Le quatrième et dernier programme double du volet automne du festival Québec musiques parallèles 2026 a été présenté à La Sotterenea le dimanche 25 octobre.
En première partie, la formation Williwaw, comprenant Émilie Fortin à la trompette, Philippe Lauzier à la clarinette basse, au saxophone alto et à l’harmonium et Kalun Leung au trombone et à divers bidules de tuyauterie maison, nous a présenté un bref set d’une vingtaine de minutes de pièces écrites et improvisées.
Tout en subtilités timbrales, le travail du groupe appelle une écoute attentive, voire un certain recueillement. On est vraiment dans le lowercase improv tant il n’y a pas une note plus haute que l’autre, sur le plan du volume s’entend, avec passablement de souffles non timbrés.
Comme il y avait peu de modulations, il y avait même plusieurs passages joués à l’unisson, et qu’aucun instrument ne marquait le rythme, l’ensemble, de type réductionniste, était plutôt austère. Présentée dans une salle avec une acoustique un peu plus ample ou même un peu de réverbération naturelle, cette musique aurait-elle été mieux mise en valeur ? Qui sait. D’autant que la prestation a été trop courte pour qu’on ait le temps de voir de quelle façon ce type d’univers sonore peut se développer.
Suivait le groupe New Origin composé de trois musiciens qui roulent leur bosse depuis un bail dans l’univers du jazz : le clarinettiste français Christophe Rocher, le contrebassiste américain Joe Fonda et le batteur américain Harvey Sorgen. S’ajoutait au trio la chanteuse et danseuse montréalaise Susanna Hood.
Le fait qu’il s’agissait de musiciens chevronnés nous a protégé contre les clichés et lieux communs du jazz. Et avec l’apport tonique et fringant de Madame Hood au chant polymorphe et aux pas de danse fantasques, nous avons eu droit à un concert de fort bon aloi. Ç’a swingué, groové, exploré, dialogué…
Toutefois, il s’agissait pour le trio du dernier concert d’une brève tournée nord-américaine et ça se sentait un peu. Surtout que cette fin de tournée coïncidait avec un dimanche soir, cette journée de la semaine où les Montréalais ne sortent pour ainsi dire pas, et où dans la salle, bien qu’il s’agissait de celle de La Sotterrenea, l’assistance a été hélas assez clairsemée, ce qui a toujours un effet funeste sur l’ambiance et dégonfle passablement l’enthousiasme.























