Coup de cœur francophone | Un coin du ciel, célébration kebamericana sous la gouverne d’Alex Burger

Entrevue réalisée par Alain Brunet
Genres et styles : blues / country / folk / kebamericana / rock

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Pour PAN M 360 Alex Burger nous parle d’un concert spécial, c’est un concert thématique intitulé Un coin du ciel. Plusieurs artistes d’ici joindront Alex sur un plateau multigénérationnel pour un sommet kebamericana, c’est-à-dire des artistes québécois francos férus des éléments constitutifs de la musique populaire moderne d’Amérique du Nord  en chanson: country, folk, blues, rock, « à l’ouest » du mainstream dans le cas qui nous occupe. Quiconque (ou presque) a grandi sur ce continent en connaît les fondements, qu’il les kiffe ou non. Voilà le propos de cette soirée Un coin du ciel, une soirée multigénérationnelle, gracieuseté d’Alex Burger qui réunit ce jeudi au Club Soda (et vendredi au Grizzly Fuzz à Québec) Mara Tremblay, Fred Fortin et Stephen Faulkner, Arielle Soucy, Veranda, Tom Chicoine, Cindy Bédard, Patrick Bourdon, Véranda. Alex Burger nous explique tout ça!

PAN M 360 : Un coin du ciel , qui est aussi le titre d’une chanson de Renée Martel, c’est une célébration kebamericana, n’est-ce pas?

Alex Burger : Ouais, ça ressemble à ça. À Québec, le lendemain, Émilie Clepper et Simon Kearney seront là aussi avec nous.

PAN M 360 : Étant toi-même un fervent praticien dans tes chansons, cette soirée tombe sous le sens.

Alex Burger : Ça faisait longtemps que je pensais à faire un show de ce genre-là, on dirait que c’était le bon moment  à Coup de coeur francophone, c’était ben d’adon. Ça fait que ça existe, je suis vraiment content que ça puisse se passer.

PAN M 360 : Comment est-ce construit? Autour d’un répertoire original? Des classiques? Des reprises?

Alex Burger : Bon, on a plusieurs invités, il n’y aura pas de covers.Je n’ai jamais été bon pour les covers. Fait qu’on va faire les chansons de chacun, on va faire de mes chansons, puis ça va déborder… Ça va être long! Il va y avoir beaucoup de solos de guitare. Les solos vont être longs aussi. Il faut que les gens soient prêts, on va faire beaucoup de musique. Ce qui est important, c’est que le matériel soit bon, que tout le monde puisse pousser une ou deux chansons.

Oui, je ne brûlerai pas trop le punch, mais je compte sur Fred Portin parce qu’on l’aime beaucoup. Mara Tremblay aussi. Y a des artistes un petit peu moins connus, comme Patrick Bourdon, le passage va être un petit peu plus rapide pour lui, mais en même temps, ça va être super d’avoir son spotlight. Il va y avoir des duos, bien entendu, mais j’ai décidé de créer des duos aussi avec les invités, sans nécessairement que ça soit avec moi.

Si vous voulez entendre Ariel Soucy chanter avec Mara Tremblay, c’est la bonne soirée pour ça.

PAN M 360 : Y a-t-il d’autres associations qu’on peut savoir avant ?

Alex Burger : Je ne veux pas tout brûler, mais c’est sûr que Fred Portin et Faulkner, ça va se passer.

PAN M 360 : C’est bon ça! On n’a jamais vu ça ?

Alex Burger : Non, c’est ça. Faulkner, c’est le premier qui m’a dit qu’il voulait jouer avec Fred.

PAN M 360 : Les artistes viennent-ils avec des musiciens ou y a-t-il un house band derrière?

Alex Burger : Le house band, c’est mon band. C’est le band qui m’accompagne 5-6 musiciens. On va être une bonne gang!

C’est le groupe qui m’accompagne depuis 2018. Vous avez fait des arrangements pour chacune des pièces au programme. C’est ça.

PAN M 360 : Des arrangements collectifs pour cette soirée ?

Alex Burger : Étant donné que c’est mon groupe, on a quand même travaillé ensemble depuis longtemps. On a donc fait ça ensemble. Ça a été assez collectif. Il n’y a pas eu de directeur musical à proprement parler. On n’est pas dans un spectacle avec mise en scène. Nous, on se lance plus dans un show de rock. On va faire les tounes.Il va arriver ce qui arrivera. On va jammer.

PAN M 360 : Les introductions aux chansons seront-elles donc improvisées ?

Alex Burner : Oui, il y a beaucoup de choses qui seront improvisées. On est toujours comme ça dans mon groupe. Il y a toujours cette part d’improvisation qui faisait partie du spectacle.

Je n’ai pas voulu changer ça parce qu’on faisait une plus grande salle avec des invités. Je n’avais pas envie de dénaturer la tournée. C’est un peu aussi le spectacle de fin de tournée.

Ça fait deux ans qu’on fait la tournée du dernier album –Ça s’invente pas.

PAN M 360 : On comprend que la fin de ta tournée vire en gros party!

Alex Burger : Souvent, en fin de tournée, on va montrer les acquis de la tournée, comment le band est rendu tight. Là, je fais ça au Club Soda et j’avais envie de faire autrement parce que je l’avais déjà fait, ce concept-là de finir une tournée dans une grosse salle. J’avais envie de nous mettre en danger. Là, on est un peu plus en danger.

PAN M 360 : Forcément, vous faites plein de chansons de vos invités et il faut que ce soit bon!

Alex Burger : On n’est pas dans la répétition. On n’est pas dans nos petits patterns. Pour nous, c’est excitant comme spectacle. On sait où ça s’en va parce qu’on a appris tout déjà, mais on n’est pas sûr à 100 %. Ça, c’est le fun. C’est très bien.

PAN M 360 : Ça ne s’invente pas, comme de raison! L’album est sorti exactement il y a deux ans, en octobre.

Alex Burger : Oui, exact.

PAN M 360 : Donc, ça a été rodé en masse. Tu vas reprendre quelques chansons de l’album?

Alex Burger : Oui, je ne sais pas trop combien, mais aussi des chansons du premier album. On verra combien le monde en veut. Ça sera entre le tiers et la moitié du show. Ceux qui viennent pour entendre mes chansons, ils vont être servis. Ils vont en avoir.

PAN M 360 : Apothéose plus que country! Tous les fondements de la musique nord-américaine populaire y sont réunis!

Alex Burger : C’est ça. J’étais un peu plus prog quand j’étais jeune pour me rendre compte qu’avec le prog, on ne fait pas beaucoup de spectacles. Je niaise j’ai eu beaucoup de plaisir à faire cette musique-là. J’ai beaucoup appris de ces structures-là. Pis j’ai bien gros navigué dans l’americana parce que j’ai déjà gagné un prix qui portait cette étiquette. À un moment donné, c’est-tu country, c’est-tu pas country… J’en suis revenu. Quand je faisais plus de rock, je me demandais pas si je faisais du rock ou pas.

PAN M 360 : C’est rock, c’est country, c’est folk, c’est blues. Bluegrass?

Alex Burger : Du bluegrass, il va y en avoir. Véranda va être là!

PAN M 360 : Ah oui, quand même. Et que se passe-t-il de ton côté après ce spectacle qui se veut une conclusion au cycle Ça s’invente pas?

Alex Burger : Présentement, je n’ai pas beaucoup de temps pour mes projets, je suis en tournée avec Bon Enfant en tant que bassiste. Après quoi j’ai un univers plutôt tranquille. Je vais commencer à travailler sur un troisième album, mais tout en douceur. J’ai envie de faire un album pour le plaisir de le faire, je n’ai pas vraiment envie d’avoir un échéancier aux deux ans. Non, pour l’instant, il n’y a pas de plan précis. C’est bien de faire un album quand on a les idées pour le faire. Il faut aussi laisser le temps à tes fans d’avoir envie d’écouter un prochain album aussi.

PAN M 360 : De toute façon, le rythme est différent pour chaque artiste. Il n’y a pas de règles à ce titre.

Alex Burger : C’est ça, et il n’y a aucun plan établi de mon côté.

PAN M 360 : Alors, quoi qu’il advienne par la suite, on a hâte de se trouver ensemble dans Un coin du ciel!

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