classique

Orgue, cuivres et percussions interprètent Les planètes de Holst à la Maison Symphonique

par Rédaction PAN M 360

Aux commandes du Grand Orgue Pierre-Béique, Jean-Willy Kunz vous conduira au fin fond de l’univers pour parcourir les célèbres Planètes de Holst qui ont inspiré de nombreux compositeurs de musique de film. Participez à cet exaltant voyage sonore en découvrant une version très innovante de cette œuvre grâce à la participation des cuivres et des percussions.

At the controls of the Grand Orgue Pierre-Béique, Jean-Willy Kunz will take you to the farthest reaches of the universe to explore Holst’s famous Planets, which have inspired numerous composers of film music. Join us on this exhilarating sonic journey, and discover a highly innovative version of this work with the participation of brass and percussion instruments.

HOLST, Les planètes, pour 14 cuivres, 3 percussions et orgue (arr. Gaal, 50 min)


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classique

Thomas Ospital à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Vous explorerez le monde du court métrage en compagnie de Thomas Ospital, organiste spécialisé dans l’accompagnement des films muets. Vous partirez à l’aventure avec Charlot, l’éternel vagabond, dans The Immigrant un petit bijou du genre! Au cours de ce ciné-concert, vous découvrirez également l’univers visuel du cinéaste canadien Norman McLaren avec Neighbours, un film expérimental, et Spook Sport, un film d’animation conçu sur la musique de la Danse macabre de Saint-Saëns.

Explore the world of short films with Thomas Ospital, an organist specializing in silent film accompaniment. You’ll go on an adventure with Charlot, the eternal vagabond, in The Immigrant, a gem of the genre! During this ciné-concert, you’ll also discover the visual universe of Canadian filmmaker Norman McLaren with Neighbours, an experimental film, and Spook Sport, an animated film set to the music of Saint-Saëns’ Danse macabre.

Charlie CHAPLIN, L’émigrant (The Immigrant) (1917), (25 min)
Norman MCLAREN, Neighbours (1952), (8 min)
Norman MCLARENSpook Sport (1940), (8 min)
Film finaliste du concours Kino Montréal


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classique

L’OSM reçoit l’Orchestre symphonique des jeunes de Montréal à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Le Grand Orgue Pierre-Béique se joint pour la première fois avec l’OSJM, un orchestre de jeunes au talent prometteur dirigé par Louis Lavigueur. L’Orgue et l’Orchestre dialogueront avec solennité et magnificence dans un programme haut en couleur et en surprises. Vous allez redécouvrir la Symphonie pour orgue no 2 de Vierne, présentée dans un arrangement du compositeur montréalais Vincent Hamel, ainsi que la célèbre Toccata et fugue en ré mineur de Bach dans une surprenante transcription de Stokowski.

The Grand Orgue Pierre-Béique joins forces for the first time with the OSJM, a promising youth orchestra directed by Louis Lavigueur. Organ and orchestra will dialogue with solemnity and magnificence in a program full of color and surprises. You’ll rediscover Vierne’s Symphony for Organ No. 2, presented in an arrangement by Montreal composer Vincent Hamel, as well as Bach’s famous Toccata and Fugue in D minor in a surprising transcription by Stokowski.

J. S. BACH, Toccata et fugue en ré mineur, BWV 565 (transcr. Stokowski, 10 min)
William WALTONCrown Imperial, marche orchestrale(7 min)
Jean COULTHARDMusic to St. Cecilia (9 min)
VIERNE, Symphonie pour orgue no 2 en mi mineur, op. 20 (arr. Hamel, 35 min)


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classique

L’Orchestre Métropolitain à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

En ouverture, Don Juan entre en scène sans précaution et se lance tête première dans les aventures amoureuses… et musicales! D’un poème symphonique à un autre, Strauss nous mène en Italie avec son Aus Italien, en quatre escales évocatrices de la campagne ensoleillée, des nostalgiques ruines de Rome, de la nature à la plage de Sorrente puis de la vie simple et festive à Naples.

On s’envole ensuite avec la flûtiste Juliette Hurel sur l’Aile du songe, un concerto de la compositrice Kaija Saariaho qui déplace les foules et cumule les collaborations fructueuses, notamment avec l’écrivain Amin Maalouf et le metteur en scène Peter Sellars.

In the opener, Don Juan enters the stage without caution, launching himself headlong into adventures of love… and music! From one symphonic poem to the next, Strauss takes us to Italy with his Aus Italien, in four evocative stops: the sun-drenched countryside, the nostalgic ruins of Rome, nature on the beach at Sorrento, and the simple, festive life of Naples.

Next, we take to the skies with flutist Juliette Hurel on l’Aile du songe, a concerto by composer Kaija Saariaho, who is a crowd-pleaser and a prolific collaborator, notably with writer Amin Maalouf and stage director Peter Sellars.

STRAUSS, Don Juan
Kaija SAARIAHO, Aile du songe, Concerto pour flûte (Maison symphonique seulement)
MOZART, Concerto pour flûte no 1 (arrondissements seulement)
STRAUSS, Aus Italien


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classique

Rafael Payare et l’impressionnante Symphonie no 8 de Chostakovitch à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

L’influence du classicisme viennois est perceptible dans la Première Symphonie de Beethoven. Cependant, dans cette partition d’une énergie enflammée, les idées novatrices foisonnent, telles les prémices d’un style qui s’affirmera au fil des ans. L’énergie motrice de la Huitième Symphonie de Chostakovitch est tout autre : brutale, pathétique, impitoyable. Cette œuvre saisissante évoque le climat dramatique des années de guerre, et l’ironie s’y manifeste comme une réponse à la souffrance.

BEETHOVEN, Symphonie no 1 en do majeur, op. 21 (26 min)
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CHOSTAKOVITCH, Symphonie no 8 en do mineur, op. 65 (61 min)

The influence of Viennese classicism is perceptible in Beethoven’s First Symphony. However, in this fiercely energetic score, innovative ideas abound, like the beginnings of a style that would assert itself over the years. The driving energy of Shostakovich’s Eighth Symphony is quite different: brutal, pathetic, merciless. This striking work evokes the dramatic climate of the war years, with irony as a response to suffering.

BEETHOVEN, Symphony No. 1 in C major, Op. 21 (26 min)
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CHOSTAKOVICH, Symphony No. 8 in C minor, Op. 65 (61 min)


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musique contemporaine / musique contemporaine

« In the Half-Light » – Barbara Hannigan avec l’Orchestre symphonique de Montréal

par Varun Swarup

Sous la direction de Rafael Payare, Barbara Hannigan, accompagnée de l’OSM, a livré une interprétation envoûtante de la composition de Zahra Di Castro, In the Half-Light. Comme le titre lui-même le suggère, cette œuvre est une exploration des espaces liminaires du crépuscule et de l’aube, tissant un récit fragile qui oscille avec grâce entre les moments de tension et de résolution, entre la lumière et l’obscurité. La composition, un cycle de chansons comportant des textes de l’écrivain malaisien Tash Aw, transcende la simple musicalité pour approfondir les thèmes du déplacement humain, reflétant les aspirations et les rêves des migrants, des réfugiés et de ceux qui recherchent une lumière métaphorique ailleurs.

L’œuvre, à juste titre chargée de tension, incorpore des textures cinématographiques et impressionnistes rappelant Ravel et Lili Boulanger. Hannigan, réputée pour sa virtuosité et sa maîtrise du répertoire contemporain, a habilement donné vie au drame inhérent à la composition de Di Castro. Ses prouesses vocales, marquées par un riche vibrato qui remplissait sans effort la Maison Symphonique, révélaient non seulement une maîtrise technique mais aussi une profonde profondeur émotionnelle. Chaque note dégageait un sentiment d’authenticité, en résonance avec l’intégrité avec laquelle Hannigan a abordé la performance.

Même si l’impact global de la pièce était indéniablement puissant, toute critique potentielle pourrait être dirigée davantage vers la nature de l’œuvre elle-même que vers l’exécution de Hannigan. Comme c’est souvent le cas dans de nombreuses compositions contemporaines, In the Half-Light s’aventure au-delà des structures tonales traditionnelles, embrassant la dissonance pour transmettre des nuances thématiques plus larges. Même si cela ne correspond pas toujours aux préférences musicales conventionnelles, cela répond à un objectif narratif, soulignant les thèmes plus larges de la composition. Malgré des moments de dissonance, ces choix n’ont fait qu’amplifier l’impact des moments lumineux, où les subtilités de l’orchestration de Di Castro se confondaient harmonieusement avec la mise en scène de Payare et l’exécution délicate de Hannigan, créant des moments proches du sublime.

flamenco

Irrésistible Espagne à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Cette année, le concert « Éclaté » célèbre l’Espagne à travers ses danses et musiques ensorcelantes! Laissez-vous séduire par ses mélodies brûlantes et ses rythmes enlevés, illustrés par les plumes de Chabrier, Granados ainsi que Manuel de Falla, dont vous pourrez découvrir les histoires passionnées autant que rocambolesques dans El amor brujo et El sombrero de tres picos. Guitare, castagnettes et danse flamenco seront au rendez-vous pour compléter cette incarnation d’une luxuriante Espagne! Après le concert, joignez-vous à la fête dans les foyers de la Maison symphonique et laissez-vous entraîner vers la piste de danse!

This year’s « Éclaté » concert celebrates Spain through its bewitching music and dance! Let yourself be seduced by its fiery melodies and lively rhythms, illustrated by the feathers of Chabrier, Granados and Manuel de Falla, whose passionate and whimsical stories you’ll discover in El amor brujo and El sombrero de tres picos. Guitar, castanets and flamenco dance will complete this incarnation of lush Spain! After the concert, join the festivities in the foyers of the Maison symphonique and let yourself be swept away to the dance floor!

Chabrier, España (8 min)
Enrique Granados, Goyescas : « Intermezzo » (4 min)
Section avec danse flamenco, chanteuse et guitare
Falla, El amor brujo [L’amour sorcier] (24 min)
Falla, El sombrero de tres picos [Le tricorne], Suite no 2 (11 min)


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classique

Rafael Payare et la Quatrième symphonie de Bruckner à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Chaque prestation de Barbara Hannigan représente un moment d’une prodigieuse intensité, décuplée par le charisme et la profonde sensibilité de la soprano. Spécialiste du répertoire contemporain, elle vous fera découvrir In the half-light de la compositrice canadienne Zosha Di Castri, une œuvre qu’elle a créée en 2022. Rafael Payare dirigera également la lumineuse symphonie« Romantique » de Bruckner dont les accents passionnés atteignent leur apogée lors d’une grandiose coda.

Every Barbara Hannigan performance is a moment of prodigious intensity, enhanced tenfold by the soprano’s charisma and profound sensitivity. A specialist in the contemporary repertoire, she will bring you Canadian composer Zosha Di Castri’s In the half-light, a work she premiered in 2022. Rafael Payare will also conduct Bruckner’s luminous « Romantic » symphony, whose passionate accents culminate in a grandiose coda.

Zosha DI CASTRI, In the half-light (texte de Tash Aw, 28 min)
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BRUCKNER, Symphonie no 4 en mi bémol majeur, WAB 104, « Romantique » (70 min)


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classique

Fauré et Duruflé, deux Requiem à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

À la tête du chœur et de l’orchestre, Bernard Labadie fera briller toute la splendeur de deux grands chefs-d’œuvre chorals. Le Requiem de Fauré baigne dans une lumière d’apaisement et de réconfort. De profondes émotions de sérénité règnent dans le Requiem de Duruflé. Les voix de Magali Simard-Galdès, Julie Boulianne et Jean-François Lapointe s’allient à celles de La Chapelle de Québec pour faire de

ces Requiem des instants mémorables.

At the head of the choir and orchestra, Bernard Labadie brings out the full splendor of two great choral masterpieces. Fauré’s Requiem is bathed in a soothing, comforting light. Deep emotions of serenity reign in Duruflé’s Requiem. The voices of Magali Simard-Galdès, Julie Boulianne and Jean-François Lapointe combine with those of La Chapelle de Québec to make these Requiems memorable moments.

G. FAURÉ, Requiem, op. 48
M. DURUFLÉ, Requiem, op. 9


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classique / classique moderne / période romantique

Émouvantes ténèbres et transcendante lumière avec Yannick et l’OM

par Frédéric Cardin

Un samedi après-midi à la Maison symphonique de Montréal : la salle est remplie et constituée d’un public à la moyenne d’âge bien plus jeune que ce qu’on nous laisse souvent entendre à propos de la musique classique. Qui plus est, ce public est enthousiaste et attentif pour un programme fait de trois œuvres assez peu connues du grand public. Il n’y a pas à dire, la musique classique se porte bien à Montréal.

C’est peut-être Yannick Nézet-Séguin, à la barre de son Orchestre métropolitain, qui stimule cet intérêt. Mais ne boudons pas notre plaisir de constater cet état de fait qui doit faire pâlir d’envie plusieurs autres villes du continent.

Un programme d’œuvres méconnues, disais-je, exception faite du Gloria de Poulenc, et encore. Le concept de l’affiche s’intitulait De l’abîme aux étoiles, ou si vous voulez, des ténèbres à la lumière. C’est essentiellement dans la deuxième partie du concert que l’on a bien ressenti ce cheminement à la fois musical et symbolique, avec le Psaume 130 « Du fond de l’abîme » de Lili Boulanger, oeuvre sombre et angoissée où une petite flamme d’espoir réussit malgré tout à s’imposer, suivi du scintillant Gloria de Francis Poulenc, dans lequel le rapport des forces essentielles est inversé : un parcours lumineux à travers lequel quelques nuages passent mais ne s’amoncellent jamais. J’y reviens plus loin.

La première partie était occupée par un bijou insoupçonné : la Symphonie gaélique de l’étatsunienne Amy Beach, créée en 1896 à Boston, et devenant par le fait même la toute première symphonie écrite et publiée par une femme, et jouée par un orchestre majeur aux États-Unis. 

C’est une pièce relativement solaire, mais dont le premier mouvement contient des références à un air traditionnel celtique, Dark Is The Night. S’agit-il là de ce qui sert de lien au concept du programme? Quoi qu’il en soit, cela demeure assez ténu, musicalement parlant. L’ensemble de la symphonie ne trempe pas vraiment dans les ténèbres. On est loin de l’abîme initial suggéré par le titre du concert. Comme j’ai dit, c’est en deuxième partie que ça se concrétise vraiment.

Mais peu importe, ça ne gâche rien, sinon les obsessions puristes de docteurs en sémantique. La Symphonie gaélique est portée par un orchestre qui a du tonus, mais qui ne devient jamais excessivement lourd. Celui-ci est finement détaillé et souvent transparent. Beach y intègre de nombreux éléments provenant de la musique traditionnelle celtique, celle de ses ancêtres venus d’Irlande et d’Écosse. Elle n’en fait jamais de caricatures ‘’folklorisantes’’, cela dit. Les mélodies, franches et attrayantes, sont savamment développées et, dans le contexte d’une orchestration bellement colorée, rappellent le monde sonore de la musique russe et surtout est-européenne. Dvořák est un modèle avoué. On pourrait même ajouter que la Symphonie gaélique est ce que le Tchèque aurait pu écrire s’il avait fait un voyage dans les îles britanniques plutôt qu’aux États-Unis. 

Des impressions de danses ici et d’élans dramatiques sur fond de panorama inspirant ailleurs, ont fait de cette symphonie une très belle découverte pour le public visiblement satisfait. Je souligne à traits forts le superbe solo réalisé par Yukari Cousineau, premier violon de l’orchestre, dans le troisième mouvement. Une sonorité puissamment expressive et richement enveloppée, donnant presque l’impression d’être sortie d’un alto. Magnifique!

Tel que mentionné, c’est en deuxième partie que le périple ascendant vers la lumière a eu lieu. Les personnes qui ne savaient pas que le Psaume 130, pour contralto, ténor, chœur et orchestre de Lili Boulanger est un chef-d’œuvre, peut-être l’une des grandes œuvres de la modernité classique (hier chanté uniquement par la mezzo Karen Cargill), sont assurément repartis du concert en ayant définitivement balayé tout doute de leur esprit. 

Du fonds de l’abîme (c’est le titre) est tiré du De profundis latin traduit en français, et dessine avec probablement une fine acuité l’état d’esprit dans lequel se trouvait Lili Boulanger lors de l’écriture, terminée en 1916. La jeune femme est morte en 1918 à l’âge de 24 ans, de la maladie de Crohn (ce que l’on ignorait à l’époque). Pendant toute sa courte vie, elle a subi les affres de sa maladie et combattu tant qu’elle pouvait. Ce Psaume dans lequel elle a jeté sur papier sa détresse, mais aussi la faible mais résiliente lueur d’espoir qui l’habitait, est un création remarquable, où les techniques d’écriture s’entremêlent génialement pour créer un discours dramatique poignant. Mode phrygien, échelle octotonique, gammes par tons, chromatisme et enharmonie s’entremêlent dans un canevas visionnaire. Si cela semble hermétique, rassurez-vous : c’est merveilleusement beau et touchant, malgré les ténèbres ambiantes. Là est le grand génie de cette compositrice qui aurait pu révolutionner la musique moderne plus profondément si le destin l’avait laissée vivre. Cargill, malgré une belle voix, semblait un peu discrète. C’est le chœur et l’orchestre qui ont marqué les sens, dans de merveilleuses nuances en clair-obscur subtilement tissées par Yannick. Quelques attaques d’une précision hésitante dans les premières mesures m’empêchent de parler de moment divin. Mais c’est très peu et la puissance émotionnelle générée par cette exceptionnelle pièce demeure intacte. Bravo!

Le contraste pouvait être difficilement plus perceptible avec le Gloria de Poulenc. On reconnaît tout de suite la patte du Français avec sa bonne humeur un brin irrévérencieuse, même dans un contexte de musique sacrée. Ceux qui aiment son opéra Dialogues des carmélites se retrouveront en terrain familier, mélodiquement et harmoniquement, à l’arrivée de l’Agnus dei. Sourires de plaisirs mais avec quelques doux frissons de spleen, c’est le Gloria de ce compositeur si atypique et original.

Yannick Nézet-Séguin, sans surprise, était imprégné de la musique et en a transporté l’essence émotionnelle à ses musiciens avec brio. La soprano Janai Brugger, installée non pas sur scène mais à côté du chœur, a fait très bel effet, avec une voix projetant fluidement une belle lumière, particulièrement appropriée, et ce sans emphase opératique exagérée. 

Un programme et un concert que l’on peut qualifier sans hésitation de grande réussite. 

opéra

L’Opéra Carmen à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Vous pourrez vous laisser transporter par les somptueuses mélodies françaises pour une soirée de drame et de passion avec l’Opéra Carmen. L’Orchestre Philharmonique et Chœur des Mélomanes (OPCM) présentera ce chef-d’œuvre de Bizet en version concert avec Wallis Giunta (Carmen) et Adrian Kramer (Don José), dans une tragédie amoureuse inoubliable. Ils seront accompagnés par 60 musiciens et 120 choristes de l’OPCM et des Petits Chanteurs de Mont-Royal sous la direction de Francis Choinière.

Let yourself be transported by sumptuous French melodies for an evening of drama and passion with the opera Carmen. The Orchestre Philharmonique et Chœur des Mélomanes (OPCM) will present a concert version of Bizet’s masterpiece, featuring Wallis Giunta (Carmen) and Adrian Kramer (Don José), in an unforgettable tragedy of love. They will be accompanied by 60 musicians and 120 choristers from the OPCM and Les Petits Chanteurs de Mont-Royal, conducted by Francis Choinière.

Georges Bizet, Carmen (version concert)


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classique / opéra

Richard Strauss et Poulenc par Barbara Hannigan à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Après son triomphe en 2022, Barbara Hannigan retrouve la Maison symphonique dans le double rôle de chanteuse et de cheffe d’orchestre. Dans ce concert au format hors du commun, elle présentera pour la première fois en Amérique du Nord sa production scénique du monodrame de Poulenc La voix humaine qui mettra en valeur toute l’intensité de son jeu dramatique. De Richard Strauss, elle dirigera les Métamorphoses, une œuvre introspective au fort pouvoir expressif.

Following her triumph in 2022, Barbara Hannigan returns to the Maison symphonique in the dual role of singer and conductor. In this unusual concert format, she will present for the first time in North America her stage production of Poulenc’s monodrama La voix humaine, showcasing the full intensity of her dramatic playing. From Richard Strauss, she will conduct Métamorphoses, an introspective work of great expressive power.

R. STRAUSS, Métamorphoses, TrV 290 (26 min)
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POULENC, La voix humaine, tragédie lyrique, FP 171 (40 min / Texte de Jean Cocteau) 


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