Ce samedi 18 octobre, l’Orchestre de l’Université de Montréal (OUM) ouvrait sa saison, célébrant les 75 ans de la faculté de musique. Sous la direction de Mathieu Lussier, I’OUM nous a présenté un programme riche à travers quatre œuvres romantiques, toutes issues de la fin du 19e siècle dont la très connue huitième symphonie d’Antonín Dvořák. Pourtant, c’est bien le concerto pour cor en mi bémol majeur de Richard Strauss, interprété par le soliste Noah Larocque, qui fut la pièce de résistance du concert.
Notant la rareté de la présence d’un instrument à vent au devant de la scène, Noah Larocque s’est affirmé dès les premières notes avec un son rond et puissant, et ce tout au long de la pièce qui requiert une belle endurance en réponse à texte offrant peu de répit. Malgré les sauts abrupts des grands intervalles, la mélodie et le lyrisme ont dominé avec une aisance surprenante. Tout en sobriété, oui, mais la qualité de la performance s’est conclue dans une ovation bien méritée.
Dans l’ouverture de l’opéra Le Roi D’Ys D’Edouard Lalo, on peut retenir la propreté et la délicatesse des solos respectifs de hautbois et clarinette qui promettent déjà la solidité de la section des bois. Solidité que l’on retrouvera dans une autre œuvre moins connue du programme: La nuit et l’amour d’Augusta Holmès, où la présence de la harpe est parfois étouffée malgré la discrétion des cuivres qui ont du mal à faire leur place.
Discrétion vite dissipée avec l’entrée forte et maîtrisée des trompettes dans la symphonie de Dvořák, même si un soutien plus prononcé de la section des cuivres aurait été le bienvenue. Le dernier mouvement a mis en lumière la précision de l’orchestre tout entier dans un allegro ma non troppo triomphant.
Un début de saison donc surprenant et réussi. Rendez-vous le 5 décembre à la salle Claude Champagne pour la suite!
Photo: Nina Gibelin























