Après la sortie de l’album Cordoba, premier projet solo du prolifique créateur montréalais Hugo Mudie, on imagine que celui-ci a jeté un œil dans le rétroviseur en conduisant sa caisse. Le cadre : la nostalgie, le punk et l’amour au temps du corona. Il n’est pas étonnant de constater que l’auteur-compositeur-interprète, ancienne flamme du projet The Sainte Catherines, soit revenu à son vieil amour musical. Après tout, c’est une icône du punk québécois. Cela dit, il y a toujours trace du folk et du rock qui ont teinté ses autres aventures comme Miracles et Yesterday’s Ring. Concerta Fantasio a l’allure d’un album concept. Les thèmes de son enfance y sont omniprésents. Une démarche consciente? Allez demander à Mudie. Au fond, on ne serait guère surpris que ce père de famille quadragénaire ait revisité son passé (Pennywise & Cypress Hill, Secondaire 4, L’exorcisme, Toujours froid). Quand on regarde grandir les siens, on se projette toujours en arrière un brin. Aux rayons des musiques : guitares électriques pesantes, batterie énergique et histoires racontées-chantées donnent une idée générale de cet encodé très accessible. C’est peut-être du punk, mais ce n’est rien de bien méchant. Certes, il y a quelques boosts (comme la délirante Hang out avec Kesha), mais c’est somme toute assez tendre (Alien et la touchante ballade La maladie d’amour). De temps en temps, on à l’impression de retrouver des sonorités entendues dans les années 1990, période qui correspond à l’adolescence de Mudie. Par exemple, le morceau Secondaire 4 laisse échapper des effluves de Green Day. Même l’ancienne vedette de la NBA, Magic Johnson, a sa place dans l’imaginaire du musicien, qui se déploie en 11 chansons bien tassées. Alex Ortis (chanteur-musicien de We Are Wolves) a de nouveau assumé la réalisation de cet album trempé dans le français, tout comme le précédent opus, paru il y a trois ans. « Try to love again ».
Tout le contenu 360
Critique d'album expérimental / contemporain/classique occidental/classique 2026
Olivier Alary – Vestiges
Par Frédéric Cardin
Critique d'album jazz 2026
Domas Žeromskas – Meditations on Providence and Perseverance, Vol. 2
Par Frédéric Cardin
Interview électronique/expérimental/expérimental / contemporain/rock
MUTEK 2026 | Trouver le « flow » avec Fennesz
Par Alain Brunet
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Jocelyn Morlock – Artemis Sleeps
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique 2026
WDR Sinfonieorchester Köln, Joseph Bastian – Mel Bonis : Orchestral Works
Par Frédéric Cardin
Critique d'album expérimental / contemporain/classique occidental/classique 2026
Jack M Campbell, Andreas Kahre, Alexander Varty – No Room For Error
Par Frédéric Cardin
Interview classique occidental/classique
Domaine Forget 2026 | Concert final aux accents de fleurs et de couronnes
Par Frédéric Cardin
Interview Asie du Sud
Découvrez Le Qafila : groupe de pop, fusion soufie, bhangra indienne à Montréal
Par Frédéric Cardin
Interview Maghreb/Moyen-Orient / Levant / Maghreb
Orientalys 2026 | Nuit blanche kabyle, « traversée sensible de la mémoire »
Par Alain Brunet
Interview classique occidental/classique
Domaine Forget 2026 | Vienne immortelle et classique : dialogues entre Haydn, Beethoven, Mozart…et Labadie
Par Alexandre Villemaire
Interview jazz/Maghreb/Afrique
Orientalys 2026 | Rakcha Band, jazz-funk-fusion de Tunisie transplanté à MTL
Par Alain Brunet
Interview Afrique/Moyen-Orient / Levant / Maghreb/classique/électronique/arabe
Orientalys 2026 | DJ Mina, du chant sacré au DJisme oriental !
Par Jeremy Fortin
Interview Asie centrale/Asie de l'Est/Asie du Sud/Moyen-Orient / Levant / Maghreb
Orientalys 2026 | Du 13 au 16 août, les meilleures prises du festival!
Par Alain Brunet
Interview autochtone/classique occidental/classique/Musique traditionnelle/traditionnel
Présence autochtone | En attendant la (vraie) Grande Paix de MTL, Forestare, Joséphine Bacon, Richard Desjardins et tant d’autres sur scène
Par Alain Brunet
Interview traditionnel























