Avec un drag king comme maître de cérémonie, tout menait vers une soirée haut en couleur à la Chapelle des hospitalières, en ce jeudi 8 octobre. Exploration sonore, chant d’opéra, musique d’ensemble, voilà un événement rendu possible grâce au fond Museond qui encourage la créativité des artistes trans et non-binaires, soit en leur octroyant un financement adéquat et en leur donnant l’accès à une plateforme leur permettant de créer des projets à la hauteur de leur créativité.
Le drag king Valentino se décrit lui-même comme étant le prince de la séduction, préambule aux performances qui suivront. Derrière son clavier et sa console, Valentino installe une ambiance sombre, il va ensuite y poser sa voix avec un style évoquant le chant grégorien.
L’artiste multidisciplinaire Z enchaîne avec une prestation, je dirais à la fois sereine et forte. Ça se déroule autour d’un drone développé en continu. Et ce, à un rythme extrêmement lent. Le petit son de drone devient tranquillement une masse sonore qui occupe l’entièreté de la Chapelle. Le public est alors invité à circuler librement dans la chapelle pour mieux absorber la musique dans son entièreté. Le tout était introspectif et permettait même pour certains un repos mental nécessaire dans ce monde hyperstimulé.
Valentino nous revient pour clore cette première partie avec l’air d’opéra Cold Genius de Purcell, où, accompagné deux danseurs et d’une tenue digne de Jack Frost, il interprète la pièce en arpentant le public.
La deuxième partie du concert est réservée au groupe Mer Agatha, composé de Naomi McCarroll-Butlerux, Lucas Huang , Christelle Saint-Julien, Sam Shalabi et Hélios Paradis. Ce projet freak-folk nous transporte dans un univers hors du temps, où le mélange des instruments acoustiques à l’électronique fait nous questionner sur ce que nous entendons vraiment en temps réel. Les sonorités presque féériques du groupe installent une certaine légèreté dans l’air et clôturent cette soirée magnifique à la Chapelle historique.























