Laissez-vous emporter par le talent du pianiste Emanuel Ax, gagnant de huit Grammy Awards, qui insufflera toute sa sensibilité au Concerto n° 3 de Beethoven, une œuvre fascinante à la croisée du romantisme. Plongez ensuite dans l’épique Symphonie n° 5 de Prokofiev, composée pendant la Seconde Guerre mondiale, où chaque note résonne comme un triomphe éclatant. Assistez à la naissance d’une œuvre de la compositrice Isabella Gellis, étoile montante qui se distingue par la finesse et l’éloquence de son écriture.
Let yourself be swept away by the masterful touch of eight-time Grammy winner Emanuel Ax as he brings his deep sensitivity to Beethoven’s Piano Concerto No.3, a fascinating bridge between the elegance of Classicism and the passion of Romanticism. Then, dive into the grandeur of Prokofiev’s Symphony No.5, a wartime masterpiece brimming with triumphant energy. The evening also features the world premiere of a new work by rising star Isabella Gellis, renowned for her refined and expressive compositions.
Programme
Isabella Gellis, Création – commande de l’OSM Ludwig Van Beethoven, Concerto pour piano no 3, op. 37 (34 min) Sergueï Prokofiev, Symphonie no 5, op. 100 (46 min)
Program
Isabella Gellis, Premiere – OSM commission Ludwig Van Beethoven, Concerto for Piano No. 3, Op. 37 (34 min) Sergei Prokofiev, Symphony No. 5, Op. 100 (46 min)
OSM : L’orchestre selon Duke Ellington et Rachmaninov
par Rédaction PAN M 360
Plongez dans l’univers vibrant de Harlem de Duke Ellington et voyagez à travers la puissance émotionnelle de la Symphonie n° 3 de Rachmaninov. Stravinsky, de son côté, jette un regard vers le XVIIIe siècle pour sublimer le violon dans son Concerto, magnifié par la captivante Alina Ibragimova. Ce programme musical vous propose une expérience où la musique symphonique dévoile une large palette de couleurs orchestrales. Un véritable kaléidoscope sonore qui mêle jazz, énergie et émotions pour une soirée alliant des univers musicaux riches et variés!
Step into the exciting world of Duke Ellington’s Harlem, then journey through the deep emotions of Rachmaninoff’s Symphony No. 3. The violin takes centre stage as Stravinsky looks back to the 18th century in his Concerto, brought to life by the captivating Alina Ibragimova. This program explores the full spectrum of orchestral colour, blending jazz, energy, and heartfelt expression. A dazzling musical adventure through diverse musical landscapes!
Programme
Duke Ellington, Harlem (18 min) Igor Stravinsky, Concerto en ré majeur pour violon (22 min) Sergueï Rachmaninov, Symphonie no 3, op. 44 (40 min)
Program
Duke Ellington, Harlem (18 min) Igor Stravinsky, Concerto for Violin in D Major (22 min) Sergei Rachmaninoff, Symphony No. 3, Op. 44 (40 min)
Blue Rodeo | Lost Together – The 40th Anniversary Tour à la salle Wilfrid-Pelletier
par Rédaction PAN M 360
Pour célébrer 40 ans de carrière, Blue Rodeo – l’un des groupes country-rock les plus aimés du Canada – invite le public à une soirée inoubliable de succès intemporels et de performances émouvantes. Avec 16 albums studio et un héritage marqué par une écriture poignante, leur tournée anniversaire promet un mélange puissant de nostalgie, de virtuosité musicale et de charme indémodable.
Celebrating 40 years of music, Blue Rodeo – one of Canada’s most beloved country-rock bands – invites audiences to an unforgettable evening of timeless hits and heartfelt performances. With 16 studio albums and a legacy of stirring songwriting, their anniversary tour promises a powerful blend of nostalgia, musicianship, and enduring charm.
Avec Bach, rien n’est jamais ordinaire : tout est magistral. Compositeur de génie, pédagogue infatigable, artisan méticuleux, il savait tout faire avec les orgues – les accorder, les réparer, les dompter… et surtout les sublimer. Une grande partie de son œuvre leur est intimement liée, au point d’avoir inspiré, siècle après siècle, l’école française de l’orgue. Olivier Latry, figure majeure de l’instrument, célèbre ce génie total à travers l’art de la transcription : Bach revisité par Bach lui-même, puis réinventé par Dupré, Duruflé, Vierne ou Widor. Une joyeuse démonstration de puissance, d’invention et d’admiration, où l’orgue devient orchestre, cathédrale et terrain de jeu. Récital d’orgue (sans orchestre)
With Bach, nothing is ever ordinary—everything is monumental. A visionary composer, an tireless teacher, and a meticulous craftsman, he mastered every aspect of the organ: tuning it, repairing it, commanding it… and above all, elevating it. A significant part of his output is intimately tied to the instrument, to the point of inspiring the French organ tradition century after century. Olivier Latry, one of the instrument’s leading figures, celebrates this all-encompassing genius through the art of transcription: Bach reimagined by Bach himself, then reinvented by Dupré, Duruflé, Vierne, and Widor. A joyful display of power, creativity, and reverence, where the organ becomes orchestra, cathedral, and playground all at once. Organ recital (without orchestra)
Programme
Johann Sebastian Bach, Chaconne, extraite de la Partita pour violon nᵒ2, BWV 1004 (trans. Henri Messerer) (16 min) Johann Sebastian Bach, Choral « Jesus bleibet meine Freude », extrait de la Cantate BWV 147 (trans. Maurice Duruflé) (3 min) Johann Sebastian Bach, Sinfonia, extraite de la Cantate BWV 29 (trans. Marcel Dupré) (5 min) Johann Sebastian Bach, Aria « Mein gläubiges Herze », extraite de la Cantate de la Pentecôte, BWV 68 (trans. Eugène Gigout) (3 min) Johann Sebastian Bach, Sicilienne, extraite de la Sonate pour flûte, BWV 1031 (trans. Louis Vierne) (3 min) Johann Sebastian Bach, Chœur final (Schlusschor), extrait de la Passion selon Saint Matthieu, BWV 244 (trans. Charles-Marie Widor) (6 min) Johann Sebastian Bach, Concerto en la mineur, BWV 593 (11 min) Johann Sebastian Bach, Prélude et fugue en ré mineur, BWV 539 (7 min) Johann Sebastian Bach, Choral « Kommst du nun, Jesu, vom Himmel herunter », BWV 650 (4 min) Johann Sebastian Bach, Toccata et fugue en ré mineur, BWV 565 (9 min)
Program
Johann Sebastian Bach, Chaconne from the Partita no. 2 for Violin, BWV 1004 (trans. Henri Messerer) (16 min) Johann Sebastian Bach, Chorale “Jesu bleibet meine Freude” from the Cantata BWV 147 (trans. Maurice Duruflé) (3 min) Johann Sebastian Bach, Sinfonia from the Cantata BWV 29 (trans. Marcel Dupré) (5 min) Johann Sebastian Bach, Aria “Mein gläubiges Herze” from the Pentecost Cantata, BWV 68 (trans. Eugène Gigout) (3 min) Johann Sebastian Bach, Sicilienne from the Flute Sonata, BWV 1031 (trans. Louis Vierne) (3 min) Johann Sebastian Bach, Final Chorus (Schlusschor) from the St. Matthew Passion, BWV 244 (trans. Charles-Marie Widor) (6 min) Johann Sebastian Bach, Concerto in A minor, BWV 593 (11 min) Johann Sebastian Bach, Prelude and Fugue, BWV539 (7 min) Johann Sebastian Bach, Chorale “Kommst du nun, Jesu, vom Himmel herunter”, BWV 650 (4 min) Johann Sebastian Bach, Toccata and Fugue, BWV 565 (9 min)
La danse qui vit, la vie qui chante et la musique qui danse : époustouflant »Sol Invictus »
par Frédéric Cardin
Chez PanM360, nous aimons la musique (une évidence). La musique pour elle-même bien entendu, mais aussi la musique dans son rapport avec d’autres arts. Nous ne prenons pas souvent le temps de revenir sur des spectacles de danse ou de théâtre, tout simplement pour des raisons d’horaire et de disponibilités. Mais si l’occasion se présente, nous sommes plus qu’heureux de le faire.
Hier soir, j’ai assisté à Sol Invictus du chorégraphe franco-algérien Hervé Koubi, au Théâtre Maisonneuve. Dans cette création magistrale, que Koubi qualifie d’ode à la vie, se marient avec une virtuosité éclatante des gestes et des élans issus de la culture urbaine contemporaine, tels le breakdance, le hip hop et la capoeira brésilienne. S’y greffe aussi la danse contemporaine, dans un ballet ultra actuel, mais aussi baroque et choral, propulsé à mille lieues des clichés ténébreux, glauques et crasseux associés à la culture de rue.
Koubi dit vrai lorsqu’il parle d’ode à la vie. Il évoque aussi le plaisir de danser des enfants. Il y a effectivement une force vitale juvénile dans cette explosion d’énergie solaire et rassembleuse.
Parlons d’abord des danseurs et danseuses, d’une fabuleuse beauté dans leurs corps saillants et leur malléabilité féline. Des corps qui virevoltent presque sans arrêt, qui tombent au sol comme des tissus, sans heurt et sans lourdeur, qui se métamorphosent sans transition apparente en gymnaste, en artiste de cirque, en vrille tournoyante sur la tête svp et en interprète moderne à la gestuelle savante et étudiée. Koubi est allé chercher les meilleurs, dit-il. Aucun doute possible.
Tout cela aurait pu être un exercice d’esbroufe pour épater le bon bourgeois branché sur la culture street de manière superficielle. Si c’est bien plus que cela (et ça l’est), c’est assurément grâce à la musique (ou plutôt aux musiques) qui accompagnent les mouvements
Sur un nid sans coupure d’environ 75-80 minutes, la chorégraphie de Koubi respire et évolue à travers plusieurs états d’âme et autant d’allégories qui forment au final une construction narrative complète. Une construction, certes, qui laisse parfois le champ libre à l’interprétation car le discours est en général plus symbolique qu’explicite, invitant les plus réfléchis à jouer de l’herméneutique et le reste d’entre nous à surtout jouir de l’esthétisme audio-visuel du moment.
Qu’à cela ne tienne, des espaces temporels variés en émotions s’enchaînent mais, surtout, s’équilibrent au travers du spectacle. Beethoven (Septième symphonie) apporte une force dramatique pendant quelques minutes, une sorte de gravité qui contraste avec d’autres moments hyper festifs, appuyés sur une musique puissante faite de rythmes tribaux, de cuivres grondants et de cordes saccadées très efficaces. Ailleurs, c’est la médiévale Hildegarde de Bingen et ses hymnes vocaux angéliques qui octroient à l’ensemble d’une quinzaine de danseur.ses.s une sorte d’élévation spirituelle qui semble les faire planer au-dessus du bitume. Quelques extraits de la musique du film Midsommar de Bobby Krtic étoffent et lient le visuel avec un intangible sensoriel. Et puis, entre tout cela, une trame électronique relativement planante et ambiante, abstraite (signée Mikael Karlsson (collaborateur de Lykke Li, Alicia Keys) et Maxime Dobson), comme un lit sonore duquel émergent régulièrement les pièces mentionnées et quelques autres, tels des manifestations spontanées de communion humaine éclairée.
En entrée et en sortie de spectacle, Steve Reich, presque un lieu commun dans ce genre de proposition, sert de courroie expressive pour dresser un tableau de virtuosité qui donne l’impression d’être orchestré avec un millimétrisme rigoureux. Et pourtant, quand on sait que Koubi ne ‘’compte pas’’, et préfère, comme dans le jazz ou d’autres musiques improvisées, identifier des appuis précis (musicaux) entre lesquels les artistes sur scène se voient offrir une certaine liberté, on ne peut qu’être ébahis par la cohésion d’ensemble de ces corps exceptionnels, capables d’une individualité étonnante, mais qui se soumettent parfaitement à une vision collective et holistique.
Sol Invictus Danse Danse
Au-delà des mouvements physiques papillonnants, qui impressionnent constamment, la mise en scène utilise rarement, mais avec un agréable sens de l’image, quelques artifices tels un grand drap doré, illuminé par un éclairage idoine (le soleil, bien sûr), qui se transforme en tourbillon éclatant lorsque déposé sur l’un des danseurs (unijambiste!) en plein mouvement de toupie humaine renversée. Ailleurs, des feux de bengale (il me semble?) illuminent timidement quelques danseurs dans la noirceur totale, rare absence du dieu soleil au profit de la nuit. C’est simple, mais beau.
Sol Invictus est esthétiquement magnifique et émotionnellement mémorable. On y retourne sans hésiter, autant pour revivre des moments de grande force artistique, mais aussi pour aller plus loin encore dans la compréhension de ce spectacle riche en symboles et en signifiance.
Pro Musica : Maria Ioudenitch, violon & Stanislav Ioudenitch, piano à la salle Pierre-Mercure
par Rédaction PAN M 360
Maria et Stanislav Ioudenitch, père et fille, ont chacun des carrières de soliste de premier plan et se produisent ensemble, en duo. Tous deux mènent une prestigieuse carrière internationale, elle au violon, lui au piano. Nés d’une famille de musiciens, ils nous présentent un programme, qui met en lumière la tradition française, allant du romantisme flamboyant de César Franck à l’impressionnisme lumineux de Ravel, en passant par l’énergie et le lyrisme délicat de Poulenc. La prodigieuse violoniste Maria Ioudenitch a captivé l’attention des mélomanes du monde entier en remportant, en 2021, les premiers prix de trois concours internationaux de violon – Ysaÿe, Tibor Varga et Joseph Joachim, en 2021. Deux ans plus tard, elle remportait le Prix Opus Klassik dans la catégorie « Enregistrement de musique de chambre de l’année » pour son premier album, Songbird, chez Warner Classics. Malgré son jeune âge, elle a fait ses débuts avec le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, le MDR-Sinfonieorchester Leipzig, les Symphoniker de Düsseldorf et de Munich ainsi qu’avec l’Orchestre symphonique de Kansas City, sa ville natale. Elle a collaboré avec des chefs d’orchestre prestigieux tels qu’Andrey Boreyko, Alpesh Chauhan, Kevin John Edusei, Stanislav Kochanovsky, Andrew Manze, Ruth Reinhardt et Hugh Wolff. Stanislav Ioudenitch, grand maître du piano, consacré par de nombreux concours, dont les prestigieux Busoni et Van Cliburn, s’est produit à travers le monde, avec les plus grands orchestres et dans les salles les plus prestigieuses.
Maria Ioudenitch and Stanislav Ioudenitch, daughter and father, each enjoy leading solo careers and also perform together as a duo. Both pursue prestigious international careers : she as a violinist, he as a pianist. Born into a family of musicians, they present a program highlighting the French tradition, ranging from the flamboyant romanticism of César Franck to the luminous impressionism of Maurice Ravel, by way of the energy and delicate lyricism of Francis Poulenc. Violinist Maria Ioudenitch won first prizes in 2021 at the Ysaÿe International Music Competition, the Tibor Varga International Violin Competition, and the Joseph Joachim International Violin Competition. She also received numerous special awards at these competitions, including the Joachim Chamber Music Prize, the Prize for Best Performance of the commissioned work, the Henle Urtext Prize, and a recording contract with Warner Classics . Stanislav Ioudenitch, a grand master of the piano acclaimed through numerous competitions, including the prestigious Ferruccio Busoni International Piano Competition and the Van Cliburn International Piano Competition, has performed throughout the world with leading orchestras and in the most prestigious concert halls.
Programme
MAURICE RAVEL, Sonate pour violon et piano no 2 en sol majeur, M.77 LILI BOULANGER, Nocturne pour violon et piano NADIA BOULANGER, Soleils couchants FRANCIS POULENC, Sonate pour violon et piano, FP 119 CÉSAR FRANCK, Sonate pour violon et piano en la majeur
Program
MAURICE RAVEL, Sonata for violin and piano no. 2 in G major, M.77 LILI BOULANGER, Nocturne for violin and piano NADIA BOULANGER, Soleils couchants FRANCIS POULENC, Sonata for violin and piano, FP 119 CÉSAR FRANCK, Sonata for violin and piano in A major
Festival de musique de chambre de Montréal : Pour l’amour de Brahms à la salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
Ce soir, Brahms en trois temps : élégance des Valses hongroises no 1 et no 5, avec Kevin Zhu au violon, premier prix du Concours international de violon Niccolò-Paganini, et Illia Ovcharenko au piano, lyrisme du Trio op. 40, avec Jens Lindemann, et le Quintette op. 34, avec Lawrence Dutton, alto, Eva Lesage, violon, et Denis Brott, violoncelle.
Paganini Violin Competition First Prize winner Kevin Zhu joins pianist Illia Ovcharenko in performances of Brahms’ Hungarian Waltzes and Horn Trio—reimagined with trumpet virtuoso Jens Lindemann. After intermission, Brahms’ majestic Piano Quintet unfolds with an all-star lineup including Emerson Quartet violist Lawrence Dutton, cellist Denis Brott and violinist Eva Lesage.
Dômesicle / SAT | Premier soir techno sous le dôme, récit d’une première immersion
par Ariel Rutherford
11h36, SAT, j’entre sur guest list avec mon +1. J’feel ben swell.
Ce samedi 10 janvier, coup d’envoi de la dixième édition du Dômesicle, une série de soirées DJ/VJ hivernales au cœur du dôme immersif de de la SAT. Ma première fois. Excitant. On descend d’un étage, coat check, les pulsations de la musique traversent le bâtiment dans toute sa profondeur. La piste de danse nous attend trois étages plus haut et nous le fait savoir.
Le temps de mettre nos bouchons d’oreille, l’audition est un bien précieux, et on y go!
On m’a promis une soirée pure techno, des rythmes hypnotiques entrelacés de sonorités organiques, de l’intensité. Le tout couplé de projections tant minimalistes et hypnotiques qu’enveloppantes et architecturales.
On pénètre dans le dôme sous une un kaléidoscope aux airs de cathédrale, Mike Larry vient de débuter son set. La foule est plutôt calme. Passive, au goût de mon ami: « North Americans don’t know how to party”. Il m’entraine à l’avant des platines. Là, ça danse, ça se secoue, ça se laisse emporter par la musique. Le DJ est bon, arrache à plusieurs reprises des exclamations à la foule aux changements de morceaux.
Je m’accote aux barrières, le DJ à portée de regard. J’absorbe l’ambiance. Des rythmiques soutenues, répétitives, pourtant variées, d’où émergent des échantillons sonores inattendus. On se laisse entraîner. Les stroboscopes m’aveuglent, mais les images du dôme me plaisent. J’ai un faible pour les éléments les plus minimalistes : cette grille pulsatile qui surplombe la foule comme un filet rouge néon, l’inattendu ciel étoilé formé de lettres de l’alphabet flottant dans l’espace, cette boite remplie de sphères grises qui s’évaporent continuellement derrière le DJ.
La foule demeure assez placide, contente d’être là, mais peu dansent. Plusieurs placotent.
Mon ami, lui, danse à n’en plus finir. L’électro, c’est sa came. Moi, un peu moins.
Le volume, les flashs de lumière, c’est beaucoup pour moi, un peu trop. Je suis facilement surstimulé, mauvais combo. Je prends des pauses, retourne danser. Danse, pause, danse. C’est paradoxal, mais je pense que je profiterais davantage d’une production plus intense, plus noise, plus décousue. L’intensité peut être un antidote à la surstimulation, mais je me sens dans un entre deux.
Retour de pause, une heure du matin, la foule s’active davantage depuis un moment déjà. Changement de set, Measure Divide entre en scène. Le dôme semble se déplacer à toute vitesse dans un tunnel de lumière oscillant entre le bleu et l’orange. Un gars pratique ses meilleurs moves de manière déchaînée à l’entrée de la satosphère. La sélection m’apparaît moins variée qu’avec Mike Larry, plus intense peut-être.
Viens le temps de rentrer une demi-heure plus tard, mon ami passe un bon moment mais tombe de sommeil. J’ai mal au crâne. J’aurais été là deux heures et des poussières. Je ne pense pas être le public cible. Je regrette avoir manqué le set de XIA. Malgré cela, je serais prêt à tenter l’expérience de nouveau, l’environnement est pour sûr impressionnant. À voir avec d’autres genres musicaux.
Le phénomène Lang Lang revêt, l’espace d’une soirée, les atours d’un empereur. Dans le Concerto n° 5 de Beethoven, il déploie une virtuosité flamboyante, souveraine, qui semble s’affranchir de toutes les pesanteurs. Sous le geste visionnaire de Rafael Payare, cette quête de lumière se prolonge dans l’Ouverture n° 2 d’Emilie Mayer puis culmine dans la Symphonie n° 2 de Sibelius, cri d’émancipation d’un peuple écrasé. De l’Europe napoléonienne à la Finlande sous tutelle russe, la musique devient au final un espace où l’esprit refuse de se soumettre. Une soirée où l’art rappelle que la liberté est d’abord une force intérieure.
For one unforgettable evening, the phenomenon that is Lang Lang takes on the mantle of an emperor. In Beethoven’s Piano Concerto no. 5, he unleashes a dazzling, sovereign virtuosity that seems to transcend all weight and constraint. Under Rafael Payare’s visionary direction, this quest for light continues with Emilie Mayer’s Overture no. 2 and reaches its summit in Sibelius’s Symphony no. 2—a cry of emancipation from an oppressed nation. From Napoleonic Europe to Finland under Russian rule, music becomes a space where the spirit refuses to yield. An evening where art reminds us that freedom is, above all, an inner strength.
Programme
Emilie Mayer, Ouverture nᵒ 2 (10 min) Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano nᵒ 5, op. 73 (38 min) Jean Sibelius, Symphonie nᵒ 2, op. 43 (43 min)
Program
Emilie Mayer, Overture no. 2 (10 min) Ludwig van Beethoven, Piano Concerto no. 5, op. 73 (38 min) Jean Sibelius, Symphony no. 2, op. 43 (43 min)
LES BILLETS POUR CE SPECTACLE SONT ÉPUISÉS!
Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360
Le retour tant attendu Des airs de fêtes de l’OM! Sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, ce rendez-vous festif explore le sens des fêtes à travers les générations, des classiques d’antan aux incontournables d’aujourd’hui, entre jazz, gospel et mélodies de Noël. Avec la présence d’artistes exceptionnels, dont Louis-Jean Cormier, Dominique Fils-Aimé et Elisabeth St-Gelais, ce concert haut en couleurs et en émotions célèbrera toute la magie des fêtes.
The highly anticipated Holiday Melodies returns to the OM! Conducted by Yannick Nézet-Séguin, this festive program explores the meaning of the holidays across generations, from timeless classics to today’s standards, including jazz, gospel and Christmas melodies. Featuring exceptional artists such as Louis-Jean Cormier, Dominique Fils-Aimé and Elisabeth St-Gelais, this joyful and moving concert celebrates all the magic of the season.