OSM | Le Sacre du printemps dans toute sa force et sa splendeur

par Rédaction PAN M 360

crédit photo:  Gabriel Fournier

Mardi soir à la Maison symphonique ouverture de la saison 2023-2024 de l’Orchestre symphonique de Montréal,  nous a réservé, peut-être à l’image de la saison dans son ensemble, quelques surprises fort intéressantes. Bien-sûr, le monument qu’est le Sacre du printemps d’Igor Stravinski était annoncé en grande pompe, mais cela n’a pas empêché le public de découvrir une autre forme de rituel en musique durant le concert.

La Messe glagolitique de Leos Janácek était une belle surprise, un choix étonnant comme première œuvre jouée de la saison, mais un choix qui mérite d’être félicité. Le mélange de la tradition liturgique et du romantisme tardif a façonné une œuvre qu’on ne peut qu’apprécier pour sa puissance et sa spiritualité. Une exécution remarquable, on souligne toutefois le volume magistral du chœur de l’OSM, de qualité incroyable comme toujours, qui étouffait un peu les solistes par moments.

Après un entracte bien mérité pour les musiciens, c’était au tour de la tête d’affiche de prendre la scène, ou plutôt les lutrins. Le Sacre du printemps est une œuvre difficile qui avait donné du fil à retorde aux musiciens pendant plus d’un mois,  lors de sa création en 1913. Malgré tout, l’OSM a su briller à maintes reprises au cours de l’œuvre. Les timbres étaient parfaits, les sonorités claires et soutenues, et il est justifié de féliciter la performance des bassons, des flûtes et de la section des cuivres qui ont été excellents tout au long de la pièce. La section rythmique était plus que solide. Elle a su porter l’œuvre pour qui le rythme est si important.

Le choix des tempi est à noter pendant la première moitié du Sacre. On souligne le pesante des « Rondes printanières » qui était un peu carré, mais surtout une aisance dans la vitesse des parties vives et rapides. À l’image de leur mantra depuis deux ans, l’OSM et Rafael Payare excellent dans l’intensité. De plus d’une manière, l’exécution de la seconde moitié de l’œuvre de Stravinski le démontre à merveille. La maîtrise de la tension grandissante menant au sacrifice et la puissance de l’orchestre ferait chaud au cœur du compositeur. Une finale parfaite pour un superbe concert d’ouverture et, on le sent, une superbe saison à venir!

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