chant lyrique / drag / expérimental

Festival Flux : Mer Agatha + Z + Drag King Valentino à la Chapelle des Hospitalières

par Rédaction PAN M 360

La soirée sera animée par l’inoubliable Drag King Valentino, roi de la séduction et de la sensualité, qui oscille entre une représentation masculine et des jeux avec les codes du genre. Crooner italien, rocker gothique et dandy chic, Valentino explore différents modes d’expression en tant que lui-même ou à travers son alter ego, Liz. Liz Lima développe une pratique de chant expérimental, d’improvisation, de clarinette et de composition, selon une approche interdisciplinaire mêlant chant lyrique, rock expérimental, noise et sons d’oiseaux au cinéma, au théâtre, à la danse et à la littérature. Flux marque la première collaboration et fusion de Valentino et Liz.
La soirée accueille également la première prestation en formation complète de Mer Agatha, le projet de freak-folk et de drone de Naomi McCarroll-Butler. Aux côtés de Lucas Huang (Hsien), Christelle Saint-Julien, Sam Shalabi et Hélios Paradis, Mer Agatha présente une suite onirique d’instruments inventés, de boucles de rétroaction et de chansons originales et traditionnelles, portée par trois personnages habitant une technodystopie surréaliste, suspendue entre un passé lointain et un avenir incertain.
Z, artiste multidisciplinaire dont la pratique conjugue improvisation et poésie, propose un drone électronique qui évolue lentement, composé en temps réel par l’écoute active, tandis que fréquences, frictions, ondulations, gravités et textures interagissent entre elles et avec l’espace. Z lancera également un nouveau zine photographique : une méditation poétique sur la manière de se créer un chez-soi dans un lieu étrange et liminal, traversant paysages et langues, identités, amour, désir, sentiment d’étrangeté et plaisirs ordinaires du passage.

An important new initiative dedicated to fostering emerging trans, non-binary, and gender-expansive artists, the Museond Incubator provides creators with seed funding and a platform through which ambitious interdisciplinary projects can take shape. Following its 2025 presentation of Gabo Champagne’s Yvern—a poetic fusion of music, theatre, and movement reflecting on the threatened disappearance of Quebec winter—the Incubator returns to Flux with a vibrant program spanning drag, experimental music, poetry, performance, and visual art.
The evening features as MC, the unforgettable Drag King Valentino – the king of seduction and sensuality, oscillating between masculine and gender-bending styles. Italian crooner, gothic rocker and dandy chique, Valentino navigates different modes of expression as himself or through his alter ego, Liz. Liz Lima performs as an experimental singer, improviser, clarinetist, and composer with an interdisciplinary approach that blends operatic singing, experimental rock, and noise, as well as bird sounds, with film, theater, dance and literature. Flux marks the first collaboration and fusing of Valentino and Liz.
The evening also features the first full-band appearance of Naomi McCarroll-Butler’s freak-folk drone project Mer Agatha. Joined by Lucas Huang (Hsien), Christelle Saint-Julien, Sam Shalabi, and Hélios Paradis, Mer Agatha presents a dreamlike suite of invented instruments, feedback loops, and original and traditional songs, voiced by three characters inhabiting a surreal technodystopia suspended between the distant past and an uncertain future.
Multidisciplinary artist, improviser, and poet Z performs a slowly evolving electronic drone composed in real time through active listening, as frequencies, frictions, undulations, gravities, and textures interact with the space and with one another. Z will also launch a new photographic zine: a poetic meditation on making a home in a strange and liminal place, moving through landscapes and languages, identities, love, longing, estrangement, and the ordinary pleasures of passing through.

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expérimental / contemporain / musique de chambre

Festival Flux : Mary Halvorson et Tomas Fujiwara + Stretching the Unison + Quatuor de contrebasses Nicholas Caloia à la Chapelle de la Cité-des-Hospitalières

par Rédaction PAN M 360

Mary Halvorson et Tomas Fujiwara

Le batteur Tomas Fujiwara et la guitariste Mary Halvorson collaborent depuis près de 20 ans. Iels se sont rencontré·es à New York au début des années 2000 et ont commencé à jouer ensemble au sein du sextet du cornettiste Taylor Ho Bynum. Depuis, iels sont devenu·es des collaborateur·rices régulier·ères, travaillant ensemble dans une multitude de projets dirigés notamment par Michael Formanek, Adam O’Farrill, Matana Roberts, Tomeka Reid, Ben Goldberg et Mike Reed, entre autres. Fujiwara fait également partie des groupes Code Girl et Amaryllis de Halvorson, tandis que Halvorson est membre des formations Triple Double et The Hook Up de Fujiwara. Leur projet en duo propose un nouveau répertoire nourri de près de deux décennies d’histoire musicale commune et de collaboration, présenté dans une formule épurée.

Drummer Tomas Fujiwara and guitarist Mary Halvorson have been collaborating for almost 20 years. They met in New York City in the early 2000’s, and first started playing together in cornetist Taylor Ho Bynum’s sextet. Since then they have become each other’s most frequent collaborators, working together in a myriad of projects led by Michael Formanek, Adam O’Farrill, Matana Roberts, Tomeka Reid, Ben Goldberg, Mike Reed and others. Fujiwara is also a part of Halvorson’s Code Girl and Amaryllis, and Halvorson is a member of Fujiwara’s bands Triple Double and The Hook Up. Their duo project showcases a new book of music built on years of history and collaboration in a stripped down setting.

Stretching the Unison

Dans Stretching the Unison d’Adam Kinner, quatre instrumentistes à anche se réunissent au centre de l’espace, entourés par le public. Plutôt que de considérer l’unisson comme un point fixe, les musiciens en repoussent et en étirent continuellement les limites, naviguant par l’intuition et l’écoute attentive entre de subtiles différences de rythme, d’intonation et de timbre. Conçue pour un espace acoustique doté d’une longue réverbération naturelle, l’œuvre transforme l’acte de jouer ensemble en une expérience à la fois cohésive et vulnérable, invitant le public à prendre part à un champ d’attention partagé.

Stretching the Unison is a project that explores the limits of unison and sets musical performance within a wider field of attentiveness and listening practices. The musicians, all playing reed instruments, face each other in the center of the space and focus on tonal blend and subtle differences as they seek unison. Unanchored to metric time, the ensemble performs layered melodies along with a sensation of group listening that is as cohesive as it is fragile. The result is a performance in which the audience, seated around the circle of musicians, bears witness to a musical process, called to attention in the open field of listening, time and intuitive play.

Quatuor de contrebasses Nicholas Caloia

Le contrebassiste et compositeur montréalais Nicolas Caloia présente el sonido se aleja de nosotros (Le son s’éloigne de nous), un nouveau quatuor pour quatre contrebasses (Adriana Camacho, Pablo Jimenez, Andres Bohorquez, Nicolas Caloia), initié lors d’un séjour à Mexico en 2025. Inspirée par la pensée musicale radicale du compositeur du début du XXe siècle Harry Partch, l’œuvre réaccorde les quatre contrebasses selon leurs harmoniques naturelles respectives, créant un paysage microtonal ancré dans la justesse naturelle. Ses rythmes émergent des interprétations individuelles des musiciens de phrases tirées des écrits théoriques du compositeur mexicain du début du XXe siècle Julián Carrillo, faisant dialoguer la rigueur de la composition avec l’intuition poétique et l’expression collective.

Montreal bassist and composer Nicolas Caloia presents el sonido se aleja de nosotros (the sound moves away from us), a new quartet for four double basses (Adriana Camacho, Pablo Jimenez, Andres Bohorquez, Nicolas Caloia) begun during a 2025 visit to Mexico City. Inspired by the radical musical thought of early 20th-century composer Harry Partch, the work retunes the four upright basses according to one another’s natural harmonics, creating a microtonal landscape rooted in just intonation. Its rhythms emerge from the musicians’ individual interpretations of phrases drawn from early 20th-century Mexican composer Julián Carrillo’s theoretical writings, bringing rigorous compositional procedure into dialogue with poetic intuition and collective expression.

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avant-garde / drone / expérimental

Festival Flux : Otay:onii x thisquietarmy + Mothrspace et Mark Molnar + Rosalie Chretien x Fumerolles au Turbo Haüs

par Rédaction PAN M 360

Otay:onii

Lane Shi Otay Onii, connue sous le nom de scène Otay:onii, est l’une des artistes les plus curieuses et inclassables de sa génération. Créatrice aux multiples facettes, son travail englobe la performance, la composition, l’installation et la musique d’avant-garde. Otay:onii est la toute première artiste sélectionnée pour la résidence triennale du festival Roadburn ; elle a également participé en tant que compositrice et interprète à « SANCTA », une production d’opéra révolutionnaire signée Florentina Holzinger, et s’est produite dans des festivals du monde entier tels que SXSW, Roadburn, CTM, Fusion, Creepy Teepy, LGW, Fekete Zaj et Full of Lava. Otay:onii a déjà été récompensée par de nombreux prix internationaux, notamment le prix de bronze de la « Meilleure chanteuse » aux Global Music Awards et le prix du « Meilleur son » aux Audiovisual Arts Industrial Incubator Awards.

Lane Shi Otay Onii, known professionally as Otay:onii, is one of the most inquisitive and genre-defying artists of her generation. A multifaceted creator whose work spans performance art, composition, installation, and avant-garde music practice. Otay:onii is the first ever artist selected for the three-year Triennium Residency at Roadburn, she was a contributing composer and performer in Florentina Holzinger’s groundbreaking opera production ‘SANCTA‘, and has performed at festivals world-wide such as SXSW, Roadburn Festival, CTM, Fusion, Creepy Teepy, LGW, Fekete Zaj, and Full of Lava. Otay:onii has already been celebrated with many awards worldwide, including the Global Music Awards ‘Bronze Prize for Best Female Vocalist‘ and ‘Best Sound’ at Audiovisual Arts Industrial Incubator Awards.

thisquietarmy
thisquietarmy est le projet musical d’Eric Quach, artiste montréalais actif depuis plus de vingt ans à la croisée du drone, de la musique expérimentale et de l’électronique. Auteur de nombreuses parutions sur des labels internationaux, le projet s’est produit dans plusieurs festivals, dont Le Guess Who?, Dunk!Festival, Amplifest, Mutek et le FIMAV, et collabore régulièrement avec des membres de Voivod, Godspeed You! Black Emperor et Nadja.

thisquietarmy is the musical project of Eric Quach, a Montreal-based artist who has been active for more than twenty years at the intersection of drone, experimental music, and electronics. With numerous releases on international labels, the project has performed at festivals such as Le Guess Who?, Dunk!Festival, Amplifest, Mutek, and FIMAV, and regularly collaborates with members of Voivod, Godspeed You! Black Emperor, and Nadja.

Mothrspace

Bruna Wanderley Gonçalves (Mothrspace) est une artiste multi-instrumentiste d’origine brésilienne, établie à Montréal. En tant que chanteuse et violoncelliste du groupe Kapitur, sa pratique consiste généralement à utiliser des sons traités pour créer des performances chargées d’émotion et de présence physique, explorant la tension, la texture, la transformation et cognition incarnée. Elle s’est produite au Dunk!Festival, au MUTEK et au Suoni per il Popolo, a enseigné les techniques vocales avancées au Fringe Festival d’Edmonton et a collaboré avec des artistes tels que Thisquietarmy, Kathy Kennedy et Anju Singh, entre autres. Forte d’une formation classique, façonnée par ses études auprès de la violoncelliste Isabelle Bozzini et par des pratiques incarnées avec Angélique Wilkie et Marie Claire Forté, elle aborde le violoncelle comme une extension du corps où l’expression sonore et la présence physique deviennent indissociables.

Bruna Wanderley Gonçalves (Mothrspace) is a multi-instrumental artist from Brazil, based in Montreal. As the voice and cello force behind Kapitur, her general practice involves using processed sounds to create emotionally and physically charged performances exploring tension, texture, transformation and embodiment. She has performed at Dunk!Festival, MUTEK, Suoni per il Popolo, taught extended vocal technique at Edmonton’s Fringe Festival, collaborated with artists such as Thisquietarmy, Kathy Kennedy, Anju Singh, among others. Grounded in classical performance, shaped by studies with cellist Isabelle Bozzini and by embodied practices with Angélique Wilkie and Marie Claire Forté, she approaches the cello as an extension of the body where sonic expression and physical presence become inseparable.

Mark Molnar

Mark Molnar est un compositeur et multi-instrumentiste canadien dont le travail couvre la composition contemporaine, l’improvisation libre et le son expérimental. Jouant des cordes, de l’électronique, de l’erhu et du rebab, il a cofondé ou contribué à d’innombrables projets au cours de trois décennies de création et d’organisation à Ottawa. Il a établi Kingdom Shore comme véhicule pour la tournée de ses compositions, et Black Bough Records comme plateforme pour lancer de la musique qui repousse les limites. Il a collaboré avec des artistes tels que Sam Shalabi, Craig Pedersen, Sandro Perri, Peter Zummo, Phil Minton, Satoko Fuji, Tetuzi Akiyama, Naoto Yamagishi, Akira Sakata et Keiji Haino. Il a joué un rôle central ou récurrent dans des groupes tels que Land of Kush, Black Seas Ensemble, Seppuku, Gamelan Semara Winangun, 1/4 Tonne Overhaul et Horseman, Pass By.

Mark Molnar is a Canadian composer and multi-instrumentalist whose work spans contemporary composition, free improvisation, and experimental sound. Performing on strings, electronics, erhu, and rebab, he has co-founded or contributed to countless projects across three decades of creating and curating in Ottawa. He established Kingdom Shore as a vehicle for touring his compositions and Black Bough Records as a platform for releasing boundary-pushing music. His collaborators have included artists like Sam Shalabi, Craig Pedersen, Sandro Perri, Peter Zummo, Phil Minton, Satoko Fuji, Tetuzi Akiyama, Naoto Yamagishi, Akira Sakata, and Keiji Haino. He has played a central or recurring role in bands like Land Of Kush, Black Seas Ensemble, Seppuku, Gamelan Semara Winangun, 1/4 Tonne Overhaul and Horseman, Pass By.

Rosalie Chretien et Fumerolles

Frédérique Duval (Fumerolles) et Rosalie Chretien unissent leurs pratiques dans des performances immersives où se rencontrent électronique ambient, percussions, paysages sonores organiques et voix. À travers un dialogue entre machines artisanales, synthétiseurs, effets et percussions, la voix de Rosalie insuffle une présence sensible qui traverse leurs explorations de la répétition, de la déconstruction et du pouvoir évocateur du son.

Artists Frédérique Duval (Fumerolles) and Rosalie Chretien collaborate to create immersive performances where ambient electronics, organic soundscapes, percussion, and voice converge into intimate sonic landscapes. Blending DIY machines, synthesizers, effects, and tactile percussion with Rosalie’s ethereal vocals that channel raw emotional expression, they explore repetition, deconstruction, and the transformative power of sound.

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expérimental / improvisation libre / poésie

Québec musiques parallèles : Williwaw, Geneviève Ackerman – Rimes défaites par le Sphinx et Plant

par Rédaction PAN M 360

Williwaw

Williwaw est animé par une curiosité sonore sans limites et par l’émerveillement de redéfinir, à sa façon, ce que les instruments à vent peuvent être. Les trois musicien.ne.s explorent ensemble les dynamiques entre le son simple et la vibration d’autres sons créés à partir d’objets et de préparations instrumentales. Leur pratique fait de l’improvisation une force vivante et exploratoire – une invitation à transformer le familier et à révéler des textures insoupçonnées nichées au cœur de leurs instruments. Leur programme propose un parcours de miniatures ou l’improvisation est au cœur de leurs manigances, ponctuée par quelques pièces composées qui tranchent par leur réductionnisme contrastant. Le trio est heureux de faire paraître son premier album éponyme sur l’étiquette Tour de bras en septembre 2026. La réalisation de celui-ci fut supportée par une résidence à Orford Musique en 2025 ainsi que par la participation financière du Conseil des arts du Canada.

Williwaw is driven by a boundless sonic curiosity and the wonder of redefining, in his own way, what wind instruments can be. The three musicians explore together the dynamics between simple sound and the vibration of other sounds created from objects and instrumental preparations. Their practice makes improvisation a living and exploratory force – an invitation to transform the familiar and reveal unsuspected textures nestled in the heart of their instruments. Their program offers a journey of miniatures where improvisation is at the heart of their schemes, punctuated by some composed pieces that stand out for their contrasting reductionism. The trio is happy to release its first eponymous album on the label Tour de bras in September 2026. The realization of this album was supported by a residency at Orford Music in 2025 as well as by the financial participation of the Canada Council for the Arts.

Geneviève Ackerman – Rimes défaites par le Sphinx

Rimes défaites par le Sphinx est un cycle de chansons énigmatiques et rêveuses en « intonation juste » pour deux chanteuses (Florence Tremblay et Geneviève Ackerman) et deux guitaristes (Alexandre Éthier et Francis Brunet-Turcotte). Chaque chanson est un tableau sonore et vivant, qui invite l’auditeur à devenir comme un voyageur intime des profondeurs de la matière. Cette musique se veut aussi lumineuse que faire se peut, un soleil sonore qui résonne malgré les épreuves de la réalité, et qui offre à l’auditeur un espace de recueillement, de charme et de douceur, afin qu’il puisse dérouler à son aise le long fil de ses rêves. Les textes inédits sont signés du poète Frédérik Dufour, et la musique de la compositrice Geneviève Ackerman.

Rimes défaites par le Sphinx is a cycle of enigmatic, dreamlike songs in just intonation for two singers (Florence Tremblay and Geneviève Ackerman) and two guitarists (Alexandre Éthier and Francis Brunet-Turcotte). Each song unfolds as a living sonic tableau, inviting listeners to become intimate travellers through the depths of matter. The music strives to be as radiant as possible—a sonic sun that continues to resonate despite life’s hardships—offering a space for contemplation, enchantment, and gentleness where listeners can freely unravel the long thread of their dreams. The original texts are by poet Frédérik Dufour, with music by composer Geneviève Ackerman.

Plant

Ludique, radicale, bordélique, précise, exigeante, la musique du duo Plant repose sur une discipline de l’improvisation totale et mise sur une énergie qui pousse à la perte de contrôle, à l’inconnu. Le groupe est formé de deux musiciens aux techniques étonnantes: Éric Normand et Jim Denley. Leur devis technique : une plante et un ampli, devant lesquels ils utiliseront objets, instruments et fruits pour créer une musique à la fois fragile et d’une rare intensité. Les prestations de Plant s’inscrivent dans une démarche de détournement et de questionnement instrumental et comportent un aspect empruntant au “performance art” ou au théâtre instrumental par des manipulations étranges d’instruments conventionnels.

Playful, radical, chaotic, precise, and uncompromising, the music of the duo Plant is grounded in the discipline of total improvisation, driven by an energy that embraces loss of control and the unknown. The group brings together two remarkable musicians, Éric Normand and Jim Denley, whose unconventional approach pushes the boundaries of instrumental performance. Their technical rider is disarmingly simple: a plant and an amplifier. Around these, they use objects, instruments, and even fruit to create music that is at once fragile and strikingly intense. Plant’s performances challenge traditional ideas of instrumentation through unusual manipulations of conventional instruments, drawing as much from performance art and instrumental theatre as from experimental music.

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expérimental / improvisation libre

Québec musiques parallèles : Geneviève Ackerman – Rimes défaites par le Sphinx et Williwaw au Pantoum

par Rédaction PAN M 360

Geneviève Ackerman – Rimes défaites par le Sphinx

Rimes défaites par le Sphinx est un cycle de chansons énigmatiques et rêveuses en « intonation juste » pour deux chanteuses (Florence Tremblay et Geneviève Ackerman) et deux guitaristes (Alexandre Éthier et Francis Brunet-Turcotte). Chaque chanson est un tableau sonore et vivant, qui invite l’auditeur à devenir comme un voyageur intime des profondeurs de la matière. Cette musique se veut aussi lumineuse que faire se peut, un soleil sonore qui résonne malgré les épreuves de la réalité, et qui offre à l’auditeur un espace de recueillement, de charme et de douceur, afin qu’il puisse dérouler à son aise le long fil de ses rêves. Les textes inédits sont signés du poète Frédérik Dufour, et la musique de la compositrice Geneviève Ackerman.

Rimes défaites par le Sphinx is a cycle of enigmatic, dreamlike songs in just intonation for two singers (Florence Tremblay and Geneviève Ackerman) and two guitarists (Alexandre Éthier and Francis Brunet-Turcotte). Each song unfolds as a living sonic tableau, inviting listeners to become intimate travellers through the depths of matter. The music strives to be as radiant as possible—a sonic sun that continues to resonate despite life’s hardships—offering a space for contemplation, enchantment, and gentleness where listeners can freely unravel the long thread of their dreams. The original texts are by poet Frédérik Dufour, with music by composer Geneviève Ackerman.

Williwaw

Williwaw est animé par une curiosité sonore sans limites et par l’émerveillement de redéfinir, à sa façon, ce que les instruments à vent peuvent être. Les trois musicien.ne.s explorent ensemble les dynamiques entre le son simple et la vibration d’autres sons créés à partir d’objets et de préparations instrumentales. Leur pratique fait de l’improvisation une force vivante et exploratoire – une invitation à transformer le familier et à révéler des textures insoupçonnées nichées au cœur de leurs instruments. Leur programme propose un parcours de miniatures ou l’improvisation est au cœur de leurs manigances, ponctuée par quelques pièces composées qui tranchent par leur réductionnisme contrastant. Le trio est heureux de faire paraître son premier album éponyme sur l’étiquette Tour de bras en septembre 2026. La réalisation de celui-ci fut supportée par une résidence à Orford Musique en 2025 ainsi que par la participation financière du Conseil des arts du Canada.

Williwaw is driven by a boundless sonic curiosity and the wonder of redefining, in his own way, what wind instruments can be. The three musicians explore together the dynamics between simple sound and the vibration of other sounds created from objects and instrumental preparations. Their practice makes improvisation a living and exploratory force – an invitation to transform the familiar and reveal unsuspected textures nestled in the heart of their instruments. Their program offers a journey of miniatures where improvisation is at the heart of their schemes, punctuated by some composed pieces that stand out for their contrasting reductionism. The trio is happy to release its first eponymous album on the label Tour de bras in September 2026. The realization of this album was supported by a residency at Orford Music in 2025 as well as by the financial participation of the Canada Council for the Arts.

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expérimental / contemporain / jazz moderne

Québec musiques parallèles : Jean Derome & Somebody Special – Le sourire et Hugo Blouin – Le buffet à La Chapelle – scènes contemporaines

par Rédaction PAN M 360

Jean Derome & Somebody Special – Le sourire

Le sourire rend hommage au compositeur et saxophoniste soprano novateur Steve Lacy (1934-2004). Le groupe de Derome se concentre sur un aspect essentiel de l’œuvre de Lacy: son répertoire vaste et excentrique de chansons mettant en musique des textes d’auteurs aussi divers que Anna Akhmatova, Samuel Beckett, Robert Creeley, Bob Kaufman et Judith Malina. Le résultat est une forme de jazz tendue et caractéristique de Derome, une musique enjouée et anguleuse, dont les harmonies provocantes n’altèrent en rien le swing et le caractère engageant. Autrement dit, loin d’être conventionnelle, cette musique s’aventure hors des sentiers battus, sans jamais toutefois s’éloigner complètement du jazz.

Le sourire pays tribute to the groundbreaking soprano saxophonist and composer Steve Lacy (1934–2004). Jean Derome’s ensemble focuses on one of the defining aspects of Lacy’s work: his vast and eccentric catalogue of songs setting texts by writers as diverse as Anna Akhmatova, Samuel Beckett, Robert Creeley, Bob Kaufman, and Judith Malina. The result is a distinctly Derome-style jazz—playful, angular, and taut—whose provocative harmonies never diminish its irresistible swing or engaging spirit. Bold and unconventional, this music ventures well beyond familiar paths while remaining firmly connected to the essence of jazz.

Hugo Blouin – Le buffet

Au buffet déjanté du contrebassiste Hugo Blouin, les chansons se succèdent comme les plats et les sujets de discussion d’une soirée entre amis. Au menu, on retrouve les meilleures recettes de ses proches, mais aussi des débats sur l’art, des anecdotes et des souvenirs d’enfance. Ces récits ont été recueillis lors d’entrevues, puis repiqués et transcrits pour fournir les aliments de base à la concoction de chaque pièce. Le buffet est cuisiné avec ferveur par un groupe de chefs étoilés, avec John Hollenbeck à la batterie, Eugénie Jobin à la voix, Aurélien Tomasi aux vents et Yannick Anctil au piano.

At bassist Hugo Blouin’s delightfully offbeat buffet, songs unfold like the dishes—and conversations—shared over an evening among friends. The menu features favourite family recipes alongside reflections on art, anecdotes, and childhood memories. These stories were gathered through interviews, then sampled and transcribed to provide the raw ingredients for each composition. Le Buffet is brought to life by an all-star ensemble featuring John Hollenbeck on drums, Eugénie Jobin on vocals, Aurélien Tomasi on winds, and Yannick Anctil on piano.

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improvisation libre / jazz / musique contemporaine

Québec musiques parallèles x Festival Flux : Patrick Giguère – Ce qui frémit et Quatuor Bozzini joue George Lewis à La Chapelle – scènes contemporaines

par Rédaction PAN M 360

Patrick Giguère – Ce qui frémit

Inspirée d’un passage de La vie habitable de Véronique Côté, Ce qui frémit est une invitation à ralentir et à tendre l’oreille vers ce qui résonne en nous. À travers des harmonies et des mélodies d’une étonnante familiarité, sublimées par l’utilisation du tempérament juste, Patrick Giguère explore une écoute intime, sensible et lumineuse. Interprétée par Marie-Loup Cottinet à la viole de gambe et Daniel Áñez aux synthétiseurs, cette œuvre nous convie à renouer avec une part fragile mais essentielle de nous-mêmes.

Inspired by a passage from Véronique Côté’s La vie habitable, Ce qui frémit (What Trembles) is an invitation to slow down and listen to what quietly resonates within us. Through harmonies and melodies of striking familiarity, enhanced by the use of just intonation, Patrick Giguère explores an intimate, sensitive, and luminous mode of listening. Performed by Marie-Loup Cottinet on viola da gamba and Daniel Áñez on synthesizers, this work invites us to reconnect with a fragile yet essential part of ourselves.

Quatuor Bozzini joue George Lewis

Dans le cadre de Québec Musiques Parallèles, le Quatuor Bozzini consacre une soirée exceptionnelle à l’univers du compositeur, musicologue et tromboniste américain George Lewis, figure majeure de la création musicale contemporaine. Reconnu pour son travail novateur à la croisée de la composition, de l’improvisation et des technologies interactives, Lewis explore dans ses œuvres les multiples façons dont la musique peut refléter les réalités sociales, culturelles et humaines. Interprète privilégié des musiques d’aujourd’hui, le Quatuor Bozzini propose un portrait à travers des pièces pour quatuors à cordes composées entre 2016 et 2022. Une occasion rare de découvrir l’écriture riche, inventive et profondément engagée de George Lewis, portée par l’un des ensembles les plus influents de la scène contemporaine montréalaise.

As part of Québec Musiques Parallèles, Quatuor Bozzini presents an exceptional evening devoted to the work of American composer, musicologist, and trombonist George Lewis, a leading figure in contemporary music. Renowned for his groundbreaking work at the intersection of composition, improvisation, and interactive technologies, Lewis explores the many ways music can reflect social, cultural, and human realities. One of today’s foremost interpreters of contemporary repertoire, Quatuor Bozzini performs three string quartets composed between 2016 and 2022, offering a rare opportunity to experience the richness, inventiveness, and profound engagement of George Lewis’s music through one of Montréal’s most influential contemporary ensembles.

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expérimental / free jazz / musique actuelle

Québec musiques parallèles : Geneviève Ackerman – Rimes défaites par le Sphinx et Érick d’Orion – Mes fantômes à La Chapelle – scènes contemporaines

par Rédaction PAN M 360

Geneviève Ackerman – Rimes défaites par le Sphinx

Rimes défaites par le Sphinx est un cycle de chansons énigmatiques et rêveuses en « intonation juste » pour deux chanteuses (Florence Tremblay et Geneviève Ackerman) et deux guitaristes (Alexandre Éthier et Francis Brunet-Turcotte). Chaque chanson est un tableau sonore et vivant, qui invite l’auditeur à devenir comme un voyageur intime des profondeurs de la matière. Cette musique se veut aussi lumineuse que faire se peut, un soleil sonore qui résonne malgré les épreuves de la réalité, et qui offre à l’auditeur un espace de recueillement, de charme et de douceur, afin qu’il puisse dérouler à son aise le long fil de ses rêves. Les textes inédits sont signés du poète Frédérik Dufour, et la musique de la compositrice Geneviève Ackerman.

Rimes défaites par le Sphinx is a cycle of enigmatic, dreamlike songs in just intonation for two singers (Florence Tremblay and Geneviève Ackerman) and two guitarists (Alexandre Éthier and Francis Brunet-Turcotte). Each song unfolds as a living sonic tableau, inviting listeners to become intimate travellers through the depths of matter. The music strives to be as radiant as possible—a sonic sun that continues to resonate despite life’s hardships—offering a space for contemplation, enchantment, and gentleness where listeners can freely unravel the long thread of their dreams. The original texts are by poet Frédérik Dufour, with music by composer Geneviève Ackerman.

Érick d’Orion – Mes fantômes

À l’occasion du lancement de son nouvel album Mes fantômes, paru chez Ambiances Magnétiques, Érick d’Orion présente sur scène l’intégralité de cette œuvre en trois mouvements née d’une résidence de création au Centre d’expérimentation musicale (CEM). À la rencontre du free jazz, du rock et de la musique actuelle, Mes fantômes explore les traces invisibles laissées par le son : résonances, fragments et présences spectrales qui émergent, disparaissent et reviennent nous hanter. Entouré d’un ensemble de musicien·ne·s du Saguenay et accompagné pour l’occasion du guitariste Bernard Falaise, le compositeur poursuit sa recherche à la frontière de la composition et de l’improvisation, où l’accident devient matière de création.

To mark the release of his new album Mes fantômes on Ambiances Magnétiques, Érick d’Orion presents the complete three-movement work, created during a residency at the Centre d’expérimentation musicale (CEM). Blending elements of free jazz, rock, and experimental music, Mes fantômes explores the invisible traces left behind by sound: resonances, fragments, and spectral presences that emerge, vanish, and return to haunt us. Joined by an ensemble of musicians from the Saguenay region and featuring guitarist Bernard Falaise, the composer continues his exploration of the fertile territory between composition and improvisation, where chance itself becomes creative material.

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classique / période romantique / Piano

OM : Roméo, Juliette et les éclats d’un siècle à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Sous la direction de la cheffe polonaise Anna Sułkowska-Migoń, trois compositeurs d’un siècle tourmenté se rencontrent dans un programme où la musique devient un éclat de liberté. Composé au moment charnière de son retour en URSS, le ballet Roméo et Juliette de Prokofiev naît du heurt entre aspirations personnelles et pressions politiques, porté par des mélodies expressives et une modernité éclatante. Le Concerto pour piano n° 1 de Chostakovitch, composé avant que la censure stalinienne ne s’abatte sur lui, surprend par son dialogue audacieux entre piano et trompette, propulsé par l’énergie de Gabriela Montero. La Symphonie n° 2 de Grażyna Bacewicz, écrite dans l’élan de l’après-guerre, allie tension et lumière, révélant la puissance créatrice et la résilience d’une compositrice visionnaire.

Under the baton of Polish conductor Anna Sułkowska-Migoń, three composers from a time of upheaval are brought together in a program where music becomes a spark of freedom. Composed at the pivotal moment of his return to the Soviet Union, Prokofiev’s Romeo and Juliet emerged from the tension between personal artistic ambition and political constraint, carried by expressive melodies and a strikingly modern tone. Composed prior to the tightening grip of Stalinist censorship, Shostakovich’s Piano Concerto No. 1 captivates with its bold dialogue between piano and trumpet, driven by Gabriela Montero’s energy. Grażyna Bacewicz’s Symphony No. 2, written in the immediate aftermath of World War II, marries tension and light, revealing the creative strength and resilience of a visionary composer.

Programme

BACEWICZ, Symphonie n° 2
CHOSTAKOVITCH, Concerto pour piano n° 1
PROKOFIEV, Roméo et Juliette (extraits)

Program

BACEWICZ, Symphony No. 2
SHOSTAKOVICH, Piano Concerto No. 1
PROKOFIEV, Romeo and Juliet (excerpts)

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classique / période romantique

OSM : Schubert selon Herreweghe

par Rédaction PAN M 360

Entre Mendelssohn et Schubert, un dialogue à travers le temps : celui d’un génie saluant un autre. Admirateur fervent de Schubert, Mendelssohn fut l’un des premiers à reconnaître la grandeur de sa musique et à la révéler au monde. Sous la direction sensible et lumineuse de Philippe Herreweghe, ce concert rend hommage à cette filiation artistique. Le Concerto pour violon en mi mineur de Mendelssohn, chef-d’œuvre d’élégance et d’inspiration lyrique, ouvre la soirée avec éclat. Puis la Symphonie n° 9 « La Grande » de Schubert – que Mendelssohn contribua à faire découvrir après la mort du compositeur – déploie toute sa puissance radieuse. Un voyage où l’admiration devient musique, où la passion d’un chef et d’un orchestre fait revivre cette amitié rêvée entre deux esprits fraternels.

Between Mendelssohn and Schubert, a dialogue across time—a genius saluting another. A devoted admirer of Schubert, Mendelssohn was among the first to recognize the greatness of his music and bring it to light. Under Philippe Herreweghe’s sensitive and luminous direction, this concert pays tribute to that artistic kinship. Mendelssohn’s Violin Concerto in E minor, a masterpiece of elegance and lyrical inspiration, opens the evening in brilliant fashion. Then Schubert’s Symphony no. 9, “The Great”—which Mendelssohn helped unveil after the composer’s death—unfolds in all its radiant power. A journey where admiration becomes music, where the passion of a conductor and orchestra revives the dream of friendship between two kindred spirits.

Programme

Felix Mendelssohn Bartholdy, Concerto pour violon, op. 64 (26 min)
Franz Schubert, Symphonie nᵒ 9, D. 944 « La Grande » (48 min)

Program

Felix Mendelssohn Bartholdy, Violin Concerto, op. 64 (26 min)
Franz Schubert, Symphony no. 9, D. 944 « The Great » (48 min)

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Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

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