chœurs sur plusieurs chansons, en plus d’avoir un jeu de guitare impressionnant.

« La prochaine chanson parle de notre réflexion sur notre vision du monde, et comment nous utilisons notre temps », raconte-t-elle entre deux chansons. Le party a réellement pogné lorsqu’elle a chanté Vumbora Amar et que toute la salle s’est mise à danser et à taper des mains. JØY semble apprécier le forró, un style de musique brésilienne venant justement de sa région, le Nordeste, tout en rajoutant des rythmes latins et folk.

Curieusement, le concert n’avait pas de prix d’entrée, l’artiste optant pour des contributions volontaires et c’est ce que le public a fait généreusement. Son gérant, Ulysses de Paula des Productions Showzaço, était présent pour recueillir les contributions, celui qui est à l’origine de plusieurs concerts d’artistes brésiliens au Canada.

Elle a terminé le concert avec un bain de foule, pendant que la guitariste prenait le relais à la voix. Elle faisait des pas qui semblaient venir de sa région, en allant au centre du cercle entourée des spectateurs heureux.
« Je rentre avec le cœur rempli de joie », confie-t-elle en guise de conclusion, avant de laisser la place au groupe suivant. Mon coup de cœur était sans aucun doute sa reprise de Tô Sem Você, un morceau que j’ai découvert cette année et qui figure dans mon top 3 de chansons brésiliennes du moment.

Ce concert a permis aux Montréalais de la découvrir, à d’autres de la revoir, mais cela ne semble pas être la dernière fois que nous la verrons dans la métropole. Elle possède un large réseau d’artistes brésiliens basés à Montréal et c’est d’ailleurs avec eux qu’elle a poursuivi la soirée en mode « roda de samba » plus intime, en attendant de la revoir sur une scène encore plus grande que la Marche à côté.

chant lyrique / classique occidental / période romantique / post-romantique

Virée classique | Une heure exquise au coeur de la nature humaine avec Beth Taylor

par Alexandre Villemaire

Après une performance remarquée la veille avec l’Orchestre symphonique de Montréal et Rafael Payare dans une interprétation des Sea Pictures d’Edward Elgar, la mezzo-soprano écossaise Beth Taylor concluait sa présence à Montréal dans le cadre de la Virée classique par un récital de chant intimiste à la Cinquième salle de la Place des Arts dimanche en début d’après-midi.

Cette intimité permettait une proximité avec la jeune artiste qui, dès son entrée en scène, a captivé l’attention du public par une présentation engagée – dans un très bon français – des thèmes des différents airs qui traversaient ce programme d’une heure. La nature offrant de grandes possibilités au niveau du répertoire, c’est sous l’angle de notre rapport à celle-ci que Beth Taylor a conçu son programme où elle était accompagnée par Esther Gonthier au piano. Il est question de la mer, mais de manière plus personnelle, il est aussi question de la nature humaine, de ses émotions et de son caractère éphémère.

Alors que le cadre de la Maison symphonique a donné lieu à un condensé de sa palette de couleurs dans un registre précis, la variété des différents airs sélectionnés dans ce récital a permis de découvrir et d’apprécier l’étendue de son jeu vocal, mais aussi particulièrement le jeu et le sens de l’interprétation du texte qui est donné par Beth Taylor. À chacune de ses interventions, elle se présente avec une aisance foudroyante, maîtrisant les poèmes tant au niveau de la diction que dans leur compréhension intrinsèque. À chacun des airs, elle incarne et vit le texte de la musique avec assurance et nous happe dans cet univers qu’elle voit et qu’elle communique sous nos yeux et à nos oreilles.

Parmi les moments forts de ce concert qui nous ont particulièrement touchés, nommons les trois mélodies de Reynaldo Hahn, Néère, Quand je fus pris au pavillon et L’heure exquise, d’une grande délicatesse, La belle dame sans merci de Charles Villiers Stanford, un récit musical à travers la poésie de John Keats, Von Ewiger Liebe de Johannes Brahms, à la profonde intériorité ainsi que Sea Wrack du compositeur irlandais Hamilton Harty qui a conclu le récital avec théâtralité. Par sa présence, son énergie, sa voix solide aux graves élégants et l’intelligence de ses interprétations, Beth Taylor n’a laissé personne indifférent et a ostensiblement touché la nature humaine de l’assistance durant cette heure qui nous est apparue à la fois sans fin et bien trop courte.

Crédits photo : Antoine Saito

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classic rock / pop-rock / rock n' roll

Paul McCartney au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

LA TOURNÉE SE POURSUIT !
La tournée ‘Got Back’ de Paul McCartney s’arrête au Centre Bell le 17 et 18 novembre prochain!
Un catalogue légendaire réunissant les classiques des Beatles, de Wings et de sa carrière solo.

THE TOUR CONTINUES!
Paul McCartney’s ‘Got Back’ tour is coming to the Bell Centre on November 17 and 18 ! With an unmatched catalogue including The Beatles, Wings and McCartney solo.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

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électronique / house / percussions

MUTEK : EXPÉRIENCE 1 à l’esplanade Tranquille

par Rédaction PAN M 360

Expérience investit l’esplanade Tranquille, au cœur de Montréal, tous les jours dès 17h avec une programmation gratuite en plein air.
Pensée comme un lieu de passage et de rassemblement, la série propose un large éventail de performances musicales, entre découvertes locales et artistes internationaux.
Elle reflète l’ouverture esthétique du festival et favorise une rencontre naturelle entre les publics, les styles et les rythmes.

MUTEK’s Expérience series takes over l’esplanade Tranquille with free open-air performances every day from 5PM.
Conceived as a gathering place, the series offers a wide range of musical performances, from local discoveries to international artists.
It reflects the festival’s aesthetic openness and encourages a natural meeting point between audiences, styles and rhythms.

Valentina Magaletti

Basée à Londres, l’artiste italienne, Valentina Magaletti, est une batteuse, compositrice et multi-instrumentiste dont l’approche inventive de la percussion brouille les frontières entre son, texture et matière. Alliant techniques traditionnelles et pratiques expérimentales, elle compose des œuvres tactiles et évolutives où le rythme devient un langage narratif. Sa pratique oscille entre jeu structuré et improvisation libre, utilisant micros de contact, objets trouvés et instruments atypiques pour révéler les qualités sonores cachées de la matière. Qu’elle joue sur une batterie en céramique ou construise des paysages rythmiques denses à partir de dispositifs modulaires, Magaletti conçoit la percussion comme un terrain d’exploration émotionnelle et intuitive.

Based in London, Valentina Magaletti is an Italian drummer, composer, and multi-instrumentalist whose inventive approach to percussion blurs the lines between sound, texture, and material. Embracing both traditional techniques and experimental practices, she creates tactile, evolving compositions that turn rhythm into a form of storytelling. Her practice draws equally from structured playing and free improvisation, often using contact microphones, found objects, and unconventional instruments to reveal hidden sonic qualities. Whether performing delicate pieces on a ceramic drum kit or building dense rhythmic worlds through modular setups, Magaletti treats percussion as a medium for narrative and emotional exploration.

Stephen Beaupré  Return

Figure incontournable de la scène électronique montréalaise, Stephen Beaupré façonne depuis plus de vingt ans une micro-house vibrante et singulière. Entre samples vocaux ciselés, rythmiques imprévisibles et synthés luxuriants, sa musique navigue entre euphorie, nostalgie et curiosité sonore.
Révélé comme moitié du duo Crackhaus avec Deadbeat (Scott Monteith), il se fait remarquer en solo avec Foe Destroyer en 2006, puis signe sur des labels de référence comme Circus Company, Wagon Repair ou Perlon. En 2010, il élargit sa démarche avec Gemmiform, projet audiovisuel immersif avec Nancy Belzile, Patrick Bernatchez et David Fafard.

A vital figure in Montréal’s electronic underground, Stephen Beaupré has spent over two decades crafting micro-house and techno with a playful yet emotional edge. Known for his intricate vocal sampling, syncopated grooves, and lush synth work, his music radiates joy, nostalgia, and experimental spirit.
Beaupré first emerged as one half of Crackhaus, the beloved duo formed with Deadbeat (Scott Monteith), before releasing his acclaimed solo debut Foe Destroyer in 2006. Since then, he’s released on labels like Circus Company, Wagon Repair, and Perlon. In 2010, he expanded his vision through Gemmiform, an ambitious audiovisual collaboration with visual artists Nancy Belzile, Patrick Bernatchez, and David Fafard.

DJ set surprise

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

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ambient / électronique / techno

MUTEK : Max Cooper présente Lattice 3D/AV au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

À l’occasion de la 26e édition du Festival MUTEK, l’artiste et compositeur britannique Max Cooper présente sa dernière expérience audiovisuelle, Lattice 3D/AV, ainsi que son nouvel album On Being.
Lattice 3D/AV de Max Cooper est son système live le plus ambitieux à ce jour, offrant une expérience unique permettant au public d’interagir avec sa vision expérimentale.
Créée en collaboration avec Architecture Social Club, Lattice 3D/AV combine projections, couches semi-transparentes, lumières et lasers pour créer des images dynamiques et extrudées. Ces éléments s’étendent des écrans vers le public, formant des sculptures lumineuses qui donnent vie aux thèmes de On Being, accompagnées de nouvelles collaborations visuelles et de sélections du catalogue complet de Cooper.

For the 26th edition of the MUTEK Montréal festival, British artist and composer Max Cooper presents his latest audiovisual experience, Lattice 3D/AV, as well as his new album On Being.
Max Cooper’s Lattice 3D/AV is his most ambitious live system to date, offering a one-of-a-kind experience for audiences to engage with his experimental vision.
Created in collaboration with Architecture Social Club, Lattice 3D/AV combines projections, semi-transparent layers, lights, and lasers to create dynamic, extruded imagery. These elements extend off the screens into the audience, forming light sculptures that bring the themes of On Being to life, alongside new visual collaborations and selections from Cooper’s full back catalogue.

LES BILLETS POUR CE SPECTACLE SONT ÉPUISÉS!

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classique occidental / post-romantique

Virée classique | Symphonie (participative) de la Virée, pour et par notre communauté

par Alexandre Villemaire

C’est une tradition qui perdure depuis les débuts de la Virée classique: à chaque édition, des musiciens et musiciennes amateurs se réunissent pour former un orchestre ad hoc et présenter des pages du répertoire symphonique au public rassemblé dans le Complexe Desjardins. Cette Symphonie de la Virée, qui s’est imposée comme un des évènements attendus et fort populaires de ce mini festival de l’OSM, attire le regard et les oreilles de nombreux passants attentifs et curieux.

Pour diriger les différents instrumentistes, c’est Adam Johnson, nouvellement installé dans ses fonctions de directeur musical et artistique de l’Orchestre symphonique de Laval, qui a été mandaté cette année avec un programme flirtant à la fois avec du répertoire connu et des découvertes, dont plusieurs de compositeurs bien de chez nous.

L’orchestre a d’abord interprété l’Ouverture Les Hébrides de Felix Mendelssohn, une pièce énergique et dynamique aux lignes lyriques et aux passages de cordes percussifs. On a, par la suite, enchaîné avec une suite de trois danses signée Florence Price, une des plus importantes compositrices américaines du XXᵉ siècle, la première Afro-Américaine à voir une de ses symphonies jouées par un des principaux orchestres des États-Unis. Les Dances in the Canebreaks, une de ses dernières pièces, sont pétries d’inflexions folkloriques afro-américaines avec des mouvements énergiques, lyriques et sautillants, marqués par des échanges et des interactions entre les cordes et les cuivres et des passages accompagnés en pizzicato.

Du compositeur canadien d’origine russe Airat Ichmouratov, l’orchestre a joué son ouverture Le mythe du faucon, une œuvre à essence programmatique, basée sur l’oiseau mythique du peuple hongrois dont ils seraient les descendants. C’est une œuvre extrêmement colorée où le talent d’orchestrateur d’Ichmouratov s’exprime, notamment dans le passage qui amène le climax final de la pièce, qui en a surpris plus d’un par son brusque changement de dynamique.

Le concert s’est conclu par un extrait de la Symphonie de la tempête du verglas de Maxime Goulet. Le mouvement, intitulé Chaleur, représente, dans une énergie lumineuse, l’entraide qui a eu cours lors de l’événement météorologique extrême de 1998. Des rythmes de gigues et de rigodons traversent cette œuvre qui a été dirigée par Rafael Payare. Une conclusion endiablée qui est venue célébrer l’amour de la musique pour ces musiciennes et musiciens de tous horizons.

Crédits photo : Gabriel Fournier

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période romantique

Virée classique | Il danse avec les animaux

par Frédéric Cardin

L’ensemble Obiora, orchestre classique formé de musiciens de la diversité, se retrouvait sur la scène de la Maison symphonique hier après-midi, pour un programme attrayant, marqué ‘’pour toute la famille’’. Et toute la famille il y avait, surtout des petits qui grouillottent et chuchotent. Moi, ça me rend heureux ce genre d’évènement, et je recommande aux parents de ne pas trop les brimer quand ils bougent un peu sur leurs sièges. C’est prévu pour! Ne leur faites pas sentir trop forcément que le concert est une contrainte. Bref, il y avait du piaillement (un peu), mais c’était bien correct.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE AVEC ALLISON MIGEON DE L’ENSEMBLE OBIORA CONCERNANT CE CONCERT

Le programme, dirigé par Rafael Payare, a commencé avec une très jolie pièce pour cordes en quatre mouvements de l’Afro-Étatsunien Quinn Mason, Irish Dance Suite, illustrée par l’artiste kanyen’kehà:ka (Mohawk) Kaiatanoron Dumoulin Bush. Chacun des quatre mouvements était accompagné d’une illustration construite en direct sur grand écran par la jeune dame. On se demandait un peu où cela s’en allait, car les traits abstraits dessinés se ressemblaient tous, mais dans des configurations légèrement différentes. On aurait dit des tresses de cheveux entremêlées avec des feuilles. C’est à la toute fin que le design complet, réunissant toutes les parties, a permis de percevoir une sorte de symbole celtique (il me semble), construit avec des motifs végétaux. Très joli, mais un peu difficile à suivre pour les très jeunes enfants. La musique de Mason est de l’ordre du plaisir très grand public, avec des mélodies franches, des rythmes gracieux, heureusement pas trop stéréotypés, bien que facilement identifiables. Une pièce qui a certainement beaucoup de succès chez les orchestres de jeunes cordistes.

Le Carnaval des animaux, que tous et toutes attendaient, a bénéficié lui aussi d’un accompagnement inédit. Et c’est ce dernier qui a carrément volé la vedette et emporté le public assez nombreux. Le chorégraphe Charles Brécard, véritable homme-fluide tellement ses mouvements sont onctueux, presque liquides, a illustré chaque mouvement du chef-d’œuvre de Camille Saint-Saëns avec autant d’humour que d’originalité. Il a surtout évité de ‘’mimer’’ les créatures de la partition. Oh, il y a bien eu une trompe d’éléphant suggérée avec un mouchoir, et des ailes de cygnes, mais Brécard a surtout caractérisé d’autres aspects de la musique. Les rythmes par exemple, sur lesquels (Fossiles et Finale) il a fait se croiser la danse contemporaine, le hip hop et le street dance. Certains morceaux pourraient d’ailleurs aisément se retrouver au festival de street dance JOAT, qui a lieu à Montréal à la fin août. Il a également fait participer toute la foule, sans un mot, dans le fameux Aquarium (poissons) avec des mouvements de mains ondoyants qu’on pourrait voir dans des concerts pop. Ailleurs l’artiste tombait comme un tissu, chutait avec grâce de la scène et tentait d’y remonter, ou s’amusait à rouler par terre. Les enfants ont adoré, les parents aussi, et même des personnes qui n’aiment que très peu la danse habituellement ont trouvé cela très réussi.

Charles Brécard devrait tourner avec ce concept. Je vois bien n’importe quel orchestre dans le monde attirer un public familial avec ça, offrant ainsi une alternative intéressante aux versions narrées, plus fréquentes. 

classique moderne / période romantique

Virée classique | Musique d‘une vie, marquée par la jeunesse

par Frédéric Cardin

Le pianiste Godwin Friesen est un talent complet. Le lauréat du Concours OSM 2022 fait flèche de tout bois tant en formation concertante que chambriste et prestation soliste. En plus il compose, et fort bien! Hier après-midi, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, le jeune homme originaire des Prairies et installé maintenant à Montréal a impressionné tout le monde dans un concert centré, ironiquement, sur un quatuor à cordes! C’est que, le Quatuor no 1 en mi mineur « de ma vie » de Bedřich Smetana, focus du titre et de la promotion de ce concert, était précédé par le juvénile Trio no 1, pour piano, violon et violoncelle de Dmitri Chostakovitch (il l’a composé à l’âge de 16 ans) et, autre manifestation de talent précoce d’écriture, deux pièces de Friesen lui-même, dont une en création mondiale. Le Chostakovitch trahit encore des influences de Rachmaninov, mais laisse tout de même percer quelques aspérités qui deviendront la marque du compositeur. La musique a été portée avec vitalité par les trois artistes, et particulièrement Friesen au piano, créateur de couleurs scintillantes et de grappes sonores papillonnantes impeccables. Les deux pièces de la plume du jeune homme, Les cieux racontent et la toute nouvelle Une tente pour le soleil s’inspirent autant du texte biblique du Psaume 19 que de la nature, et sont exprimées dans un langage séduisant, néo-romantique. Friesen sait manier la complexité et la surprise tout en demeurant accessible et intéressant, voire séduisant. Franchement, j’ai très hâte d’en entendre plus de sa part! 

Le Quatuor de Smetana, finalement arrivé, a permis à trois très jeunes recrues de l’OSM de se mettre en valeur, dont l’exceptionnel Sebastian Gonzalez Mora à l’alto. Quelle présence sonore (et physique) il dégage! L’Orchestre aura intérêt à lui donner le plus d’espace possible dans l’avenir. J’ai aussi bien apprécié le jeu de la violon 1, Sydney Adedamola. Par contre, il m’a semblé que le son du deuxième violon, Justin Saulnier, était souvent trop âpre dans les élans plus vigoureux. Il faudra faire attention. 

Cela dit, ce fut un beau concert, en général très flatteur pour la relève musicale d’ici. 

classique moderne / période romantique

Virée classique | Helmchen/Hecker : Un audacieux voyage de la lumière aux ténèbres

par Frédéric Cardin

Une Cinquième Salle bondée, à 11h le matin, a accueilli le duo sur scène et dans la vie formé du pianiste Martin Helmchen et de la violoncelliste Marie-Elizabeth Hecker, samedi 16 août. La Virée semble bien fonctionner, et c’est tant mieux. Surtout que les deux artistes avaient concocté un programme assez solide et copieux, même pour une petite quarantaine de minutes.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE AVEC MARTIN HELMCHEN À PROPOS DU PROGRAMME DE CE CONCERT

Helmchen et Hecker ont lancé le tout avec un très beau Waldesruhe [Le calme de la forêt], op. 68, n°5 de Dvořák, dans de belles dentelles mélodiques, appuyées par un jeu d’une grande délicatesse. C’était suivi de Papillon, op. 77 de Fauré, une pièce redoutable pour le violoncelle, maîtrisée correctement par Mme Hecker, quoique sans toute l’aisance souhaitée dans l’agilité des lignes virevoltantes. Un début de programme installé dans la lumière, mais qui a laissé place à la sublime grisaille du Winterreise de Schubert, dont trois extraits étaient joués, Gute Nacht [Bonne nuit], Der Lindenbaum [Le tilleul] et Der Leiermann [Le joueur de vielle]. On a ici senti l’intime complicité entre les deux artistes, et surtout la profonde compréhension de l’univers de Schubert. C’était très beau. Le clou de la matinée restait à venir : la tortueuse, voire ténébreuse Sonate pour violoncelle et piano n° 1 d’Alfred Schnittke, compositeur russe d’origine germanique du 20e siècle. 

Un choix audacieux mais payant, car cette œuvre à l’énergie et l’intensité dramatique chostakovitchiennes est diablement impressionnante. Malgré l’exigence qu’elle impose aux oreilles des auditeurices, le public a salué une interprétation impeccable et passionnante, solidifiée par le fait que les deux artistes l’ont ‘’dans les doigts’’, car ils la jouent souvent ces temps-ci. Ils viennent en effet d’en publier un enregistrement sous étiquette Alpha Classics, avec d’autres sonates d’Europe de l’est. La matinée aurait pu être marquée du sceau de la quasi-perfection n’eut été de trois ou quatre tousseurs professionnels et ostentatoires, ainsi que, comble de l’horreur, une sonnerie de téléphone dans les tout derniers accords, à peine murmurés, du Schnittke. Gênant. 

DJ set / Électronique / immersion

MUTEK : NOCTURNE 1 à la SAT

par Rédaction PAN M 360

La série Nocturne du festival MUTEK investit la SAT du mercredi au dimanche, offrant une immersion sensorielle unique au cœur de Montréal.
La soirée d’ouverture de la série Nocturne réunit créations inédites, retrouvailles marquantes et visions génératives. Entre improvisation en direct, identités sonores fortes et installation immersive, l’événement se déploie sur les deux étages de la SAT, où s’équilibrent intensité et finesse.

MUTEK’s Nocturne series takes over the SAT from Wednesday to Sunday, offering a unique sensory immersion in the heart of Montréal.
The opening night of the Nocturne series brings together premiere performances, long-awaited returns, and generative visions. Spanning both floors of the SAT, the evening balances sonic intensity and nuance through live improvisation, distinctive sound identities, and immersive installation.

Espace SAT

Yu Su

Yu Su est une musicienne, DJ et artiste sonore née à Kaifeng, élevée à Vancouver et aujourd’hui basée à Londres, dont le travail navigue entre textures ambient, pop expérimentale et musique de danse déviante. Formée au piano classique et sensible aux atmosphères comme aux rythmes, elle délivre des compositions sonores où mélodies délicates, rêves éveillés et échos de traditions chinoises se rencontrent. Ses productions évoquent des voyages sans destination précise, émotionnels, ludiques et subtilement expansifs, tissant souvenirs de lieux, mouvements et fragments d’identité.

Yu Su is a Kaifeng-born, London-based musician, DJ, and sound artist whose work drifts effortlessly between ambient textures, experimental pop, and left-field dance music. With a background in classical piano and a sensitivity to atmosphere and rhythm, her music blends intricate melodies, dreamlike soundscapes, and subtle references to Chinese folk traditions Her productions often feel like journeys without fixed destinations — emotional, playful, and quietly expansive — weaving together memories of place, movement, and identity.

upsammy & Valentina Magaletti

Portées par un même instinct d’exploration, Valentina Magaletti et upsammy sculptent des paysages sonores immersifs et finement texturés, où rythme, son et espace se fondent l’un dans l’autre. Surfaces crépitantes, pulsations liquides et rythmes fluides se déploient en temps réel, brouillant les frontières entre structure et improvisation. L’électronique se déforme, la percussion respire, les couches sonores glissent et se recomposent, formant un collage vivant de mouvements et d’atmosphères, à la fois précis et intuitif. Leur performance propose un premier aperçu de leur prochain album collaboratif.

Bringing together a shared instinct for exploration, Valentina Magaletti and upsammy sculpt immersive, finely textured soundscapes where rhythm, sound, and space dissolve into one another. Crackling surfaces, liquid pulses, and fluid rhythms unfold in real time, blurring the lines between structure and freeform. Electronics warp, percussion breathes, layers shift and reassemble, creating a live collage of movement and atmosphere — both precise and intuitive. Their performance offers a first glimpse into their upcoming collaborative album.

James Holden & Wacław Zimpel

À travers leur dernier album collaboratif The Universe Will Take Care of You, James Holden et Wacław Zimpel livrent un dialogue scénique ancré dans la transe et affranchi des genres. Entre synthés modulaires et clarinette alto, leur performance improvisée mêle minimalisme, musiques traditionnelles et textures électroniques brutes.

Following their recent collaborative album The Universe Will Take Care of You, James Holden and Wacław Zimpel bring their trance-rooted, genre-fluid dialogue to the stage. Modular synths meet alto clarinet in a live, improvisational set where minimalism, folk traditions, and raw electronic textures collide.

Satosphère

ReVerie (installation immersive) – Sense

ReVerie: Sense vous propose de murmurer vos rêves à une IA qui les transforme en fragments flottants et en paysages sonores évolutifs. Cette archive onirique partagée brouille les frontières entre mémoire et simulation, où voix, émotions et perception machinique sculptent un monde collectif et mouvant.

ReVerie: Sense invites you to whisper your dreams into an AI system that transforms them into floating fragments and shifting soundscapes. This living dream archive merges memory and simulation, letting participants co-create a surreal, emotional world shaped by voice, vision, and machine perception.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de Mutek et est adapté par PAN M 360

DJ set / électronique / immersion

MUTEK : NOCTURNE 2 à la SAT

par Rédaction PAN M 360

La série Nocturne du festival MUTEK investit la SAT du mercredi au dimanche, offrant une immersion sensorielle unique au cœur de Montréal.
La soirée Nocturne 2 traverse un spectre artistique allant d’un état méditatif à l’exaltation. Basses accentuées, rythmiques mécaniques et voix altérées façonnent une soirée de rêves immersifs et d’énergie percussive sur tous les niveaux de la SAT.

MUTEK’s Nocturne series takes over the SAT from Wednesday to Sunday, offering a unique sensory immersion in the heart of Montréal.
Nocturne 2 moves across an artistic spectrum, from meditative states to ecstatic peaks. Deep bass, mechanical rhythms, and altered voices shape an evening of immersive dreamscapes and percussive energy across all levels of the SAT.

Espace SAT

Gadi Sassoon & Portrait XO feat. 555n – Hypercast

En première mondiale, Hypercast fusionne voix expérimentale, violon live et sonification par IA dans un échange en temps réel. Issu d’une résidence à la SAT, Gadi Sassoon, Portrait XO et l’agent synthétique 555n provoquent une rencontre saisissante entre intuition humaine et créativité algorithmique.

As a world premiere, Hypercast merges experimental vocals, live violin, and AI-driven sonification into a rich, real-time exchange. Born from a SAT residency, this trio—Gadi Sassoon, Portrait XO, and synthetic agent 555n—invites audiences into a bold collision of human intuition and machine creativity.

Holy Tongue

Holy Tongue transforme le dub psychédélique en rituel dansant et effervescent. Le trio composé de Valentina Magaletti, Al Wootton et Susumu Mukai livre des performances libres et électriques, fusionnant percussions sauvages, jazz cosmique et basses abyssales. Une expérience scénique viscérale, imprévisible, qui fait vibrer autant qu’elle élève.

Holy Tongue conjure ecstatic, body-moving ritual through psychedelic dub, raw percussion, and post-punk spirit. The trio of Valentina Magaletti, Al Wootton, and Susumu Mukai ignites the stage with hypnotic, high-energy improvisations—melding cosmic jazz freedom with cavernous low-end pressure. A kinetic, genre-dissolving live show that channels pure momentum.

Phèdre – Liquid Constancy

Phèdre est un duo électronique formé de Daniel Lee et apè Aliermo, basé à Tkaronto/Toronto. Né de la pop expérimentale, leur univers sonore s’est transformé en performances instrumentales à haute intensité, portées par des séquenceurs, échantillonneurs et synthétiseurs. Leurs sets, riches en basses et en rythmes imprévisibles, naviguent entre club, breakbeat, jungle et techno.

Phèdre is the electronic duo of Daniel Lee and apè Aliermo, based in Tkaronto/Toronto. Emerging from experimental pop, their sound has evolved into fast-paced, bass-driven sets blending sequencers, samplers and synths into kinetic, genre-bending performances. Drawing from club, jungle, breakbeat and techno, their live shows pulse with a playful sense of rhythm and disruption.

The Fear Ratio

The Fear Ratio, duo formé par James Ruskin et Mark Broom, livre un set live où rythmes fracturés et textures troubles se croisent. Entre IDM, dub et ambient, leur performance oscille entre tension sonore et abstraction immersive. Une expérience aussi saisissante que cérébrale, à la lisière du club et du cinéma.

The Fear Ratio—UK veterans James Ruskin and Mark Broom—bring a live set of brooding atmospheres and broken rhythms. Blending IDM, dub, and ambient influences, their performance unravels structured chaos through dense textures and warped beats. Expect a masterclass in sonic tension where club energy meets cinematic disorientation.

Satosphère

Guillaume Côté – Discrete Pulse of Light

Guillaume Côté transpose une hypersensibilité lumineuse en dispositif audiovisuel poétique. Dans Discrete Pulse of Light, le son module une chorégraphie de lentilles et de surfaces réfléchissantes. Une performance intime, où perception et sensation se confondent, comme des étoiles qu’on imaginait, enfant, les yeux fermés.

Guillaume Côté transforms a hypersensitivity to light into a poetic audiovisual device. In Discrete Pulse of Light, synchronized sound triggers a luminous choreography of lenses and reflective surfaces. This deeply personal performance blurs the line between perception and sensation, evoking starry visions behind closed eyes.

Motia & Nait Saves – Log in to your Life

Motia est un duo d’artistes multimédia basé en Argentine, dont les créations immersives effacent les frontières entre réel et virtuel. À partir d’une recherche conceptuelle et d’une sensibilité techno-poétique, ils conçoivent des environnements surréalistes où lumière, image numérique et son composent des écosystèmes vivants. Leur pratique mêle animation 3D, dispositifs interactifs et scénographies sur mesure pour explorer les dimensions émotionnelles et existentielles de notre relation à la technologie. Motia interroge l’évolution de l’identité, du corps et de notre rapport à la nature dans un monde de plus en plus numérisé. Présenté à MUTEK AR, Artlab ou Plus + Arte, leur travail engage une réflexion sensorielle sur l’être humain contemporain.

Motia is a multimedia artist duo based in Argentina whose work blurs the boundaries between physical and virtual space through immersive, narrative-driven installations. Rooted in conceptual research and a techno-poetic sensibility, they construct surreal environments where light, sound, and digital imagery merge into living ecosystems. Their practice draws on a wide range of technologies—3D animation, interactive systems, custom scenography—to explore the emotional and existential dimensions of human–machine entanglement. Motia creates experiences that question the evolution of identity, embodiment, and our place within a rapidly digitizing world. Featured at MUTEK AR, Artlab, and Plus + Arte, their work invites deep, sensory reflection on what it means to be human today.

Ida Toninato & Pierre-Luc Lecours –  Homeostasis

Dans Homeostasis, le sax baryton et le synthé modulaire s’entrelacent sous un dôme d’images en temps réel et de lumières mouvantes. Ida Toninato et Pierre-Luc Lecours composent un écosystème vibrant où sons et visuels se réajustent sans cesse. Une performance immersive, à la fois sensorielle et méditative, sur l’équilibre et la cohabitation.

In Homeostasis, baritone sax and modular synth intertwine beneath a dome of shifting light and real-time visuals. Ida Toninato and Pierre-Luc Lecours sculpt a vibrant system where sound and image continually rebalance, echoing nature’s rhythms. Their performance pulses with intensity—an immersive meditation on coexistence, ecology, and equilibrium.

YeffYeff & Bertie Sampson – Rapid Eye Movement

RAPID EYE MOVEMENT traverse les cinq phases du sommeil, fusionnant voix, visuels et rêves du public dans un paysage subconscient partagé. Entre expérimentation vocale de YeffYeff et visuels génératifs de Bertie Sampson, cette performance immersive brouille les frontières entre réalité et onirisme, et ce en temps réel.

RAPID EYE MOVEMENT drifts through the five stages of sleep, merging voice, visuals, and audience-submitted dreams into a shared subconscious landscape. YeffYeff’s vocal experimentation and Bertie Sampson’s generative visuals blur reality and dream in a deeply immersive journey shaped live in the moment.

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Ce contenu provient de Mutek et est adapté par PAN M 360

DJ set / Électronique / immersion

MUTEK : NOCTURNE 3 à la SAT

par Rédaction PAN M 360

La série Nocturne du festival MUTEK investit la SAT du mercredi au dimanche, offrant une immersion sensorielle unique au cœur de Montréal.
Avec huit performances, dont quatre sous le dôme, Nocturne 3 orchestre la collision de la house, du dub, du UK garage et de l’électronique expérimentale. Cette troisième soirée dévoile un espace de liberté et de résonance collective sur les deux étages de la SAT.

MUTEK’s Nocturne series takes over the SAT from Wednesday to Sunday, offering a unique sensory immersion in the heart of Montréal.
With eight performances, including four under the dome, Nocturne 3 orchestrates a collision of house, dub, UK garage, and experimental electronics. This third evening unfolds as a space for freedom and collective resonance across both floors of the SAT.

Espace SAT

Loidis

Quelque part entre la techno minimale, les textures dub et la microhouse, Brian Leeds, sous le nom de Loidis, développe une musique de dérive et d’intimité. Plus connu pour ses projets Huerco S. et Pendant, il sculpte des paysages sonores luxuriants et feutrés, un style qu’il qualifie avec humour de « dub mnml emo tech ».

Somewhere between minimal techno, dub textures, and microhouse, under the name Loidis, Brian Leeds establishes a music of drift and intimacy. Better known for his work as Huerco S. and Pendant, he sculpts lush, slow-burning soundscapes, a style he jokingly labels “dub mnml emo tech.”

Gayance

Originaire de Montréal, l’artiste haïtiano-canadienne Gayance (Aïsha Vertus) fusionne house jazzy, rythmes brésiliens et broken beat londonien dans des sets riches en émotions et en groove. Active depuis plus d’une décennie, elle s’est imposée sur les scènes internationales, du Panorama Bar à Berlin au Montreux Jazz Festival. Inspirée par la Beat Scene de Los Angeles et la culture bruk de Londres, elle fait dialoguer héritages afro-diasporiques et musiques électroniques avec une énergie communicative. Son nom, tiré du créole haïtien, signifie « joie », un mot qui résume parfaitement l’expérience scénique qu’elle nous offre.

Haitian-Canadian artist Gayance (Aïsha Vertus), born in Montréal, blends jazzy house, Brazilian rhythms, and London’s broken beat tradition into emotionally charged, groove-heavy sets. Performing for over a decade, she lit up stages from Panorama Bar to Montreux Jazz Festival, with a sound shaped by LA’s beat scene and UK bruk. Drawing on Afro-diasporic heritage and electronic experimentation, her performances are both soulful and vibrant. Her name, taken from the Haitian Creole word for “joy,” captures the spirit she brings to dancefloors around the world.

Kyle Hall       

Kyle Hall est un producteur de musique électronique et DJ américain originaire de Detroit, Michigan. Il commence à faire de la musique dès son plus jeune âge et se fait remarquer à la fin des années 2000 et au début des années 2010 grâce à une série de sorties saluées par la critique, mêlant les influences classiques de la techno et de la house de Detroit à un style personnel et novateur.

Kyle Hall is an American electronic music producer and DJ from Detroit, Michigan. He began making music at a young age and rose to prominence in the late 2000s and early 2010s with a series of critically acclaimed releases that combined classic Detroit techno and house influences with his own unique style.

Martyn Bootyspoon

Martyn “M.” Bootyspoon est le projet musical de Jason Voltaire, artiste basé à Montréal. Membre du collectif Fractal Fantasy aux côtés de Sinjin Hawke et Zora Jones, il se fait connaître en 2017 avec une apparition sur l’album First Opus de Hawke, avant de sortir en 2018 son premier EP Silk Eternity, salué par la critique. Naviguant entre house suggestive, ghettotech et textures digitales affûtées, Bootyspoon compose des morceaux qui détournent les codes du club avec un humour mordant et une esthétique imprégnée de l’ère Internet. Sa musique capte l’énergie brute des nuits d’excès tout en affichant une précision rythmique et sonore remarquable.

Martyn “M.” Bootyspoon is the dancefloor alias of Montréal-based artist Jason Voltaire, known for his playful and provocative take on club music. Emerging from the Fractal Fantasy collective alongside Sinjin Hawke and Zora Jones, Bootyspoon first made his mark in 2017 with a feature on Hawke’s First Opus LP, before releasing his debut EP Silk Eternity in 2018 to critical acclaim. Blending raunchy house, ghettotech, and slick digital club textures, Bootyspoon crafts tracks designed to flip genre conventions inside out, updating classic sounds with a sharp sense of humor and a distinctly Internet-era twist. His music channels the energy of late-night hedonism while maintaining a meticulous ear for rhythmic detail and texture.

Satosphère

Thisquietarmy & Mothrspace – Flor do Cerrado

Avec Flor do Cerrado, thisquietarmy & Mothrspace brouillent les frontières entre résonance organique et abstraction électronique. Traité en direct, le violoncelle fusionne avec des pistes de guitare atmosphériques, entre tension brute et beauté étrange. Une méditation sonore entre nature et machine.

In Flor do Cerrado, thisquietarmy & Mothrspace dissolve the boundaries between organic resonance and electronic abstraction. Live-processed cello and textured guitar merge into a haunting soundscape—at once intimate and alien. A raw, atmospheric dialogue where the natural world meets its digital echo.

.618 – Goodbye ONY

.618 est le pseudonyme sonore de Nick Rony, dont les compositions immersives mêlent enregistrements de terrain, textures électroniques et instrumentation organique. À travers une approche sensorielle, iel explore les géotraumatismes et leur empreinte sur la mémoire collective, construisant des paysages sonores à la croisée des genres.

.618 is the sonic alias of Nick Rony, whose emotionally charged compositions weave together field recordings, electronic textures, and organic instrumentation. Their practice examines the concept of geotrauma and its imprint on collective memory, crafting immersive soundscapes that defy genre boundaries.

Djeity & al11z – Things Are Not as They Seem

Entre techno mélodique, racines classiques et sonorités ancestrales, Things Are Not What They Seem marque les débuts immersifs de Djeity, avec les visuels d’al11z et le violoncelle de Fili Gibbons. Sous le dôme de la SAT, voix live et univers 3D réactifs composent un voyage chargé d’émotions et de sens.

Blending melodic techno, classical roots, and ancestral sound, Things Are Not What They Seem is Djeity’s immersive debut with visuals by al11z and cello by Fili Gibbons. In the SAT dome, live vocals and audio-reactive 3D worlds conjure a surreal, emotionally charged voyage through identity, healing, and transformation.

Xicada

Xicada compose une musique électronique expérimentale qui explore des mondes imaginaires, des états altérés et des jeux de rythmes et de textures. Son univers sonore mêle voix spectrales, pistes inquiétantes et pulsations sombres pour créer un paysage hanté, réminiscence d’un futur cyber-gothique suspendu dans un espace liminal. Son prochain album ENGAGING ANIMAL EARTH traverse des états de conscience intermédiaires, où spiritualité et matérialisme s’affrontent dans une odyssée sonore mouvante et introspective.

Xicada creates experimental electronic music that evokes imagined worlds, altered states, and rhythmic decay. Her sound merges spectral vocals, eerie textures, and pulsing beats into a haunted landscape—an echo of a cyber-goth future caught in limbo. Exploring themes of perception and the thresholds between consciousness and existence, her forthcoming 2025 album ENGAGING ANIMAL EARTH guides listeners through sonic spaces where spirituality and materialism collide.

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