chant lyrique / classique occidental / période romantique / post-romantique

Virée classique | Une heure exquise au coeur de la nature humaine avec Beth Taylor

par Alexandre Villemaire

Après une performance remarquée la veille avec l’Orchestre symphonique de Montréal et Rafael Payare dans une interprétation des Sea Pictures d’Edward Elgar, la mezzo-soprano écossaise Beth Taylor concluait sa présence à Montréal dans le cadre de la Virée classique par un récital de chant intimiste à la Cinquième salle de la Place des Arts dimanche en début d’après-midi.

Cette intimité permettait une proximité avec la jeune artiste qui, dès son entrée en scène, a captivé l’attention du public par une présentation engagée – dans un très bon français – des thèmes des différents airs qui traversaient ce programme d’une heure. La nature offrant de grandes possibilités au niveau du répertoire, c’est sous l’angle de notre rapport à celle-ci que Beth Taylor a conçu son programme où elle était accompagnée par Esther Gonthier au piano. Il est question de la mer, mais de manière plus personnelle, il est aussi question de la nature humaine, de ses émotions et de son caractère éphémère.

Alors que le cadre de la Maison symphonique a donné lieu à un condensé de sa palette de couleurs dans un registre précis, la variété des différents airs sélectionnés dans ce récital a permis de découvrir et d’apprécier l’étendue de son jeu vocal, mais aussi particulièrement le jeu et le sens de l’interprétation du texte qui est donné par Beth Taylor. À chacune de ses interventions, elle se présente avec une aisance foudroyante, maîtrisant les poèmes tant au niveau de la diction que dans leur compréhension intrinsèque. À chacun des airs, elle incarne et vit le texte de la musique avec assurance et nous happe dans cet univers qu’elle voit et qu’elle communique sous nos yeux et à nos oreilles.

Parmi les moments forts de ce concert qui nous ont particulièrement touchés, nommons les trois mélodies de Reynaldo Hahn, Néère, Quand je fus pris au pavillon et L’heure exquise, d’une grande délicatesse, La belle dame sans merci de Charles Villiers Stanford, un récit musical à travers la poésie de John Keats, Von Ewiger Liebe de Johannes Brahms, à la profonde intériorité ainsi que Sea Wrack du compositeur irlandais Hamilton Harty qui a conclu le récital avec théâtralité. Par sa présence, son énergie, sa voix solide aux graves élégants et l’intelligence de ses interprétations, Beth Taylor n’a laissé personne indifférent et a ostensiblement touché la nature humaine de l’assistance durant cette heure qui nous est apparue à la fois sans fin et bien trop courte.

Crédits photo : Antoine Saito

Publicité panam

Tout le contenu 360

QMP 2026 | Explorations microtonales et puis hardcore expérimental, avant-rock, bruitisme…

QMP 2026 | Explorations microtonales et puis hardcore expérimental, avant-rock, bruitisme…

QMP 2026 | Hugo Blouin, le trésor du palais

QMP 2026 | Hugo Blouin, le trésor du palais

Flux 2026 | Bob Stewart, le doyen des tubistes à Montréal

Flux 2026 | Bob Stewart, le doyen des tubistes à Montréal

Flux 2026 | Liberté-Anne présente Frotae vol. 2

Flux 2026 | Liberté-Anne présente Frotae vol. 2

Flux 2026 | No Hay Banda invite Erika Angell et rend hommage à Suoni per il popolo

Flux 2026 | No Hay Banda invite Erika Angell et rend hommage à Suoni per il popolo

Nicolas Ellis, Elizabeth St-Gelais et l’Orchestre de l’Agora à Bourgie : Sous le regard de la Lune, des anges passent

Nicolas Ellis, Elizabeth St-Gelais et l’Orchestre de l’Agora à Bourgie : Sous le regard de la Lune, des anges passent

Waahli | « Soap Club Vol. 1 », l’art de sortir des sentiers battus

Waahli | « Soap Club Vol. 1 », l’art de sortir des sentiers battus

FLUX x Vivier x QMP 2026 | Épatants quatuors de George Lewis par Bozzini

FLUX x Vivier x QMP 2026 | Épatants quatuors de George Lewis par Bozzini

SAT / Making Time | Lorsqu’une amitié devient un événement

SAT / Making Time | Lorsqu’une amitié devient un événement

BLAMM «Paroles en l’air» au Cabaret Lion D’or

BLAMM «Paroles en l’air» au Cabaret Lion D’or

SAT/ Making Time | « Hardware live set » à venir côté Aurora Halal

SAT/ Making Time | « Hardware live set » à venir côté Aurora Halal

Flux 2026 | 1er week-end expliqué par Peter Burton

Flux 2026 | 1er week-end expliqué par Peter Burton

OM | Entre Chostakovitch et improvisation, Gabriela Montero raconte la liberté

OM | Entre Chostakovitch et improvisation, Gabriela Montero raconte la liberté

25e Mois du Créole | La grande Jocelyne Béroard pour une première fois en solo à MTL

25e Mois du Créole | La grande Jocelyne Béroard pour une première fois en solo à MTL

QMP 2026 | Ackermann et D’Orion : la complémentarité des extrêmes

QMP 2026 | Ackermann et D’Orion : la complémentarité des extrêmes

QMP 2026 | De l’imaginaire du Tarot à la transcendance d’une plante, la matière sonore s’offre une soirée d’improvisation

QMP 2026 | De l’imaginaire du Tarot à la transcendance d’une plante, la matière sonore s’offre une soirée d’improvisation

MUZ 2026 | Jour 4: Soirée de clôture signée Djely Tapa

MUZ 2026 | Jour 4: Soirée de clôture signée Djely Tapa

QMP 2026 | Fantômes et partitions d’Érick d’Orion

QMP 2026 | Fantômes et partitions d’Érick d’Orion

QMP 2026 | Le Québec est parallèle, du 30 septembre au 25 octobre

QMP 2026 | Le Québec est parallèle, du 30 septembre au 25 octobre

MÁM de Teaċ Daṁsa : l’Irlande de tous les fantasmes

MÁM de Teaċ Daṁsa : l’Irlande de tous les fantasmes

Palais Montcalm | Joep Beving, d’abord l’imagination et la réflexion

Palais Montcalm | Joep Beving, d’abord l’imagination et la réflexion

MUZ 2026 | Jour 3 : Dernière escale musicale entre Méditerranée, Amériques et Afrique

MUZ 2026 | Jour 3 : Dernière escale musicale entre Méditerranée, Amériques et Afrique

Piknic Electronik | Egyptian Lover a le répertoire et les références, cependant…

Piknic Electronik | Egyptian Lover a le répertoire et les références, cependant…

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné