Le concert tant attendu de Sister Nancy était prévu pour la conclusion du programme de 23 h au Piccolo Rialto, mais c’est peu après 1 heure du matin que la grande prêtresse du dancehall est apparue sur la scène du Picolo Rialto. Et quelle apparition !
Sister Nancy, Ophlin Russell de son vrai nom, est une pionnière en matière de dancehall made in Jamaïca, univers majoritairement masculin à son époque. Les fans de cuture jamaïcaine savent qu’elle a ouvert la porte à plusieurs femmes qui ont suivi ses traces.
Du haut de ses 64 ans, elle était plutôt en forme lors de sa prestation pour la 25ème édition de Pop Montréal et faisait même quelques sauts sur scène durant sa performance. Accompagnée d’un DJ qui balançait des riddims endiablés, elle a débuté avec une session d’improvisation rendant hommage à Montréal.
Connue mondialement grâce à son mégatube Bam Bam, sa voix reste identifiable dès les premières notes, cette grande performer n’a certes pas perdu de sa vigueur avec les années. Quelle énergie !
Sister Nancy a joué plusieurs de ses succès mais j’ai découvert également des morceaux moins connus. De temps en temps, elle partageait des messages avec son audience, que ce soit pour parler de l’importance de s’aimer les uns et les autres dans les temps actuels ou encore de profiter de la vie au max. Lors de sa dernière visite à Montréal, elle avait rencontré Carrie Brown dans les coulisses, une artiste canadienne du reggae, décédée en janvier 2026. « Aujourd’hui, je suis ici et elle n’est plus là. La vie est courte, profitez de chaque moment », prêche-t-elle entre deux sons.
Elle a même partagé la toute première chanson de sa carrière datant de 1979, annonçant d’emblée qu’elle ne se souvient pas toujours des paroles et a sollicité l’aide du public qui était ravi de chanter avec elle. Elle aura aussi repris à son avantage des rimes de Hal David, « What the world needs now is love sweet love », tirée d’une grande chanson composée par Burt Bacharach.
Son énergie débordante sur scène était contagieuse, la salle dansait tout le long, certains adeptes du reggae étaient ravis de voir leur idole alors que d’autres découvraient l’artiste pour la première fois. En sortant du Rialto, je me suis promise de visionner le documentaire réalisé à son sujet pour découvrir encore plus le parcours de cette grande dame.























