celtique / Musiques du Monde / new age

Loreena McKennitt | The Mask and Mirror – 30e anniversaire à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

À l’automne 2026, l’auteure-compositrice-interprète canadienne primée, Loreena McKennitt, commémorera le 30e anniversaire de son album, The Mask and Mirror, avec une tournée vaste dans l’est du Canada. Largement acclamé pour sa « fécondation interculturelle », l’album tisse ensemble des influences celtiques, espagnoles et marocaines. Loreena sera accompagnée par des compagnons musicaux Caroline Lavelle au violoncelle, Brian Hughes à la guitare, Hugh Marsh au violon, Dudley Phillips à la basse et Robert Brian à la batterie. La première partie chaque soir présentera les favoris des fans, et la deuxième partie set comprendra toutes les chansons de l’album. McKennitt proclame : « C’est un anniversaire marquant de ma carrière, et j’ai hâte de le célébrer chez nous. » Son mélange éclectique celtique de musique pop, folk et de musique du monde a vendu plus de 14 millions d’albums dans le monde entier, et ses enregistrements ont obtenu le statut d’or, de platine et de multi-platine dans 15 pays, sur quatre continents.

In fall 2026, award-winning Canadian singer/songwriter, Loreena McKennitt, will be commemorating the 30th anniversary of her album, The Mask and Mirror, with an extensive tour of Eastern Canada. Widely acclaimed for its ‘cross-cultural fertilization’, the album weaves together Celtic, Spanish and Moroccan influences. Loreena will be accompanied by musical companions Caroline Lavelle on cello, Brian Hughes on guitar, Hugh Marsh on violin, Dudley Phillips on bass and Robert Brian on drums. The first set each evening will feature fan favourites, while the second set will include every song on the album. McKennitt proclaims, “This is a milestone anniversary in my career, and I look forward to celebrating it at home.” Her eclectic Celtic blend of pop, folk and world music has sold more than 14 million albums worldwide, and her recordings have achieved Gold, Platinum and multi-Platinum status in 15 countries, on four continents.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de la Place des Arts et est adapté par PAN M 360

jazz / musique de film

Le Noël de Charlie Brown symphonique à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

À l’occasion du 50e anniversaire de la disparition du légendaire pianiste et compositeur de jazz Vince Guaraldi, l’Orchestre du Festival Classica, en compagnie de la pianiste renommée Lorraine Desmarais et de son trio jazz, vous invite à célébrer les Fêtes avec Le Noël de Charlie Brown, en version symphonique. Les célèbres mélodies issues de l’album A Charlie Brown Christmas prennent une ampleur nouvelle grâce à des arrangements originaux, conçus pour mettre en valeur la rencontre unique entre un trio jazz, un orchestre symphonique et un chœur d’enfants. Ce concert est l’occasion idéale de vous plonger dans la douceur et la nostalgie de cette œuvre emblématique du temps des Fêtes. Un événement magique à partager en famille et entre amis.

To mark the 50th anniversary of the passing of the legendary jazz pianist and composer Vince Guaraldi, the Festival Classica Orchestra, joined by renowned pianist Lorraine Desmarais and her jazz trio, invites you to celebrate the holiday season with A Charlie Brown Christmas, in a symphonic version. The beloved melodies from the album A Charlie Brown Christmas take on a new dimension through original arrangements crafted to highlight the unique collaboration between a jazz trio, a symphony orchestra, and a children’s choir. This concert is the perfect opportunity to immerse yourself in the warmth and nostalgia of this iconic holiday classic—a magical event to share with family and friends.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de la Place des Arts et est adapté par PAN M 360

classique

OSM : Labadie, Faust et les grands classiques viennois

par Rédaction PAN M 360

Deux grands interprètes sont réunis dans un programme consacré à deux figures emblématiques du classicisme viennois : Beethoven et Haydn. Ce dernier rompt audacieusement avec les conventions dans sa Symphonie n°103, tandis que Beethoven infuse une expressivité romantique dans son Concerto pour violon. Les mystérieuses interventions des timbales, qui ouvrent les deux œuvres, tissent un dialogue fascinant et surprenant offrant au public une expérience riche et inoubliable. Ne manquez pas cette occasion de redécouvrir deux des plus grands compositeurs de l’histoire de la musique.

Two great performers come together for a concert dedicated to two iconic figures of Viennese classicism—Beethoven and Haydn. With his Symphony No. 103, Hadyn made an ambitious break with convention, while Beethoven’s Violin Concerto is full of romantic expressiveness. Both works open with mysterious-sounding timpani passages, creating a captivating dialogue that is always appreciated by audiences. Don’t miss your chance to rediscover two of the greatest composers of all time!

Programme

Joseph Haydn, Symphonie no 103, Hob. I : 103, « Roulement de timbales » (30 min)
Ludwig van Beethoven, Concerto pour violon, op. 61 (42 min)

Program

Joseph Haydn, Symphony No. 103, Hob. I:103 (“Drum Roll”) (30 min)
Ludwig van Beethoven, Concerto for Violin, Op. 61 (42 min)

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

classique / post-romantique

OSM : Ainsi parlait Zarathoustra

par Rédaction PAN M 360

Brian Manker et James Box sortent des rangs de l’Orchestre pour offrir des performances époustouflantes en tant que solistes. Ce programme fascinant explore des œuvres marquées par des influences philosophiques et spirituelles où Strauss, Wagner, Bloch et Moussa nous introduisent, à leur façon, à des thématiques profondes. L’œuvre de Strauss est un poème symphonique inspiré du livre philosophique de Friedrich Nietzsche. Son introduction majestueuse utilisée dans le film 2001: l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick est devenue mondialement célèbre. Un concert incontournable, alliant musique saisissante, réflexion captivante et maîtrise impressionnante.

Brian Manker and James Box step out of their usual roles in the orchestra to deliver breathtaking performances as soloists. The program features works shaped by philosophical and spiritual influences, as Strauss, Wagner, Bloch, and Moussa each explore profound themes in their own unique way. Strauss’ piece, a symphonic poem inspired by Friedrich Nietzsche’s philosophical work Thus Spoke Zarathustra, opens with a majestic introduction made world-famous by Stanley Kubrick’s 2001: A Space Odyssey. An unmissable concert bringing together striking music, deep reflection, and masterful artistry.

Programme

Richard Wagner, Tannhäuser : « Ouverture » (12 min)
Samy Moussa, Concerto pour trombone « Yericho » (25 min)
Ernest Bloch, Schelomo, Rhapsodie hébraïque pour violoncelle et orchestre, B. 39 (20 min)
Richard Strauss, Ainsi parlait Zarathoustra, op. 30, TrV 176 (33 min)

Program

Richard Wagner, Tannhäuser, Overture (12 min)
Samy Moussa, Concerto for Trombone (“Yericho”) (25 min)
Ernest Bloch, Schelomo: Rhapsodie Hébraïque for Violoncello and Orchestra, B. 39 (20 min)
Richard Strauss, Thus Spoke Zarathustra, Op. 30, TrV 176 (33 min)

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

baroque / musique contemporaine / tango nuevo

Les Quatre Saisons : de Vivaldi à Dompierre à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

La flamboyante virtuose Isabella d’Éloize Perron ne manquera pas d’impressionner lors d’une nouvelle série de concerts passionnants. Interprété par l’Orchestre FILMharmonique sous la direction de Francis Choinière, Les Quatre Saisons de Vivaldi sera porté par un souffle de jeunesse, alors que Les Quatre Saisons de Buenos Aires, signé Astor Piazzolla, nous plongera dans l’univers sensuel du tango argentin. Aussi en primeur pour cette tournée sera la première mondiale de Les Quatre Saisons du Québec du célèbre compositeur François Dompierre.

The dazzling virtuoso Isabella d’Éloize Perron is sure to impress in a thrilling new series of concerts. Performed by the FILMharmonique Orchestra under the baton of Francis Choinière, Isabella’s rendition of Vivaldi’s The Four Seasons is a breath of fresh air, while her fiery take on Astor Piazzolla’s The Four Seasons of Buenos Aires is an immersive experience, plunging audiences into the sensual universe of Argentine tango. Also premiering on this tour is the world premiere of The Four Seasons of Quebec by renowned composer, François Dompierre.

Programme

-Les Quatre Saisons par Antonio Vivaldi (43 min)
-Les Quatre Saisons de Buenos Aires par Astor Piazzolla (27 min)
-Les Quatre Saisons du Québec par François Dompierre (25 min)

Program

-The Four Seasons by Antonio Vivaldi (43 min)
-The Four Seasons of Buenos Aires by Astor Piazzolla (27 min)
-The Four Seasons of Quebec by François Dompierre (25 min)

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de la Place des Arts et est adapté par PAN M 360

acadie / classique / folk

OSM : Salebarbes rencontre l’OSM

par Rédaction PAN M 360

Lancer une invitation à Salebarbes c’est comme s’assurer que le party va lever !  L’année 2025 de ce groupe aura été spectaculaire et l’OSM est heureux de les accueillir sur scène en ouverture de sa série OSM Pop pour couronner en version symphonique leur immense succès.  Sous la direction de la cheffe Dina Gilbert et des arrangements symphoniques d’Antoine Gratton, préparez-vous à vous à taper du pied et à vivre une soirée dont vous vous souviendrez longtemps.

Throwing an invitation to Salebarbes is like making sure that the party will rise! The year 2025 of this group has been spectacular and the OSM is happy to welcome them on stage at the opening of its Pop series, to celebrate their huge success in a symphonic version. Under the direction of conductor Dina Gilbert and with symphonic arrangements by Antoine Gratton, get ready to kick your feet and live an evening you will remember for a long time.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

classique / période romantique

OSM : Brahms & Dvořák – splendeur du romantisme

par Rédaction PAN M 360

López rend un vibrant hommage à la Finlande à travers son poème symphonique Aino, tandis que Dvořák affirme avec éclat son identité slave en insérant, pour la première fois, une danse folklorique dans sa Symphonie n°6. Enfin, laissez-vous envoûter par le légendaire Concerto pour violon de Brahms, un monument du répertoire, magistralement interprété par le violoniste mondialement reconnu James Ehnes.

López’s symphonic poem Aino is a beautiful tribute to Finland, while Dvořák affirms his Slavic identity in his Symphony No. 6 by using material from a Slavic folk dance for the first time. Finally, let yourself be enchanted by Brahms’ legendary Violin Concerto, a mainstay of the instrument’s repertoire, which will be masterfully performed by the internationally acclaimed violinist James Ehnes.

Programme

Jimmy López, Aino (14 min)
Johannes Brahms, Concerto pour violon, op. 77 (35 min)
Antonín Dvořák, Symphonie no 6, op. 60, B. 112 (41 min)

Program

Jimmy López, Aino (14 min)
Johannes Brahms, Concerto for Violin, Op. 77 (35 min)
Antonín Dvořák, Symphony No. 6, Op. 60, B. 112 (41 min)

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

baroque / chant choral / période classique

Les Violons du Roy : Le Requiem de Mozart à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Le Requiem de Mozart occupe une place à part dans le cœur des mélomanes, en particulier dans celui du public des Violons du Roy et de La Chapelle de Québec, puisque l’œuvre jalonne l’histoire des deux formations avec plusieurs moments forts qui ont marqué les mémoires alimentées par ce disque enregistré en septembre 2001. En compagnie de quatre solistes chevronnés, Bernard Labadie partage à nouveau sa vision approfondie de ce chef-d’œuvre légendaire.

Mozart’s Requiem holds a unique place in the hearts of music lovers, particularly among the audiences of Les Violons du Roy and La Chapelle de Québec. The work has shaped the history of both ensembles, marked by unforgettable moments and immortalized by the recording made in September 2001. Joined by four seasoned soloists, Bernard Labadie once again shares his profound interpretation of this legendary masterpiece.

Programme

J.S. BACH
Motet O Jesu Christ, mein’s Lebens Licht, BWV 118
W.A. MOZART
Requiem en ré mineur, K. 626 (révisé et complété par Robert D. Levin)

Program

J.S. BACH
Motet O Jesu Christ, mein’s Lebens Licht, BWV 118
W.A. MOZART
Requiem in D Minor, K. 626 (revised and completed by Robert D. Levin)

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient des Violons du Roy et est adapté par PAN M 360

classique / période romantique

OSM : La damnation de Faust – quête de jeunesse éternelle

par Rédaction PAN M 360

Après avoir enflammé le public avec la Symphonie fantastique de Berlioz lors de sa dernière tournée européenne, Rafael Payare dirige La damnation de Faust. Cette œuvre magistrale de Berlioz, inspirée d’une légende dramatique de Goethe, se distingue par sa puissance orchestrale et son expressivité narrative. Elle suit le destin tragique de Faust qui fait un pacte avec Méphistophélès en échange du bonheur et de l’amour de Marguerite. Cette alliance précipite Faust en enfer, tandis que Marguerite trouve la rédemption. Portée par une orchestration remarquable et des chœurs saisissants, ce concert plongera le public dans une aventure émotionnelle intense et envoûtante. Une ouverture de saison à ne pas manquer!

After thrilling audiences with his interpretation of Berlioz’s Symphonie fantastique on his last European tour, Rafael Payare tackles The Damnation of Faust. Inspired by Goethe’s great play, Berlioz’s masterpiece is characterized by its powerful orchestral writing and narrative expressiveness. The work tells the tragic story of Faust, who makes a pact with Mephistopheles to secure happiness and Marguerite’s love. Instead, the deal lands Faust in hell while Marguerite is saved. Featuring remarkable orchestration and striking choral passages, this concert will take audiences on an intense and captivating emotional journey. A season opener that is not to be missed!

Programme

Hector Berlioz, La damnation de Faust, op. 24 (136 min)

Program

Hector Berlioz, The Damnation of Faust, Op. 24 (136 min)

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

chanson française / pop

Francos de Montréal : Pierre Lapointe – La forêt des cœurs abîmés à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

2026 marque deux anniversaires importants dans la carrière de Pierre Lapointe: le premier anniversaire de Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé et le vingtième anniversaire de La forêt des mal-aimés.
Deux albums, deux succès exceptionnels, à presque vingt ans d’écart. Fait remarquable, qui rappelle à quel point Pierre Lapointe n’a cessé, depuis son arrivée dans le paysage artistique, de surprendre et d’exceller avec une agilité sans égale. 
Pour souligner cette période charnière, Pierre a décidé de nous offrir un spectacle symphonique accompagné de l’Orchestre Métropolitain en deux actes : Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé suivi de La forêt des mal-aimés tous deux présentés dans leur intégralité. 
Les chansons composant ces deux opus se mariant naturellement aux arrangements symphoniques, nous pouvons d’ors et déjà parier que cette tournée sera un des faits saillants de la carrière de celui qui a fait de la chanson triste sa marque de commerce.

2026 marks two important anniversaries in Pierre Lapointe’s career: the first anniversary of Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé and the twentieth anniversary of La forêt des mal-aimés. 
Two albums, two exceptional successes, almost twenty years apart. This is remarkable, reminding us how Pierre Lapointe has never ceased, since his arrival on the artistic scene, to surprise and excel with unparalleled agility.  
To mark this pivotal period, Pierre has decided to treat us to a symphonic show accompanied by the Orchestre Métropolitain in two acts: Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé followed by La forêt des mal-aimés, both presented in their entirety.  

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de la Place des Arts et est adapté par PAN M 360

période romantique

Virée classique | Il danse avec les animaux

par Frédéric Cardin

L’ensemble Obiora, orchestre classique formé de musiciens de la diversité, se retrouvait sur la scène de la Maison symphonique hier après-midi, pour un programme attrayant, marqué ‘’pour toute la famille’’. Et toute la famille il y avait, surtout des petits qui grouillottent et chuchotent. Moi, ça me rend heureux ce genre d’évènement, et je recommande aux parents de ne pas trop les brimer quand ils bougent un peu sur leurs sièges. C’est prévu pour! Ne leur faites pas sentir trop forcément que le concert est une contrainte. Bref, il y avait du piaillement (un peu), mais c’était bien correct.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE AVEC ALLISON MIGEON DE L’ENSEMBLE OBIORA CONCERNANT CE CONCERT

Le programme, dirigé par Rafael Payare, a commencé avec une très jolie pièce pour cordes en quatre mouvements de l’Afro-Étatsunien Quinn Mason, Irish Dance Suite, illustrée par l’artiste kanyen’kehà:ka (Mohawk) Kaiatanoron Dumoulin Bush. Chacun des quatre mouvements était accompagné d’une illustration construite en direct sur grand écran par la jeune dame. On se demandait un peu où cela s’en allait, car les traits abstraits dessinés se ressemblaient tous, mais dans des configurations légèrement différentes. On aurait dit des tresses de cheveux entremêlées avec des feuilles. C’est à la toute fin que le design complet, réunissant toutes les parties, a permis de percevoir une sorte de symbole celtique (il me semble), construit avec des motifs végétaux. Très joli, mais un peu difficile à suivre pour les très jeunes enfants. La musique de Mason est de l’ordre du plaisir très grand public, avec des mélodies franches, des rythmes gracieux, heureusement pas trop stéréotypés, bien que facilement identifiables. Une pièce qui a certainement beaucoup de succès chez les orchestres de jeunes cordistes.

Le Carnaval des animaux, que tous et toutes attendaient, a bénéficié lui aussi d’un accompagnement inédit. Et c’est ce dernier qui a carrément volé la vedette et emporté le public assez nombreux. Le chorégraphe Charles Brécard, véritable homme-fluide tellement ses mouvements sont onctueux, presque liquides, a illustré chaque mouvement du chef-d’œuvre de Camille Saint-Saëns avec autant d’humour que d’originalité. Il a surtout évité de ‘’mimer’’ les créatures de la partition. Oh, il y a bien eu une trompe d’éléphant suggérée avec un mouchoir, et des ailes de cygnes, mais Brécard a surtout caractérisé d’autres aspects de la musique. Les rythmes par exemple, sur lesquels (Fossiles et Finale) il a fait se croiser la danse contemporaine, le hip hop et le street dance. Certains morceaux pourraient d’ailleurs aisément se retrouver au festival de street dance JOAT, qui a lieu à Montréal à la fin août. Il a également fait participer toute la foule, sans un mot, dans le fameux Aquarium (poissons) avec des mouvements de mains ondoyants qu’on pourrait voir dans des concerts pop. Ailleurs l’artiste tombait comme un tissu, chutait avec grâce de la scène et tentait d’y remonter, ou s’amusait à rouler par terre. Les enfants ont adoré, les parents aussi, et même des personnes qui n’aiment que très peu la danse habituellement ont trouvé cela très réussi.

Charles Brécard devrait tourner avec ce concept. Je vois bien n’importe quel orchestre dans le monde attirer un public familial avec ça, offrant ainsi une alternative intéressante aux versions narrées, plus fréquentes. 

classique / post-romantique

Virée classique | Les Planètes de Holst : séduisantes dans un espace intersidéral… pas tout à fait silencieux

par Sami Rixhon

Sans être transcendante, la performance des mythiques Planètes de Gustav Holst par l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), donnée hier soir à la Maison symphonique, était séduisante, et lançait les festivités en salle de cette 12e Virée classique sur une bonne note.

Le premier mouvement, Mars, celui qui apporte la guerre, est convaincant, et laisse entrevoir un orchestre en pleine maîtrise. Les attaques « star warsiennes » sont précises, impitoyables et lourdes à la fin du mouvement, et l’équilibre entre les sections est réussi. Le seul reproche, c’est qu’il me semble parfois manquer de subtilité dans les nuances entre les différentes planètes (même dans un seul mouvement) : dans un poème symphonique aussi profondément imagé que ce chef-d’œuvre de 1917 de Holst, ça enlève une partie de l’expérience.

Des tableaux comme Mars, celui qui apporte la guerre ou Jupiter, celui qui apporte la gaieté s’inscrivent parfaitement dans l’esprit de la Virée classique : les mélodies sont mémorables, accessibles, et quand l’OSM décide d’y aller au maximum, c’est d’un grandiose brillant. D’autres planètes sont pourtant plus difficiles d’accès, poussant les oreilles curieuses dans des recoins jusque-là insoupçonnés, comme Uranus, le magicien, à la superposition rythmique éclatée et audacieuse.

Toutefois, même si l’événement se veut accessible au grand public, il faudrait peut-être apprendre à certaines personnes dans la salle le b.a.-ba des codes de la musique classique. Ou le savoir-vivre, rien que ça. S’il est magnifique de voir des personnes de tous les horizons découvrir les joies de la musique classique pour la première fois, ce n’est pas pour autant qu’il faut excuser à ces débutants des comportements complètement irrespectueux pendant un spectacle.

Habituée à l’inévitable opéra de la toux, la Maison symphonique accueillait cette fois-ci, à son grand désarroi, une éreintante symphonie de chuchotements et de sonneries de téléphone peu discrètes. De tous les côtés.

Une (dés)honorable mention au couple juste derrière-moi, incapable de ne pas placer plus de dix secondes un commentaire dont on se serait bien passé tout le long du spectacle. Si c’est pour casser les pieds de la rangée en entier, autant rester à la maison, à écouter Les planètes sur votre bête enceinte. Parce que, clairement, nous n’avions pas affaire ni à des mélomanes, ni à des audiophile… Plutôt à des parasites sonores.

Neptune, le mystique, avec son chœur de femmes judicieusement dissimulé pour la surprise derrière la scène, conclut d’une jolie manière cette soirée en demi-teinte. Demi-teinte, dis-je, et ce ne sera pas la faute de l’OSM.

Crédits photo : Antoine Saito

Publicité panam
Inscrivez-vous à l'infolettre