Asie centrale / jazz / pop

Festival Orientalys : Mémoire nomade souffles des steppes au Quai de l’Horloge

par Rédaction PAN M 360

Quand Altanjargal Boldbaatar entonne son chant, la plaine s’étire, le vent se fige, le temps se plie. Maître du chant diphonique, il fait vibrer l’air en couches anciennes, convoque chevaux, yourtes et dieux invisibles. Chaque souffle devient mémoire. Chaque vibration, un lien fragile entre la terre et le ciel.
À ses côtés, Badamkhand Chuluunbat fait surgir la lumière. Originaire de la province de Khövsgöl, cette voix longue comme la route et souple comme la steppe incarne la relève mongole avec éclat. Artiste complète, elle glisse du chant millénaire aux explorations jazz ou pop, sans jamais perdre son ancrage. Sa voix précise et éthérée donne chair à l’invisible, entre tradition orale et audace moderne.
Sublimant cette alliance, Mandukhai Jamsran, danseuse étoile du Mongolian State Academic Ensemble, incarne avec puissance l’âme nomade de la steppe. Forte de plus de 20 ans de carrière et de plus de 200 spectacles, sa danse mêle héritage millénaire et modernité, racontant par chaque geste les mythes et paysages de sa terre natale.
Un moment suspendu, venu d’ailleurs, et qui résonne longtemps après.

When Altanjargal Boldbaatar begins his song, the plain stretches, the wind stills, and time folds. Master of throat singing, he makes the air vibrate in ancient layers, summoning horses, yurts, and invisible gods. Each breath becomes memory. Each vibration, a fragile link between earth and sky.
By his side, Badamkhand Chuluunbat brings forth the light. Hailing from Khövsgöl province, her voice is as long as the road and as supple as the steppe, brilliantly embodying the new generation of Mongolian artists. A versatile performer, she flows effortlessly from millennia-old songs to jazz and pop explorations, never losing her roots. Her precise and ethereal voice gives form to the invisible, bridging oral tradition and bold modernity.
Enhancing this alliance, Mandukhai Jamsran, star dancer of the Mongolian State Academic Ensemble, powerfully embodies the nomadic soul of the steppe. With over 20 years of career and more than 200 performances, her dance blends ancient heritage and modernity, telling through every movement the myths and landscapes of her homeland.
A suspended moment from afar that lingers long after.

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autochtone / DJ set / électronique

Présence Autochtone : DJ Pøptrt aux Jardins Gamelin

par Rédaction PAN M 360

DJ Pøptrt est une célèbre artiste autochtone originaire de la nation mohawk de Kahnawá:ke. Son son combine son héritage Kanien’kehá:ka avec la musique électronique contemporaine, culminant dans une esthétique unique et captivante. Le parcours de Pøptrt en tant qu’artiste a commencé en 2015 lorsqu’elle a plongé dans le monde des médias et de l’art à Montréal, où elle s’est rapidement imposée en tant qu’artiste multidisciplinaire en pleine ascension dans l’industrie. Ses sets dynamiques couvrent plusieurs styles de house, tech house, disco house et plus encore. L’art de Pøptrt fusionne harmonieusement ses influences culturelles et ses sensibilités pop-art, ce qui donne lieu à une expérience artistique à la fois immersive et captivante. Elle s’est produite dans certains des événements et lieux les plus prestigieux du Canada, notamment Piknic Électronik, Future Forest, Igloofest. En tant que pionnière sur la scène canadienne de la musique et des arts visuels, Pøptrt est largement reconnue pour son talent exceptionnel et son point de vue unique. Sa vision artistique lui a valu de nombreuses récompenses et a inspiré des publics à travers le Canada à embrasser leur héritage culturel et leurs passions créatives.

DJ Pøptrt is a celebrated Indigenous artist originating from the Mohawk Nation of Kahnawá:ke. Her sound combines her Kanien’kehá:ka heritage with contemporary electronic music, culminating in a truly unique and captivating aesthetic. Pøptrt’s journey as an artist began in 2015 when she delved into the world of media and art in Montréal, where she swiftly gained prominence as a rising multidisciplinary artist in the industry. Her dynamic sets span across many styles of house, tech house, disco house and more. Pøptrt’s art seamlessly merges her cultural influences and Pop-art sensibilities, resulting in an artistic experience that is both immersive and captivating. She has performed at some of Canada’s most prestigious events and venues, including Piknic Électronik, Future Forest, Igloofest and more. As a trailblazer in the Canadian music and visual art scene, Pøptrt has garnered widespread recognition for her exceptional talent and unique perspective. Her artistic vision has earned her numerous accolades and has inspired audiences across Canada to embrace their cultural heritage and creative passions.

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danse / DJ set / moyen-oriental

Festival Orientalys : Iran en feu – danse et lumière au Quai de l’Horloge

par Rédaction PAN M 360

Dans un souffle incandescent de grâce et de puissance, la troupe de danse SimorK, Jwan et Toucheh embrasent la scène avec une fougue chorégraphique irrésistible. Issues des racines profondes de la culture iranienne, elles réinventent l’héritage des danses traditionnelles en un tourbillon de mouvements poétiques et exaltés. Des pas ciselés comme la calligraphie, des gestes amples comme les dunes du désert, des regards chargés d’histoire : chaque tableau est une offrande à la mémoire vive d’un peuple, un corps à corps vibrant entre passé et présent.
Costumes flamboyants, port de tête royal, précision du geste – tout évoque un monde ancien réanimé sous les projecteurs, un chant muet venu des montagnes du Kurdistan jusqu’aux confins du Golfe Persique. À travers leurs chorégraphies éclatantes, ces trois troupes portent la voix d’une Iran plurielle, ardente, indomptable.
Et quand la scène se charge de brume et de faisceaux colorés, l’énergie devient électrique. DJ Sam sera présent sur scène, enveloppant les performances d’une ambiance électrisante. Avec ses rythmes percutants, ses lumières vibrantes et ses mixes envoûtants, il transforme l’espace en une véritable fête, rappelant l’énergie des nuits de Téhéran. Il accompagne les danseurs dans une montée en intensité où la musique amplifie chaque mouvement, chaque émotion.
Un moment brûlant d’intensité où les traditions s’enlacent à l’audace, où chaque pulsation, chaque envolée chorégraphique, chaque éclair de lumière devient le souffle vibrant d’un Iran fier, multiple et intensément vivant.

In an incandescent breath of grace and pizzazz, the dance troupe SimorK, Jwan et Toucheh embrace the stage with a whirlwind of irresistible choreography.
Deeply rooted in Iranian culture, they reinvent the heritage of traditional dance through a torrent of poetic and exalted movement. Their steps are as intricate as calligraphy, their gestures as sweeping as desert dunes, their gazes filled with history. Each scene is an offering to the living memory of a people a vibrant, visceral dialogue between past and present.
Flaming costumes, regal poise, a precision of gesture; everything evokes an ancient world brought back to life under the spotlight, a silent song rising from the mountains of Kurdistan to the far reaches of the Persian Gulf. Through prismatic choreographies, these three troupes carry the voice of a plural, passionate, and untamable Iran.
And when the stage carries golden beams, the air turns electric. DJ Sam will be present on stage, wrapping the performances in a kinetic atmosphere
With percussive rhythms, vibrant lights, and hypnotic mixes, he transforms the space into a true celebration, echoing the energy of Tehran’s nightlife. He accompanies the dancers in a rising wave of intensity, where music amplifies every movement and emotion.
A moment burning with intensity, where tradition intertwines with boldness, where each pulse, each choreographic flight, each flash of light becomes the vibrant breath of a proud, plural, and fiercely alive Iran.

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classique occidental

Festival de Lanaudière | Une magie lanaudoise nommée Nagano

par Frédéric Cardin

Vendredi 1er août dernier, l’Amphithéâtre de Lanaudière recevait l’OSM et surtout Kent Nagano à sa direction, dans un retour que l’on pourrait presque qualifier de triomphant. Le public l’attendait et était probablement prêt à ovationner n’importe quelle performance, du chef. Heureusement, Kent Nagano a offert une très belle lecture musicale de trois œuvres charnues, question coloris et langage polyphonique. 

Pour les couleurs, la Rhapsodie pour clarinette et orchestre en si bémol majeur, L. 116 de Debussy avec Todd Cope, clarinette solo de l’OSM, a rempli les belles promesses d’une écriture foisonnante et merveilleusement bigarrée. Les chausses-trappes interprétatives nombreuses de la partition ont été bien maîtrisés et même rehaussée d’une notable aisance du soliste, à qui le chef invité a su apporter un soutien habile et nuancé de l’orchestre. 

En entrée de programme, l’ op. 1 de Webern, la Passacaille en ré mineur a reçu le traitement qu’elle méritait, soit une très belle ampleur des cordes, encore teintée de romantisme, doublées de voix contrapuntiques plus modernistes/impressionnistes chez les bois. Webern n’avait pas encore traversé le pont vers l’atonalisme, ce qui rend cette Passacaille toujours éminemment accessible pour le grand public, tout en permettant à ce dernier de prendre connaissance avec une prémonition de la complexité raffinée du langage de ce compositeur. 

En finale de ce concert donné d’un seul trait (sans entracte), la Symphonie n° 3 en fa majeur, op. 90, sa grande richesse polyphonique et ses magnifiques thèmes et mélodies. Je me demandais si Kent Nagano allait nous présenter la vision de Brahms, historiquement informée, telle que ce que l’on entend dans son enregistrement de la même œuvre sous étiquette BIS, et paru il y a quelques semaines. Je vous parlais alors, dans la critique de l’album (À LIRE ICI) de la grande liberté de mouvement, de l’aisance rythmique, du souffle aéré des voix, que le chef a apporté à la lecture de cette musique. Bien que sorti récemment, l’enregistrement en question date de 2019. Depuis tout ce temps, Nagano a eu tout le temps d’affiner sa vision. Qu’en était-il, donc? Eh bien oui, ce que l’on entend sur l’album est bien là, avec encore plus de conviction et d’oxygène. Le très fameux troisième mouvement, Poco allegretto, nous a collectivement élevés grâce à sa mélodie poignante et la tendresse naturelle avec laquelle le chef lui a donné vie. Une belle magie que tout le monde réuni a su capter et ressentir. 

Une ovation soutenue a forcé Kent Nagano a revenir sur scène six fois. Le public l’adore, et si vous avez envie d’en savoir plus sur sa perception de l’amour entre lui et le Québec, en plus de sa vision de Brahms, ÉCOUTEZ L’ENTREVUE QUE J’AI RÉALISÉE AVEC KENT NAGANO ICI (en anglais). 

arabe / DJ set

Festival Orientalys : DJ Sajed au Quai de l’Horloge

par Rédaction PAN M 360

À seulement 15 ans, DJ Sajed impose déjà son style unique, tout en suivant les traces de son paternel DJ Omar. Avec une maîtrise étonnante, il fusionne les vibrations modernes de la scène arabe pour enflammer la scène.
Sur ses platines, il capte l’essence du moment pour créer une énergie irrésistible, entraînant le public dans un tourbillon musical vibrant et spontané. Préparez-vous à vivre une expérience rythmée et pleine de fraîcheur. La relève est assurée!

At just 15 years old, DJ Sajed already stands out with his unique style, following in the footsteps of his father, DJ Omar. With remarkable skill, he blends the modern vibes of the Arab music scene to set the stage on fire.
Behind his decks, he captures the spirit of the moment, creating an irresistible energy that sweeps the crowd into a vibrant and spontaneous musical whirlwind. Get ready for a fresh and rhythmic experience. The future is in great hands !

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chanson française / hommage

Hier encore… par Clément Courtois à la salle Claude-Léveillée

par Rédaction PAN M 360

Lancement d’album! Venez voyager au cœur de la chanson française, lors d’un concert acoustique intime, où la poésie des mots et la pureté des mélodies se rencontrent.
Redécouvrez des classiques et des pépites moins connues, réinventées pour vous en toute simplicité.

Album launch! Come and journey to the heart of French song during an intimate acoustic concert, where poetic lyrics and pure melodies come together.
Rediscover classics and lesser-known gems, reinvented for you with simplicity.

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musique de film

L’univers symphonique du cinéma | Hommage à Joe Hisaishi à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Plongez dans l’univers enchanteur du Studio Ghibli à travers la musique inoubliable de Joe Hisaishi, compositeur emblématique derrière les chefs-d’œuvre d’Hayao Miyazaki.
Sous la direction du maestro Francis Choinière, l’Orchestre FILMharmonique vous propose un voyage orchestral à travers des bandes originales inoubliables : Le Voyage de Chihiro, Mon Voisin Totoro, Princesse Mononoké, Le Château ambulant, Nausicaä de la Vallée du Vent, et bien d’autres classiques intemporels.
Revivez les moments magiques de ces œuvres célébrées dans un hommage orchestral saisissant qui ravira petits et grands!

Rediscover the enchanting world of Studio Ghibli through the unforgettable music of Joe Hisaishi, the iconic composer behind the beloved films of Hayao Miyazaki.
Under the baton of maestro Francis Choinière, the FILMharmonique Orchestra presents an orchestral journey through unforgettable soundtracks: Spirited Away, My Neighbor Totoro, Princess Mononoke, Howl’s Moving Castle, Nausicaä of the Valley of the Wind, and other timeless classics.
Relive the magical moments of these celebrated scores in a breathtaking orchestral tribute for audiences of all ages!

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classique / Électro

One More Time | Hommage électro-symphonique à Daft Punk à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

One More Time, l’hommage électro-symphonique à Daft Punk est bien plus qu’un concert : c’est une véritable expérience inédite, dédiée au plus légendaire duo français de la musique contemporaine.
Pour la première fois, un orchestre symphonique complet se joint à une création électronique et lumineuse d’envergure, pour offrir au public un spectacle à la croisée du son et de la lumière.
Interprété par Barnev, accompagné de l’Orchestre FILMharmonique sous la direction de Francis Choinière, ce spectacle rend hommage à l’univers visionnaire de Daft Punk, dans toute sa richesse sonore et esthétique.

One More Time is far more than a concert – it is a groundbreaking electro-symphonic experience dedicated to one of the most legendary French duos in contemporary music.
For the first time ever, a full symphony orchestra joins forces with a large-scale electronic and lighting creation to deliver a total performance at the crossroads of sound and light.
Performed by Barnev, accompanied by the FILMharmonique Orchestra conducted by Francis Choinière, this show pays tribute to Daft Punk’s visionary universe in all its sonic and aesthetic richness.

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avant-garde / classique / jazz

ONJ : Marianne Trudel | Au Centre, la Lumière… à la Cinquième Salle

par Rédaction PAN M 360

L’Orchestre national de jazz de Montréal (ONJ) confie à Marianne Trudel – pianiste, compositrice et cheffe d’orchestre de renom – la création d’une nouvelle œuvre, Au centre, la lumière.
Artiste audacieuse et émotive, Trudel marie improvisation, harmonies riches et structures complexes, promettant une pièce ambitieuse alliant puissance orchestrale et sensibilité. Le concert inclura également la première commande pour l’ONJ, Dans la Forêt de ma Mémoire (2015).
Cet événement, à la croisée du jazz traditionnel et de l’avant-garde, s’annonce comme un moment phare de la saison musicale 2025-2026. Avec son toucher unique et son inventivité, Marianne Trudel incarne le jazz de demain, faisant de cette création un rendez-vous magique à ne pas manquer.

The Orchestre national de jazz de Montréal (ONJ) has commissioned Marianne Trudel – renowned pianist, composer and conductor – to create a new work, Au centre, la lumière. 
A bold and emotional artist, Trudel blends improvisation, rich harmonies and complex structures, promising an ambitious piece combining orchestral power and sensitivity. The concert will also include her first commission for the ONJ, Dans la Forêt de ma Mémoire (2015). 
This event, at the crossroads of traditional jazz and the avant-garde, promises to be a highlight of the 2025-2026 musical season. With his unique touch and inventiveness, Marianne Trudel embodies the jazz of tomorrow, making this creation a magical rendez-vous not to be missed.

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metal symphonique

AnesthesiA | Hommage à Metallica symphonique à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

À la demande générale et fort du succès retentissant de ses représentations à guichets fermés en 2022, 2023, 2024 et 2025, le spectacle Hommage à Metallica symphonique présenté par la formation AnesthesiA s’arrête à la Place des Arts, accompagné par l’Orchestre FILMharmonique.
Les admirateurs de la légendaire formation californienne vivront une expérience hors du commun, un concert spectaculaire où la puissance du métal rencontre la grandeur symphonique.
Sous la direction de Olivier Hébert, AnesthesiA et l’Orchestre FILMharmonique revisiteront les classiques incontournables couvrant la période marquante de 1983 à 1991, de Kill ‘Em All au légendaire Black Album.
Une soirée grandiose à ne pas manquer pour tous les passionnés de Metallica… et de métal!

By popular demand and following the resounding success of its sold-out performances in 2022, 2023, 2024, and 2025, Metallica – Symphonic Tribute, performed by the band AnesthesiA, makes a stop at Place des Arts, joined by the FILMharmonique Orchestra.
Fans of the legendary Californian band will be treated to an extraordinary experience: a spectacular concert where the raw power of metal meets the majesty of symphonic music.
Under the direction of Olivier Hébert, AnesthesiA and the FILMharmonique Orchestra will revisit the band’s iconic classics from the pivotal years 1983 to 1991, spanning from Kill ‘Em All to the legendary Black Album.
A monumental evening not to be missed by any Metallica fan — or any lover of metal!

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hip-hop / hip-hop alternatif / rap

Osheaga 2025 I Tyler, The Creator, impérial malgré la pluie et la fatigue

par Jacob Langlois-Pelletier

S’il y a bien quelque chose que Tyler, The Creator a prouvé — ou plutôt réaffirmé — avec la sortie récente de son projet dance DON’T TAP THE GLASS, c’est qu’il se moque bien des conventions et ne cherche qu’à créer la musique qui lui plaît. Et c’est dans ce même état d’esprit qu’il est monté sur scène à Osheaga, avec une seule intention : s’éclater avec la foule, malgré la pluie qui a écourté son passage et une fatigue bien palpable.

À peine une semaine après son concert au Centre Bell, Tyler retrouvait sans doute des visages familiers parmi les milliers de spectateurs du parc Jean-Drapeau. Il a fait son entrée sur les notes lourdes et dramatiques de « Big Poe », suivie de l’entraînante « Sugar on My Tongue », perché sur une structure arborant le titre de son dernier album. Il n’en fallait pas plus pour que le public commence à se déhancher, quelques minutes à peine après le coup d’envoi.

Devant et derrière lui, les effets pyrotechniques éclatent au rythme des morceaux, accompagnés d’un éclairage précis, toujours en phase avec les différentes atmosphères de son répertoire. Tyler Gregory Okonma, de son vrai nom, est une véritable bête de scène. Seul sur le vaste plateau, il bondit, se déhanche et incarne chaque pulsation avec intensité.

Après un bref passage dans DON’T TAP THE GLASS, il a enchaîné avec plusieurs titres tirés de CHROMAKOPIA, paru en octobre 2024. L’ambiance s’est assombrie, alors que des faisceaux verts, couleur emblématique du projet, envahissaient la scène. « Sticky » a été l’un des temps forts, la foule scandant à pleins poumons les couplets des rappeuses GloRilla et Sexyy Red. Rarement voit-on un auditoire aussi connecté à son artiste.

À mi-parcours, Tyler a confié qu’il allait puiser dans certains morceaux plus anciens, « cela me permettra de souffler pendant que vous chantez », a-t-il lancé. En reprenant des titres comme « EARFQUAKE » (IGOR) ou « WUSYANAME » (CALL ME IF YOU GET LOST), l’icône du rap alternatif a visé juste. Il n’avait plus qu’à savourer les chants du public.

Plusieurs fois, l’artiste a évoqué son état d’épuisement, admettant être « vidé » vers la fin de son set d’une heure. En tournée depuis février, Tyler approche la fin d’un marathon de plus de soixante concerts. On lui pardonne volontiers cette fatigue, surtout au vu de l’énergie déployée et de la grande majorité de ses textes livrés dans leur intégralité.

Après avoir exploré tous les coins de sa discographie, Tyler a conclu avec la sublime « See You Again », collaboration avec Kali Uchis tirée de Flower Boy (2017). Porté par les voix du public, il a quitté la scène en remerciant chaleureusement ses fans.

Sur « Rah Tah Tah », Tyler, The Creator affirme être le plus grand rappeur de Los Angeles après Kendrick Lamar. Après une prestation aussi solide et une carrière aboutie, on ne peut que lui donner raison. Ce n’est pas de l’arrogance, mais de la lucidité.

Crédit photo: Sophie Mediavilla-Rivard

blues-rock / indie folk / rock alternatif

Osheaga 2025 I La puissance nordique de Kaleo

par Jacob Langlois-Pelletier

En termes d’aura, de charisme et de prestance, Jökull Júlíusson, figure centrale de Kaleo, joue dans une classe à part. En début de soirée samedi, la formation folk-rock islandaise a transporté l’auditoire montréalais au cœur des paysages nordiques, quelque part entre terre et mer.

Chemise entrouverte, chapeau de cowboy et lunettes fumées bien apposées sur le museau, le chanteur incarne le style à lui seul, manifestement inspiré par la vague country qui déferle actuellement sur l’industrie musicale. Dès son entrée, l’ensemble entame les premières notes de « Break My Baby », titre de blues-rock aux accents modernes tiré de Surface Sounds. Les spectateurs comprennent immédiatement qu’ils s’apprêtent à vivre un moment spécial.

La puissance vocale du ténor de 35 ans est difficile à rendre à l’écrit : Júlíusson allie avec maîtrise rugosité et fragilité. L’Islandais peut aussi bien bercer la foule avec une balade comme « All the Pretty Girls » — véritable coup de cœur de la soirée — que la secouer avec le rock de « No Good ».

Entouré de ses quatre musiciens et acolytes, Júlíusson livre une interprétation vibrante et fidèle aux arrangements des compositions studio. Þorleifur Gaukur Davíðsson brille avec ses solos d’harmonica disséminés ici et là, insufflant une touche de nostalgie bienvenue. Ajoutez à cela la soul profonde du chanteur, et le tout forme un mariage musical parfaitement équilibré.

Dix ans après sa sortie, « Way Down We Go » demeure la pièce emblématique du groupe. Il n’y avait pas meilleur choix pour conclure que ce morceau, accueilli avec ferveur par les amateurs massés devant la scène.

Le passage d’un peu plus de 50 minutes de Kaleo a filé comme un coup de vent. L’ensemble a su offrir un moment suspendu, poétique et apaisant. Un baume tout en douceur entre les prestations survoltées des rappeurs Tommy Richman et Smino sur le plateau avoisinant.

Crédit photo: Tim Snow

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