classique / post-romantique

OSM : De l’Europe au cinéma

par Rédaction PAN M 360

Concert en formule Apéro symphonique où nostalgie, racines européennes et mélodies hollywoodiennes vous transporteront! Ce concert de 60 minutes vous donnera également l’occasion de rencontrer l’humoriste Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques, hôte de la soirée et de découvrir ou de redécouvrir la violoniste Simone Lamsma, acclamée lors de sa performance en 2024!

Discover the Happy Symphonic Hour version of our December 3 program and be swept away by nostalgic European sounds and iconic Hollywood melodies. This 60-minute concert also offers a chance to meet comedian Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques, who will be hosting the evening. Plus, you’ll have the opportunity to discover—or rediscover—the incredible violinist Simone Lamsma, acclaimed for her outstanding performance in 2024.

Programme

Claude Debussy, L’isle joyeuse (arr. B. Molinari), L. 106 (7 min)
Erich Wolfgang Korngold, Concerto pour violon, op. 35 (24 min)
Béla Bartók, Concerto pour orchestre, Sz.116, BB 123 (36 min)

Program

Claude Debussy, L’isle joyeuse (arr. B. Molinari), L. 106 (7 min)
Erich Wolfgang Korngold, Concerto for Violin, Op. 35 (24 min)
Béla Bartók, Concerto for Orchestra, Sz.116, BB 123 (36 min)

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

baroque / classique

Festival International Bach Montréal 2026 : Cinq clavecins pour Luc Beauséjour – Bach et ses illustres mentors à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours

par Rédaction PAN M 360

Puisqu’il est principalement englobé par l’époque baroque, le répertoire pour clavecin est parfois perçu comme manquant de variété. L’idée est à déconstruire! Nombreux sont les styles et les approches qui se succèdent sur cette période de 150 ans.
Cet instrument central dans l’œuvre de Bach devient ici le fil conducteur d’un voyage envoûtant à travers les générations du baroque.
Complice de longue date du Festival, Luc Beauséjour mène cette exploration lumineuse, faisant revivre des œuvres emblématiques de maîtres du clavier qui ont influencé Bach lui-même.
Moment rare, cinq clavecins baroques sont réunis sur scène le temps d’une soirée. 

Since it is largely associated with the Baroque era, the harpsichord repertoire is sometimes perceived as lacking variety. This idea deserves to be challenged! Countless styles and approaches unfolded over the course of those 150 years.
This instrument, so central to Bach’s work, becomes the guiding thread of a spellbinding journey through generations of Baroque music.
A long-time collaborator of the Festival, Luc Beauséjour leads this luminous exploration, bringing back to life iconic works by keyboard masters who influenced Bach himself.
A rare moment: five Baroque harpsichords will be gathered on stage for one unforgettable evening.

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Ce contenu provient du Festival International Bach Montréal et est adapté par PAN M 360

Afrique / afro-colombien / Europe de l'Est / japon / latino / Musiques du Monde

Mundial Montréal | Un tour du monde pour la 15ème

par Sandra Gasana

La Colombie, le Japon, la France, la Lituanie et la République démocratique du Congo étaient représentés lors de cette deuxième journée de Mundial au Café Campus. En effet, nous avons eu droit à un tour du monde en musique, nous promenant d’une salle à l’autre, d’un univers à l’autre.

Less Toches

Pour ouvrir le bal de cette 15ème édition de Mundial, Less Toches ont ramené leur énergie contagieuse au Café Campus. Vous les avez sûrement vus sur plusieurs scènes montréalaises depuis leur passage au Syli d’Or ou encore à MUZ. En 25 minutes de spectacle, ils ont réussi à mettre le feu, en partie grâce aux instruments percussifs du groupe mais aussi à l’accordéon. A cela s’ajoutent les voix des musiciens qui font les chœurs. La cumbia est au centre de l’univers de ce groupe colombien mais ils n’hésitent pas à rajouter du boléro, chanté en français de surcroît, pour démontrer leur versatilité, avant de revenir à la cumbia dans la même chanson. La complicité entre les musiciens était palpable, on a l’impression de voir un party de maison téléporté sur scène. Ils ont pris soin de s’adresser au public dans les deux langues officielles du Canada, s’assurant ainsi de rejoindre les nombreux diffuseurs dans la salle. Leur énergie électrisante a plu à l’audience, qui a même eu l’occasion de chanter avec eux.

Maïa Barouh

Mon coup de cœur de la soirée est sans aucun doute cette Franco-Japonaise, à l’univers éclectique, maitrisant parfaitement l’art de la mise en scène. D’ailleurs, elle commence sa performance dans le public avec ses deux acolytes aux percussions, un mégaphone à la main. Malheureusement, cette partie n’était pas visible par toute la salle mais elle a ramené cette énergie sur la scène quelques minutes plus tard. Vêtue d’un genre de kimono à motifs, et des chapeaux traditionnels japonais, elle s’adresse parfois en anglais, parfois en français entre les chansons. Des lanternes japonaises à motifs décoraient la salle, pour nous mettre dans l’ambiance de son univers métissé. Elle mélange des chants traditionnels ancestraux japonais avec du rock, de l’électro, du rap en rajoutant sa touche théâtrale unique. Elle danse par moments, crie fort parfois, bref, nous sommes constamment surpris. En plus de chanter, elle joue la guitare sur quelques morceaux, et termine avec la flûte traversière qu’elle manie tout en chantant, nous dévoilant ainsi tous ses talents, les uns après les autres. Son morceau « Je ne suis pas Chinoise » aborde justement cette quête identitaire et son ras-le-bol de se faire aborder avec des « Ni Hao » dans la rue, bonjour en mandarin. Elle a fait participer la salle, la faisant chanter en japonais, appuyée par les percussionnistes qui étaient également ses choristes. Elle sera à Ste-Hyacinthe et Gatineau dans les prochains jours, ce qui donne l’occasion de découvrir cette artiste qui sort des sentiers battus.

Sutartronica

La barre était déjà très haute avec Maïa, alors ce n’était pas évident pour le groupe suivant de faire mieux. En effet, trois femmes toutes vêtues d’une robe blanche sont apparues sur scène, avec un DJ / musicien à leurs côtés. Ensemble, elles mélangent les chants polyphiniques lituaniens avec de l’électro, rappelant les chants grégoriens mais avec une touche moderne. Elles étaient plutôt timides au début du concert, mais plus ça allait, plus elles se dégourdissaient en rajoutant des danses et de la présence sur scène. Sur certains morceaux, le DJ rajoutait des sons rythmés de son ordinateur alors que d’autres fois, il jouait sa guitare électrique à la place. Leur musique remonte dans le temps, on parle même de plusieurs siècles en arrière, lorsqu’on traitait certaines femmes de sorcières parce qu’elles chantaient. « Si nous sommes ici ce soir, ça signifie qu’ils n’ont pas réussi leur coup », ajoute l’une d’elle, qui semble être la leader du groupe. Elles chantent parfois a capella et nous ont même appris quelques paroles en lituanien. Ce qui a commencé comme un spectacle solennel, presque religieux même, a terminé par une ambiance festive, mêlant chant, harmonies hypnotiques et danse.

Killabeatmaker

Ils sont trois sur scène mais on a l’impression qu’ils sont 10 tellement l’énergie qu’ils projettent est intense, particulièrement le percussionniste Hilder Brando Osorno qui manie également sa console pour créer des sons électrisants d’afrobeats et d’afrohouse, mixés avec des rythmes colombiens des régions caraïbes et pacifiques de Colombie. Ce dernier est accompagné par Guadalupe, une jeune musicienne qui joue également de la percussion, des maracas mais aussi de la flûte traditionnelle colombienne. Le troisième est le batteur du groupe, avec un gigantesque tambour devant lui sur lequel il se déchaine durant toute la performance. Au bout de quelques chansons, on a l’impression d’être dans une discothèque tellement le rythme est endiablé. Ils ont même eu la chance de rajouter une chanson à leur répertoire, lorsque l’un des membres à proposer cela au public.

Kin’Gongolo Kiniata

La deuxième soirée de Mundial s’est clôturée par la performance tant attendue de Kin’Gongolo Kiniata, ce groupe dont on a parlé à PAN M 360 lors de leur participation au Festival Nuits d’Afrique. Connus pour se servir d’objets trouvés dans la rue et qu’ils recyclaient pour fabriquer leurs instruments, ils nous font la démonstration que la musique peut se faire avec tout. Composés de cinq membres originaires de la République démocratique du Congo, ils chantent tous, à tour de rôle, et savent mettre l’ambiance. Le bassiste, véritable showman, avait un instrument aux allures de banjo mais qu’il maniait parfaitement tout en interagissant avec le public. La guitare électrique était beaucoup plus petite que ce que nous voyons habituellement mais elle était tout aussi puissante. Au centre de la scène, deux musiciens jouaient sur une boîte en bois dans laquelle ils avaient insérés des instruments percussifs, à base de métal ou de plastique. Ah, il y avait même une boîte de conserve qui servait d’instrument et rajoutait des bruits d’ambiance. Ils ont fait chanter leur public en leur faisant répéter leur nom, pendant que le batteur jouait sur des caisses, avec pour support une vieille télé des années 80. Malgré le fait que les activités avaient débuté à 8h du matin cette journée-là, les participants avaient encore de l’énergie à dépenser à 23h grâce à ce groupe qui a su les garder éveillés. Tout comme Killabeatmaker, Kin’Gongolo Kiniata a eu droit à une chanson supplémentaire puisque le public en redemandait. Et comme c’était le 15ème, certaines règles étaient plus souples permettant ainsi de faire durer le plaisir un peu plus.

math rock / post-rock / rock alternatif

M pour Montréal : Patche & Angine de Poitrine au Ausgang Plaza

par Rédaction PAN M 360

LES BILLETS POUR CE SPECTACLE SONT ÉPUISÉS!

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classique / musique contemporaine

OSM : Ravel immortel

par Rédaction PAN M 360

Le tombeau de Couperin de Ravel rend hommage à la grande tradition musicale française du XVIIIe siècle et aux camarades du compositeur morts au combat. En écho, l’œuvre d’Escher honore Ravel dans un style très français. S’inspirant toutes deux de danses baroques, ces œuvres se distinguent par leur instrumentation finement colorée et nuancée.

Ravel’s Tombeau de Couperin pays homage to the rich French musical inheritance of the 18th century and to the composer’s comrades who fell in battle. Similarly, Escher’s composition honours Ravel in a distinctly French manner. Inspired by Baroque dances, both works feature intricately textured and nuanced instrumentation.

Programme

Caroline Lizotte, création pour flûte et harpe (12 min) – commande de l’OSM
Maurice Ravel, Le tombeau de Couperin, M. 68 (arr. Jocelyn Morlock), (17 min)
Rudolf Escher, Le tombeau de Ravel (25 min)

Program

Caroline Lizotte, Premiere for flute and harp (12 min) – OSM commission
Maurice Ravel, Le tombeau de Couperin, M. 68 (arr. Jocelyn Morlock), (17 min)
Rudolf Escher, Le tombeau de Ravel (25 min)

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alt-rock / indie folk / pop

M pour Montréal : School Night TO avec Reuben And The Dark, Willa Owen, Rachel Bobbitt & Mah Moud au Ministère

par Rédaction PAN M 360

Rejoignez-nous le jeudi 20 novembre pour une soirée musicale mettant à l’honneur certains de nos artistes coups de cœur du moment, ainsi qu’un album que nous écoutons depuis déjà dix ans ! School Night est toujours gratuit et affiche complet chaque année, alors réservez votre place et arrivez tôt !
À propos de School Night:
Depuis sa création en 2010, School Night! est devenu le showcase live le plus respecté, où l’industrie musicale et les premiers fans découvreurs se rencontrent pour des débuts inoubliables d’artistes devenus têtes d’affiche et lauréats de Grammy®.

Join us on Thursday, November 20 for an evening of music featuring some of our favourite artist we’re listening to these days, and a record we’ve been listening to for ten years now! School Night is always free and each year has been a memorable sellout, so RSVP and get there early!
About School Night:
Since its inception in 2010, School Night! has become the most respected live music showcase where industry and early-adopter fans meet for unforgettable debuts by chart-toppers and Grammy® winners.

POUR RÉSERVER VOTRE PLACE (GRATUITEMENT), C’EST ICI!

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chanson keb franco

Plume Latraverse – Rémissionnaire (Le Trio Laid frappe encore) au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

Depuis des siècles, depuis de nombreuses années, sur les scènes des cabarets et des théâtres, Plume Latraverse a traîné sa carcasse, sa guitare et ses chansons… Entraîné dans une mission ménestrelle sans issue, missionnaire autoroutier et souterrain à travers toutes les folies de ce monde. Et qu’est-ce que ça lui a donné?
Un public fidèle, fantôme et grandissant qui, une fois de plus, viendra se greffer à la mythologie plumesque pour cette tournée RÉMISSIONNAIRE… en compagnie de Jean-Claude Marsan, à la guitare, et de Grégoire Morency, à la basse. Hé oui… LE TRIO LAID frappe encore!

For centuries—for many years now—on the stages of cabarets and theaters, Plume Latraverse has dragged along his frame, his guitar, and his songs… Swept up in a minstrel’s mission with no way out, a highway and underground missionary through all the madness of this world. And what has it given him?
A faithful, elusive, ever-growing audience that, once again, will join the “plumesque” mythology for this RÉMISSIONNAIRE tour… alongside Jean-Claude Marsan on guitar and Grégoire Morency on bass. Yes indeed… LE TRIO LAID strikes again!

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Ce contenu provient du Quartier des spectacles et est adapté par PAN M 360

Amérique latine / guitare / hommage

Adam Cicchillitti, guitare / Denis Plante, bandonéon / Jean-Marie Zeitouni, chef | SABORLATINO à la salle Pierre-Mercure

par Rédaction PAN M 360

Plongez dans cette soirée vibrante dédiée aux trésors musicaux de l’Amérique latine. Sous la direction de Jean-Marie Zeitouni , ce concert mettra en vedette le guitariste Adam Cicchillitti et le bandonéoniste Denis Plante , dans un programme où le tango et les sonorités hispaniques s’entrelacent avec éclat. Du Concierto del Sur de Ponce aux tangos séducteurs de Piazzolla , en passant par une création du compositeur canadien Luis Ramírez , l’orchestre vous fera découvrir un univers où la passion et la virtuosité ne font qu’un. Un hommage enflammé à l’âme musicale de l’Amérique latine.

Immerse yourself in this vibrant evening dedicated to the musical treasures of Latin America. Under the direction of Jean-Marie Zeitouni, the concert will feature guitarist Adam Cicchillitti and bandoneonist Denis Plante in a dazzling program where tango and Hispanic sonorities intertwine with brilliance. From Ponce’s Concierto del Sur to Piazzolla’s seductive tangos, and including a new work by Canadian composer Luis Ramírez, the orchestra will transport you into a world where passion and virtuosity become one. A fiery tribute to the musical soul of Latin America.

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Ce contenu provient du Quartier des spectacles et est adapté par PAN M 360

musique contemporaine

Deux anniversaires célébrés avec le génie musical québécois

par Frédéric Cardin

Samedi soir à la salle Claude-Champagne de l’Université de Montréal avait lieu un concert pour célébrer les anniversaires de deux vénérables institutions musicales québécoises : le 60e de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) et le 75e de la Faculté de musique de l’Université de Montréal (UdeM). Confluences contemporaines, c’est le titre du concert, soulignait les nombreux croisements entre les deux organismes. Le programme mettait à l’honneur les différents directeurs musicaux de la SMCQ à travers l’histoire (Serge Garant, Gilles Tremblay, Walter Boudreau, Ana Sokolovic), qui ont tous été également enseignants à l’UdeM. En bonus : une création d’un jeune compositeur, Maxime Daigneault, car il ne faut pas oublier que la mission des deux institutions est aussi d’assurer l’avenir de la musique savante. C’est l’ensemble de la SMCQ, dirigé par Christian Gort, et l’Enseble de musique contemporaine de l’UdeM, dirigé par Jean-Michaël Lavoie, qui se partageaient la scène et les morceaux, parfois en tandem.

LISEZ L’ENTREVUE À PROPOS DE CE CONCERT

Voilà pour le topo général. Le programme a montré la profondeur de la création savante en musique québécoise. Coffre III(a) (Le Cercle Gnostique I {<Incantations IV>}) de Boudreau lançait la soirée avec la marque habituelle du compositeur, ses coloris épatés et son énergie pétillante. Le trio de jeunes UdeMiens, composé de Jérémie Arsenault à la clarinette, Alona Milner au piano et Leîla Saurel au violoncelle, a été impressionnant de qualité technique, de précision et de beauté timbrale. 

Suivait le Quintette de Serge Garant pour flûtes, hautbois/cor anglais, percussions, piano et violoncelle, une vraie merveille de construction en arche, dont la beauté expressive s’appuie sur un sens de la couleur et de la métamorphose thématique exceptionnel. Les Cinq locomotives et quelques animaux d’Ana Sokolovic portent la trace du style efficace de la compositrice montréalaise. Épisodes descriptifs incluant des motifs rythmiques et stylistiques issus du folklore balkanique, entrecoupés d’interventions courtes propulsés par une énergie motrice excitante. Ironiquement, c’est l’œuvre qui a semblé la plus morcelée de la soirée en termes de cohérence sonore, alors que les autres cherchaient plutôt à créer une totalité intégrée, morphique et organique malgré leur pointraitisme omniprésent. N’en reste pas moins que l’écriture de Sokolovic demeure irrésistible. 

Souffle (Champs II) de Gilles Tremblay nous a rappelé à quel point la complexité formelle et intellectuelle des oeuvres du compositeur s’allie également avec une fascinante maîtrise de l’expression et du discours. Le foisonnement de couleurs et l’épatante poésie de cette abstraction séductrice ne cessent d’émouvoir. Du très grand art, comme l’ont rappelé Lavoie et l’Ensemble de l’UdeM. 

J’ai beaucoup apprécié la dernière pièce de la soirée, Sensations : Lueurs du néant de Maxime Daigneault. Cette commande exécutée par le plus grand nombre de musiciens du programme a témoigné de façon assez explicite de la nature du langage contemporain de 2025, face à celui de ses prédécesseurs, essentiellement concentré dans les années 1978 à 1996. La musique de Daigneault est organique, métamorphique dans le sens d’un fluide mouvant ne recelant presque jamais de coupures sonores. Cette fluidité est très représentative de la musique actuelle en création savante, informée probablement par le post-minimalisme et le néo-romantisme. En ce 21e siècle, on cherche à remplir le champ expressif, à le couvrir entièrement. C’est très différent de l’atomisme qui dominait la pensée musicale avant-gardiste et institutionnelle de la deuxième moitié du 20e siècle. 

Daigneault me disait avant le concert que l’idée de cette pièce était de traduire le processus compositionnel qui caractérise sa propre démarche. Au moment d’amorcer l’écriture d’une œuvre, il n’y a rien. Une page blanche, ou plutôt un néant obscur. Puis, à force de chercher, quelques fils lumineux apparaissent, des idées, des intuitions. On tire dessus, on vooit ce qu’on peut faire avec, on les attache ensemble, on finit par transformer les ténèbres en lumière. Sensations : Lueurs du néant est une musique totalitaire, dans le sens d’un accaparement total de l’espace sonore, sans coupures, ou presque. C’est également une musique très fortement expressive, et qui a un impact presque physique sur l’auditeur-trice. En ce qui me concerne, une belle réussite. Pourquoi m’a-t-il alors semblé que les applaudissements étaient un brin trop polis? 

Les musiciens des deux ensembles ont été à la fine pointe des exigences, nombreuses, des partitions. Avec peut-être l’avantage à celui de la SMCQ, qui est aussi le plus expérimenté.

La célébration des deux anniversaires s’est déroulée de façon sobre tout en soulignant l’essence même de leurs missions : favoriser l’épanouissement du génie musical d’ici.

Chanson francophone

Coup de coeur francophone | Marie-Pierre Arthur et compagnie en mode chalet

par Simon Gervais

Ayant sorti son fantastique Album Bleu en version Deluxe le 15 mai dernier, Marie-Pierre Arthur a revisité son riche répertoire en bonne compagnie lors d’un spectacle intime et authentique mercredi dernier au Cabaret du Lion D’Or dans le cadre de Coup de cœur francophone. Accompagnée de Naomie De Lorimier (N Nao), Raphaël Pépin-Tanguay (Velours Velours), Emilie Pompa, ainsi que du guitariste Joe Grass et de de son partenaire, le pianiste François Lafontaine, elle nous a livré une performance chaleureuse, décontractée et participative.

Après une touchante première partie assurée par Luan Larobina et sa chanson explorant ses origines latines paternelles, Marie-Pierre et ses musiciens montent sur scène sourire au lèvres. Tous sur une fin de rhume qu’ils se sont partagé durant les répétitions et habillés en mode chalet, l’ambiance est mise ; nous sommes ici entre amis.

Dirigeant ses complices de voix, et le public, d’une main tantôt virevoltante tantôt imitant la fluidité d’une vague, Marie-Pierre nous irradie de son plaisir de chanter qui l’habite de façon évidente. C’est d’ailleurs à l’image des visuels associés à la promotion de ce spectacle. Troquant l’esthétique bleue de l’album de départ, on la voit drapée d’un voile de tons chauds et ocres, évoquant un levé de soleil enveloppant.

Les moments de grâce se succèdent au fil des pièces connues et moins connues, comme la chanson Il, écrite au sujet de Lafontaine « Un garçon toujours dans la lune, qu’il faut aimer comme il est » et Chanson pour Dan, qui s’adresse à un ami aujourd’hui décédé.

Lors de Le silence, on frôle le gospel avec des notes éthérées poussées depuis le fond de leurs âmes. « Je vis mon rêve d’enfance » s’exclame candidement Naomie. « Raphaël n’était pas encore né quand j’ai écrit celle-là » blague Marie-Pierre. Vraiment, l’ambiance est collégiale, tellement qu’à un moment, Arthur admet « On est même dissipés, je dirais ».

À quelques reprises, maestro Marie nous fait humer des airs, claquer des doigts, taper des mains. Dans cet esprit de partage, on a véritablement l’impression de contribuer à l’expérience.

Avec sa voix en pointes mélodieuses et ses textes qui remettent subtilement en question les fondements de la société, Marie-Pierre Arthur nous invite à miser sur le bonheur d’être ensemble et à oser être fougueux.

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