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Alejandro Motta est un contrebassiste de formation classique qui se consacre principalement à la musique contemporaine instrumentale dans la lignée classique, mais il s’intéresse également de près à l’expérimentation sonore et à l’improvisation, étant le cofondateur de l’ensemble d’improvisation libre Algo Cruje. Il a également joué au sein d’ensembles et d’orchestres nationaux, notamment l’Orchestre philharmonique de l’Université nationale autonome du Mexique (OFUNAM). Il est principalement impliqué dans l’ensemble CEPROMUSIC, dédié à la musique contemporaine. Parmi ses autres collaborations aux Suoni Per Il Popolo, Alex Motta jouera dans la programme Dahl, soit avec Jairus Sharif, Adrian Avendaño, Adriana Camacho et Eli Piña, le 24 juin à la Casa del Popolo. PAN M 360 l’a joint au Mexique avant son départ pour Montréal.
PAN M 360 : Tu es donc bassiste de musique contemporaine et tu es à Montréal pour quelques concerts. Tu viens de Mexico ?
Alejandro Motta : C’est exact. Ici, j’habite à Mexico, à Narvarte, un peu près du centre, mais pas tout à fait. Oui, je prends l’avion pour Montréal le 20 juin, tôt le matin. Et je rentre au Mexique le 29.
PAN M 360 : Super ! C’est ta première fois à Montréal ?
Alejandro Motta : Non, c’est la deuxième. Comme d’autres musiciens de Mexico, j’ai été invité par Lisa Harris. Ouais, je suis ravi de jouer là-bas avec tous ces gens. Et puis, tu sais, franchement, j’aime bien me surprendre moi-même avec les morceaux qu’on a prévus pour moi, tu vois ? Ça me fait dégager une énergie différente, tu vois ?
PAN M 360 : Et avec qui joues-tu à Mexico, en tant que musicien ?
Alejandro Motta : Mon activité principale à Mexico, c’est l’ensemble CEPROMUSIC. C’est un ensemble dédié exclusivement à la musique contemporaine, le seul de ce type financé par le gouvernement. Nous sommes donc des musiciens professionnels issus du milieu universitaire. Et toutes les deux semaines, nous jouons des œuvres récentes de compositeurs d’ici et du monde entier, des années 1950 à nos jours. Par exemple, nous jouons actuellement des œuvres de Xenakis. Oui, c’est mon activité principale.
PAN M 360 : Tu as donc une formation classique.
Alejandro Motta : Oui, en effet. Je joue donc généralement avec des orchestres et d’autres ensembles, dans des comédies musicales par exemple. Je collabore également avec l’UNAM à Mexico. Mais je suis aussi très actif sur la scène de l’improvisation ici au Mexique. Cela a changé ma vie et ma vision de la musique. J’ai également joué du jazz et donné quelques concerts aux États-Unis. Je ne joue pas souvent de jazz, mais je souhaite m’y consacrer sérieusement. C’est ma prochaine étape.























