Culture afro-descendante et activisme étaient de mise à la Sala Rossa ce mercredi 7 octobre, pour la prestation de l’autrice et chanteuse Kim Zombik, avec en première partie la poète Deana Smith et la harpiste Christelle Saint-Julien. Devant un public attentif, les trois femmes se sont succédées, apportant chacune leur touche personnelle à la soirée.
Deana Smith entame la soirée de performance avec une série de textes autour du féminisme, la famille ou encore la justice sociale et l’immigration. Si les textes portent sur des sujets sérieux, Deana Smith réussit à incorporer dans son interprétation une certaine légèreté et même d’un humour grandement apprécié par le public captivé du début à la fin par la performance de la poétesse montréalaise.
C’est avec sa voix, mais aussi sa harpe, que Christelle Saint-Julien prend la scène pour présenter quelques-unes de ses compositions. Avec une grande tendresse, elle nous présente ses chansons à la fois improvisées et écrites dans une douceur très bien reçue par le public.
Kim Zombik entre finalement sur scène pour présenter des fragments de son projet autobiographique Origins. Le concept est simple ; retracer son histoire, mélangeant textes récités et chant.
Parmi les textes présentés, certains sont autour de sa grand-mère paternelle, particulièrement la vie de cette dernière au Mississippi dans les années 70, comme femme afro-américaine, mais aussi autour de sa propre réalité en tant qu’enfant biraciale.
Sur scène, on trouve une mise en scène simple, mais efficace grâce, entre autres, à la présence scénique incroyable de Kim Zombik. Une mention spéciale à ses trois musiciens qui l’accompagnent : Nicolas Caloia (contrebasse), David Ryshpan (clavier), Jahsun (batterie), qui donnent vie à la musique tout au long du programme. Il sera intéressant de voir la version finale du projet au printemps.























