D’Istanbul, İnci Gürün était venue aux USA « afin d’y devenir banquière »… les taux d’intérêt à son endroit ne cessent de grimper depuis le débarquement! Exit la carrière dans les finances, la jeune femme est plutôt devenue Inji, chanteuse explosive et brillantissime productrice électro. Quelque part entre Disclosure, Deee-Lite ou Madonna période Vogue, voilà une des belles surprises d’Osheaga 2025, dose massive de vitamines et autres substances pas exactement vitaminées. Sa posture irrésistible sur scène nous avait ensuite menés à l’album Superlame, paru fin octobre. Basses synthétiques très dance, motifs de claviers housy/ bass music/disco/reggaeton/afrobeats à souhait, batterie et beatbox dans le tapis. Intermèdes de jazz swing en prime! Les tempos sont rapides ou très rapides, les riffs de claviers et bidules numériques sont rigoureusement conçus. Elle chante, elle récite, elle rappe, le phrasé est impeccable, l’énergie dans le tapis, les accroches à chaque instant où ça compte. Inji, c’est l’énergie maximale d’une nuitarde de 24 ans, farouche, brillante, sexy, autonome. Fort heureusement, une telle émergence est encore très possible dans la Turquie de l’autoritaire et rétrograde Recep Tayyip Erdoğan.























