expérimental / pop

U.S. Girls + Lune très belle = complet

par Alain Brunet

crédit photo: Julio Henriquez

Américaine transplantée à Toronto , Meghan Remy pilote le vaisseau U.S. Girls, dont le huitième album , Heavy Light, sera lancé le 6 mars prochain. Un avant-goût ? Un peu tard pour se pointer au Ministère, déjà complet. Il est permis de croire que la formation sera de retour pour répondre à la demande. Alors en attendant la sortie de l’opus et de la prochaine escale montréalaise, on peut vous donner quelques indices: sous étiquettes Royal Mountain (Canada) et 4AD (international), Heavy Light est de facture composite: disco-funk, indie pop de chambre, rock, jazz lounge, chanson d’auteur. Meg Remy et sa grande équipe ont ficelé des arrangements très ambitieux qui portent des textes sensibles, subtils souvent autodérisoires. Lisez la suite le 6 mars !

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électronique

Guy Laliberté fait DJ au Stereo

par Alain Brunet

Dans sa vie post-Cirque du Soleil, le milliardaire québécois Guy Laliberté a des velléités artistiques, force est d’observer depuis qu’il a lancé PY1, sa disco pyramidale qui a beaucoup fait jaser en 2019. Semble-t-il qu’il aime aussi faire DJ, en plus de mettre son nez (pas celui de la navette spatiale) dans la direction artistique de ses nouvelles opérations. Voilà qu’il ambitionne de faire danser les nuitards du Stereo, de samedi à dimanche. L’avez-vous déjà entendu mixer ? Qu’est-ce que ça donne devant un vrai public électro ? Qu’est-ce que ça vaut vraiment, au-delà du glamour ? Que nous vaudra sa prochaine performance ? À vous d’en juger, à condition bien sûr de kiffer les soirées jet-set.

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classique occidental / jazz / musique contemporaine

Instruments of Happiness: quatuor de guitares électriques

par Michel Rondeau

« Musique lente et tranquille à la recherche du bonheur électrique. » Tout un programme! Mais pas si surprenant dans son libellé quand on sait qu’il s’agit du quatuor de guitares électriques Instruments of Happiness du Montréalais Tim Brady. La formidable acoustique à la riche réverbération naturelle de l’église du Gesù sera joliment mise à contribution pour ce concert de facture résolument méditative. Présentées en continu, quatre pièces pour guitares électriques avec traitements numériques conçues par les compositrices et compositeurs canadiens Louise Campbell, Rose Bolton, Andrew Noseworthy et Andrew Staniland. Pour ajouter un peu de mouvement à l’ensemble – et à notre bonheur –, les danseurs Roger Sinha et Marie-Ève Lafontaine de Sinha Danse seront également de la partie.

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acid-techno / électronique / techno / trance

HUMIDEX au Dômesicle #6

par Alain Brunet

Prévu au sixième party Dômesicle, le collectif Humidex est constitué de ces pseudos: Softcoresoft, Absurde, Simon Chioni, Félix Félix Gourd Gourd, Render.Tex. Directrice musicale chez Never Apart, la Montréalaise Leticia Trandafir est aussi DJ, productrice et compositrice sous le pseudo de Softcoresoft. Son art lie acid techno, techno hypnotique, trance, breakbeat. Son premier EP fut lancé en octobre 2019 chez Lobster Theremin Black Label. Hors de sa ville, elle s’est produite à Paris, Berlin, Londres, Barcelone, Détroit, Norvège, Düsseldorf, etc. Softcoresoft partagera la scène avec Absurde, technoïde devant l’Éternel, aussi avec Simon Chioni qui aime les allers-retours dans les années 1990 et 2000. Par ailleurs, Absurde devient Félix Félix Gourd Gourd, autre pseudo dont l’approche implique l’installation lumineuse, l’animation 3D, la sculpture et la vidéo-scénographie. Et l’on ne compte pas les expériences audiovisuelles signées Render.Tex, autre alias se penchant sur les consoles de jeux vidéos.

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garage-punk / garage-rock / grunge / rock

Black Lips • Warish • Hood Rats

par Patrick Baillargeon

Les enfants terribles d’Atlanta n’ont jamais caché leur penchant pour la country, et sur leur nouvel album Sing In A World That’s Falling Apart, paru à la fin du mois de janvier, les Black Lips se lancent à bride abattue dans le southern twang, un peu à la manière des Sadies, sans coller strictement au genre. Si l’ombre des Byrds, des Stones ou de Gram Parsons plane sur plusieurs des douze titres qui composent ce neuvième album, le sentiment d’urgence et le rock-garage lo-fi qui caractérisent la majorité des disques des Lips demeurent. Le trio californien grungy Warish et le combo trash-punk montréalais Hood Rats se chargeront de bien vous assommer en levée de rideau.

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amazigh / Maghreb / synthwave

Flèche Love

par Alain Brunet

Flèche Love est d’origine amazigh (berbère), réside en Suisse et se présente comme une citoyenne du monde s’appliquant à transcender son héritage culturel à travers une superbe pop de création multilingue. Le personnage est éloquent, imposant sur scène, altier malgré un physique délicat. La voix puissante d’Amina Cadelli (de son vrai nom) et ses grandes qualités d’interprète sont propulsées par une synthwave mondialisée, assortie d’ornements hip-hop, berbères, méditerranéens, ibériques et plus encore. À n’en point douter, Flèche Love est un magnifique personnage aux identités multiples, et dont le récit ne fait que commencer.

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classique moderne / classique occidental / musique contemporaine

L’Orchestre symphonique de McGill et la Pastorale de Beethoven

par Alain Brunet

La symphonie n° 6 en fa majeur, dite Pastorale, fut composée par Ludwig van Beethoven entre 1805 et 1808. Évoquant sa nostalgie pour la vie rustique à une époque où l’urbanisation faisait ses premiers ravages, Beethoven avait imaginé des ambiances bucoliques où l’humain était en harmonie avec son environnement naturel. La Pastorale de Beethoven coïncide avec le déclin d’œuvres instrumentales dont l’objet essentiel était d’évoquer les sons de la nature. Or, cette œuvre dépeignait aussi l’état psychologique de l’humain dans un contexte de mutation préindustrielle. Incontournable dans l’apprentissage du jeu orchestral, la Pastorale est ici dirigée par maestro Alexis Hauser, à la barre de l’Orchestre symphonique de McGill, composé comme on le sait d’étudiants. L’Orchestre interprétera aussi le Concerto pour violoncelle en mi mineur du compositeur soviétique Aram Khatchatourian, avec pour soliste Braden McConnell, lauréat du Concours de concertos de McGill 2018-2019. Figure également au programme une œuvre inédite de Kit Soden, gagnant du Prix de composition Andrew Svoboda 2017-2018.

PROGRAMME
Orchestre symphonique de McGill
Alexis Hauser: directeur artistique et chef
Kit Soden: compositeur
Braden McConnell: violoncelle
Œuvres:
Kit Soden: création
Aram Khatchatourian: Concerto pour violoncelle en mi mineur
Ludwig van Beethoven: Symphonie n° 6 en fa majeur, opus 68 (Pastorale)

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