Avec un large, profond et grave Soplo, Daniela Huerta appelle le public à entrer dans le dôme et au cœur de la terre – ce qui suit est une histoire de la vie surgissant des profondeurs : de l’eau qui coule, du souffle qui éveille, du tonnerre qui réactive, de la terre qui tremble.
Sur scène, Daniela incarne les archétypes féminins qu’elle évoque tant dans son travail – audacieuse et puissante, profonde et perçante, elle donne vie au divin ancestral dans cette performance hypnotique de son album récemment paru, Soplo, qui ressemble davantage à un rituel, une cérémonie, et une grande ouverture pour la nuit à venir au SAT.
Pulsatile, envoûtant, sombre. Nous entrons dans ce monde sensible unique lié à la conscience collective – enveloppée de mystère, la recherche de Daniela sur la psyché humaine et la mémoire collective dépasse la performance – C’est un espace de communion, où l’on convoque les esprits de ce qui est resté tu, secret, enfoui.
Porté par une imagerie sonore déjà saisissante à l’écoute domestique, Soplo en concert déploie une dimension nouvelle – celle d’appartenir au corps même de ce tissu narratif, celle de percevoir ce souffle vibrer entre nos cellules. Le tout s’entrelace avec les visuels minimalistes, vaporeux et subtilement accordés, conçus par Bunbun et supermarket_sallad.
Photo: Frédérique Ménard-Aubin























