C’est au rythme venu d’Égypte, que la SAT a vibré vendredi soir dans le cadre du festival Flux, alors que la productrice originaire de Beyrouth, Liliane Chlela, et le producteur égyptien 3phaz se sont enchaînés dans une soirée fort intéressante.
La performance de Liliane Chlela démontre du talent de la DJ et productrice d’origine libanaise. Derrière son équipement, elle dicte les rythmes munis de ses baguettes, frappant sur un pad de percussion. Devant cet alliage de sons de synthétiseur, cette déstructuration des rythmes et cette énergie débordante, le public a rapidement été captivé par les morceaux enchaînés sur scène. Visuellement, le tout était très épuré, mais efficace. Liliane Chlela était sur scène avec un éclairage parfois stroboscopique, parfois stagnant, voyageant entre la scène et le public.
C’est un mix continu d’environ une heure que 3Phaz, le producteur basé au Caire, a offert pour clore la soirée. Une heure où le temps fut suspendu pendant que les rythmes égyptiens se fondaient dans ceux de la club culture à laquelle il souscrit également. Dans la pénombre, il entame sa performance. Les gens s’approchent de la scène au fur et à mesure qu’ils comprennent que la prestation commence, celle-ci prend de l’ampleur alors que les lumières de la salle se ferment progressivement.
Au cours de la performance, nous pouvons observer les gens se laisser aller par la musique transmise.
La performance se termine en apogée, une masse sonore qui ne fait que prendre de l’ampleur jusqu’à une chute soudaine, chaudement applaudie.























