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Tel un temple niché dans les hauteurs vertigineuses de l’Himalaya comme le suggère le programme Neige sur le gong, le studio Gamelan se trouve isolé de la ville, au dernier étage de la faculté de musique de l’UdeM. L’espace est rempli d’objets anciens, transmis de génération en génération, créant ainsi une atmosphère fantastique: représentations de divinités hindoues, lampes en papier, , bannières ornementales dorées.
C’est un monde à part entière, une porte d’entrée vers la culture balinaise maintenue vivante avec ferveur depuis près de 40 ans, non seulement par la faculté, mais aussi grâce au dévouement désintéressé de ses membres. Je pratique le gamelan depuis près d’un an maintenant, mais certains membres du groupe sont là depuis le tout début, à la fin des années 1980. Cela montre bien qu’il s’y passe quelque chose de magique.
Les concerts biannuels de gamelan sont parmi les plus fréquentés de la faculté. Il y a plusieurs raisons à cela.
Bien qu’il puisse sembler être une forme d’art marginale en Amérique du Nord, le gamelan est un phénomène culturel bien vivant à Bali qui continue de produire des compositeurs et des interprètes virtuoses. Entre les conservatoires et un vaste réseau de villages aux sonorités distinctes, il y a toujours quelque chose pour renouveler cet art, et les nombreux membres de Giri Kedaton qui se rendent régulièrement à Bali reviennent avec une richesse d’inspiration et de compétences.
Avant le concert du 20 décembre, j’ai rencontré Laurent Bellemare, afin de mieux comprendre les morceaux, les personnes et l’histoire derrière cette musique.























