classique / jazz / période romantique

OSM : L’orchestre selon Duke Ellington et Rachmaninov

par Rédaction PAN M 360

Plongez dans l’univers vibrant de Harlem de Duke Ellington et voyagez à travers la puissance émotionnelle de la Symphonie n° 3 de Rachmaninov. Stravinsky, de son côté, jette un regard vers le XVIIIe siècle pour sublimer le violon dans son Concerto, magnifié par la captivante Alina Ibragimova. Ce programme musical vous propose une expérience où la musique symphonique dévoile une large palette de couleurs orchestrales. Un véritable kaléidoscope sonore qui mêle jazz, énergie et émotions pour une soirée alliant des univers musicaux riches et variés!

Step into the exciting world of Duke Ellington’s Harlem, then journey through the deep emotions of Rachmaninoff’s Symphony No. 3. The violin takes centre stage as Stravinsky looks back to the 18th century in his Concerto, brought to life by the captivating Alina Ibragimova. This program explores the full spectrum of orchestral colour, blending jazz, energy, and heartfelt expression. A dazzling musical adventure through diverse musical landscapes!

Programme

Duke Ellington, Harlem (18 min)
Igor Stravinsky, Concerto en ré majeur pour violon (22 min)
Sergueï Rachmaninov, Symphonie no 3, op. 44 (40 min)

Program

Duke Ellington, Harlem (18 min)
Igor Stravinsky, Concerto for Violin in D Major (22 min)
Sergei Rachmaninoff, Symphony No. 3, Op. 44 (40 min)

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classique / période romantique / Piano

OSM : Le grand retour de Lang Lang

par Rédaction PAN M 360

Le phénomène Lang Lang revêt, l’espace d’une soirée, les atours d’un empereur. Dans le Concerto n° 5 de Beethoven, il déploie une virtuosité flamboyante, souveraine, qui semble s’affranchir de toutes les pesanteurs. Sous le geste visionnaire de Rafael Payare, cette quête de lumière se prolonge dans l’Ouverture n° 2 d’Emilie Mayer puis culmine dans la Symphonie n° 2 de Sibelius, cri d’émancipation d’un peuple écrasé. De l’Europe napoléonienne à la Finlande sous tutelle russe, la musique devient au final un espace où l’esprit refuse de se soumettre. Une soirée où l’art rappelle que la liberté est d’abord une force intérieure.

For one unforgettable evening, the phenomenon that is Lang Lang takes on the mantle of an emperor. In Beethoven’s Piano Concerto no. 5, he unleashes a dazzling, sovereign virtuosity that seems to transcend all weight and constraint. Under Rafael Payare’s visionary direction, this quest for light continues with Emilie Mayer’s Overture no. 2 and reaches its summit in Sibelius’s Symphony no. 2—a cry of emancipation from an oppressed nation. From Napoleonic Europe to Finland under Russian rule, music becomes a space where the spirit refuses to yield. An evening where art reminds us that freedom is, above all, an inner strength.

Programme

Emilie Mayer, Ouverture nᵒ 2 (10 min)
Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano nᵒ 5, op. 73 (38 min)
Jean Sibelius, Symphonie nᵒ 2, op. 43 (43 min)

Program

Emilie Mayer, Overture no. 2 (10 min)
Ludwig van Beethoven, Piano Concerto no. 5, op. 73 (38 min)
Jean Sibelius, Symphony no. 2, op. 43 (43 min)

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baroque / classique / Piano

Sir András Schiff | L’absolu Bach à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Peu de pianistes contemporains ont exploré les œuvres pour clavier de Jean-Sébastien Bach de manière aussi fascinante que Sir András Schiff. Avec humilité et maîtrise, Schiff captive son public par sa relecture de l’une des œuvres les plus mystérieuses de Bach. Une expérience hors du temps, entre mystère et révélation.

Few contemporary pianists have explored Johann Sebastian Bach’s keyboard works in such a fascinating way as Sir András Schiff. With humility and mastery, Schiff captivates his audience through his reimagining of one of Bach’s most mysterious works. A timeless experience, suspended between mystery and revelation.

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cinéma / orgue

OSM : Nosferatu le vampire, en ciné-concert

par Rédaction PAN M 360

Décors déformés, ombres inquiétantes, créatures hors du réel : Nosferatu le vampire réunit tous les codes du chef-d’œuvre expressionniste allemand. Réalisé en 1922 par Friedrich Wilhelm Murnau, ce film muet – première grande adaptation de Dracula de Bram Stoker – n’a rien perdu de son pouvoir de fascination. Projeté avec une musique entièrement improvisée en direct au Grand Orgue Pierre-Béique, il révèle une nouvelle intensité dramatique. Jason Roberts déploie une palette sonore éclatante, capable de colorer chaque scène, de la tension sourde aux élans spectaculaires, notamment lors du célèbre et funeste voyage en bateau. Une expérience sensorielle où l’image et le son s’unissent pour faire naître un frisson toujours intact, plus d’un siècle après la sortie du film. Concert d’improvisation à l’orgue avec projection du film (sans orchestre)

Distorted sets, haunting shadows, creatures beyond the realm of reality—Nosferatu the Vampire brings together every hallmark of the German Expressionist masterpiece. Directed in 1922 by Friedrich Wilhelm Murnau, this silent film—the first major adaptation of Bram Stoker’s Dracula—has lost none of its hypnotic power. Presented with a fully improvised live score on the Grand Orgue Pierre-Béique, it reveals a heightened dramatic intensity. Jason Roberts unleashes a vivid sonic palette, capable of colouring each scene—from simmering tension to sweeping surges of sound—most notably during the film’s famous, fateful sea voyage. A sensory experience in which image and music merge to spark a shiver that endures more than a century after the film’s release. Organ improvisation concert with film screening (without orchestra)

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classique / post-romantique

OSM : Magnifique Mahler – ouverture épique

par Rédaction PAN M 360

Plongez dans l’univers foisonnant de Gustav Mahler, entre légende, poésie et émotion brute. Avec Das klagende Lied, œuvre flamboyante écrite à seulement 20 ans, Mahler signe un conte dramatique où passion et jalousie s’entrechoquent dans un tourbillon orchestral spectaculaire. En contraste, les lieder de Des Knaben Wunderhorn dévoilent un Mahler plus intime, rêveur, parfois malicieux, qui sublime en musique l’univers des contes populaires. Sous la baguette électrisante de Rafael Payare, le Chœur de l’OSM, l’Orchestre en pleine lumière et le baryton légendaire Matthias Goerne nous entraînent dans une fresque sonore à la fois grandiose et intime. Une soirée où Mahler fait battre le cœur du romantisme.

Dive into Gustav Mahler’s rich and vibrant world, where legend, poetry, and raw emotion collide. With Das klagende Lied—a dazzling work composed at just 20—Mahler crafts a dramatic tale where passion and jealousy clash in a spectacular orchestral whirlwind. In contrast, the songs of Des Knaben Wunderhorn reveal a more intimate Mahler: dreamy, playful, and deeply inspired by the charm of folk tales. Under the electrifying baton of Rafael Payare, the OSM Chorus, the Orchestra in full brilliance, and legendary baritone Matthias Goerne lead us through a sonic fresco that is both grand and deeply personal. An evening where Mahler makes the heart of Romanticism beat.

Programme

Gustav Mahler, Des Knaben Wunderhorn [Le cor enchanté de l’enfant]
Rheinlegendchen [Petite légende du Rhin] GMW 26 (3 min)
Wo die schönen Trompeten blasen [Où sonnent les belles trompettes] GMW 35 (7 min)
Urlicht [Lumière originelle] GMW 27 (4 min)
Revelge [Appel d’éveil] GMW 36 (7 min)
Der Tamboursg’sell [Le petit joueur de tambour] GMW 38 (5 min)
Das klagende Lied (version mixte en 3 parties) (65 min)

Program

Gustav Mahler, Des Knaben Wunderhorn [The Boy’s Magic Horn]
Rheinlegendchen [Little Rhine Legend] GMW 26 (3 min)
Wo die schönen Trompeten blasen [Where the Fair Trumpets Sound] GMW 35 (7 min)
Urlicht [Primeval Light] GMW 27 (4 min)
Revelge [Reveille] GMW 36 (7 min)
Der Tamboursg’sell [The Drummer Boy] GMW 38 (5 min)
Das klagende Lied (mixed version in 3 parts) (65 min)

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classique / période moderne

OSM : Autour de Stravinsky

par Rédaction PAN M 360

Traversé par les mythes qui le nourrissent, ce programme irradie d’une énergie solaire. L’Oiseau de feu déploie ses ailes légendaires, figure flamboyante de renaissance et d’enchantement, dans une fresque où Stravinsky allume un brasier orchestral. Samy Moussa, avec Elysium, convoque la mythologie gréco-romaine afin de mieux questionner la beauté de la vie, sa fragilité, sa valeur éthique. Au centre du triptyque, Leonidas Kavakos s’empare du Concerto n° 2 de Prokofiev dont il révèle le lyrisme profond, la noblesse blessée, la poésie rythmique intime. Une soirée sous le signe des puissances imaginaires et des forces vitales qui éclairent notre monde intérieur.

Steeped in the myths that inspire it, this program radiates solar energy. The Firebird spreads its legendary wings—a blazing figure of rebirth and enchantment—in a sweeping orchestral fresco ignited by Stravinsky. With Elysium, Samy Moussa invokes Greco-Roman mythology to explore life’s beauty, fragility, and ethical meaning. At the heart of this triptych, Leonidas Kavakos takes on Prokofiev’s Violin Concerto no. 2, revealing its profound lyricism, wounded nobility, and intimate rhythmic poetry. An evening shaped by imaginary forces and vital energies that illuminate our inner world.

Programme

Samy Moussa, Elysium (12min)
Piotr Ilich Tchaïkovski, Concerto pour violon op.35, TH59 en ré majeur (33 min)
Igor Stravinsky, L’Oiseau de feu (ballet intégral) (45 min)

Program

Samy Moussa, Elysium (12min)
Pyotr Ilyich Tchaikovsky, Concerto for violin op.35, TH59 in D major (33 min)
Igor Stravinsky, The Firebird (full-length ballet) (45min)

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classique / jeunesse

OSM : Olympique symphonique

par Rédaction PAN M 360

Des millions de gens vibrent tous les deux ans avec les athlètes du monde entier lors des Jeux olympiques. Durant ce concert, petits et grands pourront ressentir la ferveur d’un hymne, l’importance du rythme et de la respiration. La musique et le sport sont des alliés de chaque instant que nous célèbrerons en grand!

Every two years, millions of people are inspired by the incredible feats of Olympic athletes. This concert invites audiences young and old to experience the stirring emotion of national anthems and the deep connection between rhythm and breath. Throughout history, music and sport have gone hand in hand—join us as we celebrate their enduring bond in spectacular fashion!

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classique occidental

Fred, Nagano et l’OSM : Un Pellerinage annuel dans le sillon des précédents

par Frédéric Cardin

La septième rencontre entre le conteur Fred Pellerin, Kent Nagano et l’OSM n’a pas dérogé aux préceptes de ceux qui l’ont précédé : ambiance chaleureuse (toujours cette immense boule de Noël animée – mais où et comment la rangent-ils le reste de l’année??), musiques de circonstances choisies dans le répertoire classique et interprétées par un OSM aptement velouté, présence discrète mais bienveillante de Kent Nagano qui, malgré son départ il y a maintenant plusieurs années, revient toujours avec plaisir et dévouement pour participer à cette tradition désormais bien ancrée. Et, surtout, la parlure intelligente, teintée d’humour et d’un peu de poésie, de Fred Pellerin, as conteur et représentant de son village natal, transformé sous sa plume et son génie oratoire en lieu de légendes fantasmagoriques. 

La version 2025 des aventures pellerinistes de Saint-Élie-de-Caxton nous faisait plonger dans les origines de ce village où les mythes se marient avec la réalité. C’est un 12 avril 1865 que le village a été fondé. Mais que s’est-il donc passé dans la nuit du 11 au 12 pour que ‘’rien’’ devienne ‘’quelque chose’’, qui plus est une communauté, demande Fred. C’est en ‘’faisant ses recherches’’ qu’il découvre l’histoire d’un curé psycho-rigide et d’une veuve olé olé, appelée la Roulette Rousse.  Celle-ci, pas mal d’affaires, met à profit les ‘’visites de courtoisies’’ de ces messieurs du village en leur réclamant, en échange de son silence, une vache. La dame en possède alors tout un cheptel, 100 pour être précis. 

De ces multiples rencontres galantes (curé compris), naîtra une petite fille qui gagnera le cœur de tous, dans une allégorie manifestement liée, mais en format miroir inversé, à la naissance de Jésus. Ici, pas d’immaculée conception. Au contraire, le petit ange porte (pas si) curieusement des traits de tous les villageois, lol. 

Au final, c’est une grande communion qui permet au village de Saint-Élie-de-Caxton d’exister, précisément le jour du 12 avril 1865. Je ne vous divulgâcherai pas pourquoi ni comment ça se passe à ce moment précis. De toute façon, vous irez au concert le 18, le 19 ou le 20, et/ou le regarderez à la télé de Radio-Canada plus tard dans le Temps des Fêtes. 

Cela dit, on remarque que l’utilisation des pièces musicales est parfois principalement cosmétique, voire obligatoire. On se demande pourquoi ce choix plutôt qu’un autre, sinon pour remplir le programme de tounes à succès du répertoire classique traditionnel. L’Entrée des dieux au Walhalla de Wagner en amorce, suite à l’annonce de la disparition des défricheurs (allés s’installer là où le village naîtra), beurre trop épais, mettons. La Marche au supplice de Berlioz (de la Symphonie fantastique), ne ‘’fittait’’ pas avec le propos précédent, je trouve. A contrario, Le tremblement de Terre de la montréalaise d’origine biélorusse Yuliya Zakharava, une commande de l’OSM, a fort bien rempli son mandat. La jeune compositrice a démontré de très belles qualités d’orchestration, dans un schéma narratif expressif très accessible, du genre cinématographique. C’est aussi elle qui a réalisé le bel arrangement de la chanson Amène-toi chez nous de Jacques Michel, chantée par Fred Pellerin à la fin du concert.

Et en ce qui concerne l’animation de Fred lui-même, certaines redites auront été remarquées par les habitués, soit des reprises de blagues provenant de spectacles précédents (Polichignon) ou des éléments structurels de la narration. Bon, lui en doit-on rigueur? La plupart des grands artistes se sont auto-recyclés, certains plus souvent que d’autres d’ailleurs (Bach, pour n’en nommer qu’un seul). Alors, ne jetons pas la pierre trop hâtivement. De plus, si j’en crois les commentaires et les visages des spectateurs à la sortie de la Maison symphonique, l’effet de bonheur de l’union OSM/Fred Pellerin a encore été rendez-vous. Les gens aiment cette tradition, même quand la dinde est un peu moins juteuse que la dernière fois. 

INFOS, BILLETS ET HORAIRE DE DIFFUSION DU SPECTACLE

classique / pop instrumentale

Neiges de velours et flocons flamboyants : hommage à André Gagnon par l’OM

par Frédéric Cardin

L’hommage de l’Orchestre métropolitain à l’album Neiges d’André Gagnon s’avère un exercice réussi, si ce n’est de quelques manques. Il y avait en effet quelques écueils dans l’aventure, mais, bien que tous n’aient pas été surmontés, l’ensemble a donné lieu à des moments émouvants.

Dans ce genre de projet, on commence toujours par se demander ce que l’on va ajouter et ce que l’on va laisser tomber. En faisons-nous une lecture littérale, bien que bonifiée par l’ampleur symphonique, ou allons-nous explorer les possibilités insoupçonnées des partitions originales afin d’en étoffer l’impact? Le choix fait par l’arrangeur François Vallières penche plutôt du côté de la première option, tout en ayant assumé le classicisme intégral de l’orchestration, c’est-à-dire qu’il a biffé la présence des instruments d’origine électrique des partitions de Gagnon : la guitare et la basse électrique. 

C’est dans la pièce la plus emblématique de l’influence Disco, Wow, que le manque dont je parlais s’est fait le plus sentir. Les contrebasses n’ont pas réussi à projeter la même force de conviction sonore que la basse électrique de l’album, dans le fameux riff joué à l’époque par Jean-Guy Chapados. Peut-être faudrait-il trouver une astuce pour le rendre plus saillant dans un contexte acoustique. Cela dit, levons tout de même notre chapeau aux contrebassistes de l’OM pour avoir été techniquement épatant dans le rendu de cette ligne très bondissante. 

Dans la même pièce, un autre manque : les effets funky de guitare wah-wah, qui n’ont pas trouvé leur équivalent dans la traduction. Pourtant, j’aurais imaginé des trompettes en sourdine reproduire correctement l’effet en question. 

Rendu ici, vous pensez probablement que je n’ai pas aimé l’expérience. Ce n’est pas le cas. Au-delà de ces chipotages un peu précieux je le reconnais, j’avoue que la grande majorité des orchestrations nous ont permis de profiter de la richesse mélodique d’André Gagnon, et ce avec un surcroît de profondeur harmonique et même, occasionnellement, contrapuntique. Le Petit concerto pour Carignan et orchestre, très bien porté par le premier violon de l’OM, pour la portion ‘’classique’’, et le violoniste trad David Boulanger, pour la portion ‘’folklore’’, a eu l’effet d’une impressionnante bourrasque, même si j’aurais souhaité un orchestre avec plus d’amplitude et ajoutant de la profondeur sonore derrière les tourbillons de notes de Boulanger. 

L’Ouverture-éclair et Dédéthoven de leur côté ont bien profité du contexte symphonique, même si le velours orchestral avait tendance à diminuer la netteté cristalline de certaines voix, bien notables dans l’album. C’est l’excellente Julie Lamontagne, habituellement pianiste de jazz, qui a pris en charge l’exécution de ces deux premières pièces du programme au piano, se retrouvant ainsi avec la responsabilité de donner le ton au concert. Je ne peux lui offrir une note parfaite en raison de quelques légers accrocs techniques dans Dédéthoven, mais son excellent sens narratif et la qualité du souffle qu’elle a donné à ses interprétations ont été amplement appréciés. Elle a lancé la machine efficacement. L’autre pianiste, Rousso, s’est essentiellement chargé des portions romantiques, exception faite de sa lecture habile de Ta Samba. 

C’est d’ailleurs dans les plages lyriques que les orchestrations de Vallières ont résonné avec le plus de force et la musique de Gagnon a semblé la plus touchante, jusqu’à la finale grandiose, voire épique, de la pièce-titre Neiges et ses bordées d’arpèges baroques, accompagnés par le chœur de l’OM. Une conclusion puissante et convaincante à un hommage parcouru de belles émotions, mais en recherche de fignolage ici et là afin d’atteindre pleinement son potentiel expressif. 

Neiges constituait la première moitié du concert. La deuxième était occupée par un ensemble hétéroclite de flocons musicaux de Noël ou simplement festifs. À travers les lectures chaleureuses de classiques comme Have Yourself A Merry Little Christmas et C’est l’hiver, et des extraits de deux pièces chorales contemporaines très accessibles (Magnificat de Taylor Scott Davis et le Gloria de John Rutter), deux petites perles signées Antoine Gratton ont été jouées avec tous les feux d’artifices qu’elles réclamaient et ont durablement été imprimées dans mon esprit. 

Le Concerto trad pour David Boulanger est un flamboyant et trop bref exercice pour un violoniste trad de qualité, accompagné par un orchestre qui s’affirme sans écraser le soliste. Gratton sait trouver toutes sortes d’astuces pour rendre ses partitions intéressantes et éviter la banalité tout en demeurant familier. C’est d’ailleurs ce qu’il a réussi à faire avec brio dans l’autre perle dont je vous parlais, un arrangement de célèbres thèmes de films pour enfants prisés dans le temps des Fêtes, une sorte de ‘’Symphonie Ciné-Cadeau’’ regroupant de façon ingénieuse des bribes de mélodies bien connues provenant de films d’animation comme Astérix et Lucky Luke, et se terminant par un hymne choral reprenant la chanson L’amour a pris son temps, tiré de La guerre des tuques.

J’ai souvent remarqué la qualité des orchestrations de Gratton. Cette fantaisie sur des thèmes de films et surtout le Concerto trad me convainquent une fois de plus que le temps est plus que venu d’offrir à cet artiste de la plume symphonique la chance de présenter du matériel beaucoup plus substantiel, comme un concerto de dimension conséquente, ou une oeuvre symphonique complète et musclée. 

Le concert s’est terminé dans la douceur d’une version de Have Yourself A Merry Little Christmas, réunissant presque tout le monde sur scène avec le chœur. Pas de rappel, mais un public qui semblait très satisfait. Deux autres occasions vous sont offertes d’en faire l’expérience, dimanche matin et après-midi. 

INFOS ET BILLETS (ce qu’il reste)

Autres articles à consulter : 

Léa Moisan-Perrier : dans les souliers et avec la baguette d’André Gagnon
Dans les coulisses de Neiges d’André Gagnon, il y a 50 ans, avec le percussionniste Robert Leroux

classique / post-romantique

OSM : Payare dirige Poulenc et Sibelius

par Rédaction PAN M 360

Deux voix de la modernité se rencontrent ici : Poulenc et Sibelius, chacun ancré dans son époque, mais profondément attentif à l’héritage du passé. Ainsi, le Concerto pour orgue de Poulenc, que Jean-Willy Kunz incarne avec une intensité méditative, mêle solennité baroque et fulgurances du XXe siècle. Cette même tension féconde irrigue la Symphonie n° 2 de Sibelius, où le romantisme affleure sous une écriture audacieusement épurée. En prélude, l’Ouverture n° 2 d’Emilie Mayer agit comme un trait d’union : un romantisme affirmé, pont germanique entre les couleurs françaises et finlandaises, déjà porté par une voix singulière qui se projette vers l’avenir.

Two voices of modernity meet here: Poulenc and Sibelius—each firmly rooted in their time, yet deeply attuned to the legacy of the past. Poulenc’s Organ Concerto, brought to life by Jean-Willy Kunz with meditative intensity, blends baroque solemnity with flashes of 20th-century brilliance. That same fertile tension runs through Sibelius’s Symphony no. 2, where Romantic warmth emerges beneath a boldly pared-down style. As a prelude, Emilie Mayer’s Overture no. 2 acts as a bridge: a confident Romantic voice, a German link between French and Finnish colors, already projecting toward the future.

Programme

Emilie Mayer, Ouverture nᵒ 2 (10 min)
Francis Poulenc, Concerto pour orgue, cordes et timbales, FP 93 (24 min)
Jean Sibelius, Symphonie nᵒ 2, op.43 (43 min)

Program

Emilie Mayer, Overture no. 2 (10 min)
Francis Poulenc, Organ Concerto, FP 93 (24 min)
Jean Sibelius, Symphony no. 2, op. 43 (43 min)

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A Cappella / classic rock / hommage

Beatles a cappella à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Laissez-vous emporter par Ensemble ArtChoral dans un hommage a cappella électrisant aux Fab Four, revisitant leurs plus grands succès avec la magie des voix humaines. Sous la direction inspirée de Matthias Maute, ce concert fait briller les harmonies et l’héritage des Beatles sous un jour inédit.

Join Ensemble ArtChoral for a vibrant a cappella tribute to the Fab Four, reimagining their greatest hits with the power of the human voice. Under the inspired direction of Matthias Maute, this concert celebrates the timeless melodies, harmonies, and spirit of The Beatles in a whole new way.

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classique / post-romantique

Grieg, soleil nordique à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Les plus belles musiques du compositeur norvégien sont illuminées par l’interprétation de la pianiste Michelle Cann, récipiendaire d’un Prix Grammy, et de la cheffe Lina Gonzalez-Granados. Dès les premiers accords de son Concerto pour piano, Grieg fait savoir au public qu’il s’apprête à entendre une œuvre hors du commun. Par cet appel d’accords descendants devenu célébrissime, la formidable pianiste Michelle Cann capte l’attention en un instant. Mais avant tout, la cheffe Lina Gonzalez-Granados met la table avec la fameuse Suite de Peer Gynt du même compositeur et l’Ouverture en ré mineur de la Croate Dora Pejačević. Dans sa Symphonie no 2, le Danois Carl Nielsen s’inspire d’un courant de la psychologie selon lequel on pourrait diviser les personnalités en quatre tempéraments. Chaque mouvement de l’œuvre est inspiré par l’un d’eux. La fougue du colérique, la nonchalance du flegmatique, les tourments du mélancolique et l’assurance du sanguin se succèdent en utilisant toute la palette des couleurs orchestrales.

The Norwegian composer’s finest music is illuminated by Grammy Award-winning pianist Michelle Cann and conductor Lina Gonzalez-Granados. In the opening chords of his Piano Concerto, Grieg informs the audience that something extraordinary is about to unfold. With the iconic descending chordal motif, the formidable pianist Michelle Cann seizes attention in an instant. But first, conductor Lina Gonzalez-Granados sets the stage with Grieg’s famous Peer Gynt Suite and the stirring Overture in D Minor by Croatian composer Dora Pejačević. In his Symphony No. 2, Danish composer Carl Nielsen drew inspiration from the psychological theory of the four temperaments. Each movement reflects one of these personality types—the fiery passion of the choleric, the nonchalance of the phlegmatic, the torment of the melancholic, and the confidence of the sanguine—all brought to life through the full palette of orchestral colours.

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