jazz contemporain / jazz moderne

PAN M 360 au FIJM 2024 | Joey fait tout simplement ce qu’il a à faire

par Varun Swarup


Aucun média montréalais ne compte autant de ressources humaines pour une couverture experte du Festival international de jazz de Montréal. Nous sommes plusieurs à parcourir le site extérieur et les salles de concerts : Jacob Langlois-Pelletier, Frédéric Cardin, Stephan Boissonneault, Michel Labrecque, Varun Swarup, Vitta Morales et Alain Brunet vous offrent leurs recensions d’albums, compte-rendus de concerts et quelques intrerviews. Bonne lecture et bonne écoute!

Accompagné de son trio incluant Kris Fine à la contrebasse et Jonathan Barber à la batterie, Joey Alexander a gratifié les spectateurs du Théâtre Duceppe, vendredi soir dernier, d’un spectacle chaleureux et intime, composé de pièces originales. De l’avis général, la soirée a été un succès, mais compte tenu de la barre que Joey Alexander s’est fixée, il en a peut-être déçu certains. Notamment ceux qui s’attendaient à être éblouis par un jeune prodige d’une vingtaine d’années portant le jazz à un niveau supérieur, car Joey fait tout simplement ce qu’il a à faire.

En fait, on ne pourrait même pas supposer, en l’écoutant, qu’à l’âge de sept ans, il était déjà aussi accompli qu’un pianiste peut l’être. Le jeu de Joey est empreint d’une modestie, d’une retenue et d’une maturité réelles, et il semble avoir trouvé sa voie en écrivant une sorte de répertoire hymnique accessible et plein d’âme. Sans être trop réducteur, la meilleure façon de décrire le jeu d’Alexander serait de dire que c’est comme entendre Bill Evans jouer les bandes originales du Studio Ghibli. La profondeur de la technique et l’émotion sont là. Bien que subtile, on peut l’entendre dans la luxuriance de ses harmonisations et de ses ornementations, mais les dissonances ont disparu, remplacées par des intervalles plus ouverts et des harmonies à la Studio Ghibli ou à la Keith Jarrett.

La partie la plus fascinante de la soirée a été d’entendre Joey Alexander jouer de son mellotron, qui figure en bonne place sur son dernier album Continuance (lire la critique de notre collègue Vitta ici). Il s’agit certainement d’une nouvelle direction pour Joey, mais comme Bill Evans lui-même, qui a brièvement flirté avec le Fender Rhodes, il semble que le mellotron sera toujours un auxiliaire du piano, jamais un remplaçant digne de ce nom. Cela dit, toute occasion de voir ce maître subtil à l’œuvre est bonne à prendre.

Crédit photo: Joey Alexander page Facebook /Jazz Forum

Tout le contenu 360

Souk du Sud 2026 | Carrefour des cultures selon Patrice Agbokou

Souk du Sud 2026 | Carrefour des cultures selon Patrice Agbokou

MUTEK 2026 | COCKPIT, habiter l’interface

MUTEK 2026 | COCKPIT, habiter l’interface

MUTEK 2026 | dreamachine, hypnose et thérapie

MUTEK 2026 | dreamachine, hypnose et thérapie

MUTEK 2026 |  Super Galaxy Meow Meow, quand la lumière répond

MUTEK 2026 | Super Galaxy Meow Meow, quand la lumière répond

Alabama Shakes – I Must Be Dreaming

Alabama Shakes – I Must Be Dreaming

MUTEK 2026 | Pliq suggère Fixate: tension entre les niveaux de lisibilité

MUTEK 2026 | Pliq suggère Fixate: tension entre les niveaux de lisibilité

MUTEK 2026 | Improvisation libre Herbert X Sartorius, le meilleur des mondes

MUTEK 2026 | Improvisation libre Herbert X Sartorius, le meilleur des mondes

Fête de la musique 2026 | La programmation racontée par Angèle Dubeau

Fête de la musique 2026 | La programmation racontée par Angèle Dubeau

MUTEK 2026 | Ben UFO et la gestion du dancefloor

MUTEK 2026 | Ben UFO et la gestion du dancefloor

MUTEK 2026 | Facta… et puis s’en va

MUTEK 2026 | Facta… et puis s’en va

MUTEK 2026 | Cuerpos rallie tous les suffrages à Métropolis 2

MUTEK 2026 | Cuerpos rallie tous les suffrages à Métropolis 2

MUTEK 2026 | Rival Consoles sur scène, le cœur de la soirée commence à battre

MUTEK 2026 | Rival Consoles sur scène, le cœur de la soirée commence à battre

MUTEK 2026 | Voices From The Lake… il n’y a pas le feu au lac

MUTEK 2026 | Voices From The Lake… il n’y a pas le feu au lac

Chris Potter – Alive With Ghosts Today

Chris Potter – Alive With Ghosts Today

Cheryl Duvall – Linda Catlin Smith : The Complete Piano Solos (1989-2023), Volume II: The Underfolding & Early Works

Cheryl Duvall – Linda Catlin Smith : The Complete Piano Solos (1989-2023), Volume II: The Underfolding & Early Works

MUTEK 2026 | Ah! Kosmos & Hainbach, quand les machines deviennent musique

MUTEK 2026 | Ah! Kosmos & Hainbach, quand les machines deviennent musique

MUTEK 2026 | Violent Magic Orchestra, la baffe annoncée

MUTEK 2026 | Violent Magic Orchestra, la baffe annoncée

MUTEK 2026 | Infinity Gradient ? Exceptionnel

MUTEK 2026 | Infinity Gradient ? Exceptionnel

MUTEK 2026 | La douce entropie de Endless Summer

MUTEK 2026 | La douce entropie de Endless Summer

MUTEK 2026 | A Guy Called Gerald, grand sorcier de la jungle

MUTEK 2026 | A Guy Called Gerald, grand sorcier de la jungle

MUTEK 2026 | Cleo Leigh vers la zone profonde

MUTEK 2026 | Cleo Leigh vers la zone profonde

MUTEK 2026 | Jeff Mills, maître à l’œuvre dans le cosmos

MUTEK 2026 | Jeff Mills, maître à l’œuvre dans le cosmos

MUTEK 2026 | Polygonia, ode à la techno texturée

MUTEK 2026 | Polygonia, ode à la techno texturée

MUTEK 2026 | Korea Town Acid & Ajeebsir, la fascination dreamcore

MUTEK 2026 | Korea Town Acid & Ajeebsir, la fascination dreamcore

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné