Moyen-Orient / Levant / Maghreb / raï

FMA 2025 | Chazil a séduit Montréal

par Sandra Gasana

D’entrée de jeu, Chazil a choisi d’ouvrir le bal avec la chanson Twahchete Shabi w Bladi, dans laquelle il parle de sa mère et de ses amis qui lui manquent, lorsqu’il est loin du pays. En effet, l’exil tient une place importante dans son répertoire, comme si le raï se prêtait bien à ce genre de thème.

Pour son premier spectacle au Canada, Chazil a plutôt fait bonne impression. Le National était rempli de jeunes, mais pas que, certains étant venus avec leurs parents pour écouter le jeune prodige du raï 2.0, comme il l’appelle.

Dès la deuxième chanson, les spectateurs se lèvent pour danser, alors que la salle n’est pas propice à cela et plus la soirée avançait, plus les danseurs se faisaient de plus en plus nombreux, transformant le National en véritable boîte de nuit.

Une écharpe autour du cou, sa signature, et vêtu d’un costard beige, Chazil a un fan club montréalais qui était au rendez-vous, à entendre son nom scandé à plusieurs reprises durant la soirée.

Avec un full band 100% Montréalais, Chazil a réussi à nous livrer un spectacle digne de ce nom, avec une complicité particulièrement forte avec son guitariste. Certaines chansons débutent en douceur, mettant en évidence sa voix profonde, avant que la darbouka et la batterie n’embarquent avec puissance. Malgré son jeune âge, il n’a que 25 ans, on a l’impression qu’il a l’âme d’un vieux sage.

« Est-ce que vous êtes chaud pour la suite ? » demande-t-il à la foule avant de poursuivre avec des classiques de la musique algérienne que tout le monde semblait connaitre par cœur, en alternance avec ses propres chansons à succès. Il fait participer la salle qui se transforme en chorale et fait applaudir son public aux rythmes de la darbouka, ajoutant des chansons à réponses. Ses pas de danse ont plu aux jeunes filles dans la salle, qui se mettaient à ululer.

Au bout de quelques chansons, un spectateur lui donne le drapeau algérien qu’il attache à son micro, lui qui se dit nationaliste et très fier de son pays. Une chanson dédiée à l’amour a particulièrement plu aux spectateurs, qui chantaient à tue-tête.

Parfois, le raï se mêlait au rock sur certains morceaux alors que dans d’autres, il était plutôt à l’état brut, avec des solos de clavier et de guitare électrique époustouflants. Il en a profité pour présenter sa nouvelle chanson Katba, que plusieurs dans la salle connaissaient déjà par cœur ou encore Khelouni, qui signifie « Laissez-moi » en arabe, et qui figure dans son live session Raï Rayi sur Youtube.

La darbouka a laissé la place aux congas sur certains morceaux, notamment lors de sa reprise de Abdelkader Ya Boualem, de Cheb Khaled, le vrai king du raï. Voyant le déchainement de la foule, il a offert un medley des classiques du raï, sans interruption. Pas très bavard entre les chansons, il s’adresse au public en arabe surtout, glissant des petites blagues par-ci par-là. Il demande souvent de mettre la lumière sur le public afin de mieux voir son audience, qui en redemandait encore et encore. D’ailleurs, même après le seflie de fin de concert, le public ne voulait pas partir. Chazil n’a pas eu d’autre choix que d’en faire une dernière, avant de clôturer son tout premier show à Montréal, et sûrement pas le dernier.

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classique / classique arabe / folklore / Moyen-Orient / Levant / Maghreb

FMA 2025 | Convergence, un pari réussi

par Michel Labrecque

En ce mardi soir, où Montréal était éprouvée par une tempête de neige trop précoce, nous avions rendez-vous à la petite Salle Claude Léveillée de la Place des Arts pour entendre la première d’un concert mettant en vedette une joueuse de qanun et un violoncelliste. Chaima Gaddour et Samih Souissi, tous deux originaires de Tunisie. Chaima vit maintenant au Québec et Samih habite en France.

J’avoue: sortir par cette température compliquée m’a demandé un effort quasi-surhumain. Toutefois, après une minute de spectacle, je me suis retrouvé dans une dimension hors du temps et je n’ai jamais regretté d’y être venu.

Convergence est un concert créé par deux musiciens passionnés et passionnants. Le concept, que les deux m’ont déjà expliqué en entrevue, est de marier la musique orientale avec d’autres cultures, mais en la faisant avec fluidité. Le qanun, l’instrument par excellence du Moyen-Orient, est juxtaposé au violoncelle, un héritage essentiel de la musique occidentale.

Mais Samih arrive à faire sonner son violoncelle comme un instrument oriental et Chaima tire des sons asiatiques et occidentaux de son qanun bien-aimé.

D’ailleurs, c’est fascinant de la regarder jouer cette « harpe horizontale »: elle pince les cordes, parfois les tire, met sa paume de main sur les cordes, penche son instrument pour changer le son, le secoue comme un instrument percussif. C’est un instrument compliqué, il faut parfois changer les tonalités en cours de morceau. Mais quelle démonstration virtuose de richesse harmonique. 
Les deux musiciens semblent s’amuser, malgré les difficultés techniques. Convergence devient connivence. On passe de Schubert au monde arabe, on évoque le folklore irlandais pour le plonger dans l’empire Ottoman et ainsi de suite. Il y a un moment Andalou très réussi, même sans castagnettes et voix.

« Quand on fait de la musique classique, on joue d’un instrument, mais quand on aborde d’autres musiques, nos instruments chantent », nous avait confié Samih Souissi en entrevue. Nuance intéressante.

Chaima et Samih ont fait des choix de propositions musicales pour rendre le tout accessible aux oreilles moins habituées. On y entend un extrait de Carmen de Bizet, de la berceuse japonaise Sakura, de la balade Autochtone Ani Kouni…et même de My Heart Will go on, la chanson de Céline Dion pour le film Titanic! A ce moment, j’ai eu un peu peur…

Ces introductions plus connues permettent ensuite aux deux complices de nous emmener vers des avenues plus complexes et plus aventureuses.

C’était la première de ce spectacle que Chaima et Samih espèrent répéter dans de nombreux pays. Ce n’était pas parfait, mais extrêmement prometteur.

Pour l’amateur de musique plus expérimentale que je suis, j’aimerais qu’ils aillent encore plus loin dans l’improvisation, qu’ils flirtent avec la dissonance. Mais ce n’est pas mon concert, c’est le leur.

En attendant le retour de Convergence, vous pouvez entendre Chaima Gaddour dans d’autres contextes, notamment l’ensemble RCM, richesse culturelle de Montréal.

gnawa

Festival du monde Arabe : Le guembri, quand l’ancestral rencontre le futur à l’Espace culturel Kawalees

par Rédaction PAN M 360

Avec Amine Benarqia, le guembri quitte le désert pour voyager à travers le monde, révélant toute la puissance et la profondeur de cet instrument sacré des Gnawa. Plus qu’un simple luth, le guembri devient un véritable orchestre à lui seul, capable de transporter l’auditeur entre les racines ancestrales et les explorations musicales contemporaines. Entre transe mystique et vibrations modernes, il dialogue avec le jazz, l’électronique et des atmosphères organiques, créant un pont unique entre tradition et innovation.
Cette performance invite à une expérience sensorielle immersive où chaque note raconte l’histoire d’un peuple, tout en explorant de nouveaux territoires sonores. Amine Benarqia devient ainsi passeur d’universels, faisant résonner le passé et le futur dans une harmonie vibrante et envoûtante. Une rencontre musicale où l’héritage des Gnawa se transforme en énergie créative, ouverte à toutes les curiosités et émotions.

What if the guembri were to leave the confines of the Sahara to conquer the world? For Amine Benarqia, a free spirit of the world-music scene, this is no longer a question but a sonic prophecy. In his musical laboratory, the sacred instrument of the Gnawa becomes an explorer of new territories, a cosmophile in search of universals.
The guembri, emblematic of the Gnawa tradition, is a three-stringed lute-drum carved from wood and covered with camel skin. Its deep, hypnotic resonance lies at the heart of trance rituals, where rhythm and spirituality intertwine. At once instrument and orchestra, the guembri’s trance-inducing patterns enter into dialogue with jazz, its hypnotic melodies flirt with organic electronica, and its ancestral drones merge seamlessly with atmospheric textures.
Through this encounter, Amine Benarqia offers a sensory experience where the boundaries between tradition and innovation dissolve. The guembri, forever surprising, continues its metamorphosis as both guardian of memory and harbinger of the future.

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

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autochtone / chanson keb franco / pop-rock

Coup de coeur francophone : Dumas et Mimi O’Bonsawin au Gesù

par Rédaction PAN M 360

Dumas

Sans réflexe, sans repère, sans boule disco. D’une étincelle échappée des versions piano-voix de Cosmologie Deluxe, rendue plus vive par le vent de l’ami-artiste-vidéaste ENO, s’est finalement allumée l’idée de Piano Voix Diapos. Dumas sans guitare, accompagné d’un pianiste et de diapositives, revisitant 25 ans de répertoire. Comme un cosmologiste qui scrute son propre univers pour en faire jaillir la lumière.

Without reflex, without reference point, without disco ball. From a spark born of the piano-voice versions of Cosmologie Deluxe, fanned into life by the wind of fellow artist and videographer ENO, the idea of Piano Voix Diapos finally came to light. Dumas without a guitar, accompanied by a pianist and slides, revisiting 25 years of repertoire. Like a cosmologist gazing into his own universe to let the light emerge.

Mimi O’Bonsawin

Franco-canadienne et W8banaki (Abénaki), membre de la Première Nation d’Odanak, Mimi O’Bonsawin est de celles qui cultivent avec ardeur (non seulement au figuré en ce qui la concerne), une auteure-compositrice-interprète contemporaine dont la musique embrasse la beauté de la terre. Transposées sur scène en duo, ses chansons, rythmées et narratives, collections de mélodies métissées et de paroles introspectives, mêlent sensibilité pop et instrumentations acoustiques, percussions en strates et arrangements hétéroclites. Elles sont des jardins panachés, des sols de rassemblement, de partage et de joie.

Franco-Canadian and W8banaki (Abenaki), a member of the Odanak First Nation, Mimi O’Bonsawin is an artist who cultivates with great care (in every sense of the word) a contemporary singer-songwriter practice that embraces the beauty of the earth. Performed on stage as a duo, her songs, rhythmic and narrative, weaving blended melodies with introspective lyrics, merge pop sensibility with acoustic instrumentation, layered percussion, and eclectic arrangements. They are variegated gardens, fertile grounds for gathering, sharing, and joy.

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alt-folk / Europe de l'Est / Indie

Coup de coeur francophone : Bilou, Cédric Dind-Lavoie et Mykalle au Ausgang Plaza

par Rédaction PAN M 360

Bilou

Musicien.ne, artiste visuel et réalisateur.ice (Flavien Berger, Etienne Daho) belge, Bilou joue entre les pratiques, à l’intersection des médiums. Ça parle du regard à l’intérieur de sa musique et de la voix qui s’élève au sein de ses images fabriquées ou glanées dans son cercle proche. En koala sur son micro, ses notes à fleur de peau s’écorchent en pointant du doigt les déguisements du patriarcat qui lui ont rendu la voix grave. Des couleurs pitchées qui nagent parmi des chœurs qui espèrent encore.

Musician, visual artist, and filmmaker (Flavien Berger, Étienne Daho), Belgian-born Bilou moves between practices, at the intersection of mediums. Their work speaks of the gaze within their music and of the voice rising from images, crafted or gathered from their close circle. Perched like a koala on the microphone, their skin-deep notes tear as they point to the disguises of patriarchy that deepened their voice. Pitch-shifted colors drift among choirs still holding on to hope.

Cédric Dind-Lavoie

Révélé avec Archives, projet émouvant donnant à des morceaux et à des voix du folklore des arrangements contemporains, lauréat du significatif Oliver Schroer Pushing the Boundaries Award aux Canadian Folk Music Awards, le compositeur et multi-instrumentiste Cédric Dind-Lavoie est de ces visionnaires dont le travail est rare, exceptionnel. À leur quatrième volume, ses « orchestrations » sont d’une beauté toujours aussi saisissante, colossales œuvres d’amour et de mémoire.

Revealed with Archives, a moving project that gave contemporary arrangements to pieces and voices from folklore, and winner of the prestigious Oliver Schroer Pushing the Boundaries Award at the Canadian Folk Music Awards, composer and multi-instrumentalist Cédric Dind-Lavoie is one of those visionaries whose work is rare and exceptional. Now at its fourth volume, his “orchestrations” remain just as strikingly beautiful, colossal works of love and memory.

Mykalle

Compositrice et artiste multidisciplinaire, Mykalle crée depuis plus de dix ans à la croisée de la musique et des arts vivants — son premier album Da pacem (2024) et sa trilogie multidisciplinaire sur le sacré, Gloria, Mythe et Warm up (2015–2021) — ont été présentés dans plusieurs pays en Amérique du Nord et en Europe. Des voyages aux échos sacrés, inspirés par la liturgie, le chant traditionnel et la pop, ses musiques, à la fois contemporaines et hors de ce monde, mêlent des sonorités néoclassiques et électroniques, avec des paroles en latin, en grec, en bulgare et en anglais. Ses performances puissantes ont cette capacité d’habiter l’intérieur, dans la salle même où se trouve la paix.

Composer and multidisciplinary artist, Mykalle has been creating for over a decade at the crossroads of music and the performing arts. Her first album Da pacem (2024) and her multidisciplinary trilogy on the sacred — Gloria, Mythe, and Warm up (2015–2021) — have been presented in several countries across North America and Europe. Journeys with sacred echoes, inspired by liturgy, traditional song, and pop, her music, both contemporary and otherworldly—blends neoclassical and electronic textures with lyrics in Latin, Greek, Bulgarian, and English. Her powerful performances hold the rare ability to inhabit the inner self, within the very space where peace resides.

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électro-indie / électro-pop / soul/R&B

Coup de coeur francophone : Xela Edna, Flèche Love et Virginie B au Théâtre Plaza

par Rédaction PAN M 360

Xela Edna

[aucune description de l’artiste disponible]

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Flèche Love

Écouter la Suisse Flèche Love c’est être transpercé·e par une voix, un corps, une parole qui, inévitablement, provoque des sensations, des émotions, des images fulgurantes. Elle n’est pas seulement une voix libre. À la manière des immenses Björk, Sevdaliza, FKA Twigs ou de la regrettée Lhasa de Sela, sa musique unique et avant-gardiste est associée à la danse, qu’elle pratique comme une délivrance aux inspirations multiples, un mouvement vers la Guérison.

Listening to Suisse Flèche Love is being pierced by a voice, a body, a word that inevitably sparks sensations, emotions, and striking images. She is not just a free voice. In the manner of the greats Björk, Sevdaliza, FKA Twigs, or the late Lhasa de Sela, her unique and avant-garde music is inseparable from dance, which she practices as a liberating force of many inspirations, a movement toward Healing.

Virginie B

L’excentricité envoûtante de Virginie B n’a d’égal que sa créativité débordante. En surdouée, elle s’adonne à une réappropriation unique des codes de l’hyperpop, y insufflant nu jazz, funk et R&B, avec une approche conceptuelle héritée de l’art pop et d’un goût prononcé pour le maximalisme et le glamour. Elle applique cet amalgame distinctif et versatile à l’exploration de sa psyché, de sa féminité et de son rapport à la technologie et à la nature. Un exutoire de ses désirs, comme ses abus, qu’elle possède sur scène avec une vulnérabilité et une confiance imposante.

The captivating eccentricity of Virginie B is matched only by her overflowing creativity. A prodigy, she engages in a unique reappropriation of hyperpop’s codes, infusing them with nu jazz, funk, and R&B, along with a conceptual approach inherited from pop art and a strong taste for maximalism and glamour. She applies this distinctive and versatile blend to the exploration of her psyche, her femininity, and her relationship with technology and nature. An outlet for her desires, and her excesses, which she commands on stage with both vulnerability and commanding confidence.

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acadie / chanson keb franco / indie folk

Coup de coeur francophone : Velours Velours et Katrine Noël aux Foufounes Électriques

par Rédaction PAN M 360

Velours Velours

Exutoire de Raphaël Pépin-Tanguay, Velours Velours, qu’il porte comme un nom (Salut, Velours) est de ses extraordinaires et très attachants fous talentueux dans le sens de « follement ». Quand je pleure, je suis content de dire son deuxième long jeu, que toute la presse s’est empressée d’écouter et d’aimer. C’est que « les contradictions du jeune musicien aux textes tristes, mais à la voix souriante » qui « a su très tôt qu’il voulait faire partie de la gang », a-t-on pu lire, donnent des chansons auxquelles on veut revenir. Des musiques populaires populeuses, de talents, de goût et de culture québécoise. Un grand jam de monde qui s’aime et qui aime le monde.

The outlet of Raphaël Pépin-Tanguay, Velours Velours, carried like a name (Hello, Velours), is one of those extraordinary, endearingly “crazy” talents, crazy in the best sense of the word. Quand je pleure, je suis content marks his second full-length, one that the press was quick to listen to and embrace. As one review put it, “the contradictions of this young musician, with sad lyrics but a smiling voice, who knew early on that he wanted to be part of the gang,” make for songs listeners return to again and again. Popular music in the fullest sense: filled with talent, taste, and Québécois culture. A great jam of people who love each other and love the world.

Katrine Noël

Après 10 ans de tournées et d’albums avec son band-d’amies-d’Acadie-devenu-culte, « la grande des Hay Babies » avait besoin de lâcher son lousse : fouler des planches de théâtre, mettre en scène des « orchestres », réaliser « maison » des tonnes de chansons dans son studio « La grosse rose ». Aujourd’hui et maintenant, Katrine Noël embrasse l’idée de showmanship — celle de la performance, pas de la discipline équestre western pour faire clair. Seule sur scène pour la première fois, elle débarque le public dans son village imaginaire du Nouveau-Brunswick, peuplé de personnages colorés, comme les tomates du jardin qui ont vu grossir son premier solo.

After 10 years of touring and making albums with her cult-favorite band of Acadian friends, “the tall one from Les Hay Babies” needed to let loose: treading the theatre stage, directing “orchestras,” and home-producing piles of songs in her studio, La grosse rose. Today, Katrine Noël fully embraces the idea of showmanship — performance, that is, not Western equestrian discipline, just to be clear. Alone on stage for the first time, she transports the audience into her imaginary New Brunswick village, populated with colorful characters, like the garden tomatoes that witnessed the growth of her first solo.

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Chanson francophone / hommage

Coup de coeur francophone : Du Haut des Airs Canada à la salle Claude-Léveillée

par Rédaction PAN M 360

Initiative de la Société pour l’avancement de la chanson d’expression française (SACEF), en collaboration avec la Société Chant’Ouest, le Gala de la chanson de Caraquet et l’APCM, Du Haut des Airs Canada, est un événement phare réunissant les forces vives franco-canadiennes de l’Ouest, des provinces de l’Atlantique, de l’Ontario et du Québec. Pour sa 12e édition, sous la direction artistique d’Yves Marchand, ce sont quatre jeunes musiciens émergent·es, Sophie Grenier de l’Ontario, Élise Boulanger de Vancouver, Lydia Colada (Samuel Boulianne) du Québec et Jonathan Sonier du Nouveau-Brunswick, qui se sont approprié un répertoire de chansons actuelles d’auteur·trices-compositeur·trices canadien·nes établis et de la nouvelle vague. Un portrait instantané de l’expression de la chanson pancanadienne dans toutes ses déclinaisons.

An initiative of the Société pour l’avancement de la chanson d’expression française (SACEF), in collaboration with Société Chant’Ouest, the Gala de la chanson de Caraquet, and the APCM, Du Haut des Airs Canada is a flagship event bringing together the driving forces of French-language song from Western Canada, the Atlantic provinces, Ontario, and Quebec. For its 12th edition, under the artistic direction of Yves Marchand, four young emerging musicians, Sophie Grenier from Ontario, Élise Boulanger from Vancouver, Lydia Colada (Samuel Boulianne) from Quebec, and Jonathan Sonier from New Brunswick, reinterpreted a repertoire of contemporary songs by both established and next-generation Canadian singer-songwriters. An instant portrait of the many facets of French-language song across Canada.

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alt-folk / électro-pop / indie pop

Coup de coeur francophone : Avril Jensen et Erwan au Verre Bouteille

par Rédaction PAN M 360

Avril Jensen

Avril Jensen aurait aimé être astronaute. Elle l’est sans doute dans une autre dimension, mais ici, les étoiles ont voulu qu’elle soit musicienne. C’était écrit dans le ciel. De ces brillantes du côté « gauche » de la force, elle engendre une pop hybride vibrante dans laquelle coulent la chaleur de l’acoustique et la puissance de l’électro. Qui sait si elle n’est pas de deux mondes.

Avril Jensen would have liked to be an astronaut. She is, no doubt, in another dimension, but here, the stars decided she would be a musician. It was written in the sky. One of those brilliant ones on the “left” side of the force, she creates a vibrant hybrid pop in which the warmth of acoustic music flows with the power of electro. Who’s to say she isn’t from two worlds?

Erwan

Erwan fait du folk alternatif qui caresse et qui brasse, aussi vaste qu’introspectif. Portées par sa voix haute, voilée, souffle délicat autant vent tempétueux, ses chansons mouillées de cordes acoustiques enroulées d’une contexture lo-fi emmènent des textes limpides et profonds. Des flaques de la couleur des émotions, des Enfantillages (comme son bien nommé EP), des ritournelles de gazou, de vieux claviers Casio, de guitares au pont en caoutchouc dans lesquelles on saute à pieds joints à l’appel de la sincérité et de la désinvolture.

Erwan makes alternative folk that soothes and stirs, as vast as it is introspective. Carried by his high, veiled voice, delicate as a whisper, fierce as a storm, his songs, soaked in acoustic strings wrapped in a lo-fi texture, carry clear and profound lyrics. Puddles colored by emotion, Enfantillages (as aptly named as his EP), lilting chirps, old Casio keyboards, rubber-bridged guitars you can leap into with both feet at the call of sincerity and nonchalance.

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americana / country / folk-rock

Coup de coeur francophone : Un coin du ciel avec Alex Burger et invité.e.s et Spaghatt au Club Soda

par Rédaction PAN M 360

Un coin du ciel avec Alex Burger et invité.e.s

Si la musique est une place, Alex Burger est à la sienne sur un stage, avançant ses tounes avec un proverbial naturel désarmant, enchaînant ballades contemplatives et cavalcades rock avec sa voix et son verbe décomplexés et sagaces. Là, dans Un coin du ciel (pas volé, mais emprunté à Renée Martel), le Burger réunit le meilleur du country d’ici, Mara Tremblay, Fred Fortin et Stephen Faulkner, Arielle Soucy, Veranda, Tom Chicoine, Cindy Bédard, Patrick Bourdon, pour célébrer « à l’ouest » du mainstream. Nenon, c’est pas pour éloigner les puristes ; juste pour fêter ben comme il faut ceux.elles qui tapent leur propre trail.

If music is a place, Alex Burger is right at home on stage, rolling out his tunes with a proverbial, disarming ease, stringing together contemplative ballads and rock stampedes with his unrestrained, sharp voice and words. There, in Un coin du ciel (not stolen, but borrowed from Renée Martel), Burger brings together the best of local country, Mara Tremblay, Fred Fortin and Stephen Faulkner, Arielle Soucy, Veranda, Tom Chicoine, Cindy Bédard, Patrick Bourdon, to celebrate “out west” of the mainstream. No no, it’s not about pushing purists away; just about throwing a proper party for those who carve out their own trail.

Spaghatt

Bon, chaud et « sauceux » par nomination, Spaghatt sert à ses fidèles et à qui veut bien, licks collants de pedal steel, hooks qui débarrent les genoux et paroles franches, oscillant-titubant entre les amours déchus, la fête et la route. De Stephen Faulkner à Emmylou Harris, en passant par Colter Wall, la plâtrée de sons de première qualité dont le duo (Émile Touzin-Patrick Bourdon) s’est gavé texturise une signature Country Americana classique et actuelle. Faut goûter la « P’tite criss », la seule de leurs chansons au menu du buffet de l’Internet, pour en (re)commander.

Hot, good, and “saucy” by nomination, Spaghatt serves up to its loyal fans, and anyone else willing, sticky pedal steel licks, knee-loosening hooks, and frank lyrics, teetering between lost loves, partying, and the open road. From Stephen Faulkner to Emmylou Harris, and even Colter Wall, the platter of top-notch sounds that the duo (Émile Touzin–Patrick Bourdon) indulges in shapes a signature Country Americana that’s both classic and contemporary. You’ve got to try “P’tite criss,” the only one of their songs on the Internet buffet, to order more.

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chanson keb franco / folk

Coup de coeur francophone : Joseph Marchand au Ministère

par Rédaction PAN M 360

Joseph Marchand n’a jamais chanté du Léo Ferré dans son auto en mangeant des huîtres. Enfin, si. Mais comme non-acteur. Dirigé par Stéfane Lafleur. Son ami scénariste et réalisateur. Pas de ses albums. Juste de Chef d’orchestre. Une comédie existentialiste sur lui, avec lui. Quand il ne non-joue pas, il joue quand même, mais de la musique, qu’il compose pour des productions télévisuelles, cinématographiques, dramatiques, ou pour lui. Mais alors, il devient Joseph Mihalcean. Tout cela est compliqué. L’essentiel, c’est qu’un nouvel album y est.

Joseph Marchand has never sung Léo Ferré in his car while eating oysters. Well, actually, he has. But as a non-actor. Directed by Stéfane Lafleur. His friend, screenwriter and filmmaker. Not from his albums. Just from Chef d’orchestre. An existential comedy about him, with him. When he’s not non-acting, he’s still playing, but music this time, which he composes for television, film, theatre, or for himself. But then, he becomes Joseph Mihalcean. It’s all rather complicated. What matters is: there’s a new album.

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expérimental / guitare / jazz électro

Le Vivier : Tim Brady — Guitare Électrique à la Salle Bleue de l’Édifice Wilder

par Rédaction PAN M 360

Le guitariste virtuose et compositeur Tim Brady présente deux concerts qui mettent en lumière la richesse de la création pour guitare électrique à travers le Canada.
La guitare électrique est un instrument voué à la création musicale depuis ses débuts en 1932 – et on ne lâche pas! Ce grand événement sur 2 jours nous présente la création musicale pour guitare électrique à travers le Canada, avec des solistes et compositeurs de Québec, Ontario, Nouvelle-Écosse et Manitoba. Ces concerts feront découvrir une panoplie de styles et d’approches: les influences jazz et folk de Sam Wilson, la musique de chambre avec Instruments of Happiness et ses solistes invités, une musique électro-expérimentale avec Andrew Noseworthy, et 2 pièces solos majeures de Tim Brady. Le concert du 13 novembre sera aussi le lancement du nouvel album double de Tim Brady – For Electric Guitar, sur l’étiquette People Places Records, qui marque le 40ème anniversaire de son premier disque de guitare électrique solo dR.E.aM.s, sorti en 1985.

Virtuoso guitarist and composer Tim Brady presents two concerts showcasing the richness of electric guitar creation across Canada.
Since its beginnings in 1932, the electric guitar has been dedicated to musical creation, and it’s not stopping anytime soon! This major two-day event highlights musical creation for electric guitar throughout Canada, featuring soloists and composers from Quebec, Ontario, Nova Scotia, and Manitoba.
Audiences will discover a wide range of styles and approaches: the jazz and folk influences of Sam Wilson, chamber music with Instruments of Happiness and guest soloists, electro-experimental music by Andrew Noseworthy, and two major solo works by Tim Brady. The November 13 concert will also serve as the launch of Tim Brady’s new double album For Electric Guitar on People Places Records, marking the 40th anniversary of his first solo electric guitar recording, dR.E.aM.s, released in 1985.

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