**L’album sera disponible le 21 novembre 2025
Clair-obscur. Sayeh-Roshan en persan. C’est le thème exploré par le contrebassiste Ali Kian Yazdanfar et la pianiste Brigitte Poulin pour cet album de compositions contemporaines pour contrebasse et piano, entrecoupées par quelques pièces traditionnelles (jouées par Behnoosh Behnamnia au kamancheh et Bamdad Fotouhi au tombak). Contrebasse solo de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), Yazdanfar multiplie les aventures hors de son groupe principal depuis quelques années maintenant, comme avec l’album Iridescence paru en 2023.
LISEZ LA CRITIQUE DE L’ALBUM IRIDESCENCE DE ALI KIAN YAZDANFAR ET FRÉDÉRIC LAMBERT ICI
Pour Sayeh-Roshan, lui et sa complice Poulin ont fait appel à quelques compositeurs et compositrices canadiens d’origine iranienne, tels Amir Eslami, Behzad Ranjbaran, Parisa Sabet et Reza Vali. La musique oscille entre modernité et tradition, peut-être une allégorie des jeux de contrastes entre ombre et lumière. Les inflexions propres au langage harmonique et aux modes musicaux persans (dastgahs) sont bien présentes dans les oeuvres contemporaines, mias bien sûr intégrées à un canevas expressif et narratif plus près de la musique contemporaine occidentale, sans aller jusqu’à l’avant-garde, cela dit. En effet, l’ensemble est consonant, même si l’utilisation de la microtonalité est bien entendu fréquent. Du programme, l’œuvre la plus réussie est Laylâ, Folk Songs, Set No. 18 de Reza Vali, dans laquelle Yazdanfar doit aussi chanter et parler pendant qu’il joue une série de dix miniatures très expressives.
Un exemple intéressant de contemporanéité informée par une tradition millénaire.























