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La 24e édition de La Virée Trad se déroule du 10 au 12 octobre pour le dernier week-end de festivités de la saison. C’est à Carleton-Sur-Mer, en Gaspésie, que se déroulera cet événement servant de tremplin à la musique traditionnelle et honorant du coup notre mémoire musicale et culturelle. Petits et grands, locaux ou internationaux : tout le monde est bienvenu durant la fin de semaine où activités, conférences, spectacles et danse se relaieront entre mer et montagne. On a réussi à causer quelques instants avec son directeur, Samuel Téguel, afin d’en savoir un peu plus sur la programmation et les surprises auxquelles on peut s’attendre pour ce long congé festif.
Ce contenu a été produit en partenariat avec La Vitrine
PAN M 360 : Qu’est-ce qui distingue La Virée Trad?
Samuel Téguel : D’abord, la saison puisque La Virée a lieu la fin de semaine de l’Action de Grâce. C’est un des derniers festivals de la saison dans l’Est du Québec. Donc, dans un environnement automnal, ça rajoute à la singularité de l’événement. Ensuite, forcément la programmation: on se distingue des autres festivals où il y a uniquement de la chanson ou de la pop. Aussi, on offre beaucoup d’ateliers, que ce soit initiation à la gigue ou au violon, et les artistes y sont très accessibles. Enfin, l’ambiance! Il faut vraiment vivre le festival pour comprendre l’énergie humaine qui s’en dégage! C’est un lieu de fête, de rassemblement, et d’échange : entre la mémoire et aujourd’hui. La Grande Veillée en est le parfait exemple : si vous arrivez seul, vous repartirez clairement en ayant connu du monde!
PAN M 360 : Quel objectif ou mission aviez-vous en tête lors de la création du Festival?
Samuel Téguel : Initialement, l’idée était vraiment de prolonger la saison festive, tout en se basant sur les 4 pilliers : culturel, social, financier et environnemental. On ne voulait pas juste avoir un autre évènement qui allait venir s‘ajouter à la surabondance d’offres durant la haute saison. On voulait un évènement qui rassemble et qui nous ressemble. Et en y réfléchissant, on s’est vite rendu compte qu’il y avait un manque au niveau de la diffusion et du rayonnement de la musique et chanson traditionnelle.
PAN M 360 : Le festival existe depuis 2001, plus de 20 ans, avez-vous une grosse équipe pour coordonner tout ça?
Samuel Téguel : J’aurais aimé vous répondre oui (haha)! En fait, l’équipe qui porte le projet est celle du diffuseur multidisciplinaire duquel je suis à la direction générale depuis 25 ans. C’est un diffuseur à double mandat : on opère une salle de spectacle à l’année et on pilote aussi le projet de La Virée Trad. Au cœur de tout ça, deux employés permanents. Ça vous donne une idée de la charge de travail pour deux personnes!
PAN M 360 : Vous avez fait grandir ce projet en région, dans le décor enchanteur de Carleton-Sur-Mer, était-ce un moyen pour vous de dynamiser l’offre culturelle gaspésienne?
Samuel Téguel : Oui absolument! Et par les quatre piliers sur lequel la mission est basée, ce n’est pas seulement le milieu culturel qui jouit des retombés positives mais toutes les communautés : les producteurs bio-alimentaires et les artisans aussi puisqu’on met en place par la bande, le plus gros marché public dans l’Est du Québec. Vous pouvez remplir votre frigo avec de bonnes choses, embellir avec des créations originales et remplir vos oreilles d’héritage musical.
PAN M 360 : À quels sous-genres de musique peut-on s’attendre durant le week-end traditionnel?
Samuel Téguel : Cette année, on aura la chance d’accueillir des musiciens québécois, acadiens et belges. C’est une des éditions les plus relevés artistiquement : on aura l’occasion de voir et d’entendre Startijenn, qui viennent de la Bretagne et roulent leur bosse traditionnelle partout en Europe et en Asie depuis 30 ans. On aura également le projet Traverse ayant remporté le prix Opus du meilleur album traditionnel en 2024. On a également Gentilcorum, lauréat 2024 du Prix de musique folk canadienne. Au niveau du volet acadien, on accueille La famille Leblanc, constituée des deux parents et de leurs trois filles qui ont récemment joué au Festival Interceltique de l’Orient en Europe . On a très hâte également de présenter La Sporée, une compagnie de danse contemporaine présentant le spectacle L’écho des racines, où la gigue et le flamenco se mélangent. Enfin, on aura pour clore la soirée du samedi le passage assez spécial et toujours très apprécié de DJ DaOve, le projet de Dâvi Simard où il passe dans le tordeur électro toutes sortes de morceaux folkloriques québécois et acadiens récents en ayant toujours comme intention de faire honneur à la pièce originale. Ça dresse un petit portrait de la diversité de la programmation à laquelle on peut s’attendre!
PAN M 360 : Visez-vous plus particulièrement une catégorie de public avec cet événement?
Samuel Téguel : Je vous dirais que l’essence du trad est de rejoindre un public intergénérationnel. Il y a peu de musiques qui génèrent un tel engouement autant chez les ados que chez les personnes de 80 ans et plus. Durant La Grande Veillée dont je vous parlais tantôt, on a de plus en plus de jeunes qui participent et sur le plancher de danse, on retrouve les petits, les parents dans la trentaine ou la quarantaine et les grand-parents encore fringants qui viennent danser un set carré. Ça donne un beau mélange insolite qu’on retrouve rarement ailleurs! D’un autre côté, on se ramasse avec un public venant des quatre coins du Québec, des États-Unis et de l’Europe aussi! On a un panel de festivaliers très très large!
PAN M 360 : Pourquoi avez-vous choisi l’automne comme période d’activité?
Samuel Téguel : Bien on voulait prolonger la saison touristique et comme il y a déjà un maximum d’événements l’été et durant la fête du travail, on a pensé au week-end de l’Action de Grâce parce que la communauté scolaire tombe en congé et comme c’est un long week-end, les gens ont la liberté de se déplacer.
PAN M 360 : Êtes-vous déjà en train de cuver la sélection de 2026?
Samuel Téguel : Oui un petit peu quand même! (haha) L’année prochaine ce sera le 25e anniversaire du festival alors on travaille à vous préparer une autre belle édition, mais je ne peux pas vous donner trop d’indices encore.























