Non seulement nous avons eu droit à un spectacle exceptionnel, intime et très touchant, mais on a également beaucoup ri hier soir au Ministère, dans le cadre de la 2ème soirée de la série MOZAÏK de Vision Diversité. On avait l’impression d’entrer dans la chambre de LiKouri (sa lampe de chevet faisait partie du décor) qui était accompagnée par Charles Cantin à la voix et à la guitare et Isabelle Gaudreau à la clarinette.
La complicité entre Li et Charles était évidente, elle l’était moins avec Isabelle qui n’avait pas de micro pour interagir avec le public comme les deux autres. Cela dit, ses solos de clarinette ou tout simplement son talent de musicienne nous en a mis plein la vue.
L’éclairage était également central lors de ce spectacle intimiste puisqu’il contribuait à l’atmosphère désirée pour ce show : découvrir les artistes dans ce qu’il y a de plus profond en eux.
Les chansons figurent toutes dans l’album Dans mon quartier paru l’automne 2025 et c’est lors d’une résidence de 10 jours à la Maison de la culture de Ahuntsic que toute la magie s’est opérée. D’abord entre Li et Charles, puis s’est jointe Isabelle dans un deuxième temps.
La première partie du concert était sans accordéon pour LiKouri, durant laquelle on pouvait pleinement apprécier sa voix unique qui flirtait avec l’opéra par moments. Sans forcer, elle parvenait à nous donner des frissons, notamment lors de la chanson « Verde Lima », dans laquelle elle chante en espagnol, accompagnée par Charles qui faisait les chœurs. Isabelle passait d’une clarinette à l’autre, selon la chanson.
Entre les chansons, quelques anecdotes, souvent très drôles surtout lorsqu’elle parle de la chanson «Statue» ou encore lorsqu’elle partage l’histoire derrière la chanson « O’dji Comeback ». D’ailleurs, je suis allée la chercher sur Youtube en rentrant, tel que demandé par les artistes.
Le jeu de guitare de Charles était également très impressionnant. D’une chanson à l’autre, il parvenait à créer une ambiance totalement différente, rajoutant du relief au spectacle.
Au milieu de la soirée, LiKouri s’installe avec son accordéon et ensemble, le trio nous emporte ailleurs, notamment sur la chanson « La valse » qui rappelle la vielle chanson française, aux allures de Piaf.
Mais le moment fort de la soirée était sans aucun doute durant la chanson « Les ou Les » où le public s’est fait un plaisir de chanter en chœur.
Autre moment marquant de la soirée, la section de chansons instrumentales. Pas de mots, juste les trois instruments qui dialoguent entre eux, sans monotonie, avec des moments doux et plus rythmés, le tout de manière tout à fait organique.
Cela dit, la chanson qui m’est restée en tête après le concert est « Je recommencerai pour ne rien changer », sûrement parce que c’était la dernière du répertoire, mais je ne la retrouve pas dans l’album Dans mon quartier. Va falloir que je fasse mon enquête pour la retrouver. Une chose est sûre : si toutes les soirées de MOZAÏK sont aussi touchantes que celle de LiKouri et son trio, je serai sûrement au rendez-vous puisqu’en ces temps troubles, un peu de douceur nous fait le plus grand bien.
Crédit photo: Peter Graham























