Artiste multidisciplinaire d’origine mexicaine basé à Montréal, Coyotzin s’est forgé, au fil des années, un style musical qui évoque le monde pré-colombien de son pays natal, et plus particulièrement, celui des Aztèques. Cet El Regreso de los Dioses Primigenios (Le retour des dieux primordiaux) est en droite ligne avec les opus précédents. En fait, peu de détails ont changé entre les premières sorties du début des années 2000 et ce nouvel album de 2025. C’est donc dire que si vous aimez celui-ci, vous aimerez aussi les autres. Ou finirez par trouver que ça manque d’évolution. À vous de voir. Pour ma part, même si je sais que ça pourrait arriver, je reste sous le charme de ces ambiances assez planantes et contemplatives, parfois plus énergiques.
Sur la page Bandcamp des différents albums, aucune info n’est fournie sur la musique et les interprètes. Du coup, on présume que le Montréalais est le principal, sinon le seul, musicien présent. Une voix gutturale qui correspond probablement aux manifestations de dieux mythologiques s’associe avec des cris qui évoquent le vent (peut-être), une flûte traditionnelle semble porter la voix fantomatique du peuple aztèque, des percussions donnent un peu de rythme à l’ensemble.
La musique de Coyotzin est une plongée dans un état onirique, ou de transe induite par un quelconque rituel shamanique. Un mélange de magie et de spiritualité diffuse flotte dans l’air de l’espace auditif ainsi créé.























