Pianiste, compositrice, chanteuse, parolière, authentique vedette auprès des férus de néo-classicisme sauce indie pop, Agnès Obel lance un quatrième album… sans intérêt? Parmi les précurseures de ce sous-genre actuellement à son apogée, l’artiste danoise laisse la triste impression d’avoir fait le tour du jardin lorsqu’on procède à une écoute superficielle de Myopia, dont les textes abordent les thèmes de la confiance et du doute. Par la suite? Essayons d’être indulgents mais… Sauf pour quelques séquences plus inspirées (la pièce-titre de l’album, notamment), on doit se farcir les mêmes mélodies servies précédemment, mêmes inflexions, mêmes arrangements pour piano et cordes, mêmes progressions harmoniques, mêmes figures rythmiques, mêmes motifs post-minimalistes et autres figures régulièrement exploitées dans les musiques de film. Certes conviviale, certes consonante, certes séduisante au premier abord, cette facture d’Agnès Obel et consorts a été conquérante au fil de la dernière décennie, inutile de refaire la nomenclature de la cohorte de compositeurs et performeurs ayant mobilisé de vastes publics encore mobilisés aujourd’hui. Grand bien leur fasse mais… Force est d’observer que cet indie pop de chambre perd progressivement de sa fraîcheur. Trop minces, les procédés compositionnels qui la soutiennent ne pourront être maintenus ad infinitum. Agnès Obel fera-t-elle exception à cette redondance annoncée ?
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