Contrebassiste, compositeur, improvisateur et leader d’orchestre, Olivier Babaz convie cette fois le saxophoniste Frank Lozano et le batteur Pierre Tanguay à reprendre la matière de Fragments, son plus récent album, sans compter le fruit de sa collaboration avec ses invités montréalais.
MUSICIENS : Olivier Babaz : contrebasse, compositions Frank Lozano : saxophone Pierre Tanguay : batterie
Les exubérants White Cowbell Oklahoma, de Toronto, viennent fêter leurs 20 ans à Montréal, une ville qu’ils connaissent plutôt bien pour y avoir joué plusieurs fois. Si certains les pensaient disparus sous une montagne de cannettes de bières, il faut savoir que la formation ontarienne n’a jamais vraiment cessé de jouer partout où l’on voulait bien d’eux, au Canada bien sûr, mais aussi aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, où le rock sudiste (du Nord) des WCO semble particulièrement apprécié. Le sextuor, connu pour ses excès de guitares, son humour décalé et son penchant pour la dive bouteille, partagera la scène avec le combo stoner local Floating Widget.
Début 2019, Simon Kearney lançait les chansons de Maison ouverte, qu’il qualifie affectueusement de « pop’n’roll ». Soyons un peu plus précis et qualifions ses chansons d’indie pop mâtinées de rock, blues, funk, groove et hip-hop. Les textes de Simon Kearney sont pour la plupart des récits autobiographiques, souvent autodérisoires ou carrément absurdes. Zéro prise de tête, divertissement pop avec attitude rock, une certaine lucidité… et c’est tout pour l’instant.
Après un hiatus de neuf ans, le groupe canadien Bedouin Soundclash a proposé en 2019 un cinquième album studio appelé MASS. Il a été enregistré à La Nouvelle-Orléans avec le Preservation Hall Jazz Band et dans une église avec les enfants de la St. James Music Academy de Vancouver. Fondé par le guitariste-chanteur d’origine montréalaise Jay Malinowski et le bassiste torontois Eon Sinclair, Bedouin Soundclash entame une tournée de concerts en Amérique du Nord. Le groupe a été fort populaire dans les années 2000, partageant notamment la scène avec No Doubt, Ben Harper, The Roots, The Interrupters, Gogol Bordello et Thievery Corporation. L’artiste canadien Odario sera aussi de la soirée.
Patiente et subtile là où tant de leurs homologues post-rock sont simplement flous et ennuyeux, la formation montréalaise Towers of Jupiter construit d’impressionnants édifices aux sonorités d’un autre monde. Offerte en téléchargement gratuit, leur plus récente chanson, Histoire sans mort 2020, témoigne bien de leur touche avec les ambiances. Soyez parmi les premiers à les découvrir.
Pisces Affair: Little Thunder Sound • Energy Squad • Mark Passion • Nighthawk Int’l • DJ Tuff • Big Worm
par Richard Lafrance
Reconnu comme l’un des sound systems les plus respectés au pays depuis presque 30 ans, Little Thunder s’est aussi positionné comme producteur incontournable d’événements dancehall dans la communauté jamaïcaine montréalaise. L’année débute toujours par deux de leurs productions majeures : l’événement Bigga Things, à la mi-janvier, et Pisces Affair, célébrant l’anniversaire de l’un de ses deux frères selectors, Don Ignorance, au Montreal Caribbean Social Organisation de ville LaSalle. Energy Squad, Mark Passion, Nighthawk International, le vétéran DJ Tuff et Big Worm débuteront la soirée.
Le groupe montréalais Elephant Stone a fait paraître en 2016 un très bon encodé de rock psychédélique intitulé Ship of Fools. Fondée en 2008 par l’auteur-compositeur-interprète, bassiste et joueur de sitar, Rishi Dhir, la formation, fraîchement débarquée d’une tournée européenne, proposera un attendu sixième album studio intitulé Hollow, le 14 février. Elephant Stone profitera du concert à L’Escogriffe pour partager six nouvelles pièces ainsi qu’une dizaine d’autres morceaux issus de son répertoire, dont Andromeda. Le band offrira également un spectacle-lancement à Québec, Sherbrooke et Lalvaltrie. Au fil des ans, Elephant Stone a livré de nombreux spectacles au Canada et à l’étranger.
Déjà 10 ans que l’ensemble Constantinople fait partie du paysage musical québécois et qu’il nous fait voyager, autant dans le temps qu’à travers les cultures. De retour d’une tournée au Sénégal, en Mauritanie, en Algérie et en France, Kiya Tabassian et sa bande nous présentent Souffles, où les chants et prières des Mi’kmaqs et les chants de gorge des Innus se mêleront aux chants diphoniques de Touva, république de la Russie orientale voisine de la Mongolie. Se joindront au dialogue les instruments signature de l’ensemble – sétar, tambours sur cadre et viole de gambe –, mais aussi l’instrument le plus ancien et emblématique des Soufis et des chants persans, la flûte en roseau appelée ney. (Michel Rondeau)
Albin de la Simone, Hubert Lenoir, Julien Chiasson, Félix Dyotte, Amélie Mandeville, Philippe B et Clara Luciani ont collaboré à la confection de cet album intimiste de Pierre Lapointe. Pour déjouer l’ennui est un disque de chanson française «à texte» telle qu’on pouvait l’imaginer à la fin des années 50 et dans les années 60 prépsychédéliques. Gainsbourg première mouture, Barbara, Moustaki… ce classicisme consommé est à-propos dans cet album très fin, très bien écrit, décliné sur l’intimité des êtres sensibles et amoureux.
Après le tragique départ de Charles Cooper en 2009 et la création du projet parallèle Sons Of Magdalene, le multi-instrumentiste américain Joshua Eustis reprend le flambeau de Telefon Tel Aviv en version solo. La tournée pour l’album Dreams Are Not Enough, premier enregistrement depuis Immolate Yourself (2009), marque le grand retour du projet de cet ancien membre de Nine Inch Nails / Puscifer. Paru en septembre 2019 sur étiquette Ghostly International, le très attendu nouveau matériel ne déçoit en aucune manière. Cet opus électronique aux somptueuses sonorités expérimentales de haut calibre semble avoir valu la décennie d’attente. L’intensité et l’émotion seront assurément au rendez-vous de ces retrouvailles entre un artiste aussi sensible que créatif et un public qui ne l’espérait pratiquement plus, surtout dans un lieu aussi intime !
Depuis 2010, Sarahmée construit sa carrière, peaufine son art et façonne son personnage. Maturité acquise, le papillon est sorti du cocon ! Très influencée par la soul/R&B/hip hop de France avec touche afro-pop dont elle a le secret, authentique hyperlien entre cultures nord-américaine, européenne et africaine, la Québécoise lançait lançait l’an dernier l’album Irréversible, dont elle récolte actuellement les fruits. Les célébrations se poursuivent dans l’Est de Montréal: à la Maison de la culture Maisonneuve Sarahmée se produit avec groupe et invités. Chaude soirée en perspective, la chanteuse a certes l’autorité nécessaire à l’atteinte des paroxysmes souhaités.