bebop / jazz / saxophone

ONJ | Un orchestre de cordes, un ensemble de jazz et des saxophones altos célèbrent Charlie Parker

par Michel Labrecque

En entrant dans la Cinquième Salle de la Place des Arts, vingt minutes avant le concert, l’ensemble de cordes était déjà fébrile : les instruments s’accordaient, faisaient des gammes et virevoltaient dans tous les sens.

L’Orchestre national de Jazz s’est métamorphosé en ensemble de cordes, comme ça lui arrive à l’occasion. Cette occasion-ci était de rendre un hommage à Charlie Parker with Strings, ce moment rare où, entre 1949 et 1951, le grand saxophoniste de be-bop a enregistré avec un ensemble de cordes. Un moment qui a marqué l’histoire à cette époque.

Pour commémorer cet événement, l’ONJ a pris les grands moyens : sur scène, on trouvait une vingtaine de violonistes, altistes et violoncellistes, accompagnés d’une harpiste, d’une hautboïste et d’une joueuse de cor anglais. De plus, on trouvait une section rythmique, batterie, basse, guitare, piano.

Le directeur musical de cette soirée, Samuel Blais, m’avait raconté en entrevue que Charlie Parker, alias Bird, n’a jamais eu droit à un ensemble aussi vaste. À l’époque, le producteur voulait économiser, donc c’était un petit ensemble de cordes qui a collaboré avec le grand saxophoniste.

Pour incarner Charlie Parker, Samuel Blais a fait appel à des habitués de l’ONJ : les excellents saxophonistes montréalais Jean-Pierre Zanella, Rémi Bolduc, André Leroux et Alexandre Côté. Chacun d’eux a eu son moment de dialogue avec l’ensemble de cordes.

Comment vous dire simplement ? Tout ça sonnait très bien ! C’était fluide et riche. L’ONJ a respecté scrupuleusement les arrangements de l’époque, mais les saxophonistes avaient la liberté d’improviser, sans chercher à copier Parker. Évidemment, il faut aimer le style de l’époque. Les cordes sonnent parfois comme une trame sonore d’un film de Walt Disney. Mais c’est finement arrangé et, en cette époque grise, ça rajoute un peu de couleur dans nos vies.

Ne me demandez surtout pas lequel des quatre solistes était le meilleur. Chacun avait sa propre couleur. Et c’est très bien comme cela.

Pour terminer, les quatre larrons se sont retrouvés sur scène et se sont laissés aller dans une série de solos, accompagnés de la section rythmique, pour une dernière pièce. L’orchestre de cordes et de vents, presque entièrement constitué de femmes, tapait du pied en souriant.

Dans la salle, nous faisions pareil….

C’était une très belle soirée, à guichet fermé, bien qu’autour de moi, il y avait quelques sièges vides.

Le prochain rendez-vous de l’ONJ sera Ellingtonien. Le 15 janvier 2026, Kim Richardson chantera Duke Ellington, sous le direction de Marianne Trudel. Bonne année !

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jazz / jazz latin / orchestre / saxophone

L’âme de Melissa Aldana transperce le Big Band de l’UdeM

par Michel Labrecque

Avec le froid et les cordes de pluie qui tombaient sur Montréal, il fallait un peu de courage pour se rendre à la salle de concert de la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Mais ce n’était pas en vain : le saxophone solaire de la Chilienne Melissa Aldana nous attendait. Avec un Big Band d’étudiants qui semblait chauffé à bloc. La pluie ? Quelle pluie ?

Melissa Aldana s’est attiré beaucoup d’éloges au cours des dernières années pour l’originalité de son jeu et la qualité de ses compositions. « C’est une des meilleures saxophonistes sur la planète », m’a dit João Lenhari, trompettiste, professeur et directeur musical du Big Band lors de notre entrevue. Et par cela, il voulait dire sans distinction du sexe.

Habituellement, Melissa se produit en sextet ou en quintette. Son unique expérience en big band était un projet réalisé avec le Frankfurt Radio Big Band, un projet inspiré par l’artiste mexicaine Frida Kahlo. C’est à une version de ce projet que nous avons eu droit à la Salle Claude Champagne.

João Lenhari l’a déclaré, d’entrée de jeu, dans son français joliment teinté d’accent portugais : reproduire ces compositions de Melissa Aldana arrangées par Jim McNeely était un travail sérieux de complexité qui a exigé beaucoup de répétitions.

Dans l’ensemble, ce concert était à la hauteur. Les kids se sont très bien tirés d’affaires. Ces pièces, qui sont du jazz teinté de latinité, mais de façon très subtile, sont effectivement difficiles à exécuter. Mais, dans l’ensemble, tout coulait. La section rythmique était particulièrement impeccable, de mon  avis de profane, qui écoute beaucoup de musique.

Ce qui est particulièrement chouette dans ce genre de concert, c’est la capacité d’humilité de la « vedette ». Melissa Aldana laissait beaucoup de place aux solos des étudiants, les applaudissait, les encourageait. Je ne sais pas si on trouve ceci dans la musique classique. Il y a eu un moment particulièrement émouvant ou la saxophoniste ténor Maude Gauthier et Melissa Aldana dialoguaient, se donnaient la réplique. Je me demandais à quelle vitesse le cœur de Maude battait. C’est une chance incroyable !

Bref, ce fût une soirée chaleureuse et musicalement excellente. Seul petit bémol : parfois, le Big Band enterrait un peu le saxophone de Melissa, qui est souvent dans des émotions très subtiles. Fort heureusement, elle a pu démontrer tout son talent dans un solo sans accompagnement, où on réalisait l’ampleur de son registre et des nuances.

Je vous recommande donc d’écouter son dernier album Echoes Of The Inner Prophet, pour prendre la mesure de ses talents de saxophoniste et de compositrice.

Le 7 décembre, la Salle Claude Champagne recevra le saxophoniste Bob Minzer, accompagné par le Big Band des diplômés de l’université.

ambient / électronique

EAF X SAT | Ambient: Treglia, Jiyoung Wi, Keru Not Ever, IRL

par Rédaction PAN M 360

Des drones puissants envahissent la salle, des sons chaleureux vous enveloppent, un maestro numérique post-classique et une violoniste anti-virtuose s’affrontent: la soirée promet un large éventail de musique ambient. Improvisation noise saisissante, synthés modulaires complexes, orchestrations émouvantes et délicieuses sonorités psychoacoustiques se réunissent pour titiller vos sens. 

Spectacle assis

27 NOVEMBRE/NOVEMBER 27 20H / 8 PM BILLETS/TICKETS ICI/HERE

Powerful drones washing over the room, warm textural sounds wrapping around you, a post-classical digital maestro and an anti-virtuoso violinist clashing: the night is promising a wide spectrum of ambient music. Hair-raising noise, advanced modular synth works, tear-jerking string works, and psychoacoustic ear candy all come together to tug on your brainstrings. 

Seated show

classique / Moyen-Orient / Levant / Maghreb

FMA 2025 | Cantiques de l’amour, entre Orient et Occident

par Sandra Gasana

Trente-six choristes. Sept musiciens. Un directeur musical. Un derviche tourneur. Et il y avait bien entendu les deux stars de la soirée : le chanteur syrien Khaled Al-Hafez et la contralto québécoise Gabrielle Cloutier.

La Cinquième salle de la Place des arts était presque remplie, mais cette fois-ci, contrairement aux autres concerts du Festival du monde arabe, il y avait un public majoritairement québécois, majoritairement âgé, les familles des choristes étaient probablement nombreuses dans la salle.

La chorale, composée de l’Ensemble Vox, était en trame de fond. Elle revenait entre les morceaux interprétés parfois par Khaled, parfois par Gabrielle et parfois par les deux. D’ailleurs, Gabrielle chantait en arabe sur les morceaux de Khaled et en français pour ses morceaux. Vêtue d’une longue robe rouge, elle se démarquait dans la salle puisque tout le monde était habillé en noir. Sa voix donnait des frissons, surtout lorsqu’elle se mettait debout au milieu de la scène et qu’elle la déployait librement. 

Les chants de Khaled avaient des allures de prières, un peu comme celles qui résonnent à travers les mosquées alors que la chorale nous plongeait dans une ambiance de messe. Et l’on valsait entre ces deux univers tout au long de la soirée. Avant la fin de la première partie, nous avons vu arriver le derviche tourneur qui a illuminé la salle avec sa méditation giratoire. Il semblait complètement en transe et tout le long, je me demandais comment il n’avait pas le vertige à la fin de tout cela.

Les musiciens ont eu le temps de briller chacun à leur tour. Ils s’assuraient de prendre leur temps durant leur solo, sans se presser, afin de laisser les spectateurs savourer jusqu’au bout.

Des images étaient projetées tout au long de la soirée, parfois des lettres de l’alphabet arabe, d’autres fois des images géométriques ou encore des décors qui se mariaient bien avec la musique.

Je dirais que le seul hic était peut-être la durée du concert. Une spectatrice assise tout près de moi pensait que c’était la fin du spectacle à l’entracte puisque nous venions d’avoir 1h30 de show. La deuxième partie était un peu plus courte certes, mais pour les amateurs de musique de ce genre, ils étaient bien servis.

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classique / post-romantique

OSM : Éclatante nostalgie – de l’Europe à Hollywood

par Rédaction PAN M 360

Exilés aux États-Unis, Bartók et Korngold expriment avec émotion la nostalgie de leur terre natale à travers leurs Concertos : influences hongroises chez le premier, réminiscences de l’esprit viennois et mélodies hollywoodiennes chez le second. Mettant en valeur l’éblouissante violoniste Simone Lamsma, ce concert vous plongera dans l’univers captivant de la musique classique, mêlant émotion, cinéma et musique symphonique. Une soirée magique où les mélodies envoûtantes vous transporteront au cœur de leur héritage culturel.

Exiled in the United States, Bartók and Korngold poured their longing for home into their concertos—one steeped in Hungarian traditions, the other blending Viennese charm with Hollywood melodies. Showcasing the brilliant Simone Lamsma, this concert promises an enchanting journey full of emotion, cinematic splendour, and symphonic brilliance. A magical evening where mesmerizing melodies will allow you to discover a rich cultural heritage.

Programme

Claude Debussy, L’isle joyeuse (arr. B. Molinari), L. 106 (7 min)
Erich Wolfgang Korngold, Concerto pour violon, op. 35 (24 min)
Béla Bartók, Concerto pour orchestre, Sz.116, BB 123 (36 min)

Program

Claude Debussy, L’isle joyeuse (arr. B. Molinari), L. 106 (7 min)
Erich Wolfgang Korngold, Concerto for Violin, Op. 35 (24 min)
Béla Bartók, Concerto for Orchestra, Sz.116, BB 123 (36 min)

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Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

pop-rock

Damiano David au MTelus

par Rédaction PAN M 360

Damiano David est une star de la pop italienne et une icône de mode, reconnu pour sa voix dynamique, son style et sa présence sur scène. Il est principalement connu en tant que leader du groupe de rock alternatif extravagant Måneskin. Le quatuor basé à Rome, avec son mélange distinctif de dance-punk, de mode glam et d’attitude rock indie des années 2000, a rencontré un succès grand public après avoir terminé deuxième de The X Factor en 2017, enchaînant avec un hit numéro un en 2018 avec Il ballo della vita et remportant le Concours Eurovision de la chanson en 2021 avec le morceau « Zitti e buoni ». Après la sortie de leur troisième album, Rush! en 2023, qui s’est écoulé à plus d’un million d’exemplaires, David a élargi son répertoire en devenant artiste solo, dévoilant une facette plus personnelle avec la ballade piano-reflexive « Silverline ».

Damiano David is an Italian pop star and fashion icon with a dynamic voice, style, and stage presence who is best known as the frontman for flamboyant alt rockers Måneskin. The Rome-based quartet, with its distinctive blend of dance-punk, glam fashion, and early-2000s indie rock swagger, found mainstream success after reaching second place on 2017’s The X Factor, scoring a number one hit with 2018’s « Il ballo della vita » and winning the 2021 Eurovision Song Contest with the chart-topping « Zitti e buoni. » Following the release of the band’s platinum-selling third album, 2023’s Rush!, David expanded his repertoire by becoming a solo artist, showcasing a more personal side with the reflective piano ballad « Silverline. »

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baroque / classique / Piano

Festival International Bach Montréal 2026 : Sergei Babayan, piano – Le chant du piano, de Bach à Gershwin à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Tout au long de sa carrière, Sergei Babayan a mis sa puissance émotionnelle et sa technique impeccable au service de son amour pour la musique de Bach.
Le concertiste multi-primé aime à rappeler que la musique doit être ouverte aux surprises et aux intuitions spontanées, permettant aux émotions inattendues d’émerger.
À travers la variété musicale de ce programme, le pianiste transcende les styles pour créer un fil invisible : l’expression lyrique, qu’elle naisse d’un aria baroque, d’une romance romantique ou d’une chanson populaire.  
« Il faut chanter si l’on veut bien jouer du piano », répétait Chopin à ses élèves. Ce soir, Sergei Babayan nous offre toute la profondeur de cette sentence.
« Sergei Babayan est un génie. Point final. » – Christophe Huss, Le Devoir

Throughout his career, Sergei Babayan has poured his emotional power and flawless technique into his love for Bach’s music.
The multi-award-winning concert pianist often reminds us that music must remain open to surprises and spontaneous intuition, allowing unexpected emotions to emerge.
Through the musical diversity of this program, the pianist transcends styles to create an invisible thread: lyrical expression, whether born from a Baroque aria, a Romantic romance, or a folk song.
“You must sing if you want to play the piano well,” Chopin used to tell his students. Tonight, Sergei Babayan offers us the full depth of that statement.
“Sergei Babayan is a genius. Period.” – Christophe Huss, Le Devoir

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baroque / classique

Festival International Bach Montréal 2026 : Rudolf Lutz, choeur de Saint-Gall – Du baroque inspiré à la vitalité du romantisme à l’Église St. Georges

par Rédaction PAN M 360

Le Festival International Bach Montréal accueille l’ensemble suisse de la Fondation Bach de Saint-Gall (J.S. Bach-Stiftung Saint-Gallen) pour son premier concert en Amérique du Nord.
Rudolf Lutz, chef d’orchestre reconnu pour sa parfaite maîtrise de l’œuvre de Bach et ses performances d’improvisation, dirigera le choeur a capella, pour un parcours musical allant de Bach à Mendelssohn, en passant par J. H. Schein. Une occasion unique d’apprécier une perspective nouvelle et vivante sur les liens entre baroque et romantisme!

The Montreal Bach Festival welcomes the Swiss ensemble of the Bach Foundation of St. Gallen (J.S. Bach-Stiftung St. Gallen) for its first concert in North America.
Rudolf Lutz, a conductor renowned for his masterful command of Bach’s work and his improvisational performances, will lead the choir a cappella in a musical journey ranging from Bach to Mendelssohn, with a stop at J. H. Schein. A unique opportunity to enjoy a fresh and vibrant perspective on the connections between the Baroque and Romantic eras!

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Ce contenu provient du Festival International Bach Montréal et est adapté par PAN M 360

musique contemporaine

Quigital Corporate Retreat : comment détruire la culture corporative en s’amusant ferme.

par Frédéric Cardin

Comment décrire le concept à la base de Quigital Corporate Retreat de l’ensemble de percussions Architek, la soprano Sarah Albu et les concepteurs-trices Eliot Britton, Patrick Hart, David Arbez et Kevin McPhillips? Je ne répéterai pas ce qui a déjà été dit dans l’entrevue que j’ai réalisée avec Ben Duinker de Architek, Sarah Albu et Elliot Britton. Je vous invite donc à la consulter sans attendre.

REGARDEZ L’ENTREVUE ICI

Je me concentrerai plutôt sur le spectacle lui-même, auquel j’ai assisté le 13 novembre 2025, à la Sala Rossa, à Montréal. Ce qu’il faut en dire, de prime abord, c’est que ce spectacle représente une forme renouvelée du concept d’art total dans lequel le public est impliqué. Une bonne demie heure avant le lancement des premières notes, nous sommes déjà dans le show lui-même. Nous sommes accueillis non pas en tant que spectateurs, mais plutôt comme employés de la corporation Quigital. L’événement est une retraite professionnelle, une séance de boosting et de motivation, de brainstorming collectif, mais aussi, à notre insu, une évaluation de nos performances. Nous recevons une carte officielle d’identité et une application téléchargeable nous connecte aux autres ‘’employés’’ avec lesquels nous sommes appelés à échanger des idées de produits à lancer, à bâtir un réseau et surtout, à accumuler des points Quigital. Avec ces points, on peut même s’acheter des promotions!

Cette intro passée, le spectacle est lancé. Celui-ci est un feu roulant assez ludique dont le succès, me dit-on, est à mettre au crédit des conseils de la metteure en scène et chorégraphe Marie-Josée Chartier. On se laisse vite embarquer, tellement tout est mené rondement et les musiciens font aussi office de gestionnaires plus ou moins efficaces de la progression de l’événement. Mais la personne qui assure le déroulement impeccable et le maintien de l’énergie essoufflante, c’est la MO (Mistress of ceremony), sorte d’animatrice de foule/GO Club Med/motivatrice poussive de la soirée : la soprano Sarah Albu. C’est elle qui colle tout ça ensemble, qui chante, parle, incite jusqu’à saturation à répéter les mantras, ridicules, de cette grosse boîte fictive, mais pas tant que ça. Tient, par exemple : If you’re on time, you’re late; We strive for Data Completeness!; It’s up to all of us to live and breathe the sunset-type environment; Aim to find out your Complete Edgeboard Storylines, et un tas d’autre nonsense du genre. Nous sommes bombardés par une propagande creuse, couverte de faux-bons-sentiments qui sous-tendent un productivisme abrutissant semblant sortir d’une version actualisée de 1984

Tout ça, bien entendu, est une critique acerbe mais lucide du monde corporatif contemporain, qui semble incapable d’éviter le piège de sa propre caricature extrémiste menant vers l’absurdité. 

L’événement est constitué de chansons qui forment un cycle complet (un Songbook) de six titres, évoquant des platitudes convenues que l’on pourrait entendre ou lire dans les activités usuelles d’une journée de travail : 

Can You Forward This To Me?
I Hope This Email Finds You Well
Exciting News!
Just Wanted To Circle Back
You Left Something Behind
We Love You

Tout cela est entrecoupé de moments instrumentaux parfois frénétiques, comme lorsque l’animatrice surcharge ses collègues de travail en les poussant à toujours aller plus vite. Ceux-ci (les gars de Architek) tapent de plus en plus vite sur des ‘’claviers’’ d’ordinateurs qui font aussi office de percussions ou d’instruments rigolos comme un mélodica!

La grande réussite de ce spectacle comme aucun autre que j’aies déjà vu, c’est que, premièrement, la mise en scène est attachée au millimètre et rendue à la milliseconde près. Deuxièmement, la critique socio-économique proposée n’est pas faite dans la lourdeur ou la prêche gauchiste. Bien que le propos soit indéniablement de gauche, l’humour et la dérision présente tout du long servent de paratonnerre à une éventuelle impression de démarche politique militante. Puis, troisièmement, la musique signée par Elliot Britton et Patrick Hart est parfaitement adaptée au propos et au déroulement. Le compositeur montréalais nous plonge dans une tornade de sons, de notes et de mélodies bien tournées qui évoquent autant la muzak de boîte vocale téléphonique ou le jingle corporatif que la chanson type de musical états-unien et, aussi, des épisodes instrumentaux plus contemporains, mais toujours habités par une énergie propulsive irrésistible. Le petits thèmes simplistes associés aux ‘’pubs’’ de Quigital rappelleront, à ceux et celles qui s’en souviennent, les jingles stéréotypés des fausses publicités dans des films comme Robocop (l’original de 1987, un chef-d’oeuvre satirique très glauque signé Paul Verhoeven) ou Total Recall (aussi l’original, avec Arnold Schwarzanegger en 1990, également de Verhoeven et basé sur une nouvelle de Philip K.Dick). Comme quoi, les tendances superficielles et propagandistes des multinationales n’ont absolument pas changé… De nos jours, on dirait même qu’un mouvement de fusion est en train de s’opérer avec une certaine frange religieuse de la société, surtout aux États-Unis. 

Les concepteurs-trices l’ont d’ailleurs probablement très bien noté, car la majeure partie de cette retraite corporative est divisée en six parties associées à un rite cultuel initialement lancé avec la ‘’prière’’ Oh Growth, Heed My Call. S’ensuivent les six parties, dont les titres ne laissent pas vraiment de doute quant aux liens religieux : Invocation, Thanksgiving, Confession, Supplicata, Intercession, Adoration. Imaginez ensuite l’animatrice qui, à la suite du congédiement de certains employés, offre de très superficiels et inutiles ‘’thoughts and prayers’’!! Un moment particulièrement fort quand on sait comment et dans quels contextes ils sont utilisés chez nos voisins du sud. 

Au final, Quigital Corporate Retreat est un spectacle audacieux, très audacieux, mais qui a assurément le potentiel de rejoindre un vaste public en quête de dépaysement et de critique sociale aussi virulente que comique, sans obliger quiconque à s’arracher la tête pour comprendre ce qui se passe. Voilà une chose rarissime en création contemporaine dite ‘’d’avant-garde’’. 

When you burn bridges, people fly!

classique / violon

OSM : Carte blanche à Andrew Wan

par Rédaction PAN M 360

Venez découvrir les solistes de l’OSM dans un concert unique, réunissant Victor Fournelle-Blain, alto solo, et Andrew Wan, violon solo, qui jouera et dirigera l’orchestre avec brio. À l’occasion de l’anniversaire de sa femme, Wagner compose une œuvre pleine de douceur et de tendresse : un véritable hommage à l’amour. Ces sentiments résonnent également dans l’Andante de la Sinfonia concertante de Mozart. Ne laissez pas passer l’opportunité de voir ces deux talents de l’OSM illuminer la scène!

Discover the OSM soloists in a unique concert featuring Principal Viola Victor Fournelle-Blain and Concertmaster Andrew Wan, who will perform and lead the orchestra. For his wife’s birthday, Wagner composed a heartfelt tribute to love, a piece brimming with warmth and tenderness. These sentiments also resonate in the Andante of Mozart’s Sinfonia Concertante. Don’t miss the opportunity to see these two exceptional OSM musicians shine on stage!

Programme

Edvard Grieg, Suite Holberg, op. 40 (21 min)
Richard Wagner, Siegfried Idyll, WWV 103 (18 min)
Wolfgang Amadeus Mozart, Sinfonia concertante pour violon et alto, K. 364 (30 min)

Program

Edvard Grieg, Holberg Suite, Op. 40 (21 min)
Richard Wagner, Siegfried Idyll, WWV 103 (18 min)
Wolfgang Amadeus Mozart, Sinfonia Concertante for Violin and Viola, K. 364 (30 min)

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classique / quatuor à cordes

Quatuor Molinari : Dialogue sur le Plateau – Rythmes canadiens à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal

par Rédaction PAN M 360

Le compositeur Blair Thomson sera l’invité du Molinari lors de ce Dialogue qui permettra au public de découvrir la toute nouvelle oeuvre du compositeur intitulée «Internesses» et écrite pour le Quatuor Molinari.
Ce Dialogue présente, analyse et discute des oeuvres au programme du concert de la série Vingtième et plus du 5 décembre qui sera donné au Conservatoire de Montréal. Les musiciens  joueront des extraits et discuteront avec le public des oeuvres au programme de ce concert. Outre la création de Blair Thompson, vous y entendrez des extraits de l’entraînant 4e quatuor de R. Murray Schafer et du dynamique  «Dark Energy» de Kelly-Marie Murphy.
Une soirée énergisante vous attend!

Composer Blair Thomson will be the Molinari’s guest during this Dialogue, which will give the audience the opportunity to discover the composer’s brand new work entitled “Internesses,” written for the Molinari Quartet.
This Dialogue presents, analyzes, and discusses the works on the program for the December 5 concert of the Vingtième et plus series, which will be held at the Conservatoire de Montréal. The musicians will play excerpts and discuss the works on the concert program with the audience.
In addition to Blair Thompson’s new work, you will hear excerpts from R. Murray Schafer’s lively 4th Quartet and Kelly-Marie Murphy’s dynamic “Dark Energy.”
An energizing evening awaits you!

CE SPECTACLE EST EN ENTRÉE LIBRE!

Ce contenu provient du Quatuor Molinari et est adapté par PAN M 360

classique / période romantique

OSM : La Symphonie «Pathétique» de Tchaïkovski

par Rédaction PAN M 360

Plongez dans un tourbillon d’émotions avec deux chefs-d’œuvre poignants. D’abord, le Concerto pour violoncelle d’Elgar, où le soliste Nicolas Altstaedt mettra cet instrument en lumière avec une intensité saisissante. Ensuite la Symphonie n° 6 de Tchaïkovski, dans laquelle, sous des accents nostalgiques, un véritable drame intérieur se déploie. Entre tumulte des passions chez Tchaïkovski et mélancolie chez Elgar, chaque note sublime les tourments et les craintes.

Embark on an emotional journey through two profoundly moving masterpieces. First, soloist Nicolas Altstaedt will bring Elgar’s Cello Concerto to life with powerful intensity, followed by a performance of Tchaikovsky’s Symphony No. 6, a piece brimming with nostalgia and inner drama. From Tchaikovsky’s turbulent passion to Elgar’s poignant melancholy, every note unveils the complexities of human anguish and fear.

Programme

Samuel Coleridge-Taylor, Ballade, op. 33 (11 min)
Edward Elgar, Concerto pour violoncelle, op. 85 (30 min)
Piotr Ilitch Tchaïkovski, Symphonie no 6 op. 74 en si mineur, « Pathétique » (45 min)

Program

Samuel Coleridge-Taylor, Ballade, Op. 33 (11 min)
Edward Elgar, Concerto for Cello, Op. 85 (30 min)
Pyotr Ilyich Tchaikovsky, Symphony No. 6, Op. 74 (“Pathétique”) (45 min)

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Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

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