J’ai découvert Yilian Cañizares, le 28 février, via le pianiste cubain Omar Sosa, qui nous a présenté Aguas, un concert en trio, à la Place des Arts. La violoniste et chanteuse cubaine suisse en faisait partie, avec le percussionniste Gustavo Ovalles.
J’ignorais tout de cette artiste de 43 ans, encore moins qu’elle menait une carrière en solo. Vitamina Y est sa cinquième offrande. Et c’est un mélange plutôt réussi. Vitamina Y inclut toutes les composantes des influences de Yilian. Formée en violon classique à un très jeune âge, à Cuba, elle découvre plus tard avec bonheur les musiques afro-cubaines. À l’adolescence, elle déménage en Suisse Romande et découvre le violoniste jazz Stéphane Grappelli. Elle veut faire du jazz.
Vitamina Y marie le jazz et la fusion avec les musiques du Mozambique, d’Afrique de l’Ouest et afro-cubaine. Yilian Cañizares aime explorer différents styles. Ses albums précédents avaient exploré les rythmes haïtiens avec Erzulie (2019) et les musiques brésiliennes avec Habana-Bahía (2023).
Avec ce dernier opus, la chanteuse et violoniste maîtrise de façon de plus en plus fluide son métissage. Son violon évoque parfois celui du français Jean-Luc Ponty, sans toutefois, se lancer dans de longues improvisations.
On y entend de la kora, des percussions gnawa marocaines et des guitares électriques et beaucoup de violon. Yilian chante parfois en français, une langue qu’elle maîtrise très bien, mais c’est surtout en espagnol que sa voix très expressive nous atteint. Malgré le contexte musical très actuel, elle nous plonge dans l’univers spirituel des Orishas de la religion Yoruba, avec du groove!






















