Festival Classica – Fauré et Dubois au siècle dernier

Entrevue réalisée par Varun Swarup

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Sous la direction artistique magistrale et inspirée de Michel Brousseau, réputé pour ses interprétations vibrantes et intenses, les solistes, choristes et musiciens du Choeur et de l’Orchestre philharmonique du Nouveau Monde se réuniront pour offrir une expérience musicale inoubliable le samedi 15 juin à l’église Saint-Jean-Baptiste. Ce programme soigneusement conçu par le Festival Classica comprend la Messe solennelle de saint Remi de Théodore Dubois, une œuvre évocatrice qui met en valeur le mélange magistral de l’harmonie traditionnelle et de la solennité liturgique de Dubois. Pour compléter ce programme, nous avons le Requiem de Gabriel Fauré, un chef-d’œuvre intemporel du XIXe siècle, connu pour sa beauté sereine et éthérée, offrant une réflexion méditative sur la vie et la mort. De plus, le programme inclut le Cantique de Jean Racine de Fauré, une composition profondément émouvante et lyrique qui illustre le talent du compositeur pour mettre en musique des textes sacrés.

PAN M 360: Merci beaucoup de nous accorder cette interview, Michel.

Michel Brousseau: Oui, avec plaisir.

PAN M 360: Ce programme est très intéressant. Il y a des pièces très populaires, n’est-ce pas ?

Michel Brousseau: Oui, le Requiem de Fauré est particulièrement populaire. C’est l’un des plus beaux Requiem du XIXe siècle, très connu et apprécié. Mais nous avons aussi une œuvre moins connue, la Messe solennelle de saint Remi de Théodore Dubois, un contemporain de Fauré. Dubois et Fauré sont tous deux décédés en 1924, mais ils représentent deux écoles de musique très différentes. Dubois était plus conservateur, tandis que Fauré était plus avant-gardiste.

PAN M 360: Pouvez-vous nous en dire plus sur votre choix de ces œuvres pour ce concert in memoriam ?

Michel Brousseau: Bien sûr. Le Requiem de Fauré est une œuvre très lumineuse et paisible, malgré son thème. C’est une œuvre sereine qui apaise, même dans le contexte d’une messe pour les morts. Dubois, avec sa Messe solennelle de saint Remi, offre un contraste intéressant avec son style plus traditionnel et conservateur. Les deux œuvres se complètent bien et offrent une riche expérience musicale.

PAN M 360: Quelle est votre approche pour interpréter et diriger ces œuvres ?

Michel Brousseau: Pour Fauré, c’est surtout une question de pureté des voix et de sonorité. Il faut capturer la lumière et la sérénité de l’œuvre. C’est essentiel de transmettre le message du compositeur. Pour Dubois, il s’agit de rendre justice à son écriture plus riche et harmonique, tout en respectant le style plus traditionnel de son époque.

PAN M 360: Le côté lumineux du Requiem de Fauré est très notable. Comment le mettez-vous en valeur dans votre interprétation ?

Michel Brousseau: Absolument. Par exemple, dans le « In Paradisum », nous cherchons à atteindre une sonorité angélique et apaisante. C’est une partie très belle avec une orchestration simple, mais très efficace mettant en avant l’orgue et les voix. C’est ce genre de moments qui apportent une lumière particulière au Requiem.

PAN M 360: Pouvez-vous nous parler de votre expérience personnelle avec ces œuvres ?

Michel Brousseau: J’ai une grande affection pour ces pièces. J’ai découvert la richesse de Dubois lors d’un séjour chez son arrière-petit-fils en France. J’ai pu explorer de nombreuses œuvres inédites, et cela m’a permis de mieux comprendre et apprécier son travail. En ce qui concerne Fauré, c’est toujours un plaisir de diriger une œuvre aussi majestueuse et bien-aimée du public.

PAN M 360: Quels défis présente un programme comme celui-ci ?

Michel Brousseau: Chaque concert a ses défis. Avec ces œuvres, il s’agit souvent de trouver l’équilibre entre les différentes voix et l’orchestre, surtout dans les passages délicats où les voix doivent être mises en avant sans être dominées par l’orchestre. C’est un travail minutieux, mais le résultat en vaut toujours la peine.

PAN M 360: Est-ce que vous avez des moments mémorables des répétitions ou des performances passées de ces œuvres ?

Michel Brousseau: Oui, chaque répétition est une découverte. Lors de notre dernier concert à Ottawa, l’alchimie entre les choristes et les musiciens était palpable. C’est ce genre de moments qui rendent la préparation et l’exécution de ces œuvres si gratifiantes.

PAN M 360: Vous avez mentionné que vous dirigez trois chœurs. Comment parvenez-vous à maintenir la cohésion entre eux ?

Michel Brousseau: C’est un défi logistique, mais aussi une source de grande satisfaction. Chaque chœur apporte ses forces et ses caractéristiques uniques. Les regrouper pour les concerts crée une dynamique exceptionnelle. Le mélange des voix et des personnalités enrichit chaque performance.

PAN M 360: Quels autres compositeurs ou œuvres aimeriez-vous explorer à l’avenir ?

Michel Brousseau: J’aimerais continuer à explorer des œuvres moins connues de compositeurs classiques et contemporains. Chaque découverte est une opportunité d’apporter quelque chose de nouveau au public et de renouveler l’expérience musicale des choristes et des musiciens.

PAN M 360: Merci beaucoup pour cette discussion enrichissante, Michel. Nous avons hâte d’assister au concert.

Michel Brousseau: Avec plaisir, à bientôt.

Fauré et Dubois au siècle dernier

Samedi, 15 juin à 20 h à l’église Saint-Jean-Baptiste

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