Sur ce 11e album solo, l’ex-Screaming Trees évoque toute une série de groupes du début des années 1980, de New Order à Depeche Mode en passant par les vieux Stranglers et Psychedelic Furs, ou encore Wall of Voodoo, Joy Division et The Cure selon les morceaux. Malgré la prépondérance de sonorités électroniques, les guitares sont aussi bien présentes. Si Somebody’s Knocking demeure essentiellement un album «alternatif» tel qu’on pouvait le concevoir à une certaine époque, on y retrouve du Lanegan sinistre pur jus et deux ou trois chansons plus abrasives telle que la très Gun Club Disbelief Suspension ou la contagieuse Letter Never Sent avec ses airs de Sisters of Mercy. Voilà donc un enregistrement un peu moins sombre que ce à quoi Mark Lanegan nous a habitué, une œuvre poignante parfois, accrocheuse souvent, où la voix d’écorché vif du chanteur se marie parfaitement avec les contours pop de cet album épatant.
