ambient / bass-music / downtempo / dub-techno

MUTEK 2026 | Purelink et Mika Oki, toile d’une grande richesse

par Léa Dieghi

Après six jours intenses à sillonner la Place des Arts et les salles de la métropole pour vivre des dizaines de performances, cette 27e édition de MUTEK s’est achevée là où tout a commencé : à la Société des arts technologiques (SAT), sur le boulevard Saint-Laurent. Pour l’ultime chapitre de la série Nocturne, l’institution montréalaise a déployé ses deux étages pour offrir un condensé brillant de la création électronique contemporaine, oscillant avec maîtrise entre écoute contemplative, intimité chaleureuse et dancefloor déchaîné. 

Dans l’Espace SAT s’est déroulée l’une des performances les plus attendues de ce dimanche soir, au programme de Nocturne 5 : la première nord-américaine du spectacle audiovisuel réunissant le trio américain Purelink et l’artiste visuelle Mika Oki. Un rendez-vous très attendu sur mon itinéraire, tant le son du groupe de Brooklyn nourrit mes écoutes depuis longtemps.

Installés au centre de la scène, entourés de leurs ordinateurs, synthétiseurs, pédales d’effets et kits de percussions, les musiciens baignaient dans une scénographie lumineuse hypnotique. Les jeux d’éclairage conçus par Mika Oki créaient de magnifiques halos célestes autour des artistes, leur donnant presque l’allure d’anges ou de figures divines émergeant de la brume.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié un visuel dans un concert. J’ai trouvé que la synergie entre la musique et l’esthétique de scène ajoutait quelque chose de particulièrement spécial au sein de cette performance. Et aux vues des réactions des autres spectateurs et spectatrices autour de moi, je n’étais pas la seule à le penser. 

Musicalement, la prestation a brillé par sa consistance et la douceur de sa progression, sans la moindre rupture agressive. Le trio a tissé une toile hybride d’une grande richesse : nappes ambient, voix féminine éthérée et dispersée dans le mix, motifs répétés à la sensibilité emm, percussions discrètes et incursions new wave/indie.

 Les moments forts étaient sans doute au sein  de toutes les sublimes notes de guitare jouées en direct, venant apporter une chaleur organique au milieu des textures électroniques. Vers la fin, le set s’est accéléré vers un genre un peu plus  downtempo et une dub techno rappelant beaucoup la conception musicale d’un autre artiste que j’apprécie particulièrement,  Four Tet. Le public se balançait doucement de gauche à droite, bercé par les micro-modulations constantes de ce live apaisant, d’une rare élégance pour un dimanche soir.

Publicité panam

Tout le contenu 360

Akousma 2026 | Louis Dufort nous explique tout !

Akousma 2026 | Louis Dufort nous explique tout !

Palais Montcalm | Pierre Flynn avec quatuor à cordes, l’idée avait germé à Québec !

Palais Montcalm | Pierre Flynn avec quatuor à cordes, l’idée avait germé à Québec !

Prix Azrieli 2026 | Adrian Mocanu : l’encre qui s’évanouit et la mémoire des femmes troubadours

Prix Azrieli 2026 | Adrian Mocanu : l’encre qui s’évanouit et la mémoire des femmes troubadours

Jazz@vue | LéNo en continu, conversation piano-batterie, Brésil-Guadeloupe, ami-ami

Jazz@vue | LéNo en continu, conversation piano-batterie, Brésil-Guadeloupe, ami-ami

Prix Azrieli 2026 | Hana Ajiashvili : une énigme non résolue

Prix Azrieli 2026 | Hana Ajiashvili : une énigme non résolue

Samuel Bonnet Trio feat. Joe Magnarelli – Slow

Samuel Bonnet Trio feat. Joe Magnarelli – Slow

Super scintillant – Tarot

Super scintillant – Tarot

Prix Azrieli 2026 | Dalit Hadass Warshaw : une dernière lettre avant de mourir

Prix Azrieli 2026 | Dalit Hadass Warshaw : une dernière lettre avant de mourir

Flux 2026 | Musique spatialisée et harmonies microtonales

Flux 2026 | Musique spatialisée et harmonies microtonales

Flux 2026 | En Orient électro avec 3Phaz et Liliane Chlela

Flux 2026 | En Orient électro avec 3Phaz et Liliane Chlela

Krystina Marcoux : ‘’Je veux mettre le marimba sur un piédestal’’

Krystina Marcoux : ‘’Je veux mettre le marimba sur un piédestal’’

Prix Azrieli 2026 | Nicholas Denton Protsack : à la recherche d’une authentique symbiose

Prix Azrieli 2026 | Nicholas Denton Protsack : à la recherche d’une authentique symbiose

FLUX 2026 | Explorations trans et non-binaires

FLUX 2026 | Explorations trans et non-binaires

Apashe x OSM, triomphe du poème électro-symphonique

Apashe x OSM, triomphe du poème électro-symphonique

FLUX 2026 | Trois femmes, art, engagement

FLUX 2026 | Trois femmes, art, engagement

FLUX 2026 | Oud, kora, didgeridoo et « sommet de tubas »

FLUX 2026 | Oud, kora, didgeridoo et « sommet de tubas »

Apashe x OSM | Le parcours jusqu’à la Maison symphonique

Apashe x OSM | Le parcours jusqu’à la Maison symphonique

FLUX 2026 | Kim Zombik’s Origin Stories et le Silvervest Quartet à la Sala Rossa

FLUX 2026 | Kim Zombik’s Origin Stories et le Silvervest Quartet à la Sala Rossa

FLUX X QMP X Vivier | George Lewis : les partitions de la liberté

FLUX X QMP X Vivier | George Lewis : les partitions de la liberté

SAT x Making Time | Massimiliano le maître

SAT x Making Time | Massimiliano le maître

Piknic Electronik | Eris Drew, le Motherbeat en pleine transe

Piknic Electronik | Eris Drew, le Motherbeat en pleine transe

Concert au 9e : l’africanité de la chaconne

Concert au 9e : l’africanité de la chaconne

Flux 2026 | Peter Burton explique la 2e semaine

Flux 2026 | Peter Burton explique la 2e semaine

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné