Adib Alkhalidey présentait hier aux Francos de Montréal les pièces de son plus récent album, Plexus Lunaire, réalisé par Dominique Plante, également connu pour son travail sur Dogue d’Ariane Roy. L’artiste a confié avoir ressenti une certaine anxiété dans les jours précédant le spectacle. La météo menaçante et les nombreux imprévus possibles occupaient ses pensées. Finalement, ce sont plutôt la chaleur estivale et les culottes courtes qui étaient au rendez-vous.
Si le grand public connaît d’abord Alkhalidey comme humoriste, c’est pourtant en musicien pleinement investi qu’il s’est présenté sur scène. Porté par une présence magnétique, il a livré les compositions de Plexus Lunaire avec une intensité constante. Sa voix, ses silences et son interprétation donnaient du poids à des textes réfléchis et immersifs qui explorent autant l’intime que le collectif.
Les émotions qui traversent l’album ; colère, indignation, anxiété, perte de repères et moments se rapprochant d’une crise de nerfs, prennent une dimension encore plus palpable en concert. Les chansons abordent des questionnements identitaires, sociaux et géopolitiques sans jamais perdre leur ancrage humain. Chaque pièce semble construire son propre univers avant de culminer dans des montées dramatiques particulièrement efficaces.
La foule a accueilli la prestation avec enthousiasme et bienveillance, réagissant autant à la pertinence des propos qu’à la force des compositions. Une performance dense et sincère qui a confirmé la capacité d’Adib Alkhalidey à captiver son public bien au-delà de son parcours en humour.
Crédit photo: Benoît Rousseau























