chant lyrique / classique / jazz

Cordâme – Fabula Femina à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Dans un concert aux frontières entre la musique de chambre, le chant lyrique et le jazz, l’ensemble Cordâme rend un vibrant hommage aux poétesses de la Renaissance à nos jours. Leurs textes oniriques et touchants sont enveloppés avec justesse et sensibilité par les musiques du contrebassiste et compositeur Jean Félix Mailloux. Fabula Femina a remporté le Prix Opus 2025 du Concert de l’année dans la catégorie Impulsions anciennes, classiques, romantiques, modernes, et postmodernes.

Cordâme presents a vibrant tribute to female poets from the Renaissance to the present day. Fabula Femina—which won the 2025 Concert of the Year Opus Award in the category “Ancient, classical, Romantic, modern and postmodern impulses”—features dreamlike and touching poems, sensitively and accurately set to music by composer and double bassist Jean Félix Mailloux. A concert at the crossroads of chamber music, classical singing, and jazz.

Programme

Jean Félix MAILLOUX Chansons sur des textes de Stampa, Labé, Dickinson, Pozzi et De Vilmorin
  Je vis, je meurs
  Ô doux regards
  Amor m’assal piu forte
  Amor m’ha fatto
  May Flower
  Ave
  Nyx
  Je suis debout
  Maya Prendi, amor

Program

Jean Félix MAILLOUX Songs on texts by Stampa, Labé, Dickinson, Pozzi and De Vilmorin
  Je vis, je meurs
  Ô doux regards
  Amor m’assal piu forte
  Amor m’ha fatto
  May Flower
  Ave
  Nyx
  Je suis debout
  Maya Prendi, amor

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Ce contenu provient de la salle Bourgie et est adapté par PAN M 360

trad keb

Veillée de l’avant-Veille: Le Vent du Nord, Le Diable à 5, La Famille Aucoin et la bénédiction maternelle !

par Rédaction PAN M 360
classique occidental

Fred, Nagano et l’OSM : Un Pellerinage annuel dans le sillon des précédents

par Frédéric Cardin

La septième rencontre entre le conteur Fred Pellerin, Kent Nagano et l’OSM n’a pas dérogé aux préceptes de ceux qui l’ont précédé : ambiance chaleureuse (toujours cette immense boule de Noël animée – mais où et comment la rangent-ils le reste de l’année??), musiques de circonstances choisies dans le répertoire classique et interprétées par un OSM aptement velouté, présence discrète mais bienveillante de Kent Nagano qui, malgré son départ il y a maintenant plusieurs années, revient toujours avec plaisir et dévouement pour participer à cette tradition désormais bien ancrée. Et, surtout, la parlure intelligente, teintée d’humour et d’un peu de poésie, de Fred Pellerin, as conteur et représentant de son village natal, transformé sous sa plume et son génie oratoire en lieu de légendes fantasmagoriques. 

La version 2025 des aventures pellerinistes de Saint-Élie-de-Caxton nous faisait plonger dans les origines de ce village où les mythes se marient avec la réalité. C’est un 12 avril 1865 que le village a été fondé. Mais que s’est-il donc passé dans la nuit du 11 au 12 pour que ‘’rien’’ devienne ‘’quelque chose’’, qui plus est une communauté, demande Fred. C’est en ‘’faisant ses recherches’’ qu’il découvre l’histoire d’un curé psycho-rigide et d’une veuve olé olé, appelée la Roulette Rousse.  Celle-ci, pas mal d’affaires, met à profit les ‘’visites de courtoisies’’ de ces messieurs du village en leur réclamant, en échange de son silence, une vache. La dame en possède alors tout un cheptel, 100 pour être précis. 

De ces multiples rencontres galantes (curé compris), naîtra une petite fille qui gagnera le cœur de tous, dans une allégorie manifestement liée, mais en format miroir inversé, à la naissance de Jésus. Ici, pas d’immaculée conception. Au contraire, le petit ange porte (pas si) curieusement des traits de tous les villageois, lol. 

Au final, c’est une grande communion qui permet au village de Saint-Élie-de-Caxton d’exister, précisément le jour du 12 avril 1865. Je ne vous divulgâcherai pas pourquoi ni comment ça se passe à ce moment précis. De toute façon, vous irez au concert le 18, le 19 ou le 20, et/ou le regarderez à la télé de Radio-Canada plus tard dans le Temps des Fêtes. 

Cela dit, on remarque que l’utilisation des pièces musicales est parfois principalement cosmétique, voire obligatoire. On se demande pourquoi ce choix plutôt qu’un autre, sinon pour remplir le programme de tounes à succès du répertoire classique traditionnel. L’Entrée des dieux au Walhalla de Wagner en amorce, suite à l’annonce de la disparition des défricheurs (allés s’installer là où le village naîtra), beurre trop épais, mettons. La Marche au supplice de Berlioz (de la Symphonie fantastique), ne ‘’fittait’’ pas avec le propos précédent, je trouve. A contrario, Le tremblement de Terre de la montréalaise d’origine biélorusse Yuliya Zakharava, une commande de l’OSM, a fort bien rempli son mandat. La jeune compositrice a démontré de très belles qualités d’orchestration, dans un schéma narratif expressif très accessible, du genre cinématographique. C’est aussi elle qui a réalisé le bel arrangement de la chanson Amène-toi chez nous de Jacques Michel, chantée par Fred Pellerin à la fin du concert.

Et en ce qui concerne l’animation de Fred lui-même, certaines redites auront été remarquées par les habitués, soit des reprises de blagues provenant de spectacles précédents (Polichignon) ou des éléments structurels de la narration. Bon, lui en doit-on rigueur? La plupart des grands artistes se sont auto-recyclés, certains plus souvent que d’autres d’ailleurs (Bach, pour n’en nommer qu’un seul). Alors, ne jetons pas la pierre trop hâtivement. De plus, si j’en crois les commentaires et les visages des spectateurs à la sortie de la Maison symphonique, l’effet de bonheur de l’union OSM/Fred Pellerin a encore été rendez-vous. Les gens aiment cette tradition, même quand la dinde est un peu moins juteuse que la dernière fois. 

INFOS, BILLETS ET HORAIRE DE DIFFUSION DU SPECTACLE

social media pop

Mahéja au Club Soda

par Rédaction PAN M 360

Mahéja, c’est un concentré de joie de vivre et d’émotions brutes. Originaire de l’Anse-Saint-Jean, elle charme avec ses textes sincères, son charisme naturel et sa bonne humeur contagieuse. Depuis l’enfance, la musique fait partie de sa vie, et aujourd’hui, elle en fait son chemin. Elle prend la vie comme elle vient, avec authenticité et légèreté.
L’autrice-compositrice-interprète Mahéja signe un départ fracassant avec son tout nouveau titre « On danse ensemble », lancé le 20 juin dernier. À peine deux semaines après sa sortie, la chanson cumule près de 500 000 écoutes sur les plateformes numériques, confirmant son fort potentiel radiophonique. L’artiste nous présente son tout premier EP “Eau potable” cet automne.

Mahéja is a burst of joy and raw emotion. Originally from L’Anse-Saint-Jean, she captivates with her heartfelt lyrics, natural charisma, and contagious good spirit. Music has been part of her life since childhood, and today, it has become her path. She embraces life as it comes, with authenticity and lightness.
Singer-songwriter Mahéja makes a striking debut with her brand-new single “On danse ensemble”, released on June 20. Barely two weeks after its release, the song has already racked up nearly 500,000 streams on digital platforms, confirming its strong radio potential. The artist will unveil her very first EP, “Eau potable”, this fall.

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DJ set / techno

Dômesicle x FORMAT — Measure Divide (TO) • Mike Larry • Xia à la SAT

par Rédaction PAN M 360

On démarre la série Dômesicle hivernale en force avec une soirée de techno hypnotique en compagnie de Measure Divide, fondateur du collectif électro torontois FORMAT, et les DJs locaux Mike Larry et Xia. Ça part. Measure Divide, pilier de la scène underground de Toronto depuis plus d’une décennie et fondateur du collectif FORMAT, livrera une techno détaillée, percutante, aux arrangements non conventionnels. Les DJs montréalais.e.s Mike Larry et Xia captiveront le dancefloor, l’un avec ses un set marathonien mêlant beats frénétiques et trance, l’autre avec son approche éclectique, éthérée et psychédélique. Une nuit de techno pure qui promet de vous transporter dans une autre dimension.

We’re kicking off the Dômesicle winter series in full force with a night of hypnotic techno featuring Measure Divide, founder of Toronto’s electro collective FORMAT, alongside local DJs Mike Larry and Xia. Let’s go! A pillar of Toronto’s underground scene for over a decade and founder of the FORMAT collective, Measure Divide will deliver intricate, hard-hitting techno with unconventional arrangements. Montreal-based DJs Mike Larry and Xia will captivate the dancefloor—Mike with his marathon set blending frenetic beats and trance, Xia with her eclectic, ethereal, and psychedelic approach. A night of pure techno that promises to transport you to another dimension.

Measure Divide

Né à Karachi, Fahad Ahmad, connu sous le nom de Measure Divide, s’est imposé comme une figure emblématique de la techno après avoir lancé son projet solo en 2012. En tant que figure clé de la scène électronique de Toronto, il a fondé la série d’événements FORMAT, qui a relancé la scène techno de la ville. Il s’est produit au Berghain, au Tresor, au Boiler Room, au Stereo et dans d’autres lieux influents. Grâce à FORMAT, il a accueilli et partagé la scène avec des artistes majeurs tels que Jeff Mills, Luke Slater, Stef Mendesidis et Blawan. En tant que producteur, Measure Divide conçoit lui-même presque tous les éléments de chaque morceau. Ses arrangements non conventionnels sont empreints de jeu et d’expérimentation, unis par un goût pour le crunch et la distorsion, et une attention sans faille aux détails.

Karachi-born Fahad Ahmad, known as Measure Divide, emerged as a distinctive techno voice after launching his solo project in 2012. Now a key figure in Toronto’s electronic music landscape, he founded the FORMAT event series, which single-handedly revived the city’s techno scene. He has performed at Berghain, Tresor, Boiler Room, Stereo and other influential venues, and through FORMAT, he has hosted and shared the stage with major artists including Jeff Mills, Luke Slater, Stef Mendesidis and Blawan. As a producer, Measure Divide designs nearly every element of each track himself. There is playfulness and experimentation in his unconventional arrangements, united by a fondness for crunch and distortion, and an unwavering attention to detail.

Mike Larry

Mike Larry est une figure clé de la scène techno underground montréalaise, connu pour ses sets énergiques et son lien profond avec la musique. Régulier du Stereo Montréal, il s’est également produit à l’international lors de l’ADE, du BPM Mexico et du Selectors Barcelona, partageant la scène avec des artistes tels que DVS1, Ben Klock, Freddy K et Adiel. Connu pour ses sets marathon qui durent souvent de 10 à 12 heures, il mélange des rythmes bruts et entraînants avec des mélodies hypnotiques, créant une expérience qui captive le public. Fondateur du collectif Ärder et du label Arder Records, il soutient les artistes techno émergents tout en explorant sa propre créativité, avec des sorties sur Arder Records, Blush Recordings, NYXII et d’autres labels.

Mike Larry is a key figure in Montreal’s underground techno scene, known for his energetic sets and deep connection to music. A regular at Stereo Montréal, he has also performed internationally at ADE, BPM Mexico and Selectors Barcelona, sharing the stage with artists such as DVS1, Ben Klock, Freddy K and Adiel. Known for marathon sets that often run 10 to 12 hours, he blends raw, driving beats with hypnotic melodies, creating an experience that keeps the crowd engaged. Founder of the Ärder collective and Arder Records, he supports emerging techno artists while exploring his own creativity, with releases on Arder Records, Blush Recordings, NYXII and other labels.

Xia

Inspirée par des éléments organiques et terreux, Xia mélange des sons métalliques et cassants. Son parcours musical mêle les genres, allant de la techno éthérée et psychédélique à des mélodies qui embrassent un chaos inattendu, tout en le rendant plus doux. Est-ce possible d’être trop éclectique? En tant que productrice émergente, elle a fait ses débuts avec un morceau sur le label Purr de Vel, présentant ses sons rêveurs, percussifs et presque intimes.

Driven by organic and earthy elements, Xia blends breaky, metal sounds. Her genre-blending journeys from ethereal, trippy techno to melodies that embrace unexpected chaos, yet make it gentle. Is it ever too eclectic? As an emergent producer, she debuted with a track on Vel’s label Purr, introducing her dreamy, percussive, almost intimate sounds.

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musique de jeux vidéo / Piano

NieR:Piano Concert – Journeys 12025 – à la Cinquième Salle

par Rédaction PAN M 360

Le récital officiel célébrant les quinze ans de la célèbre série de jeux NieR!
Conçu intégralement par les équipes de Square Enix Music et du compositeur Keiichi Okabe, NieR:Piano Concert – Journeys 12025 – vous invite à un voyage musical d’une rare intensité, mettant en lumière la puissance émotionnelle et évocatrice du piano. À travers des arrangements inédits, ce récital revisite les musiques iconiques de NieR:Automata, Re[in]carnation and NieR Replicant ver.1.22474487139…, sublimant leurs iconiques mélodies tout en exploitant les possibilités extraordinaires du piano virtuose et sa richesse expressive incomparable.
NieR:Piano Concert – Journeys 12025 – marque également le 15ᵉ anniversaire de la franchise avec un album spécial, produit et enregistré à Tokyo, au Japon, à l’occasion de la tournée. Cet opus, interprété par le pianiste Benyamin Nuss sous la supervision de l’équipe musicale des jeux et de Square Enix, offre une expérience sonore exceptionnelle. Une façon idéale de rendre hommage à l’une des séries de jeux vidéo les plus marquantes de notre époque, reconnue pour son engagement artistique et la qualité mondialement saluée de ses bandes originales.

The official recital celebrating the 15th anniversary of NieR game series!
Entirely conceived by the teams at Square Enix Music and composer Keiichi Okabe, NieR:Piano Concert ‐ Journeys 12025 ‐ invites you on an intense musical journey, highlighting the emotional and evocative power of the piano. Through brand-new arrangements, this recital revisits the iconic music from NieR:Automata, Re[in]carnation and NieR Replicant ver.1.22474487139…, elevating their renowned melodies while harnessing the extraordinary capabilities of the virtuoso piano and its unparalleled expressive range.
NieR:Piano Concert ‐ Journeys 12025 ‐ marks the franchise’s 15th anniversary with a special album, produced and recorded in Tokyo, Japan, at the occasion of the concert tour. This opus, performed by pianist Benyamin Nuss under the supervision of the NieR’s musical team and Square Enix, delivers an exceptional auditory experience. It’s the perfect way to celebrate one of the most iconic video game series of our time, celebrated for its artistic vision and the globally acclaimed quality of its soundtracks.

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DJ set

Les Vendredis Shift Radio à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Installée au Café SAT depuis juillet 2021, SHIFT RADIO propose tous les vendredis des DJ sets diffusés en direct. Les vendredis soir, le Café SAT se transforme en bar d’écoute! Joignez-vous à nous pour des apéros DJ sets avec vins nature et bières de microbrasserie.

Housed at Café SAT since July 2021, SHIFT RADIO offers live DJ sets every Friday. On Friday evenings, Café SAT transforms into a listening bar! Join us for apero DJ sets with natural wines and microbrewery beers.

PLUS DE DÉTAILS SUR LA PROGRAMMATION ICI!

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classique / danse / post-romantique

Hommage à Vienne | Le concert du Nouvel An à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

À l’occasion de son 30e anniversaire en Amérique du Nord, Hommage à Vienne – Le concert du Nouvel An revient à Montréal pour une saison commémorative exceptionnelle. Cette tradition annuelle très appréciée est un événement incontournable pour tous les amoureux de musique.
Hommage à Vienne – Le concert du Nouvel An est placé sous le signe de la musique enjouée, romantique et émouvante de Johann Strauss fils. Commémorez le 200e anniversaire de la naissance du célèbre compositeur avec une sélection d’ouvertures, d’arias et de duos exaltants reflétant l’essence de l’âge d’or de Vienne, dont l’incontournable valse du Beau Danube bleu.
Avec un grand spécialiste de la musique viennoise au pupitre, la musique intemporelle du Roi de la valse prend vie grâce aux performances des meilleurs chanteurs d’Europe, de danseurs de renommée internationale et d’un orchestre symphonique. Avec ses costumes élégants, ses motifs floraux chatoyants et les blagues du chef d’orchestre, cette tradition extrêmement appréciée permet de commencer la nouvelle année de la meilleure des manières.

Celebrating 30 years in North America, Salute to Vienna New Year’s Concert returns to Montréal for a dazzling anniversary season. This beloved annual tradition is an unmissable addition to every music-lover’s holiday wish list.
At the heart of Salute to Vienna New Year’s Concert is the richly festive, romantic, and soul-stirring music of Johann Strauss, Jr. Mark the 200th anniversary of the famed composer’s birth with a selection of soaring overtures, arias, and duets that capture the essence of Vienna’s Golden Age, including the Blue Danube Waltz. 
With a charming expert in Viennese music at the conductor’s podium, the Waltz King’s timeless music bursts to life in performances by some of Europe’s finest singers, internationally acclaimed dancers, and a full orchestra. With elegant costumes, bright floral designs, and even a joke or two from the conductor, this cherished tradition is the perfect way to waltz into the new year. 

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classique / pop instrumentale

Neiges de velours et flocons flamboyants : hommage à André Gagnon par l’OM

par Frédéric Cardin

L’hommage de l’Orchestre métropolitain à l’album Neiges d’André Gagnon s’avère un exercice réussi, si ce n’est de quelques manques. Il y avait en effet quelques écueils dans l’aventure, mais, bien que tous n’aient pas été surmontés, l’ensemble a donné lieu à des moments émouvants.

Dans ce genre de projet, on commence toujours par se demander ce que l’on va ajouter et ce que l’on va laisser tomber. En faisons-nous une lecture littérale, bien que bonifiée par l’ampleur symphonique, ou allons-nous explorer les possibilités insoupçonnées des partitions originales afin d’en étoffer l’impact? Le choix fait par l’arrangeur François Vallières penche plutôt du côté de la première option, tout en ayant assumé le classicisme intégral de l’orchestration, c’est-à-dire qu’il a biffé la présence des instruments d’origine électrique des partitions de Gagnon : la guitare et la basse électrique. 

C’est dans la pièce la plus emblématique de l’influence Disco, Wow, que le manque dont je parlais s’est fait le plus sentir. Les contrebasses n’ont pas réussi à projeter la même force de conviction sonore que la basse électrique de l’album, dans le fameux riff joué à l’époque par Jean-Guy Chapados. Peut-être faudrait-il trouver une astuce pour le rendre plus saillant dans un contexte acoustique. Cela dit, levons tout de même notre chapeau aux contrebassistes de l’OM pour avoir été techniquement épatant dans le rendu de cette ligne très bondissante. 

Dans la même pièce, un autre manque : les effets funky de guitare wah-wah, qui n’ont pas trouvé leur équivalent dans la traduction. Pourtant, j’aurais imaginé des trompettes en sourdine reproduire correctement l’effet en question. 

Rendu ici, vous pensez probablement que je n’ai pas aimé l’expérience. Ce n’est pas le cas. Au-delà de ces chipotages un peu précieux je le reconnais, j’avoue que la grande majorité des orchestrations nous ont permis de profiter de la richesse mélodique d’André Gagnon, et ce avec un surcroît de profondeur harmonique et même, occasionnellement, contrapuntique. Le Petit concerto pour Carignan et orchestre, très bien porté par le premier violon de l’OM, pour la portion ‘’classique’’, et le violoniste trad David Boulanger, pour la portion ‘’folklore’’, a eu l’effet d’une impressionnante bourrasque, même si j’aurais souhaité un orchestre avec plus d’amplitude et ajoutant de la profondeur sonore derrière les tourbillons de notes de Boulanger. 

L’Ouverture-éclair et Dédéthoven de leur côté ont bien profité du contexte symphonique, même si le velours orchestral avait tendance à diminuer la netteté cristalline de certaines voix, bien notables dans l’album. C’est l’excellente Julie Lamontagne, habituellement pianiste de jazz, qui a pris en charge l’exécution de ces deux premières pièces du programme au piano, se retrouvant ainsi avec la responsabilité de donner le ton au concert. Je ne peux lui offrir une note parfaite en raison de quelques légers accrocs techniques dans Dédéthoven, mais son excellent sens narratif et la qualité du souffle qu’elle a donné à ses interprétations ont été amplement appréciés. Elle a lancé la machine efficacement. L’autre pianiste, Rousso, s’est essentiellement chargé des portions romantiques, exception faite de sa lecture habile de Ta Samba. 

C’est d’ailleurs dans les plages lyriques que les orchestrations de Vallières ont résonné avec le plus de force et la musique de Gagnon a semblé la plus touchante, jusqu’à la finale grandiose, voire épique, de la pièce-titre Neiges et ses bordées d’arpèges baroques, accompagnés par le chœur de l’OM. Une conclusion puissante et convaincante à un hommage parcouru de belles émotions, mais en recherche de fignolage ici et là afin d’atteindre pleinement son potentiel expressif. 

Neiges constituait la première moitié du concert. La deuxième était occupée par un ensemble hétéroclite de flocons musicaux de Noël ou simplement festifs. À travers les lectures chaleureuses de classiques comme Have Yourself A Merry Little Christmas et C’est l’hiver, et des extraits de deux pièces chorales contemporaines très accessibles (Magnificat de Taylor Scott Davis et le Gloria de John Rutter), deux petites perles signées Antoine Gratton ont été jouées avec tous les feux d’artifices qu’elles réclamaient et ont durablement été imprimées dans mon esprit. 

Le Concerto trad pour David Boulanger est un flamboyant et trop bref exercice pour un violoniste trad de qualité, accompagné par un orchestre qui s’affirme sans écraser le soliste. Gratton sait trouver toutes sortes d’astuces pour rendre ses partitions intéressantes et éviter la banalité tout en demeurant familier. C’est d’ailleurs ce qu’il a réussi à faire avec brio dans l’autre perle dont je vous parlais, un arrangement de célèbres thèmes de films pour enfants prisés dans le temps des Fêtes, une sorte de ‘’Symphonie Ciné-Cadeau’’ regroupant de façon ingénieuse des bribes de mélodies bien connues provenant de films d’animation comme Astérix et Lucky Luke, et se terminant par un hymne choral reprenant la chanson L’amour a pris son temps, tiré de La guerre des tuques.

J’ai souvent remarqué la qualité des orchestrations de Gratton. Cette fantaisie sur des thèmes de films et surtout le Concerto trad me convainquent une fois de plus que le temps est plus que venu d’offrir à cet artiste de la plume symphonique la chance de présenter du matériel beaucoup plus substantiel, comme un concerto de dimension conséquente, ou une oeuvre symphonique complète et musclée. 

Le concert s’est terminé dans la douceur d’une version de Have Yourself A Merry Little Christmas, réunissant presque tout le monde sur scène avec le chœur. Pas de rappel, mais un public qui semblait très satisfait. Deux autres occasions vous sont offertes d’en faire l’expérience, dimanche matin et après-midi. 

INFOS ET BILLETS (ce qu’il reste)

Autres articles à consulter : 

Léa Moisan-Perrier : dans les souliers et avec la baguette d’André Gagnon
Dans les coulisses de Neiges d’André Gagnon, il y a 50 ans, avec le percussionniste Robert Leroux

classique / période romantique

OSM : Andrew Wan joue Sibelius

par Rédaction PAN M 360

Du premier frémissement d’une source jusqu’à l’éclat féerique d’un lac enchanté, ce concert suit une trajectoire aquatique bercée d’imaginaire. La Moldau de Smetana ouvre la voie : un fleuve naît, se faufile, s’amplifie et l’Orchestre chatoie de couleurs évoquant forêts, villages et courants vifs. Au centre du voyage, le Concerto pour violon de Sibelius surgit comme un torrent intérieur, où Andrew Wan déploie un lyrisme solitaire, ardent, sculpté par les silences et les élans. Après la création mondiale de Cassandra Miller, le parcours s’achève dans la Suite du Lac des cygnes de Tchaïkovski, éclatante d’étincelles orchestrales. Le fleuve devient lac : un lieu de magie, de danse et de lumière.

From the first shimmering of a spring to the magical brilliance of an enchanted lake, this concert traces an aquatic journey steeped in imagination. Smetana’s The Moldau sets the course: a river is born, winds its way, swells, and the orchestra sparkles with colors evoking forests, villages, and rushing currents. At the heart of the voyage, Sibelius’s Violin Concerto surges like an inner torrent, where Andrew Wan unfolds a solitary, ardent lyricism, sculpted by silences and soaring lines. After the world premiere of Cassandra Miller’s work, the journey concludes with Tchaikovsky’s Swan Lake Suite, dazzling with orchestral brilliance. The river becomes a lake—a realm of magic, dance, and light.

Programme

Bedřich Smetana, La Moldau (12 min)
Jean Sibelius, Concerto pour violon, op. 47 (35 min)
Cassandra Miller, création mondiale (25 min)
Piotr Ilitch Tchaïkovski, Le lac des cygnes (suite de ballet), op. 20 (22 min)

Program

Bedřich Smetana, The Moldau (12 min)
Jean Sibelius, Violin Concerto, op. 47 (35 min)
Cassandra Miller, World Premiere (25 min)
Pyotr Ilyitch Tchaikovsky, Swan Lake (Ballet Suite), op. 20 (22 min)

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classique / musique contemporaine / Piano

OSM : La dramatique Symphonie no 8 de Chostakovitch

par Rédaction PAN M 360

De l’insouciance de la jeunesse au long chemin de la résilience, ce programme met en contraste deux mondes : le Concerto pour piano et orchestre n° 2 de Rachmaninov où Alexander Gavrylyuk projette une énergie ardente, déploie une virtuosité vaste, expansive, dévorante, portée par une écriture orchestrale éblouissante et un finale en feu d’artifice. Plus tard, en 1943, la Symphonie n° 8 de Chostakovitch écrite au cœur des horreurs de la guerre est une musique de compassion, de résistance intérieure, une « épopée de la souffrance » où perce pourtant un fil d’espérance. Ce cri lucide contre la violence et la suprématie est un témoignage bouleversant de l’artiste face au réel. Entre effusion splendide et gravité nue, ce programme rappelle que la musique accompagne autant les instants exaltants que les heures sombres, offrant refuge, mémoire et horizon.

From the carefree spirit of youth to the long path of resilience, this program contrasts two worlds: Rachmaninoff, Concerto for piano and orchestra no. 2 where Alexander Gavrylyuk projects fiery energy, unleashes vast, expansive virtuosity, and ignites a finale like a fireworks display, all carried by dazzling orchestral writing. Later, in 1943, Shostakovich’s Symphony no. 8, composed in the midst of wartime horrors, becomes music of compassion and inner resistance—an “epic of suffering” through which a thread of hope still shines. This lucid cry against violence and supremacy stands as a moving testimony of the artist confronting reality. Between splendid effusion and stark gravity, this program reminds us that music accompanies both exalted moments and darkest hours, offering refuge, memory, and horizon.

Programme

Sergueï Rachmaninov, Concerto pour piano et orchestre nᵒ 2, op. 18
Dmitri Chostakovitch, Symphonie nᵒ 8, op. 65 (61 min.)

Program

Sergey Rachmaninoff, Concerto for piano and orchestra no. 2, op. 18
Dmitri Shostakovich, Symphony no. 8, op. 65

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