(ANNULÉ) Uniform & The Body • Dreamdecay • Sandworm • Big Brave
par Michel Rondeau
Soirée chargée à la Vitrola. Cinq bands dont deux qui font équipe depuis quelques années : Uniform, trio noise/industriel de New York et The Body, duo heavy basé à Portland, en Oregon. Ils seront précédés par le trio montréalais Big Brave, le duo black metal de Providence Sandworm et le quatuor de Seattle Dreamdecay. De quoi se récurer les oreilles d’aplomb.
Présenté à l’occasion de la fête traditionnelle des Iraniens célébrant le Nouvel An du calendrier persan, À l’ombre du mont Damâvand (le sommet volcanique semi-actif le plus élevé de l’Iran) s’inspire du Shânâmeh, ou Livre des rois, poème épique retraçant l’histoire de l’Iran, depuis la création du monde jusqu’à l’arrivée de l’islam, du poète iranien Ferdowsi. Le concert sera accompagné de la projection sur grand écran d’un film d’animation réalisé par Aristofanis Soulikias.
Ensemble Âstân Bashir Faramarzi, santour, voix et direction artistique Omar Abou Afach, alto Christophe Papadimitriou, contrebasse Joseph Khoury, percussions
Montréalais d’adoption, car ils sont tous deux profs de jazz à l’école Schulich, le pianiste français Jean-Michel Pilc et le trompettiste américain Kevin Dean ont fondé ensemble un quartette, soit aux côtés du contrebassiste Martin Helsop et du batteur Louis-Vincent Hamel. Profusion d’impros au programme, mais aussi de solides ancrages dans le jazz moderne, enfin… si l’on se fie au parcours relativement conservateur de Kevin Dean. On est en droit de s’attendre à un jazz de haut niveau.
Kevin Dean : trompette JMP : piano Martin Heslop : contrebasse Louis-Vincent Hamel : batterie
Natif de Montréal, le baryton canadien Gerald Finley a eu l’occasion, au cours de ses quelque 35 ans de carrière, de chanter sur la scène des plus grands opéras du monde et d’enregistrer un kyrielle de disques salués par la critique, y compris des chansons de Maurice Ravel, dont il interprètera justement les Histoires naturelles à la Maison symphonique. Le pianiste Jean-Yves Thibaudet n’est pas en reste. Natif de Lyon, ce spécialiste du répertoire romantique et des compositeurs impressionnistes français a connu une brillante carrière de concertiste. Il s’est aussi illustré en interprétant des arias avec des chanteurs d’opéra, plus particulièrement avec Cecilia Bartoli.
PROGRAMME Gerald Finley, baryton Jean-Yves Thibaudet, piano Schumann,Dichterliebe (Les amours du poète), op. 48 Ravel,Histoires naturelles Fauré, Mélodies Œuvres à confirmer
Recueil de chansons traversées par des états dépressifs, par la reconquête de l’identité, par la victoire sur l’adversité, The Ballad of the Runaway Girl est de loin le meilleur album de la chanteuse inuite Elisapie. Sur scène, c’est idem : son meilleur concert à vie. Entourée d’excellents musiciens, la chanteuse, auteure et compositrice a amorcé ce cycle sur scène à l’automne 2018. Un an et demi plus tard, ses fans n’ayant pas encore vécu cette expérience plus qu’édifiante ont une autre occasion de l’applaudir chaudement.
Un spectacle des Goules, c’est jamais banal et toujours très divertissant. Mais malgré les pitreries de la bande, il y a tout de même les chansons. Keith Kouna et sa troupe touchent au punk et à la chanson avec une sensibilité et une approche bien personnelle au lieu de tomber dans la caricature et les nombreux clichés inhérents aux deux genres.
L’Orchestre de l’Agora incarne la relève classique à Montréal. Sous la direction de son fondateur, Nicolas Ellis, cette formation regroupe d’excellents interprètes dans la vingtaine. Avec un maestro de leur âge, ils explorent différents répertoires classiques, toutes époques confondues, et tentent souvent de débusquer des œuvres de grands compositeurs qui ne figurent pas au répertoire des évidences.
PROGRAMME Orchestre de l’Agora Nicolas Ellis : chef Tchaïkovski : Sérénade pour cordes, op. 48 Grieg : Suite Holberg, op. 40 Bartók : Divertimento pour cordes Stravinsky : Concerto pour cordes en ré
Stay tuned!, deuxième opus d’une trilogie dont l’objet est de parcourir les racines et identités multiples de Dominique Fils-Aimé, est l’objet principal d’un spectacle magnifique, ayant déjà récolté les éloges de la critique. Y convergent la soul, le gospel, le blues, le jazz et, surtout, la grâce d’une artiste magnétique, raffinée, on ne peut plus talentueuse. Vu l’accueil fervent du public, la chanteuse montréalaise (d’origine haïtienne) remet ça au Théâtre Outremont.
Un des grands projets de Arte Musica consiste à présenter l’intégrale des cantates sacrées de Johann Sebastian Bach en en suivant le cycle liturgique. Les deux prochaines seront interprétées par la Bande Montréal Baroque, sous la direction du violoncelliste et chef allemand Olaf Reimers. Quatre solistes seront mis à contribution : la soprano Ariadne Lih, le contreténor Matthew Muggeridge, le ténor Philippe Gagné et le baryton Clayton Kennedy.
PROGRAMME Johann Sebastian Bach Cantates Mein Gott, wie lang, ach lange, BWV 155 Höchsterwünschtes Freudenfest, BWV 194
Voici sans conteste l’un des programmes les plus alléchants à être présentés au MTelus en ce premier trimestre 2020 : la jeune et brillante Kaitlyn Aurelia Smith, compositrice et productrice des plus prometteuses, précédera le nouveau concert de Caribou. Daniel Snaith (de son vrai nom) défendra notamment la matière de Suddenly, 5e album sous le pseudo Caribou (car il en a d’autres!) , lancé officiellement le 28 février 2020. Autrefois artiste électro associé à la mouvance IDM, ce Canadien transplanté à Londres, de surcroît docteur en mathématiques, a progressivement inclut le chant et le jeu d’instruments en temps réel pour ainsi créer une pop de création multigenre et d’électro. Aurez-vous saisi que ce nouveau spectacle de Caribou, artiste plus que brillant, est très attendu?
Aucune conquête de L’Impératrice ne fut observée en Amérique francophone, sauf évidemment chez les expats de l’Hexagone… qui pourraient convaincre leurs amis kebs de les accompagner au Théâtre Corona et d’y découvrir cette pop française mâtinée d’euro-disco, funk gaulois et new wave. Années 80, quand tu nous tiens! L’Impératrice est constitué de la chanteuse Flore Benguigui, des claviéristes Charles de Boisseguin et Hagni Gwon, du bassiste David Gaugué, du guitariste Achille Trocellier et du batteur Tom Daveau. En 2018, le groupe a sorti l’album Matahari, d’expression bilingue, serti de textes relativement légers, parfois autodérisoires. À prendre avec un grain de poivre…