Il y a quelque chose de la Montréalaise Erika Angell chez Claire Dickson, la voix et son expressivité à fleur de peau. Ajoutez la luminosité pop de Final Fantasy, le pointillisme abstrait, ici et là, de Webern dans un voile tonal séducteur, un habillement subtilement jazz et vous commencez à avoir une idée. Dans Hurt Me, la dame, basée à Berlin, ose même quelques jaillissements Drum’n’Bass bien lancés.
Balance est un apéritif musical sobre d’une trentaine de minutes mais qu’on goûte pleinement. Une expérience à laquelle on a envie de revenir souvent car on y découvre de nouvelles textures, une nouvelle palette de complexité et des titillements sensoriels étonnants à chaque fois. Par exemple, un violon papillonnant, un piano impressionniste, la batterie parfois musclée, parfois discrète, des claviers charnus et toutes sortes d’aspérités aussi surprenantes que fascinantes.
Dickson explore des thèmes comme l’ordre et le chaos tels qu’incarnés par sa propre croissance personnelle. Sa maîtrise des codes de la musique expérimentale, mais dans des atours très user-friendly, rend l’expérience aussi satisfaisante pour les émotions que stimulante pour l’esprit.
Une des meilleures sorties dream/ambient-pop depuis longtemps.
Claire Dickson, voix, électronique
Zoh Amba, sax ténor (plages 1,2)
Lesley Mok, batterie (plages 1,2)
Cleek Schrey, violon (plages 4, 5, 7)
Lex Korten, piano (plages 1, 2, 3)
Maya Keren, piano (plages 4, 5, 6, 7)
Jon Starks, batterie (plages 5, 6, 7)
Kitba, harpe (plages 4, 5)






















