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Du 9 au 13 octobre 2025, Les Rendez-vous ès Trad tiennent leur 34e édition dans la région de la Capitale Nationale. Une réunion automnale de 5 jours où les contes, les activités familiales, la chanson traditionnelle et la gigue se rencontrent pour petits et grands. Situé au magnifique Domaine des Maizerets, l’évènement est une parfaite occasion de jumeler activités et patrimoine vivant lors du long week-end de l’Action de Grâce. On a attrapé Cassandre Lambert-Pellerin, l’une des co-directrices de l’organisation, entre deux tornades de tâches pour en savoir un peu plus sur la programmation et l’ambiance qu’on peut vivre sur place durant le grand week-end.
Ce contenu a été produit en partenariat avec La Vitrine
PAN M 360 : Quelle était l’idée à la base de la création du Festival És Trad?
Cassandre Lambert-Pellerin : Le Centre de valorisation du patrimoine vivant existe depuis 1981. Au départ, ça s’appelait Les Danseries de Québec, car à l’Université Laval dans les années 70 il y avait un groupe de jeunes qui organisait des veillées de danse traditionnelle. Comme ils étaient tous étudiants en art, ils appréciaient aussi les contes et la musique alors ils ont commencé à réfléchir à un évènement qui en 1991 a vu le jour sous le nom de Contes et Violons. L’idée ensuite de créer un moment fort durant l’année a continué à se renouveler et maintenant, ça donne un peu le coup d’envoi à notre saison ; durant l’année, on organise plein d’autres soirées de danse, de concerts, d’animations, de foires artisanales et de tournées scolaires. Donc voilà, l’idée était de perpétuer le mandat de départ en l’adaptant à la modernité.
PAN M 360 : Qu’est-ce qui distingue votre événement des autres festivals de musique traditionnelle?
Cassandre Lambert-Pellerin : D’abord ce n’est pas juste de la musique, on a aussi beaucoup de danse et on a aussi le volet chanson! (haha) Ce qui nous distingue beaucoup des autres festivals, c’est qu’on n’a pas beaucoup de concerts, on a beaucoup d’activités! On sort de la logique typique du consommateur de culture passif, on n’est vraiment pas là-dedans. Le public est amené à participer et tout le monde est acteur.trice de sa culture en y venant. Dans les arts traditionnels, il y a cette idée et cette volonté de communauté qui est très très forte. On est tissés serrés comme on dit, alors on essaie d’insuffler cette mentalité. En plus de ça, on essaie de repousser un peu les formats qu’on voit dans les autres festivals, comme par exemple Les Trios Éphémères où on pige, dans les participants du festival, trois artistes qui ne se connaissent pas et vont créer quelque chose ensemble. On a aussi La Joute Chantée qui est comme un match d’improvisation, mais où les réponses aux demandes de l’arbitre sont des réponses musicales traditionnelles. Et le public va voter! C’est vraiment super le fun et ça ne se voit pas dans les autres festivals.
PAN M 360 : Ciblez-vous une clientèle particulière de la région de la Capitale-Nationale?
Cassandre Lambert-Pellerin : C’est sûr que les gens qui aiment déjà beaucoup le patrimoine vivant et les arts traditionnels on est contents de les accueillir mais on trouve toujours que c’est l’occasion d’aller chercher du nouveau public. On est basés au Domaine des Maizerets, qui est un superbe site et qui est dans un secteur résidentiel. Donc y’a des gens qui sont proches et qui ont l’habitude de fréquenter le domaine qui se rajoutent aussi puisque notre programmation est gratuite. Les enfants sont toujours les bienvenus, le patrimoine vivant c’est très intergénérationnel, et donc cette année, on a mis sur pied trois nouvelles activités pour eux, à dix heures le matin, vraiment pensées pour la famille. C’est très varié dans nos veillées : on a autant des gangs de l’université que de retraités! (haha)
PAN M 360 : À quoi peuvent s’attendre les personnes qui n’ont jamais assisté à l’évènement?
Cassandre Lambert-Pellerin : Ils vont rencontrer leurs futurs nouveaux meilleurs amis qu’ils ne connaissent pas encore! (haha) Je veux insister sur le fait que, même pour les activités de danse, c’est vraiment normal de venir seul. Les évènements sont faits pour que tout le monde puisse trouver un(e) partenaire sur place! Moi je me souviens, quand j’ai mis le pied au festival la première fois, une personne m’en a présenté une autre, qui a décidé de faire le tour pour me présenter tout le monde (haha)! C’est ça l’ambiance : une grande famille!
PAN M 360 : Quel genre d’installations retrouve-t-on sur le site?
Cassandre Lambert-Pellerin : On a un grand chapiteau, avec un immense plancher de bois pour danser. Le chapiteau est à l’arrière du bâtiment principal et comme c’est l’automne et qu’il fait pas chaud, on a un peu de chauffage. On a aussi quelques activités qui vont se dérouler dans la petite chapelle, dont un vernissage et une initiation à la sérigraphie, ainsi que le Chalet Lacroix où on fait les ateliers pour la famille, les apéros chantés et les jams de fin de soirée, où on joue de la musique jusqu’à tard.
PAN M 360 : Parlez-nous un peu du site choisi pour accueillir les festivités?
Cassandre Lambert-Pellerin : C’est notre troisième année au Domaine des Maizerets et on est vraiment contents! L’activité qui conclut le festival chaque année, c’est une randonnée chantée en forêt, inspirée du temps où pour parcourir de longs trajets marchés, les gens chantaient. Auparavant on changeait de parc chaque année puis éventuellement on est venus au Domaine, où il arrivait déjà qu’on fasse des soirées de danse dans le bâtiment principal. C’est un endroit tellement majestueux avec ses grands arbres et la communauté avait déjà beaucoup d’affection pour le lieu alors on s’est dit qu’on allait les contacter pour établir le pignon sur rue du festival!
PAN M 360 : Quels sous-genres de musique peut-on retrouver durant le week-end?
Cassandre Lambert-Pellerin : Les deux spectacles qu’on a cette année, c’est Galant, tu perds ton temps, un quintette de musique traditionnelle québécoise chantée a cappella avec beaucoup d’harmonies qui est accompagné uniquement de percussions, et le duo Alexis Chartrand, qui est un violoniste baroque ayant grandi dans une famille traditionnelle qui présente un répertoire québécois tout en subtilité accompagné par l’Américain Nic Gareiss à la gigue, ou plutôt au flat-footing. C’est une danse percussive originaire des Appalaches, qui est beaucoup plus proche du sol. Ce qui fait que parfois, la gigue devient plus mélodique et le violon plus percussif donc c’est vraiment deux échanges supers intéressants, bien appuyés par les percussions, pour lesquels on a très très hâte et qui peuvent rafraîchir l’idée qu’on se fait de performances traditionnelles!
PAN M 360 : Pourquoi choisir le début de l’automne comme fenêtre de l’événement?
Cassandre Lambert-Pellerin : La musique trad c’est toute l’année! (haha) Des fois, les gens ont des idées un peu préconçues en disant : « Ah! La musique trad c’est bon pendant les fêtes! C’est bon à la Saint-Jean! » en visant ces moments très très précis comme étant ceux pour le patrimoine vivant mais nous on s’est implantés en plein milieu des deux, pour rappeler que y’a aucun mauvais moment. Aussi, dans la région de Québec, le calendrier des festivals est tellement bien rempli qu’on est contents d’avoir notre petite niche à l’automne, durant le long congé pendant lequel les gens sont libres.
PAN M 360 : Est-ce que l’équipe est déjà en train de penser à l’édition 2026?
Cassandre Lambert-Pellerin : On a plein de belles idées pour la prochaine édition qu’on accumule, des propositions d’invités et tout ça mais en même temps on pense aussi à ce qui va se passer en Janvier puisqu’on collabore également avec Kaléidoscopes, donc on a très hâte de pouvoir dévoiler tout ça. Mais forcément, comme on est deux codirectrices qui ont repris l’organisation il y a six ans et qu’on a une adjointe à temps très partiel qui nous aide un peu, on se prend d’avance pour organiser environ 300 activités par année! (haha)























