expérimental / contemporain / improvisation libre

Le Vivier / Semaine du Neuf | Limules + No Hay Banda & Ana María Romano, les mots de la direction artistique

par Rédaction PAN M 360

Jeffrey Stonehouse, directeur artistique de la Semaine du Neuf, nous emmène au programme de l’ultime concert au programme:

« Le Festival se conclut  avec un programme double qui met en vedette le groupe d’improvisation Limul avec No Hay Banda qui invite Anna Maria Romano. Donc, c’est une rencontre des corps, des souvenirs, des rêves qui s’entrelacent à travers une écoute curieuse, on pourrait dire. Une œuvre qui  dialogue avec des univers sonores qui sont à la fois nourris d’histoires personnelles, mais aussi qui sont en lien avec les instruments. J’ai très hâte d’assister à cette rencontre entre No Hay  Banda et la compositrice colombienne  Anna-Maria Romano qui sera sur place. »

Un programme double mettant en vedette le groupe d’improvisation Limules aux côtés de No Hay Banda et Ana María Romano.
No Hay Banda: nadie nos quita lo bailado (personne ne peut enlever ce que nous avons dansé)
Une rencontre des corps, des souvenirs, des rêves et des sensibilités qui s’entrelacent à travers l’écoute et la curiosité. Cette œuvre fait dialoguer des univers sonores nourris d’histoires personnelles, de liens avec les instruments, d’affects, de confiance et d’échanges culturels. Elle est une invitation à respirer, imaginer, créer, transformer. Un espace où se croisent la conversation, la minutie, la subtilité, la vulnérabilité, le petit, le fragile. Un pari sur les présents, les passés et les futurs qui nous relient et nous parlent.
Limules
Réunissant des improvisateurs férus de langages contemporains, le groupe explore les formes de l’improvisation libre en travaillant sur la permanence et la transformation, le stable et l’imprévisible. Comme la musique, la limule présente un conservatisme morphologique exceptionnel. Cependant, les études biochimiques montrent qu’un grand nombre de caractères moléculaires distinguent les organismes actuels des espèces éteintes, même morphologiquement proches. Si l’animal remonte à plus de 50 millions d’années, l’ensemble est né en 2022, d’un simple désir d’improvisation outre-frontière.

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Programme

  • Ana María RomanoNo Hay Banda: nadie nos quita lo bailado , 2025 – 2026  – création
  • Limules , 2026  – création

Artistes

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Jeffrey Stonehouse, artistic director of Semaine du Neuf, takes us through the program for the final concert:

« The Festival concludes with a double bill featuring the improvisational group Limul with No Hay Banda, who invite Anna-Maria Romano. So, it’s an encounter of bodies, memories, and dreams that intertwine through what you might call curious listening. A work that engages in dialogue with soundscapes that are both nourished by personal stories and connected to the instruments. I am very much looking forward to attending this encounter between No Hay Banda and Colombian composer Anna-Maria Romano, who will be there.

A double bill featuring the improvisation group Limules alongside No Hay Banda and Ana María Romano.
No Hay Banda: nadie nos quita lo bailado (no one can take away what we have danced)
A meeting of bodies, memories, dreams, and sensibilities that intertwine through listening and curiosity. This work creates a dialogue between sonic universes nourished by personal stories, connections with instruments, affects, trust, and cultural exchanges. It is an invitation to breathe, imagine, create, transform. A space where conversation, meticulousness, subtlety, vulnerability, the small, the fragile intersect. A wager on the presents, pasts, and futures that connect us and speak to us.
Limules
Bringing together improvisers passionate about contemporary languages, the group explores forms of free improvisation by working on permanence and transformation, the stable and the unpredictable. Like music, the horseshoe crab (limule in french) exhibits exceptional morphological conservatism. However, biochemical studies show that a large number of molecular characteristics distinguish current organisms from extinct species, even those that are morphologically similar. While the animal dates back more than 50 million years, the ensemble was born in 2022, from a simple desire for cross-border improvisation..

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Program

  • Ana María Romano: No Hay Banda: nadie nos quita lo bailado , 2025 – 2026  – premiere
  • Limules , 2026  – premiere

Artists

Ce contenu provient de Le Vivier et est adapté par PAN M 360

new wave / no-wave / rock industriel

Taverne Tour | Entre hommage et réinvention 

par Laurent Pellerin

Mes attentes pour ce spectacle étaient fondées sur ce que je pouvais lire sur la page web du Taverne Tour: un hommage à Alan Vega et Suicide, un groupe dans lequel je me suis plongé avec plus de sérieux dans les derniers mois. Je m’étais toutefois volontairement abstenu d’aller me renseigner sur le sujet des deux artistes, Lydia Lunch et Marc Hurtado, dans le but de me réserver une surprise, et sur ce dernier point, je fus loin d’être déçu.

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J’entre en salle en vivant immédiatement un choc, c’était comme se faire couper le souffle en s’immergeant dans l’eau froide. Pour décrire ma perception initiale de la musique jouée, parler d’abrasif serait m’exprimer en euphémisme. Disons que les premiers sons m’ayant percé les tympans étaient antipodes de la douceur, de la tendresse, de la chaleur et du réconfort. C’était à ce point dissonant avec mon idée préconçue que je me suis momentanément demandé si je me retrouvais bien dans la bonne salle. J’ai ensuite aperçu Lydia Lunch devant ses microphones, sans toutefois rien entendre de sa voix. J’étais plutôt frappé par ces nappes sonores tonitruantes, qui en bien peu de temps ont javellisé mes oreilles et mes attentes. Sans perdre un moment, je me dirige vers l’avant-scène, contournant des dizaines de visages ravis d’être là.

À partir de mon nouveau point d’observation, je parviens à distinguer les sources sonores responsables de ce splendide fracas. Marc Hurtado est placé derrière une table où il déclenche des séquences rythmiques et les annihile aussitôt par une multitude d’effets de désintégration de signal. Il est muni d’un micro dans lequel il lâche des cris sporadiques qui se combinent à merveille avec la décapante trame musicale. Ses cris sont envoyés à travers une chaîne de lents délais qui leur accorde une certaine valeur de claustration, comme si le signal ajouté en temps réel ne pouvait lui-même s’échapper de cette musique de tonnerre. Marc Hurtado est solidement planté, sa veste en cuir et ses verres fumés contribuant à la prestance dans son rôle de DJ industriel.

Devant lui, Lydia Lunch, appuyée sur ses deux microphones. Je constate que l’un d’entre-eux envoie un signal dry, sans effet notable, tandis que l’autre envoie un signal radicalement opposé, une sorte de piscine de réverbération et de modulation, me rappelant le genre d’effets utilisés sur la voix d’Alan Vega avec Suicide. Dans mon imagination, ils furent baptisés microphone narratif (sans effets) et microphone prophétique (avec effets). Le microphone narratif semble être celui qui accueille le plus de mots, une prose plus constante, alors que le microphone prophétique est utilisé pour des effets d’insistance, de répétition ; les effets appliqués à ce dernier parviennent à extirper le signal vocal de la masse sonore opaque, certains mots sont ainsi plus facilement décelables. Quand elle n’est pas aux microphones, Lydia Lunch s’assoit à une table ronde, en bordure de scène, sur laquelle on retrouve une bouteille de Hennesy (qui était consommée au trois-quarts avant même que débute le spectacle), son verre jamais tout à fait vide, des feuilles vierges pêle-mêle qu’elle feuillette frénétiquement, une sacoche ainsi qu’un vaillant éventail qu’elle utilise fréquemment, au grand bonheur de certain/es spectateurs/trices.

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Chaque pièce suit une formule similaire: Hurtado débute en déclenchant un capharnaüm industriel pour battre la mesure, Lydia Lunch se lève de table et se dirige vers les microphones pour nous lancer gestes et paroles prophétiques, poésies improvisées et commentaires socio-politiques. Son compagnon ponctue ce narratif de hurlements qui épaississent une trame sonore déjà saturée, jusqu’à ce que Lunch retourne s’asseoir à table et que l’on soit laissé avec le retentissant DJ pour ses derniers élans de violence musicale. 

Somme toute, j’ai été charmé par ces propositions musicales et conceptuelles. Les deux artistes, qui sans aucun doute éprouvent un profond respect pour la carrière musicale d’Alan Vega (et de Martin Rev, second génie créatif de Suicide), choisissent d’utiliser la plateforme de « l’hommage » comme tremplin, afin de véhiculer de nouveaux messages, de réactualiser l’art dans un esprit foncièrement punk. En d’autres termes, je comprends qu’en faisant revivre un groupe et sa musique, il faut parfois l’adapter pour éviter une accumulation de poussière et de moisissure, la remanier pour garder la proposition fraîche, exaltante, même près de cinquante ans plus tard.

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art-punk / hommage / techno

Taverne Tour : Lydia Lunch & Marc Hurtado (Resurrect the music of Alan Vega & Suicide) + Nuha Ruby Ra + Belly Hatcher à La Sala Rossa

par Rédaction PAN M 360

Belly Hatcher (20h30)

[pas de description disponible]

[no description available]

Nuha Ruby Ra (21h30)

En 2022, Nuha Ruby Ra a sorti ses nouveaux singles My Voice et Self Portraiture sur Brace Yourself Records. Ces morceaux font suite à l’EP How To Move de 2021, acclamé par la critique, qui a confirmé Nuha comme l’une des nouvelles artistes les plus excitantes et provocantes du pays. Son nouvel EP, Machine Like Me, sortira en mars 2023 et constitue son projet le plus ambitieux à ce jour. Elle partira en tournée avec Self Esteem pour soutenir la sortie et a déjà tourné avec des groupes tels que Yard Act, Warmduscher, Viagra Boys, King Gizzard & The Lizard Wizard et Bambara, et s’est produite dans des festivals comme SXSW, Glastonbury, The Great Escape, Bluedot, Latitude, Boardmasters, Grauzone, Reeperbahn, et bien d’autres.

2022 saw Nuha Ruby Ra release her new singles ‘My Voice’ and ‘Self Portraiture’ on Brace Yourself Records. The singles follow 2021’s ‘How To Move’ EP, released to critical acclaim cementing Nuha as one of the most exciting and provocative new acts in the country. Her new EP ‘Machine Like Me’ arrives in March 2023 and is her most ambitious body of work to date. She is heading out on tour with Self Esteem in support of the release, and has previously toured with the likes of Yard Act, Warmduscher, Viagra Boys, King Gizzard and The Wizard Lizard and Bambara and has appeared at festivals such as SXSW, Glastonbury, The Great Escape, Bluedot, Latitude, Boardmasters, Grauzone, Reeperbahn and more.

Lydia Lunch & Marc Hurtado (22h30)

Marc Hurtado et Lydia Lunch tournent en Europe depuis plusieurs années avec leur hommage à la musique d’Alan Vega et de Suicide, et sont ravis de le présenter pour la première fois au Canada en février 2025.

Marc Hurtado and Lydia Lunch have been touring Europe with their tribute to the music of Alan Vega & Suicide for the past few years and are thrilled to bring it to Canada for the first time in Feb 2025.

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baroque / électronique / musique ancienne / musique méditerranéenne

Tarta Relena, ou l’enchantement méditerranéen à travers les siècles

par Z Neto Vinheiras

Dans une Sala Rossa comble, ce dernier jeudi 22 janvier a été une soirée de communion vocale, un écho aux courants sous-jacents des siècles, aux paysages méditerranéens. Et à une incroyable perméabilité entre les genres, les langues et les techniques. Un spectacle gigantesque traversant les géographies, le temps et l’humanité de Ros et Torella.

Honorant à la fois le sacré et le profane, l’ancien et le contemporain, Marta Torella et Helena Ros tissent des histoires avec leurs voix, et dans leurs voix, il y a de la gravité – c’est une danse entre une soprano et une contralto, qui s’équilibrent, se soutiennent mutuellement, affrontent la foule. Elles incarnent les contrastes dans lesquels sont tissés les fils de la continuité, la tapisserie sirène avec toutes les histoires qui doivent être racontées et entendues.

Il existe entre les deux artistes sur scène une synchronie et une affinité qui ne sont pas exactement télépathiques, mais qui donnent l’impression qu’elles sont faites de la même étoffe.

Le duo barcelonais arrive à Montréal après une bonne semaine passée aux États-Unis à promouvoir son dernier album, Ès pergunta (Latency, 2024), qui conceptualise l’inévitabilité du destin dans cette tension entre l’humain et la nature. C’est une plasticité lyrique, une unification des cadres temporels et une gamme élastique de techniques. La musique de Tarta Relena est tellement axée sur la voix, les langues, les histoires et le mysticisme que l’utilisation de l’électronique n’est ici qu’une adaptation à la contemporanéité, une couche supplémentaire de gravité dans une scène qui est un présent pesant.

Tout au long de la nuit, Ros et Torella nous racontent également les coulisses de la création de cet album, notamment les heureux hasards qui ont donné naissance à un titre supplémentaire, « Odniramat », issu d’une inversion accidentelle du morceau « Tamarindo » lors de l’enregistrement. Obsédés par l’énergie du destin, ils ont appris les paroles et les mélodies inversées et ont conservé le morceau. Cela m’amène à réfléchir, dans leur cadre conceptuel, à l’intemporalité du temps et du destin eux-mêmes. Un passé qui s’étend à l’infini et revient n’est plus un passé, mais une continuité. Il fait partie de la même matière.

Néanmoins, Ros et Torella ne se contentent pas de chanter pour nous sur scène ; elles nous invitent à vraiment écouter, elles veulent que nous entendions ce que les sirènes ont à nous dire sur le destin, qui n’est pas très serein. À la fin de la soirée, ils nous offrent un rappel a cappella géorgien avec Mingjia Chen et Linnea Sablosky, qui sont ensemble en tournée pour interpréter Hocket for two voices de Meara O’Riley, un spectacle à ne manquer sous aucun prétexte !

dream pop / garage-rock / indie rock

Taverne Tour : Christopher Owens + Sean Nicholas Savage + Fine Food Market à La Sala Rossa

par Rédaction PAN M 360

Fine Food Market (20h30)

Fine Food Market est le projet folk dream-pop de l’artiste multidisciplinaire montréalaise Sophie Perras. Puisant dans sa formation de pianiste classique et inspirée par le son de son cher clavier PSR3000, la musique de Fine Food Market est intuitive, émotive et ludique.

Fine Food Market is the folk dream-pop project of Montréal-based multidisciplinary artist Sophie Perras. Drawing from her training as a classical pianist and inspired by the sound of her beloved PSR3000 keyboard, the songs of Fine Food Market are intuitive, emotional and fun.

Sean Nicholas Savage (21h30)

Dramaturge, réalisateur et auteur-compositeur-interprète, Sean Nicholas Savage revient à une palette pop avec la plus brillante collection de ballades classiques de sa carrière à ce jour. Son nouvel album, The Knowing, marque un tournant : à la fois plus subversif et pourtant plus en phase avec son époque que jamais. Savage s’est entouré de plusieurs collaborateurs pour ce disque. Son complice de longue date, Pascal Chenard, a enregistré et produit l’album avec lui à Londres, en Angleterre, où Savage est né. Le premier single, « Your Drug », un duo introspectif avec Marci, autre artiste du label Arbutus Records, est à la fois familier et doté d’une âpreté mordante qui lui permet de recontextualiser son trope nostalgique. L’auteur-compositeur-interprète belge David Numwami a joué de la guitare sur les morceaux « Stranger Than Fiction » et « Wild Things », et l’artiste JJ Weihl, alias Discovery Zone, a coécrit « Pink Bouquet ».

Playwright, director and singer songwriter Sean Nicholas Savage has returned to a pop palette with his most brilliant batch of classic ballads to date. His new album, “The Knowing” is a pivot; at once more subversive and yet more fashionable than ever before. Savage engaged several collaborators on this record. Longtime accomplice Pascal Chenard recorded and produced the record with Savage in London, England, where Savage was born. The lead single, “Your Drug”, a reflective duet with Arbutus Records label mate Marci, both familiar and yet with an edgy bareness that allows it to recontextualize its nostalgic trope. Belgian singer songwriter David Numwami played guitar on the songs “Stranger Than Fiction” and “Wild Things” and artist JJ Weihl aka Discovery Zone co-wrote “Pink Bouquet”.

Christopher Owens (22h30)

Peu de temps après la sortie du deuxième album de , le chanteur et leader Christopher Owens a annoncé qu’il quittait le duo indie fondateur afin de poursuivre une carrière solo. Après les sorties de 2011’s , 2014’s , et 2015’s , il a ensuite publié de nouveaux morceaux en 2017 avec . Depuis, il a continué de mener une vie marquée à la fois par des sommets extraordinaires et des creux profonds. En 2024, il a quitté un San Francisco doux-amer pour s’installer à New York, tout en renouant avec son label d’origine, True Panther Records (qui avait publié les premiers disques de ). En juillet, il sort son premier single depuis sept ans, « », une chanson tendrement optimiste sur un amour renouvelé pour la musique et un sens du but retrouvé.

Not long after the release of ’ second album , singer and frontman Christopher Owens announced that he was leaving the formative indie duo in pursuit of a solo career. Following the releases of 2011’s , 2014’s , and 2015’s , he went on to release more music in 2017 with . Since then, he’s continued to lead a life marked by both extraordinary highs and profound lows. In 2024, he left a bittersweet San Francisco and moved to New York, also reuniting with home label True Panther Records (who released the original records). This July, he releases his first single in seven years, «  », a tenderly optimistic song about a renewed love of music and restored sense of purpose.

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Brésil / forró / samba

Une double célébration carnavalesque

par Sandra Gasana

La Sala Rosa était pleine à craquer pour la célébration du double-anniversaire de Forró Rasta Paix et Tamboréal Samba Bloco. Alors que le premier groupe célébrait ses deux ans, le second fêtait son tout premier anniversaire.

La soirée a débuté avec Forró Rasta Paix, un groupe composé de cinq membres incluant Fabio Stilben que nous avons eu en entrevue. Alors qu’il chante et joue du triangle, il était accompagné de Pablo Majlis à l’accordéon, Alexandre Monteiro à la flûte traversière, Vovô Saramanda aux percussions et Anit Ghosh au violon ou à la basse selon la chanson.

Nous avons eu droit principalement à des reprises du large répertoire de forró, avec des classiques de Luis Gonzaga entre autres, mais également du xote, un style qui s’apparente au reggae. La piste de danse se remplissait de couples, ce style se danse principalement à deux. 

« Pour la prochaine chanson, nous allons inviter notre marraine qui supporte le forro depuis longtemps, Bïa », annonce Fabio avant d’accueillir la grande chanteuse et animatrice brésilienne.

Pour les dernières chansons, Fabio a laissé sa place au triangle à Lissiena Neiva, une autre figure importante de la scène musicale brésilienne à Montréal, principalement dans les rodas de samba, pour se concentrer entièrement au chant. Cela lui a permis de se défouler plus librement et de danser même.

Mon coup de cœur de la soirée était la reprise de Vamos Fugir, de Gilberto Gil mais surtout Bebê de Hermeto Pascoal, parfaitement maitrisée par Alexandre Monteiro et sa flûte.

Comme Fabio nous l’avait décrit lors de notre entrevue, la soirée a commencé avec des morceaux plutôt calmes avant de terminer en véritable fête aux allures de carnaval. Le public dansait dans tous les sens, chantait toutes les chansons par cœur et avait même initié une sorte de tunnel qui circulait dans toute la salle. Bref, après le premier set, la barre était déjà bien haute.

Après une courte pause, Tamboréal a ouvert le bal avec deux morceaux joués par les étudiants. En effet, en plus d’être un groupe de percussionnistes, Tamboréal offre également des cours de percussions depuis quelques mois et c’était la première prestation devant public de ces étudiants. S’en est suivi le véritable collectif Tamboréal Samba Bloco, composé de 18 percussionnistes, 3 musiciens : basse, guitare électrique et cavaquinho, et bien entendu, le chef d’orchestre Carlos, avec qui nous nous sommes entretenus.

Chacun des musiciens a eu la chance de chanter sur certains morceaux mais le reste du temps, c’était la chanteuse Thaynara Perí qui occupait parfaitement ce rôle. Elle alternait entre son instrument percussif et le chant, mais c’était clairement dans le chant qu’elle brillait. Malgré le bruit imposant des percussions, on entendait tout de même sa voix qui portait.

Leur répertoire est composé de reprises mais également de compositions originales, notamment un morceau qui porte le nom du groupe.

« J’aimerais qu’on applaudisse tous les amateurs de Capoeira et ce qu’ils ont fait pour faire connaitre cet art martial à travers le monde », dit Carlos avant de présenter le morceau « Capoeira ». Tout comme Thaynara, il alternait entre son rôle de chef d’orchestre, de percussionniste et de MC puisqu’il prenait la parole entre les morceaux pour fournir du contexte ou parler des morceaux.

Certains morceaux avaient des allures plutôt rock, en partie grâce à la guitare électrique, mais sinon on a eu droit à un mélange de samba, forró, maracatu et de axé.

Carlos a même pris le temps d’inviter Fabio sur un morceau, accentuant cette idée de collaboration. Pendant ce temps, dans le public, les gens se mettaient à faire des danses en ligne, certains s’improvisant profs de danse alors que d’autres suivaient les pas derrières.

« Il nous a fallu beaucoup d’heures de travail, de l’amour, de la sueur pour vous offrir un spectacle comme celui-ci, j’espère que vous en profitez bien », nous partage Thaynara en portugais, entre deux chansons.

J’ai l’impression que ces soirées double-anniversaires risquent d’être un rituel puisque c’est déjà la deuxième fois que ces deux groupes célèbrent ensemble. Et même s’il y avait un autre événement majeur dans la communauté brésilienne cette fin de semaine (Sambakana), cela n’a pas empêché d’avoir une bonne foule à la Sala Rosa, autre indicateur de la taille importante de la communauté brésilienne à Montréal. Il y en a pour tous les goûts.

musique contemporaine

Quigital Corporate Retreat : comment détruire la culture corporative en s’amusant ferme.

par Frédéric Cardin

Comment décrire le concept à la base de Quigital Corporate Retreat de l’ensemble de percussions Architek, la soprano Sarah Albu et les concepteurs-trices Eliot Britton, Patrick Hart, David Arbez et Kevin McPhillips? Je ne répéterai pas ce qui a déjà été dit dans l’entrevue que j’ai réalisée avec Ben Duinker de Architek, Sarah Albu et Elliot Britton. Je vous invite donc à la consulter sans attendre.

REGARDEZ L’ENTREVUE ICI

Je me concentrerai plutôt sur le spectacle lui-même, auquel j’ai assisté le 13 novembre 2025, à la Sala Rossa, à Montréal. Ce qu’il faut en dire, de prime abord, c’est que ce spectacle représente une forme renouvelée du concept d’art total dans lequel le public est impliqué. Une bonne demie heure avant le lancement des premières notes, nous sommes déjà dans le show lui-même. Nous sommes accueillis non pas en tant que spectateurs, mais plutôt comme employés de la corporation Quigital. L’événement est une retraite professionnelle, une séance de boosting et de motivation, de brainstorming collectif, mais aussi, à notre insu, une évaluation de nos performances. Nous recevons une carte officielle d’identité et une application téléchargeable nous connecte aux autres ‘’employés’’ avec lesquels nous sommes appelés à échanger des idées de produits à lancer, à bâtir un réseau et surtout, à accumuler des points Quigital. Avec ces points, on peut même s’acheter des promotions!

Cette intro passée, le spectacle est lancé. Celui-ci est un feu roulant assez ludique dont le succès, me dit-on, est à mettre au crédit des conseils de la metteure en scène et chorégraphe Marie-Josée Chartier. On se laisse vite embarquer, tellement tout est mené rondement et les musiciens font aussi office de gestionnaires plus ou moins efficaces de la progression de l’événement. Mais la personne qui assure le déroulement impeccable et le maintien de l’énergie essoufflante, c’est la MO (Mistress of ceremony), sorte d’animatrice de foule/GO Club Med/motivatrice poussive de la soirée : la soprano Sarah Albu. C’est elle qui colle tout ça ensemble, qui chante, parle, incite jusqu’à saturation à répéter les mantras, ridicules, de cette grosse boîte fictive, mais pas tant que ça. Tient, par exemple : If you’re on time, you’re late; We strive for Data Completeness!; It’s up to all of us to live and breathe the sunset-type environment; Aim to find out your Complete Edgeboard Storylines, et un tas d’autre nonsense du genre. Nous sommes bombardés par une propagande creuse, couverte de faux-bons-sentiments qui sous-tendent un productivisme abrutissant semblant sortir d’une version actualisée de 1984

Tout ça, bien entendu, est une critique acerbe mais lucide du monde corporatif contemporain, qui semble incapable d’éviter le piège de sa propre caricature extrémiste menant vers l’absurdité. 

L’événement est constitué de chansons qui forment un cycle complet (un Songbook) de six titres, évoquant des platitudes convenues que l’on pourrait entendre ou lire dans les activités usuelles d’une journée de travail : 

Can You Forward This To Me?
I Hope This Email Finds You Well
Exciting News!
Just Wanted To Circle Back
You Left Something Behind
We Love You

Tout cela est entrecoupé de moments instrumentaux parfois frénétiques, comme lorsque l’animatrice surcharge ses collègues de travail en les poussant à toujours aller plus vite. Ceux-ci (les gars de Architek) tapent de plus en plus vite sur des ‘’claviers’’ d’ordinateurs qui font aussi office de percussions ou d’instruments rigolos comme un mélodica!

La grande réussite de ce spectacle comme aucun autre que j’aies déjà vu, c’est que, premièrement, la mise en scène est attachée au millimètre et rendue à la milliseconde près. Deuxièmement, la critique socio-économique proposée n’est pas faite dans la lourdeur ou la prêche gauchiste. Bien que le propos soit indéniablement de gauche, l’humour et la dérision présente tout du long servent de paratonnerre à une éventuelle impression de démarche politique militante. Puis, troisièmement, la musique signée par Elliot Britton et Patrick Hart est parfaitement adaptée au propos et au déroulement. Le compositeur montréalais nous plonge dans une tornade de sons, de notes et de mélodies bien tournées qui évoquent autant la muzak de boîte vocale téléphonique ou le jingle corporatif que la chanson type de musical états-unien et, aussi, des épisodes instrumentaux plus contemporains, mais toujours habités par une énergie propulsive irrésistible. Le petits thèmes simplistes associés aux ‘’pubs’’ de Quigital rappelleront, à ceux et celles qui s’en souviennent, les jingles stéréotypés des fausses publicités dans des films comme Robocop (l’original de 1987, un chef-d’oeuvre satirique très glauque signé Paul Verhoeven) ou Total Recall (aussi l’original, avec Arnold Schwarzanegger en 1990, également de Verhoeven et basé sur une nouvelle de Philip K.Dick). Comme quoi, les tendances superficielles et propagandistes des multinationales n’ont absolument pas changé… De nos jours, on dirait même qu’un mouvement de fusion est en train de s’opérer avec une certaine frange religieuse de la société, surtout aux États-Unis. 

Les concepteurs-trices l’ont d’ailleurs probablement très bien noté, car la majeure partie de cette retraite corporative est divisée en six parties associées à un rite cultuel initialement lancé avec la ‘’prière’’ Oh Growth, Heed My Call. S’ensuivent les six parties, dont les titres ne laissent pas vraiment de doute quant aux liens religieux : Invocation, Thanksgiving, Confession, Supplicata, Intercession, Adoration. Imaginez ensuite l’animatrice qui, à la suite du congédiement de certains employés, offre de très superficiels et inutiles ‘’thoughts and prayers’’!! Un moment particulièrement fort quand on sait comment et dans quels contextes ils sont utilisés chez nos voisins du sud. 

Au final, Quigital Corporate Retreat est un spectacle audacieux, très audacieux, mais qui a assurément le potentiel de rejoindre un vaste public en quête de dépaysement et de critique sociale aussi virulente que comique, sans obliger quiconque à s’arracher la tête pour comprendre ce qui se passe. Voilà une chose rarissime en création contemporaine dite ‘’d’avant-garde’’. 

When you burn bridges, people fly!

blues saharien / jazz / Moyen-Orient / Levant / Maghreb

Festival du monde Arabe : Échos migratoires, du Nord au Sahara à La Sala Rossa

par Rédaction PAN M 360

Née au cœur des sables du désert tunisien sous le regard complice de Ridha Ben Mansour, directeur et fondateur du Festival Najaa el Fen, en collaboration avec Oktoecho, cette création unit la jeunesse québécoise du projet Okto-Relève et des artistes tunisiens autour de compositions inédites. Ensemble, ils façonnent une fresque sonore où se croisent les musiques ancestrales du Sahara, les improvisations jazz, les sonorités du monde et des échos du patrimoine québécois.
Telle la sterne reliant les continents dans un vol majestueux, ce concert navigue entre Québec et Tunisie, Nord et Sud, tradition et renouveau. Un moment incandescent, tissé de rencontres et de métissages, porté par le souffle du voyage et la promesse d’horizons partagés.
Échos migratoires, du Nord au Sahara s’élève comme une ode à l’épopée céleste de la sterne arctique, voyageuse infatigable traversant l’immensité pour relier les pôles dans une danse éternelle. Ce ballet migratoire, empreint de poésie, tisse la trame d’une aventure musicale où chaque note devient le souffle d’un dialogue entre les mondes.

A new show born amidst the dunes of the Tunisian desert! Brought to life through the visionary guidance of Ridha Ben Mansour, Director and Founder of the Festival Najaa el Fen, and presented in collaboration with Oktoecho, this concert brings together the young Québécois talents of the Okto-Relève initiative with Tunisian artists in a performance of original compositions. Together, they paint a sonic fresco where the ancestral music of the Sahara intertwines with jazz improvisations, contemporary world music, and echoes of Quebec’s heritage.
Like the arctic tern’s majestic migration, this concert will journey from Québec to Tunisia, between North and South, tradition and renewal. An incandescent evening, woven from encounters and cross-pollinations, carried on the wings of travel and the promise of shared horizons.
Échos migratoires, du Nord au Sahara rises as an ode to the celestial odyssey of the arctic tern—a tireless traveller crossing vast distances, connecting the poles in an eternal dance. This poetic, migratory ballet takes audiences on a cultural adventure where music shapes a dialogue between worlds.

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Ce contenu provient du Festival du monde Arabe et est adapté par PAN M 360

avant-garde / musique contemporaine / théâtre musical

Code d’accès : Constellations corporelles à La Sala Rossa

par Rédaction PAN M 360

« Constellations corporelles » regroupe quatre pièces hautement ambitieuses d’artistes maniant la musique, le corps et des aspects de mise en scène hors du commun.
Alexis Blais présentera une pièce pour violon alto et enceintes posées sur les genoux du public inspirée des interactions observées entre un humoriste et son audience. 
Gabo Champagne et Rebecca Gray présenteront une pièce de théâtre musical repoussant les limites émotionnelles du public, et physiques de la chanteuse, en fusionnant le chant classique avec l’art de la performance. 
Jean-Philippe Jullin collabore avec la danseuse Ariane Levasseur pour présenter une performance audio-visuelle qui explore divers paradigmes relationnels où la frontière entre l’artiste et la machine devient floue. 
Le duo Gabriela Tomé et Christophe Lengelé offriront une performance de musique électronique, guitare, visuels et voix, inspirée de la théorie des trous noirs et des forces cosmiques.
À la fin de chaque concert, les discussions post-spectacle permettent aux spectateur[trice]s de poser leurs questions aux artistes. Ceci permet au public de mieux comprendre les œuvres présentées et les démarches artistiques des artistes programmé[e]s dans une perspective d’échange, de partage et de démocratisation des œuvres musicales contemporaines.

“Constellations corporelles” brings together four highly ambitious pieces by artists wielding music, the body and unusual aspects of staging.
Alexis Blais presents a piece for violin viola and speakers placed on the audience’s lap, inspired by the interactions observed between a comedian and his audience.
Gabo Champagne and Rebecca Gray present a piece of musical theater that pushes the emotional limits of the audience, and the physical limits of the singer, by fusing classical singing with performance art.
Jean-Philippe Jullin collaborates with dancer Ariane Levasseur to present an audio-visual performance that explores various relational paradigms where the boundary between artist and machine becomes blurred.
The duo Gabriela Tomé and Christophe Lengelé offer a performance of electronic music, guitar, visuals and voice, inspired by the theory of black holes and cosmic forces.
At the end of each concert, post-show discussions allow spectators to ask the artists their questions. This allows the public a better understanding of the works presented and the artistic approaches of the artists programmed with a perspective of exchange, sharing and democratization of contemporary musical works.

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expérimental / contemporain / gamelan

Festival Flux : Sraya Murtikanti / Arya Deva Suryanegara + Chloe Jackson-Reynolds Sextett à La Sala Rossa

par Rédaction PAN M 360

Srayamurtikanti

Srayamurtikanti (alias Sraya) est une musicienne de gamelan qui poursuit actuellement sa carrière de compositrice. Elle est la fille de I Nyoman Suryadi, artiste, compositeur et chanteur originaire du village de Celuk, à Sukawati, dans le district de Gianyar, à Bali. Srayamurtikanti a étudié le gamelan balinais depuis l’école primaire auprès de différents maîtres, dont son père, I Ketut Cater, I Made Subandi et d’autres. Elle s’est spécialisée dans les arts au SMKN 3 Sukawati, un lycée spécialisé dans les arts, et à l’Institut des arts indonésiens (Institut Seni Indonesia ou ISI Denpasar) de Denpasar. Srayamurtikanti a obtenu son master en composition musicale à la branche de Surakarta de l’Institut des arts indonésiens en 2022, juste avant sa résidence au GSJ. Srayamurtikanti est également à la tête du Sanggar S’mara Murti, fondé à l’origine par son père. Srayamurtikanti a commencé à composer en 2017, et ses œuvres s’inspirent de la rencontre entre tradition et innovation dans les arts balinais. Srayamurtikanti a représenté l’Indonésie lors d’événements à travers l’Asie du Sud-Est, et sa musique a été présentée lors d’événements régionaux, nationaux et internationaux. En 2020, elle a été l’invitée d’honneur de la série de conférences « Bali’s Living Arts » (Les arts vivants de Bali) du Gamelan Sekar Jaya.

Srayamurtikanti (aka Sraya) is a gamelan musician who is currently pursuing her career as a composer. Srayamurtikanti is the daughter of I Nyoman Suryadi, a natural artist, composer, and singer from Celuk Village in Sukawati, Gianyar, Bali. Srayamurtikanti has studied Balinese gamelan since elementary school from various master teachers, including her father, I Ketut Cater, I Made Subandi, and others. Her education has focused on the arts from her studies at SMKN 3 Sukawati, an arts specialty high school, and Denpasar’s Institute for Indonesian Arts (Institut Seni Indonesia or ISI Denpasar). Srayamurtikanti finished her master’s degree in music composition at the Surakarta branch of the Institute for Indonesian Arts in 2022, just before her GSJ residency. Srayamurtikanti is also the head of Sanggar S’mara Murti, originally founded by her father. Srayamurtikanti began composing in 2017, and her works are based on the intersection of tradition and innovation in Balinese arts. Srayamurtikanti has represented Indonesia at events across Southeast Asia, and her music has been featured in regional, national, and international events. In 2020, she was a featured guest in Gamelan Sekar Jaya’s Bali’s Living Arts speaker series.

I Putu Arya Deva Suryanegara

I Putu Arya Deva Suryanegara (alias Arya) est un musicien et compositeur originaire de Kerobokan, à Bali, en Indonésie. Son travail le plus récent intègre des systèmes de musique assistée par ordinateur et des expérimentations dans des cadres inspirés du gamelan balinais. Il s’appuie sur son expertise de longue date dans le domaine de la musique gamelan balinaise et sur son intérêt pour l’acoustique, la programmation musicale, l’électroacoustique, la psychoacoustique et l’audiovisuel.

I Putu Arya Deva Suryanegara (aka Arya) is a musician and composer from Kerobokan, Bali, Indonesia. His most recent work integrates computer music systems and experimentation within frameworks rooted in Balinese gamelan. This is informed by his expertise in several longstanding Balinese gamelan music and his interest in acoustics, music programming, electroacoustics, psychoacoustic, and audiovisual.

Chloe Jackson-Reynolds Sextett

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art sonore / électronique / immersif

Festival Flux : Liew Niyomkarn / Anne-F Jacques + Asha Tamirisa + Kristina Warren à La Sala Rossa

par Rédaction PAN M 360

Liew Niyomkarn

Liew Niyomkarn est une artiste sonore et compositrice basée à Bruxelles. Le travail de Liew se concentre sur la pratique de l’écoute, les spectres harmoniques des sons musicaux et leurs interrelations potentielles. Elle utilise des instruments à cordes tels que la cithare, le lap steel, mais aussi Supercollider, un langage de programmation, pour explorer et créer différents timbres et créer des changements perceptifs spontanés. Liew compose des musiques caractérisées par de longues résonances et des répétitions, ainsi que des enregistrements environnementaux afin de décoder notre rapport au temps et à l’espace.

Liew Niyomkarn is a sound artist and composer based in Brussels. Liew’s work focuses on the practice of listening, and harmonic spectra of musical tones and their potential interrelationships, using string instruments such as a zither, lap steel, but also Supercollider, a coding language, to investigate and create different timbres —- a result of spontaneous perceptual shifts. Liew composes music driven by long resonances, sustain and repetition, and field recordings of environments to detect time and space.

Anne-F Jacques

Anne-F Jacques est une artiste et ferrailleuse travaillant à Montréal. Elle s’intéresse à l’amplification, aux interactions obliques entre matériaux et à la construction de divers systèmes et assemblages idiosyncratiques. Son (in)attention se concentre plus particulièrement sur les technologies légères, les objets banals et les sons rugueux. Son travail a été présenté par le festival Tsonami (Chili), Experimental intermedia (New York), L’Écart (Rouyn-Noranda), Ftarri (Tokyo), CTM (Berlin), Casa del Lago (México), Centrale for Contemporary Arts (Bruxelles), Centre Clarke (Montréal) et Sonandes (La Paz), entre autres.

Anne-F Jacques is a scrap metal worker and sound artist based in Montreal, Canada. She is interested in amplification, oblique interactions between materials and construction of various contraptions and idiosyncratic systems. Her particular focus is on low technology, trivial objects and unpolished sounds. She regularly realizes installations, performances and ephemeral interventions. She has worked amongst others with Tsonami Festival (Chile), Experimental Intermedia (New York), Ftarri (Tokyo), Sonic Protest (Paris),  Casa del Lago (Mexico), Centrale for Contemporary Arts (Brussels), High Zero (Baltimore) and MEM (Bilbao).

Asha Tamirisa

Asha Tamirisa est une artiste multimédia, chercheuse et éducatrice. Dans ses performances sonores, elle crée des systèmes interactifs à partir de diverses technologies acoustiques, analogiques et numériques qui mettent l’accent sur la matérialité, l’acoustique, les changements subtils et l’immersion. Elle réside habituellement à Portland, dans le Maine, et demeure temporairement à Montréal.

Asha Tamirisa is a media artist, researcher, and educator. In her sound-based performances, she creates interactive systems made of various acoustic, analog, and digital technologies that focus on materiality, acoustics, subtle change, and immersion. She usually lives in Portland, Maine and is temporarily based in Montreal. 

Kristina Warren

Kristina Warren est une artiste sonore, compositrice et interprète polyvalente et imaginative habitant sur les terres des Narragansetts (Providence) dans le Rhode Island [États-Unis]. Les performances de Warren comprennent des voyages synthétiques, des paysages sonores numériques et des méditations au concertina ; Warren présente aussi des installations, des ateliers, et des conférences. Son travail questionne les flux et reflux de l’attention auditive individuelle et collective. Qualifié de « magnifiquement organique » (Peter Bruyn, Haarlems Dagblad) et de « précis et imprévisible » (Marc Masters, Bandcamp), le travail de Warren a été présenté à l’échelle internationale. Récemment nommé MacColl Johnson Fellow (2024) et Fulbright US Scholar (2023), Warren est titulaire d’un doctorat en composition et technologies informatiques (Université de Virginie, 2017)

Kristina Warren is a versatile and imaginative sound artist, composer, and performer based on Narragansett land (Providence) Rhode Island [US]. Warren’s performances include synth voyages, digital soundscapes, and concertina meditations; Warren also presents installations, workshops, lectures, and more. All this work aims in various ways to highlight the ebbs and flows of individual and collective listening attention. Praised as “beautifully organic” (Peter Bruyn, Haarlems Dagblad) and “precise and unpredictable” (Marc Masters, Bandcamp), work by Warren has been presented internationally. Recently a MacColl Johnson Fellow (2024) and a Fulbright US Scholar (2023), Warren holds a PhD in Composition & Computer Technologies (University of Virginia, 2017).

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