La pluie venait tout juste de se taire quand Cecile Believe a fait résonner sa voix sur la scène Fizz du Parc-Jean-Drapeau. Première artiste à se produire samedi après-midi, elle a transformé l’humidité encore flottante en un moment de communion pop et électro.
À 16h15, alors que les nuages se dissipaient à peine, Cecile Believe a inauguré la programmation de la scène Fizz au festival Palomosa. Révélée au grand public par son travail auprès de SOPHIE sur Oil Of Every Pearl’s Uninsides, l’artiste montréalaise a offert un moment où se déployait toute l’amplitude de sa voix, capable de naviguer entre puissance et fragilité, avec des éclats de vulnérabilité qui touchaient droit au cœur.
Les premiers morceaux, dont une récente collaboration avec Daniel Avery et Andy Bell (Ride, Oasis), ont plongé le public dans une atmosphère éthérée, soutenue par des nappes dream pop et un chant habité. Rapidement, la foule s’est laissée emporter: sur Ponytail, les fans chantaient en chœur, les visages illuminés d’émotion.
Le point culminant est venu avec Blink Twice, titre phare de son dernier EP Tender The Spark paru en 2024. Entre basses midtempo et pulsations nocturnes, le morceau a électrisé le parterre, où les corps bougeaient avec ferveur. Plus tard, Bitch Bites Dog, extrait de Plucking A Cherry From The Void, a ramené une intensité viscérale, avant que la conclusion ne vienne avec Show Me What, production signée A. G. Cook, laissant les spectateurs légers et transportés.
Dans un décor minimaliste baigné de rouge, Cecile Believe n’avait besoin de rien d’autre que de sa voix et de sa générosité scénique pour envoûter. Une performance qui a rappelé pourquoi elle occupe déjà une place singulière dans la scène pop électronique actuelle, même si elle reste encore à découvrir d’un plus large public.























