Pays : France Label : Blend Genres et styles : néoclassique Année : 2022

Guillaume Poncelet – Haven

· par Rédaction PAN M 360

La critique a de bon ce qu’elle permet à celui qui crée de s’améliorer. Ou pas. Parfois, elle revêt plutôt de sa capacité à exprimer précisément, avec ses propres mots, ce que l’on ressent à l’écoute d’un morceau, mais elle n’est pas un moyen d’apporter un jugement irrévocable. Elle me paraît d’autant plus délicate lorsqu’il s’agit d’une musique sans paroles. Elle me paraît encore plus délicate, lorsqu’il s’agit de l’EP Haven de Guillaume Poncelet.

Son premier album néoclassique, 88, publié en 2018, était un premier aveu de soi, une palette douce d’émotions. Ici, le pianiste et compositeur promet dans cet EP d’y trouver refuge. On ne présente plus en France les artistes pour lesquels il travaille (Ben Mazué et Gaël Faye, entre autres). Mais on ne parle jamais de celui qui donne corps à leurs textes, habille leur voix par les sens qu’il éveille (les morceaux qui m’ont le plus touchée étant L’ennui des après-midis sans fin, de Gaël Faye, et Des nouvelles de Ben Mazué). Alors voilà, pourquoi il est moins évident d’en parler.

Les accords mineurs de son piano, dont le son est légèrement arrondi par la sourdine, influencent selon moi surtout le corps. Libre à soi de sentir quelle partie de ce dernier s’anime et s’émeut. Libre à soi de sentir traverser cette vague, cet élan doux et tendre, ou bien moins tendre peut-être, dans le ventre ou dans la gorge, ou peut-être ailleurs. Libre à soi enfin, de sentir la caresse de son toucher, dans sa proposition toute en retenue.

On pourrait inventer beaucoup d’histoires à propos de chacun de ces morceaux. Concernant Souls, Guillaume évoquait le mystère des rencontres et de leur évidence, dans un tourbillon matérialisé par une pluie de notes. Le morceau Let Go a mille façons d’être compris. À moi, il me dit que la nuit, trouver son refuge et s’abandonner, est la meilleure des solutions, quand tout le poids du monde pèse sur ses épaules. Il me dit aussi que ce qui traîne et leste la poitrine peut facilement s’apaiser, et qu’il y a toujours un autre sur qui compter.

Mais oui, je ne parlerai pas de technique, mais seulement de mécanique du corps, enclenchée par les doigts du pianiste. Autrement, je préfère me taire et laisser les sons se dérouler.

Tout le contenu 360

Fête de la musique 2026 | Les Étoiles du Conservatoire brillent à Tremblant

Fête de la musique 2026 | Les Étoiles du Conservatoire brillent à Tremblant

Fête de la musique 2026 | Célébration balkanique

Fête de la musique 2026 | Célébration balkanique

Rentrée des ensembles Caprice et ArtChoral: La Flûte enchantée à la Maison symphonique

Rentrée des ensembles Caprice et ArtChoral: La Flûte enchantée à la Maison symphonique

Fête de la musique 2026 | Le classique rock de Wooden Shapes

Fête de la musique 2026 | Le classique rock de Wooden Shapes

Colin Stetson : réinventer les paysages trad avec Brìghde Chaimbeul

Colin Stetson : réinventer les paysages trad avec Brìghde Chaimbeul

Brìghde Chaimbeul et Colin Stetson – All the light in the world

Brìghde Chaimbeul et Colin Stetson – All the light in the world

Souk du Sud 2026 | Une mosaïque musicale haute en couleur

Souk du Sud 2026 | Une mosaïque musicale haute en couleur

Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan

Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan

Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés

Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés

GA, la Série de shows | Dogo Suicide à L’Esco… vers le GAMIQ

GA, la Série de shows | Dogo Suicide à L’Esco… vers le GAMIQ

FME 2026 I Party à l’éther avec Worry

FME 2026 I Party à l’éther avec Worry

FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter

FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter

FME 2026 I Moiré, c’est du « slowcore » pour les esprits fatigués

FME 2026 I Moiré, c’est du « slowcore » pour les esprits fatigués

Fête de la musique | Lumineux Moneka Arabic Jazz

Fête de la musique | Lumineux Moneka Arabic Jazz

GA, la série de shows | Vers le GAMIQ, Smoke Spell ouvre le bal

GA, la série de shows | Vers le GAMIQ, Smoke Spell ouvre le bal

Fête de la musique | Le saxophone en voyage avec le Duo Aster

Fête de la musique | Le saxophone en voyage avec le Duo Aster

Fête de la musique 2026 | Timothy Chooi et son violon envoûtent Tremblant

Fête de la musique 2026 | Timothy Chooi et son violon envoûtent Tremblant

FME 2026 I Double Truck, double violence

FME 2026 I Double Truck, double violence

FME 2026 I Mek’Dr’Dr apporte des pelles et du post-punk décalé à Rouyn-Noranda

FME 2026 I Mek’Dr’Dr apporte des pelles et du post-punk décalé à Rouyn-Noranda

FME 2026 I Hologramme transforme le Petit Théâtre en discothèque torride

FME 2026 I Hologramme transforme le Petit Théâtre en discothèque torride

FME 2026 I Lou-Adriane Cassidy transforme la scène principale en son propre couronnement disco-funk

FME 2026 I Lou-Adriane Cassidy transforme la scène principale en son propre couronnement disco-funk

FME 2026 I Thee Soreheads, neurochirurgiens de sous-sol

FME 2026 I Thee Soreheads, neurochirurgiens de sous-sol

Fête de la musique 2026 | CordaVox et les voyages musicaux

Fête de la musique 2026 | CordaVox et les voyages musicaux

L’Ensemble Caprice ouvre la Fête de la musique de Tremblant sur une note éclatante

L’Ensemble Caprice ouvre la Fête de la musique de Tremblant sur une note éclatante

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné