Derrick Carter, l’un des piliers de la musique house de Chicago dans les années 90, a commencé à mixer à l’âge de neuf ans, en faisant tourner des disques disco lors de réunions de famille. Né et élevé dans la banlieue de l’ouest, Carter s’intéresse à la musique dès son plus jeune âge, mais c’est pendant son adolescence que la scène house de Chicago l’attire pour de bon. Très vite, Carter est devenu un acteur incontournable de la scène underground de la ville.
Les sets de Derrick sont ancrés dans la house, mais il voyage librement en dehors des goûts des clubs, incorporant de manière transparente le disco old-school, la soul, le jazz et tout ce qui lui passe par la tête.
One of the pinnacles of Chicago house music’s ’90s wave, Derrick Carter began DJ’ing at the age of nine, spinning disco records at family reunions. Born and raised in the western suburbs, Carter was into music from a young age, but during his teens Chicago’s house scene sucked him in for good. Before long Carter became a strong presence in the city’s underground dance scene.
Derrick’s sets are rooted in house, but he freely travels outside club tastes, seamlessly incorporating old-school disco, soul, jazz and whatever catches his fancy.
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Au fil des ans, Sara Diamond s’est forgé un son incroyablement unique, en parfaite adéquation avec son don séduisant de chanteuse puissante. En associant sa force vocale à ses compositions intelligentes, sa musique a attiré de nombreuses oreilles et conquis des millions de cœurs dans le monde entier.
Sara travaille actuellement sur un nouveau projet, en collaborant avec des producteurs et des auteurs-compositeurs expérimentés dans le R&B et la pop expérimentale. Alors que son style a toujours franchi les limites entre la pop et le R&B à travers ses projets précédents, elle plonge maintenant plus profondément dans les racines de ses véritables inspirations comme Alicia Keys, Amy Winehouse et India Arie.
Over the years, Sara Diamond has crafted an incredibly unique sound, perfectly in tune with her enticing gift as a powerful vocalist. Blending her vocal strength seamlessly with her clever songwriting, her music has caught many ears and captured millions of hearts all over the world.
Sara’s is currently working on a new project, collaborating with experienced producers and songwriters in R&B and experimental pop. While her sound has always crossed the lines between pop and R&B through her previous projects, she is now diving deeper into the roots of her true inspirations like Alicia Keys, Amy Winehouse and India Arie.
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Le Festival Orientalys présente Syrian Trio
par Rédaction PAN M 360
Pour ce spectacle de haute tenue, darbouka, oud et qanun dialoguent sous la main de musiciens passionnés. Reprenant les répertoires traditionnels de la musique syrienne jusqu’aux chansons phares d’aujourd’hui, ce trio enchanteur vous plongera dans les jardins mélodieux de Damas, d’Alep ou de Palmyre!
For this high-quality show, darbouka, oud and qanun dialogue under the hand of passionate musicians. Taking up the traditional repertoires of Syrian music up to the key songs of today, this enchanting trio will immerse you in the melodious gardens of Damascus, Aleppo, or Palmyra!
GRATUIT!
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Jimenez/LeBlanc/Melo : mosaïque brésilienne au Upstairs Jazz
par Rédaction PAN M 360
Jimenez/LeBlanc/Melo présente un répertoire de musique instrumentale brésilienne des années 60 à maintenant ainsi que quelques chansons populaires du Brésil adaptées pour guitare acoustique, contrebasse et percussion.
Rémi-Jean LeBlanc habite Montréal et participe activement à la scène de musique canadienne depuis 2005 en faisant des collaborations avec des musiciens comme Yannick Rieu, Jean-Michel Pilc, Marianne Trudel, Steve Amirault, Carol Welsman, and Elizabeth Shepherd. Les tournées canadiennes et internationales sont fréquentes depuis une dizaine d’années notamment en Europe, en Chine, au Japon, au Mexique et aux États-Unis en plus de se produire régulièrement à Montréal avec des musiciens locaux et des artistes internationaux de passage au Québec tels David Binney, Seamus Blake, Jeff Ballard, Greg Osby, Terri Lyne Carrington, Ari Hoenig, Ben Wendel et Billy Hart.
Jimenez/LeBlanc/Melo presents a repertoire of Brazilian instrumental music from the 60s to now as well as some popular songs from Brazil adapted for acoustic guitar, double bass and percussion.
Montreal-based Rémi-Jean LeBlanc has been active on the Canadian music scene since 2005 and has collaborated with an array of musicians in Montreal and in Canada including Yannick Rieu, Jean-Michel Pilc, Marianne Trudel, Steve Amirault, Carol Welsman, and Elizabeth Shepherd. RJ has also toured with different projects in Europe, China, Japan, Mexico, the US, and Canada and has performed with international artists passing through Montreal such as David Binney, Seamus Blake, Greg Osby, Terri Lyne Carrington, Jeff Ballard, Ari Hoenig, Ben Wendel, and Billy Hart.
RÉSERVATIONS PAR TÉLÉPHONE AU 514-931-6808!
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Un entrain et une énergie à en couper le souffle, des effluves de raï raisonnant dans le monde entier, telle est la recette de cette soirée folle lancée par Fayçal Mignon! Pour la première fois à Orientalys, le chanteur emmènera les festivaliers dans un univers de fête chaleureux, qui voguera avec charme et hardiesse entre la nostalgie algérienne et la musique occidentale moderne.
De son pays natal l’Algérie au Québec en passant par l’Europe, Fayçal mignon a su trouver très vite sa place dans le paysage de la musique arabe contemporaine, en apparaissant comme une véritable idole de la jeunesse algérienne. Véritable star montante au pays, où il a reçu le prix de la meilleure star montante du Grand Maghreb, il continue de se produire à l’international et compte bien prendre d’assaut Montréal et le cœur du public d’Orientalys!
Ses voyages à travers le monde et sa volonté de faire découvrir au monde occidental la beauté des musiques algériennes l’ont conduit à un raï aussi moderne et joyeux, qui d’une seule note parvient à faire transcender tous les publics au cœur même de l’Afrique du Nord! Préparez vous à bouger pour cette soirée plus que festive qui s’annonce et qui commence avec le concert vertigineux de ce jeune artiste prometteur!
Breathtaking energies that resonate worldwide: this is the recipe of our Raï night introduced by Fayçal Mignon! For the first time at Orientalys, the singer will attract festival-goers in a warm and festive universe that will navigate charm and boldness between Algerian nostalgia and modern Western music.
From his native Algéria to Quebec through Europe, Fayçal Mignon definitely found his place in the Arab Contemporary music scene; he is now considered an idol for the Algerian youth. Pride and joy of the country, he received the prize of the Best Rising Star of the Great Maghreb. He continues his productions internationally and can’t wait to arrive in Montreal and share Orientalys Moments with the public! His well-traveled background drove his will to share his love of Algerian music to the Western world, and eventually brought him to a modern and joyful Raï genre. At every performance, his first note played is able to transcend his audience at the heart of North Africa! Get ready to show your best moves at this amazing concert that starts with our promising artist.
GRATUIT!
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La nouvelle empreinte de l’OSM
par Alain Brunet
Ainsi, cette neuvième Virée classique de l’OSM nous a fait plonger dans l’ère Rafael Payare et dans une nouvelle vision du monde classique. L’empreinte du maestro vénézuélien est importante au San Diego Symphony où il assure aussi la direction musicale, comme elle le sera à Montréal désormais. On l’a observé ces derniers jours : jamais un directeur musical et chef principal aussi haut gradé de nos institutions musicales n’a mis aussi rapidement une telle emphase sur la grande création issue des trois Amériques. Jamais également avons-nous observé un virage aussi net vers la diversité culturelle, interprètes et créateurs confondus. Virée… virage !
On pourra peut-être s’interroger sur le dosage et le mélange des multiples références mises en relief dans certains programmes de cette Virée tenue jusqu’à dimanche, on ne peut qu’applaudir cette impulsion et cette direction artistique qui, au-delà du « grand répertoire », consiste à mettre de l’avant un vaste corpus de musiques de qualité issues des grandes cultures américaines : anglaise, espagnole, portugaise, française, autochtone.
Hormis le concert d’ouverture au sujet duquel nous avons déjà écrit, complétons la grande sélection de comptes-rendus de notre très apprécié collègue Frédéric Cardin par quelques retours supplémentaires sur le week-end de cette éclairante Virée 2022 orchestrée par l’OSM.
Sous le thème Rhapsodie américaine, du folklore à la légende, ce programme de vendredi à la Maison symphonique a mis en relief feu le compositeur québécois Jacques Hétu dans le contextes de ses magnifiques Légendes, une pièce de 16 minutes reliant la musique traditionnelle québécoise aux formes modernes et contemporaines de l’écriture symphonique. Puis on se trouvait au début du siècle précédent, côté George Gershwin, avec l’oeuvre célébrissime Rhapsody in Blue, avec pour soliste le pianiste argentin (né au Vénézuela, résidant en Belgique) Sergio Tiempo, une œuvre orchestrale relativement simple mais dont la qualité essentielle est d’implanter une esthétique profondément new-yorkaise et américaine en l’hybridant de blues et de jazz primitif. On concluait ce programme avec la partie no 2 des Danzón très connues du compositeur mexicain Arturo Márquez.
Samedi, le violoncelliste Bryan Cheng et le violoniste Andrew Wan se produisaient au centre d’estrades provisoires érigées sur la scène du Théâtre Maisonneuve, ce qui créait de facto une atmosphère intimiste pour l’exécution de ces deux authentiques virtuoses canadiens issus de la diversité. Précédé d’œuvres de Philip Glass et de la sous-estimée compositrice Rebecca Clarke, sans compter deux pièces très americana pour violoncelle seul composées par Mark O’Connor et Mark Summer, l’occasion de contempler la polyvalence et la souplesse de Bryan Cheng, ce programme avait pour point culminant la Sonate pour violon et violoncelle en la mineur composée par Maurice Ravel en hommage à son ami Claude Debussy, décédé prématurément. On sait que Ravel avait aussi puisé dans la musique américaine, notamment chez Gershwin, mais ce n’est pas exactement le cas dans cette Sonate, néanmoins magnifique et très bien exécutée en ce début d’après-midi.
Après un moment revivifiant passé avec l’Ensemble Obiora sous la direction de Rafael Payare, avec pour soliste Steven Banks venu jouer la Fantaisie pour saxophone (soprano) du Brésilien Heitor Villa Lobos, on retournait à la Maison symphonique en soirée pour un concert parfaitement dosé, et dont l’élément crucial était la première performance du pianiste Bruce Liu avec l’OSM depuis sa très grande victoire au Concours Chopin en 2021.
Aussi lauréat du Concours OSM, le prodige montréalais a interprété avec clarté et finesse la très athlétique Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov, composée aux États-Unis par l’expatrié russe. On avait préalablement eu droit à l’ouverture Scorpius du grand compositeur canadien R. Murray Schafer, ainsi que l’épique suite no 7 pour orchestre des Bachianas brasileiras , suite de quatre mouvements composée en 1942 par l’incontournable Villa-Lobos, assurément inspirée par JSB tout en conservant une saveur à la fois tropicale et moderne.
Le lendemain dimanche, l’Ensemble de la Virée était piloté par Rafael Payare et pouvait compter sur 15 interprètes de haute volée, dont les solistes James Ehnes, le plus renommé des violonistes canadien, Steven Banks, l’étoile montante du saxophone classique aux USA, Pacho Flores, trompettiste supra virtuose du Venezuela et son compatriote Hector Molina au cuatro, spectaculaire à souhait. Au programme, ce fut d’abord le 3e mouvement, allegro giusto, du concerto pour cordes op.17 de Miklós Rózsa, suivi de la soyeuse Lullabye de Gershwin et de la suite no 5 des Bachianas brasileiras, certes la plus connue de toutes et superbement exécutée par ce dream team et son soliste au saxophone soprano.
Steven Banks choisira ensuite le saxo ténor pour soutenir le discours mélodique du trompettiste et bugliste vénézuélien Pacho Flores dans Revirado, tango nuevo de l’Argentin Astor Piazzolla. Ce concert généreux se poursuivra dans l’exécution des flamboyants Cantos y Revueltas [Chants et révoltes], pour trompette et cuatro. Le dernier droit sera celtique et traditionnel avec les Trois reels pour orchestre à cordes du Québécois Gilles Bellemare et autres Souvenirs d’Amérique magnifiés par le violon de James Ehnes.
À l’évidence, nous sommes à l’aube d’un nouveau chapitre de l’histoire de l’OSM. L’inclusion, la diversité culturelle et stylistique, une autre vision du répertoire classique, une certaine correction de l’histoire des musiques modernes et contemporaines.
Est-il besoin de souligner que l’idée que le monde classique occidental blanc se fait de la grande musique est en pleine mutation, d’autres musiques complexes sont aujourd’hui admises dans le répertoire de grandes instutions, d’autres culltures et des interprètes de toutes origines font désormais partie de la grande conversation.
Au cours des années qui viennent, la nouvelle direction musicale de l’OSM pourrait montrer la voie en ce sens.
CRÉDIT PHOTOS: ANTOINE SAITO
Petite magie typiquement montréalaise
par Frédéric Cardin
Il fallait le savoir. Une publication Facebook, peut-être d’autres sur les réseaux concurrents, c’est à peu près tout ce dont a bénéficié un concert magique pour annoncer sa présence. Ou il fallait peut-être passer comme ça sur la rue Duluth est pour avoir une idée que ça s’en venait, et remarquer l’écriture à la main sur la bande encerclant le square Stromboli qui annonçait le show d’un band nommé Kolonien, identifié comme faisant du folk-pop suédois. Bref fallait être chanceux, ou presque. Je le fut, et quelle chance!
D’abord présentons les protagonistes : Kolonien, quartette de folk-pop (oui ça on l’a dit) suédois. Une affaire de famille, deux frères, une cousine et un ami d’enfance qui vivait dans la même commune hippie au sud de Stockholm (vu l’aspect fluide des relations personnelles de ce genre de communauté, c’est probablement aussi un membre de la famille). L’organisateur : Jacob Edgar, fondateur et tête dirigeante engagée du label Cumbancha, un favori de n’importe quel mélomane world qui se respecte. Jacob, désormais citoyen canadien établit à Montréal, voulait que son band (leur album Till Skogen vient de sortir sous son étiquette) vienne faire un tour dans la métropole, alors que ça n’avait pas été prévu. Ottawa et Sherbrooke, c’est tout ce qui avait été planifié. Pas Montréal? Jacob a écrit à l’agent et remédié à la situation quelque deux semaines avant, sachant que la vibe du groupe, par une soirée si belle et douce, se loverait comme un gant de soie sur le public montréalais, particulièrement celui du Plateau. Et oh! qu’il avait raison!
Le répertoire sans prétention du band, tiré en grande partie de Till Skogen et joué avec précision et musicalité, a tout de suite séduit les oreilles bigarrées de la foule qui s’est amassée rapidement autour du petit square aménagé récemment en scène extérieure, animée chaque samedi et dimanche soirs de l’été (vous le saviez vous? Pas moi!). Les membres du groupe (Anna Möller, nouvelle maman, était remplacée par l’exubérante Thea Åslund… une autre cousine!) se sont manifestement plu énormément dans l’atmosphère intimiste et spontanée de la rue montréalaise et ils le montraient. Ils ont généreusement joué plus d’une heure, passant de danses enlevantes aux sonorités qui paraîtront celtiques à certains, à des moments de douceur introspective, voire contemplative, où les quatre artistes s’exécutaient dans des harmonies vocales rustiques, mais absolument charmantes. Ils sont tombés en amour avec Montréal semble-t-il. C’est Jacob qui me l’a dit. Pas de doute, ce fut réciproque!
Kolonien au Square Stromboli, Montréal
Montréal a soif de world music, celle d’ailleurs mais aussi celle qui vibre en elle grâce à ses propres artistes, et l’arrivée de Jacob Edgar, immigrant déjà bien enraciné dans l’esprit de cette ville, est de bonne augure. Till Skogen, qui est sorti en avril dernier, faisait partie de ma pile (stratosphérique) d’album à écouter et commenter. Manquant de temps, j’ai fini par oublier. Eh bien, cette rencontre inspirante d’hier me force à y revenir. D’ici quelques jours, je vous reviens avec un texte sur l’album en question. Mieux vaut tard que jamais. Restez scotchés, donc. Et surtout : allez faire un tour sur Duluth est, juste à côté de Mollie, resto-bar portugais, les samedis et dimanches soirs qui restent de l’été : des moments de pure magie vous y attendent.
Une Virée dans l’air du temps
par Frédéric Cardin
Ce sont deux concerts sous le signe de la diversité auxquels votre serviteur est allé assisté samedi dernier lors de la Virée classique de l’OSM. Pas la diversité musicale, en termes harmoniques et stylistiques, car ça allait du Romantisme au modernisme / impressionnisme, même pas un siècle de l’histoire de la musique. Plutôt la diversité des compositeurs et compositrices et des interprètes, ce qui a rempli de bonheur les mélomanes curieux.
En effet, les surprises étaient pour le moins emballantes, à commencer par le concert de trios joués samedi matin avec passion et conviction par Jean-Sébastien Roy (violon), Cameron Crozman (violoncelle) et Philip Chiu (piano). Le programme, audacieux, était consacré à de véritables chefs-d’oeuvre méconnus de deux compositrices états-uniennes, soit Amy Beach et Rebecca Clarke. Le Beach, en la mineur op. 150, pourtant une pièce de maturité écrite en 1938 à la veille de la Seconde guerre mondiale, est tout en légèreté, accueillant et souriant. Un brin espiègle, même, il exprime une relative sérénité à travers une utilisation symbiotique de textures romantiques et impressionnistes. Un chef-d’œuvre, certes, mais de nature sympathiquement naïve. Le véritable plat nutritif de cette agréable rencontre, où le public de quelques dizaines de paires d’oreilles était installé sur la scène du Théâtre Maisonneuve dans une sorte de cocon acoustique et à deux pas des musiciens, était le Trio de Rebecca Clarke, britannique de naissance naturalisée états-unienne. Oh, la grande œuvre de musique de chambre que voilà! Un premier mouvement tempétueux nous indique qu’un drame d’une sombre gravité s’y déroule. Le deuxième mouvement est un Adagio digne du meilleur Debussy ou Ravel, avec une mélodie poignante, d’une forte charge émotionnelle, discrètement esquissée à travers des commentaires à contre-courant projetés comme sur un voile diaphane qui ondoie subtilement. L’image suscitée prend alors des couleurs moirées teintées d’ombrages délicats. Le troisième mouvement conclut l’aventure avec un Vivace empreint d’urgence et de fougue, magnifiées par une écriture vibrante et souvent pleine de surprises. On ne pouvait espérer bien mieux des trois interprètes, tellement leur immense talent était parfaitement aligné en direction d’une expression de qualité maximale pour ces perles insoupçonnées du répertoire. Loin de l’anecdotique, ce programme fut certainement une révélation pour les chanceux et chanceuses qui ont pu y assister.
Ensemble Obiora
Deuxième rencontre à mon agenda, le concert du nouvel ensemble Obiora, sous la direction de Rafael Payare lui-même. Une Maison symphonique beaucoup plus multicolorée que d’habitude donnait à entendre à la fois (en partie) un répertoire rarement joué, mais aussi un orchestre ‘’de la diversité’’ créé en pleine pandémie et amorçant ainsi une vie que l’on souhaitera longue et prospère. Obiora, formé de musiciens professionnels issus de racines afro-descendantes, latinos et moyen-orientales (pour la plupart) a été créé justement pour montrer que la musique classique professionnelle est également jouée par des non-caucasiens (et non-asiatiques, bien que quelques-uns se retrouvent tout de même dans le groupe), ce qui est une excellente chose. Une ou deux imprécisions tonales nonobstants, l’orchestre a manifesté une cohésion d’ensemble plus que satisfaisante, un investissement émotif convaincant dans les œuvres au programme et au final, une légitimité certaine à faire partie du paysage musical montréalais. Il s’agit du tout premier orchestre du genre au Canada. On peut en être fier. Le programme du concert débutait avec Lyric forStrings, de l’Afroaméricain George Walker, une pièce fort jolie que plusieurs apprécieront pour sa proximité de style et de caractère avec l’Adagio pour cordes de Barber. Suivait la petite merveille qu’est la Fantaisie pour saxophone de Villa-Lobos, un savoureux entrelac d’impressionnisme et de modernisme extra-européen. L’impressionnant saxophoniste Steven Banks, dont je vous parlais dans une autre critique, a encore fait des miracles grâce à une technique époustouflante, une musicalité poétique et une sonorité instrumentale moelleuse et séduisante. Le clou du spectacle était assuré par une version pour orchestre à cordes du Quatuor ‘’américain’’ de Dvorak. Le chef Payare a induit une bonne dose de subtilités et de nuances, généralement bien exécutée par Obiora. Les thèmes respiraient adéquatement, insufflant ainsi une agréable aisance narrative à la musique, et les dynamiques se mouvaient avec grâce. S’il ne s’agissait des quelques incartades de justesse, peut-être dues à la nervosité, la résultante aurait été entièrement parfaite.
Steven Banks avec Rafael Payare et l’Ensemble Obiora – crédit : Antoine Saito
L’ensemble Obiora (à propos duquel mon collègue Alain Brunet a réalisé une entrevue) est une promesse d’avenir emballante. Un rafraîchissement nécessaire de l’énergie vitale et surtout du répertoire habituel de la musique classique (mais dont les piliers fondamentaux ne seront pas abandonnés, comme l’a démontré le concert) sera apporté par ce très jeune groupe qui ne demande qu’à nous surprendre et nous étonner encore.
N’en déplaise à certains gardiens du temple de la pureté classique auto-proclamés (qui sévissent dans certains espaces qui leur sont réservés quotidiennement et qui nous assomment de leurs mentalité archaïque de deuxième zone), l’avenir de la musique classique passera par ce genre d’élargissement de ce que l’on considère être la ‘’bonne musique’’. Un élargissement que les véritables mélomanes curieux et curieuses appellent de leur cœur.
Glaswegian dans son attitude, global dans ses perspectives, depuis la percée immédiate de « Take Me Out » l’énergie de Franz Ferdinand fait danser les gens. Les ambitions du groupe se sont concrétisées sur les scènes du monde entier et dans cinq albums d’une grande précision.
Glaswegian in attitude, global in outlook, since the immediate breakthrough of « Take Me Out » the energy of Franz Ferdinand has Made People Dance. The ambitions of the band have been fulfilled across the world’s stage and in five albums of precision-engineered enjoyment.
Les Mardis Big Band avec Taylor Donaldson au Dièse Onze
par Rédaction PAN M 360
Le Taylor Donaldson Big Band a commencé par un seul spectacle en 2015, une session pour essayer une poignée d’arrangements nouvellement écrits devant un public. Cela a fini par être tellement amusant pour tout le monde que le groupe a continué à jouer mensuellement depuis, d’abord au Café Résonance dans le Mile End, puis finalement en rejoignant le roster de « Les Mardis Big Band » au Dièse Onze.
Le répertoire du groupe, fermement ancré dans la tradition de la musique swing du big band, est composé d’arrangements et de compositions propres à Taylor et de partitions des autres membres du groupe, qui fusionnent la riche histoire de la tradition du jazz avec des concepts d’écriture créative plus contemporains. Lors de ces concerts mensuels, l’esprit du groupe, la camaraderie et la cohésion de l’ensemble semblent se renforcer à chaque fois, et le répertoire de standards et d’originaux ne cesse de s’enrichir.
The Taylor Donaldson Big Band began with a single show in 2015, a session to try out a handful of newly written arrangements in front of an audience. It ended up being so much fun for everyone that the band has continued to play monthly ever since, first at Café Résonance in the Mile End, and then eventually joining the roster of “Les Mardis Big Band” at the Dièse Onze.
The band’s repertoire, firmly rooted in the tradition of swinging big band music, is made up of Taylor’s own arrangements and compositions and charts by other members of the band, that fuse the rich history of the jazz tradition with more contemporary creative writing concepts. With our regular monthly dates, the band’s spirit, camaraderie, and ensemble cohesion seems to build each time, and the book of standards and originals is steadily growing.
BILLET EN VENTE À LA PORTE!
Ce contenu provient de Taylor Donaldson et est adapté par PAN M 360.
Le Festival International Présence Autochtone présente Quelque Part et autres lieux
par Rédaction PAN M 360
Le FIPA est heureux d’annoncer la création du concert Quelque part et autres lieux le 14 août prochain dans le cadre des activités du festival. Sous la direction de Lorraine Vaillancourt et de Pascal Germain-Berardi, la soprano Deantha Edmunds, le guitariste classique Adam Cicchillitti, le guitariste flamenco Philippe Jean se produiront avec les musiciens et musiciennes de Forestare et du NEM accompagnés, pour la narration, d’Andrée Lévesque Sioui.
De l’oralité à la musique écrite; du geste à la sonorité; du mouvement à la ligne musicale; il est ici question de découvrir l’autre, de s’ouvrir aux sensibilités de chacun et de partager cette richesse. Terres en vues, Forestare et le Nouvel Ensemble Moderne (NEM), trois organismes issus d’horizons divers, s’associent pour présenter un spectacle dans lequel poésie et musique contemporaine sont réunies d’un même souffle.
Le programme comporte trois œuvres :
Extraits de Arauco; por fuerte, principal y poderosa… deJavier Farías(Chili,2006), pour guitare flamenco, guitare classique, ensemble de guitares classiques, contrebasse et narration, d’après La Araucana (1569, 1578 et 1589), poème épique espagnol de Alonso de Ercilla y Zuniga, traduit en français moderne par Alexandre Éthier; interprétés par Forestare.
Chants d’Alexandre Éthier (Canada, 2022), pour ensemble de guitares classiques, contrebasse et narration, accompagnant des poèmes d’Andrée Lévesque Sioui, tirés du recueil éponyme (Éditions Anenorak, 2021) en première mondiale par Forestare
Uiesh (de Tim Brady, 2019), pour voix et 14 instruments, d’après des poèmes en innu‐aimun de la poète Joséphine Bacon, tirés du recueil Uiesh – quelque part (Mémoire d’encrier, 2018), en première mondiale par le NEM.
L’OSM, de son côté, est fier de s’associer à ce concert dans le cadre de la Virée classique, en partenariat avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Maya Janes Coles, Doss, Syana et plus encore à Piknic Électonik!
par Rédaction PAN M 360
Maya Janes Coles
Maya est une sorte d’énigme dans le monde de la musique d’aujourd’hui. Sur un album typique de Maya Jane Coles, elle a écrit, produit, conçu, arrangé, mixé et interprété tous les éléments du morceau, et parfois même réalisé la pochette.
Maya is somewhat of an enigma in today’s music world; on a typical Maya Jane Coles record, Maya will have written, produced, engineered, arranged, mixed and performed every element of the track; sometimes top-lining and, on most occasions, even designing the sleeve artwork too.
Ce contenu provient de 2020 Recordings et est adapté par PAN M 360.
Doss
Doss fait de la musique de danse comme un rêve éveillé de nuits passées, à parts égales avec l’euphorie et l’ennui. En tant que DJ, elle s’est forgée une réputation pour son approche souple et légère, qui fait le lien entre l’EDM des années 10 et l’électro des années 00, la trance et la drum & bass – jamais très sérieuse mais toujours sincère.
Doss makes dance music like a daydream of nights past, equal parts euphoria and ennui. As a DJ, she built a reputation for her nimble, light-hearted approach to bridging ’10s EDM and ’00s electro with trance and drum & bass—never quite serious but always sincere.
Ce contenu provient de Doss et est adapté par PAN M 360.
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